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L’argent volé remis discrètement aux agriculteurs

Programme maïs.

Après la publication du livre blanc de l’Acdic sur le détournement des subventions du programme. Une équipe du coordonnateur de ce programme, Paul Sikapin rencontre à tour de rôle les agriculteurs frustrés, pour désintéresser certains, caméras en main.

Souza, jeudi 18 décembre 2008, Antoine Yangoua, le délégué du Gic – groupement d’intérêt commun – Agripel, rencontré dans sa modeste résidence par le reporter du Messager, ne se fait pas prier pour raconter comment sa subvention lui a finalement été remise. “ Il y’a trois jours, j’ai été appelé au téléphone par le chef de poste d’agriculture de Souza. Il m’a conseillé de venir le voir pour qu’ensemble nous voyions comment je peux constituer un dossier afin de bénéficier des subventions du projet bananier plantain. J’ai honoré son invitation. Mais curieusement, une fois dans son bureau, il a changé de sujet pour me parler plutôt du programme maïs. Là, il m’a fait savoir qu’il allait me remettre la subvention que mon Gic avait sollicitée depuis pour cultiver le maïs. Je lui ai demandé pourquoi seulement aujourd’hui. Il m’a répondu que quelqu’un d’autre avait touché à ma place. Après m’avoir longuement supplié, il m’a fait signer une décharge antidatée, sur un papier volant, en m’expliquant que c’est pour se protéger ”, relate Antoine Yangoua qui dit avoir ainsi perçu 570 000 francs Cfa.
En plus, affirme-t-il, le chef de poste agricole de Souza, M. Liendjo, lui a demandé de lui faire la faveur d’intégrer sur la liste des adhérents du Gic Agripel, le nom de Kepemo Jean Claude qui avait frauduleusement déchargé cette subvention depuis mai 2008. M. Liendjo, lui demande également de présenter cet usurpateur comme un dissident de son Gic, si jamais il était interrogé par qui que ce soit sur ce cas. “ J’ai refusé de lui rendre cet autre service. Ça en était trop ”, fulmine Antoine Yangoua. Il confie qu’une fois en possession de son argent, le coordonnateur du programme maïs est passé le voir le lendemain, avec “ une forte équipe ” pour l’instruire de confirmer, sous l’œil témoin d’une caméra, qu’il a effectivement reçu la subvention destinée à son Gic. “ Ce que j’ai fait. Il ont filmé, puis ils sont repartis ”, lance le jeune homme qui fait observer qu’ “ ils avaient l’air paniqués. J’ai eu l’impression qu’ils me cachent quelque chose. ” Joint au téléphone, le chef de poste agricole de Souza peu disert, avance juste : “ C’est un dissident qui avait touché l’argent du Gic Agripel, à l’insu des autres adhérents ”.

Autre documentaire
Approché lui aussi, Paul Sikapin confirme sa descente sur le terrain après les révélations de l’Acdic et précise qu’il avait en sa compagnie, une équipe de la Crtv, en plus du chef de poste agricole et de l’agent de vulgarisation de zone de Souza. Il était question, “ de réaliser un documentaire qui contredit celui de l’Acdic ” raconte-t-il, toujours en laissant entendre que “ l’Acdic a menti ”. On se souvient que c’est la présentation d’un film documentaire et d’un livre blanc à la presse le 3 décembre 2008 par l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs, Acdic, qui met à nu les différentes méthodes de corruption utilisées par les responsables du Programme national d’appui à la filière maïs pour se remplir les poches, en lieu et place des agriculteurs.
Au total, l’Acdic parle d’un détournement de près de 1,2 milliards de francs Cfa sur les 5 milliards prévus par le gouvernement sous forme de subventions pour booster, en 3 ans, la production de maïs au Cameroun, à travers ce programme qui a démarré en 2005. Dans une interview accordée au Messager la semaine dernière, le coordonnateur de ce programme déclarait : “ Le sieur Yangoua Antoine, le prétendu délégué de ce Gic et interviewé par l’Acdic n’est pas membre de cette association, au regard du dossier parvenu au programme ”. Vraisemblablement, un mécanisme bien huilé leur permet de toucher indûment les subventions le moment venu, à la place des réels destinataires.
A Souza, le délégué du Gic Cas, Tesseh Isaïah Sokang, attend toujours d’être convoqué pour aller toucher sa subvention. Alors que sur la liste des bénéficiaires que brandit allègrement le coordonnateur du programme maïs, une certaine dame Lekaghi, épouse Ngouodjin Jeanne Florence, qui n’est pas membre de ce Gic Cas, avait déjà touché les 600 000 francs Cfa, il y’a bien longtemps. En dehors de Souza, Paul Sikapin avoue s’être aussi rendu dans la région de l’Ouest où il a rencontré les délégués des Gic Binum et Addibe, respectivement à Bafoussam et à Bansoa. Joint au téléphone, Difouo Samuel, le délégué du Gic Binum, dit s’être entendu dire par le Coordonnateur du programme maïs, que la liste des bénéficiaires montrée par l’Acdic et qui portait l’adresse de ce Gic, est une fausse liste. La Commission nationale anticorruption, Conac, qui s’est saisie de cette affaire depuis le samedi 13 décembre, s’est donnée un mois pour rendre ses conclusions. Son enquête permettra-t-elle, enfin, de démêler l’écheveau ?  

Par Marie-Noëlle Guichi

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Après la publication du livre blanc de l’Acdic sur le détournement des subventions du programme. Une équipe du coordonnateur de ce programme, Paul Sikapin rencontre à tour de rôle les agriculteurs frustrés, pour désintéresser certains, caméras en main.

Souza, jeudi 18 décembre 2008, Antoine Yangoua, le délégué du Gic – groupement d’intérêt commun – Agripel, rencontré dans sa modeste résidence par le reporter du Messager, ne se fait pas prier pour raconter comment sa subvention lui a finalement été remise. “ Il y’a trois jours, j’ai été appelé au téléphone par le chef de poste d’agriculture de Souza. Il m’a conseillé de venir le voir pour qu’ensemble nous voyions comment je peux constituer un dossier afin de bénéficier des subventions du projet bananier plantain. J’ai honoré son invitation. Mais curieusement, une fois dans son bureau, il a changé de sujet pour me parler plutôt du programme maïs. Là, il m’a fait savoir qu’il allait me remettre la subvention que mon Gic avait sollicitée depuis pour cultiver le maïs. Je lui ai demandé pourquoi seulement aujourd’hui. Il m’a répondu que quelqu’un d’autre avait touché à ma place. Après m’avoir longuement supplié, il m’a fait signer une décharge antidatée, sur un papier volant, en m’expliquant que c’est pour se protéger ”, relate Antoine Yangoua qui dit avoir ainsi perçu 570 000 francs Cfa.
En plus, affirme-t-il, le chef de poste agricole de Souza, M. Liendjo, lui a demandé de lui faire la faveur d’intégrer sur la liste des adhérents du Gic Agripel, le nom de Kepemo Jean Claude qui avait frauduleusement déchargé cette subvention depuis mai 2008. M. Liendjo, lui demande également de présenter cet usurpateur comme un dissident de son Gic, si jamais il était interrogé par qui que ce soit sur ce cas. “ J’ai refusé de lui rendre cet autre service. Ça en était trop ”, fulmine Antoine Yangoua. Il confie qu’une fois en possession de son argent, le coordonnateur du programme maïs est passé le voir le lendemain, avec “ une forte équipe ” pour l’instruire de confirmer, sous l’œil témoin d’une caméra, qu’il a effectivement reçu la subvention destinée à son Gic. “ Ce que j’ai fait. Il ont filmé, puis ils sont repartis ”, lance le jeune homme qui fait observer qu’ “ ils avaient l’air paniqués. J’ai eu l’impression qu’ils me cachent quelque chose. ” Joint au téléphone, le chef de poste agricole de Souza peu disert, avance juste : “ C’est un dissident qui avait touché l’argent du Gic Agripel, à l’insu des autres adhérents ”.

Autre documentaire
Approché lui aussi, Paul Sikapin confirme sa descente sur le terrain après les révélations de l’Acdic et précise qu’il avait en sa compagnie, une équipe de la Crtv, en plus du chef de poste agricole et de l’agent de vulgarisation de zone de Souza. Il était question, “ de réaliser un documentaire qui contredit celui de l’Acdic ” raconte-t-il, toujours en laissant entendre que “ l’Acdic a menti ”. On se souvient que c’est la présentation d’un film documentaire et d’un livre blanc à la presse le 3 décembre 2008 par l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs, Acdic, qui met à nu les différentes méthodes de corruption utilisées par les responsables du Programme national d’appui à la filière maïs pour se remplir les poches, en lieu et place des agriculteurs.
Au total, l’Acdic parle d’un détournement de près de 1,2 milliards de francs Cfa sur les 5 milliards prévus par le gouvernement sous forme de subventions pour booster, en 3 ans, la production de maïs au Cameroun, à travers ce programme qui a démarré en 2005. Dans une interview accordée au Messager la semaine dernière, le coordonnateur de ce programme déclarait : “ Le sieur Yangoua Antoine, le prétendu délégué de ce Gic et interviewé par l’Acdic n’est pas membre de cette association, au regard du dossier parvenu au programme ”. Vraisemblablement, un mécanisme bien huilé leur permet de toucher indûment les subventions le moment venu, à la place des réels destinataires.
A Souza, le délégué du Gic Cas, Tesseh Isaïah Sokang, attend toujours d’être convoqué pour aller toucher sa subvention. Alors que sur la liste des bénéficiaires que brandit allègrement le coordonnateur du programme maïs, une certaine dame Lekaghi, épouse Ngouodjin Jeanne Florence, qui n’est pas membre de ce Gic Cas, avait déjà touché les 600 000 francs Cfa, il y’a bien longtemps. En dehors de Souza, Paul Sikapin avoue s’être aussi rendu dans la région de l’Ouest où il a rencontré les délégués des Gic Binum et Addibe, respectivement à Bafoussam et à Bansoa. Joint au téléphone, Difouo Samuel, le délégué du Gic Binum, dit s’être entendu dire par le Coordonnateur du programme maïs, que la liste des bénéficiaires montrée par l’Acdic et qui portait l’adresse de ce Gic, est une fausse liste. La Commission nationale anticorruption, Conac, qui s’est saisie de cette affaire depuis le samedi 13 décembre, s’est donnée un mois pour rendre ses conclusions. Son enquête permettra-t-elle, enfin, de démêler l’écheveau ?  

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Après la publication du livre blanc de l’Acdic sur le détournement des subventions du programme. Une équipe du coordonnateur de ce programme, Paul Sikapin rencontre à tour de rôle les agriculteurs frustrés, pour désintéresser certains, caméras en main.

Souza, jeudi 18 décembre 2008, Antoine Yangoua, le délégué du Gic – groupement d’intérêt commun – Agripel, rencontré dans sa modeste résidence par le reporter du Messager, ne se fait pas prier pour raconter comment sa subvention lui a finalement été remise. “ Il y’a trois jours, j’ai été appelé au téléphone par le chef de poste d’agriculture de Souza. Il m’a conseillé de venir le voir pour qu’ensemble nous voyions comment je peux constituer un dossier afin de bénéficier des subventions du projet bananier plantain. J’ai honoré son invitation. Mais curieusement, une fois dans son bureau, il a changé de sujet pour me parler plutôt du programme maïs. Là, il m’a fait savoir qu’il allait me remettre la subvention que mon Gic avait sollicitée depuis pour cultiver le maïs. Je lui ai demandé pourquoi seulement aujourd’hui. Il m’a répondu que quelqu’un d’autre avait touché à ma place. Après m’avoir longuement supplié, il m’a fait signer une décharge antidatée, sur un papier volant, en m’expliquant que c’est pour se protéger ”, relate Antoine Yangoua qui dit avoir ainsi perçu 570 000 francs Cfa.
En plus, affirme-t-il, le chef de poste agricole de Souza, M. Liendjo, lui a demandé de lui faire la faveur d’intégrer sur la liste des adhérents du Gic Agripel, le nom de Kepemo Jean Claude qui avait frauduleusement déchargé cette subvention depuis mai 2008. M. Liendjo, lui demande également de présenter cet usurpateur comme un dissident de son Gic, si jamais il était interrogé par qui que ce soit sur ce cas. “ J’ai refusé de lui rendre cet autre service. Ça en était trop ”, fulmine Antoine Yangoua. Il confie qu’une fois en possession de son argent, le coordonnateur du programme maïs est passé le voir le lendemain, avec “ une forte équipe ” pour l’instruire de confirmer, sous l’œil témoin d’une caméra, qu’il a effectivement reçu la subvention destinée à son Gic. “ Ce que j’ai fait. Il ont filmé, puis ils sont repartis ”, lance le jeune homme qui fait observer qu’ “ ils avaient l’air paniqués. J’ai eu l’impression qu’ils me cachent quelque chose. ” Joint au téléphone, le chef de poste agricole de Souza peu disert, avance juste : “ C’est un dissident qui avait touché l’argent du Gic Agripel, à l’insu des autres adhérents ”.

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Approché lui aussi, Paul Sikapin confirme sa descente sur le terrain après les révélations de l’Acdic et précise qu’il avait en sa compagnie, une équipe de la Crtv, en plus du chef de poste agricole et de l’agent de vulgarisation de zone de Souza. Il était question, “ de réaliser un documentaire qui contredit celui de l’Acdic ” raconte-t-il, toujours en laissant entendre que “ l’Acdic a menti ”. On se souvient que c’est la présentation d’un film documentaire et d’un livre blanc à la presse le 3 décembre 2008 par l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs, Acdic, qui met à nu les différentes méthodes de corruption utilisées par les responsables du Programme national d’appui à la filière maïs pour se remplir les poches, en lieu et place des agriculteurs.
Au total, l’Acdic parle d’un détournement de près de 1,2 milliards de francs Cfa sur les 5 milliards prévus par le gouvernement sous forme de subventions pour booster, en 3 ans, la production de maïs au Cameroun, à travers ce programme qui a démarré en 2005. Dans une interview accordée au Messager la semaine dernière, le coordonnateur de ce programme déclarait : “ Le sieur Yangoua Antoine, le prétendu délégué de ce Gic et interviewé par l’Acdic n’est pas membre de cette association, au regard du dossier parvenu au programme ”. Vraisemblablement, un mécanisme bien huilé leur permet de toucher indûment les subventions le moment venu, à la place des réels destinataires.
A Souza, le délégué du Gic Cas, Tesseh Isaïah Sokang, attend toujours d’être convoqué pour aller toucher sa subvention. Alors que sur la liste des bénéficiaires que brandit allègrement le coordonnateur du programme maïs, une certaine dame Lekaghi, épouse Ngouodjin Jeanne Florence, qui n’est pas membre de ce Gic Cas, avait déjà touché les 600 000 francs Cfa, il y’a bien longtemps. En dehors de Souza, Paul Sikapin avoue s’être aussi rendu dans la région de l’Ouest où il a rencontré les délégués des Gic Binum et Addibe, respectivement à Bafoussam et à Bansoa. Joint au téléphone, Difouo Samuel, le délégué du Gic Binum, dit s’être entendu dire par le Coordonnateur du programme maïs, que la liste des bénéficiaires montrée par l’Acdic et qui portait l’adresse de ce Gic, est une fausse liste. La Commission nationale anticorruption, Conac, qui s’est saisie de cette affaire depuis le samedi 13 décembre, s’est donnée un mois pour rendre ses conclusions. Son enquête permettra-t-elle, enfin, de démêler l’écheveau ?  

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Souza, jeudi 18 décembre 2008, Antoine Yangoua, le délégué du Gic – groupement d’intérêt commun – Agripel, rencontré dans sa modeste résidence par le reporter du Messager, ne se fait pas prier pour raconter comment sa subvention lui a finalement été remise. “ Il y’a trois jours, j’ai été appelé au téléphone par le chef de poste d’agriculture de Souza. Il m’a conseillé de venir le voir pour qu’ensemble nous voyions comment je peux constituer un dossier afin de bénéficier des subventions du projet bananier plantain. J’ai honoré son invitation. Mais curieusement, une fois dans son bureau, il a changé de sujet pour me parler plutôt du programme maïs. Là, il m’a fait savoir qu’il allait me remettre la subvention que mon Gic avait sollicitée depuis pour cultiver le maïs. Je lui ai demandé pourquoi seulement aujourd’hui. Il m’a répondu que quelqu’un d’autre avait touché à ma place. Après m’avoir longuement supplié, il m’a fait signer une décharge antidatée, sur un papier volant, en m’expliquant que c’est pour se protéger ”, relate Antoine Yangoua qui dit avoir ainsi perçu 570 000 francs Cfa.
En plus, affirme-t-il, le chef de poste agricole de Souza, M. Liendjo, lui a demandé de lui faire la faveur d’intégrer sur la liste des adhérents du Gic Agripel, le nom de Kepemo Jean Claude qui avait frauduleusement déchargé cette subvention depuis mai 2008. M. Liendjo, lui demande également de présenter cet usurpateur comme un dissident de son Gic, si jamais il était interrogé par qui que ce soit sur ce cas. “ J’ai refusé de lui rendre cet autre service. Ça en était trop ”, fulmine Antoine Yangoua. Il confie qu’une fois en possession de son argent, le coordonnateur du programme maïs est passé le voir le lendemain, avec “ une forte équipe ” pour l’instruire de confirmer, sous l’œil témoin d’une caméra, qu’il a effectivement reçu la subvention destinée à son Gic. “ Ce que j’ai fait. Il ont filmé, puis ils sont repartis ”, lance le jeune homme qui fait observer qu’ “ ils avaient l’air paniqués. J’ai eu l’impression qu’ils me cachent quelque chose. ” Joint au téléphone, le chef de poste agricole de Souza peu disert, avance juste : “ C’est un dissident qui avait touché l’argent du Gic Agripel, à l’insu des autres adhérents ”.

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Approché lui aussi, Paul Sikapin confirme sa descente sur le terrain après les révélations de l’Acdic et précise qu’il avait en sa compagnie, une équipe de la Crtv, en plus du chef de poste agricole et de l’agent de vulgarisation de zone de Souza. Il était question, “ de réaliser un documentaire qui contredit celui de l’Acdic ” raconte-t-il, toujours en laissant entendre que “ l’Acdic a menti ”. On se souvient que c’est la présentation d’un film documentaire et d’un livre blanc à la presse le 3 décembre 2008 par l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs, Acdic, qui met à nu les différentes méthodes de corruption utilisées par les responsables du Programme national d’appui à la filière maïs pour se remplir les poches, en lieu et place des agriculteurs.
Au total, l’Acdic parle d’un détournement de près de 1,2 milliards de francs Cfa sur les 5 milliards prévus par le gouvernement sous forme de subventions pour booster, en 3 ans, la production de maïs au Cameroun, à travers ce programme qui a démarré en 2005. Dans une interview accordée au Messager la semaine dernière, le coordonnateur de ce programme déclarait : “ Le sieur Yangoua Antoine, le prétendu délégué de ce Gic et interviewé par l’Acdic n’est pas membre de cette association, au regard du dossier parvenu au programme ”. Vraisemblablement, un mécanisme bien huilé leur permet de toucher indûment les subventions le moment venu, à la place des réels destinataires.
A Souza, le délégué du Gic Cas, Tesseh Isaïah Sokang, attend toujours d’être convoqué pour aller toucher sa subvention. Alors que sur la liste des bénéficiaires que brandit allègrement le coordonnateur du programme maïs, une certaine dame Lekaghi, épouse Ngouodjin Jeanne Florence, qui n’est pas membre de ce Gic Cas, avait déjà touché les 600 000 francs Cfa, il y’a bien longtemps. En dehors de Souza, Paul Sikapin avoue s’être aussi rendu dans la région de l’Ouest où il a rencontré les délégués des Gic Binum et Addibe, respectivement à Bafoussam et à Bansoa. Joint au téléphone, Difouo Samuel, le délégué du Gic Binum, dit s’être entendu dire par le Coordonnateur du programme maïs, que la liste des bénéficiaires montrée par l’Acdic et qui portait l’adresse de ce Gic, est une fausse liste. La Commission nationale anticorruption, Conac, qui s’est saisie de cette affaire depuis le samedi 13 décembre, s’est donnée un mois pour rendre ses conclusions. Son enquête permettra-t-elle, enfin, de démêler l’écheveau ?  

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Patrimoine mondial : 27 nouveaux sites inscrits

Ils appartiennent à quatre pays de tous les continents.
Source : Afp –




L’Unesco a ajouté cette année 27 nouveaux sites à sa prestigieuse liste du Patrimoine mondial, des forteresses de l’architecte militaire français Vauban à un temple hindou au Cambodge en passant par une réserve de papillons au Mexique Au cours de sa 32e session qui se tenait cette année dans la ville de Québec. Le comité a inscrit un total de 10 sites en Europe, dont deux pour la France avec les fortifications édifiées par Vauban, architecte militaire du roi Louis XIV au 17e siècle, et les lagons coralliens de Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique. L’Allemagne a été distinguée pour des lotissements avant-gardistes datant du début du XXe siècle à Berlin, des appartements représentant un genre nouveau d’habitat social. Mais elle risque l’an prochain de voir la vallée de l’Elbe radiée de la liste. Le comité a averti que la vallée, inscrite en 2004, serait déclassée si rien n’est fait pour stopper la construction d’un pont qui la défigure.

L’Asie s’est vu reconnaître plusieurs sites ayant "une valeur universelle exceptionnelle" – 7 en tout pour la zone Asie-Pacifique – dont l’ancien temple hindou de Preah Vihear au Cambodge. Ce sanctuaire situé à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande fait toutefois l’objet d’un litige et est au centre d’une vive controverse qui pourrait menacer le gouvernement en Thaïlande. La Cour constitutionnelle de Thaïlande a décidé mardi que le gouvernement avait violé la constitution du pays en soutenant la candidature du Cambodge pour que ce temple du 11e siècle soit inscrit au Patrimoine mondial. Bangkok avait par la suite suspendu son appui. La Chine bénéficie de deux inscriptions. La Papouasie et le Vanuatu, apparaissent pour la première fois dans la liste du Patrimoine mondial, la première pour l’ancien site agricole de Kuk, cultivé presque continuellement depuis 7.000, voire 10.000 ans, le second pour le domaine du chef Roi Mata, trois sites répartis sur trois îles. L’Arabie saoudite fait son entrée avec le site archéologique saoudien antéislamique de Al-Hijr et la cité-état de Saint-Marin – enclavée en Italie – avec son centre historique. Le Proche et le Moyen-Orient comptent quatre nouveaux sites, dont l’archipel de Socotra au Yémen, des lieux saints du mouvement religieux bahaï à Haïfa et en Galilée occidentale (Israël) et des ensembles monastiques arméniens en Iran.

L’Afrique a pour sa part eu droit à deux inscriptions, le paysage culturel du Morne à l’île Maurice et les forêts sacrées de Kaya des Mijikenda au Kenya, des sites recelant des vestiges de villages fortifiés. Les Amériques comptent quatre nouveaux sites, notamment le centre historique de Camagüey, un des premiers villages fondés par les espagnols à Cuba et les falaises riches en fossiles de Joggins au Canada (Nouvelle Ecosse). L’Unesco a aussi inscrit au patrimoine mondial la réserve de biosphère du papillon monarque, une zone située à une centaine de km au nord-ouest de Mexico, où des millions de papillons migrent chaque automne en provenance du Canada et des Etats-Unis, colorant les arbres en orange et les faisant ployer sous leur poids. Au cours de sa 32e session qui se tenait cette année dans la ville de Québec, le comité du Patrimoine de l’Unesco a sélectionné 19 nouveaux sites culturels et huit sites naturels.

Quatre nouveaux pays – la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Vanuatu, l’Arabie saoudite et Saint-Marin – font en outre leur entrée dans ce prestigieux catalogue. Au total, la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco compte désormais 878 sites, dont 679 sites culturels, 174 naturels et 25 mixtes dans 145 pays, a indiqué l’organisme de l’ONU dans un communiqué. Le comité a inscrit un total de 10 sites en Europe, dont deux pour la France avec les fortifications édifiées par Vauban, architecte militaire du roi Louis XIV au 17e siècle, et les lagons coralliens de Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique.
Le Proche et le Moyen-Orient comptent quatre nouveaux sites, dont l’archipel de Socotra au Yémen, des lieux saints du mouvement religieux bahaï à Haïfa et en Galilée occidentale (Israël) et des ensembles monastiques arméniens en Iran.

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