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Où est passé le projet de construction d’un hôtel Marriott à Douala ?

Le début des travaux attendu depuis 2006

Après plusieurs annonces, on a cessé de parler du projet de construction d’un hôtel Marriott à Douala.

Lorsque, le 9 mai 2006, le Premier ministre, Ephraïm Inoni a reçu dans ses services une délégation d’investisseurs impliqués dans le projet de construction d’un hôtel de la chaîne internationale Marriott à Douala, on a pensé que celui-ci sortirait de terre peu de temps plus tard.

La délégation était constituée de représentants de la Banque européenne d’investissement, de la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi) ainsi que du vice-président du groupe Marriott, Jean Marc Grosfort et a passé un séjour de cinq jours au Cameroun, du 08 au 12 mai 2006.

Dans les médias, à la suite de cette rencontre, on a évoqué un véritable départ du projet qui avait déjà été annoncé et qui était présenté comme le début d’une série de grands investissements américains au Cameroun. D’ailleurs, ceux-ci ont fait l’objet de rencontres au sommet au Cameroun. A l’instar de celle du 12 mai 2006 au palais de l’Unité, entre le président Paul Biya et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Niels Marquardt.

"L’entretien entre Paul Biya et son hôte a permis de faire un tour d’horizon des investissements que des hommes d’affaires américains comptent faire, dans les prochains jours, au Cameroun. (…) Parmi les futurs investisseurs, figure notamment le groupe Marriott dont une délégation conduite par son vice-président, Jean Marc Grosfort, a séjourné la semaine dernière dans notre pays. Marriott devrait entamer dans les prochaines semaines la construction d’un hôtel de classe internationale à Douala", lisait-on dans l’édition de Cameroon Tribune du 15 mai 2006.

De nombreuses semaines, des mois et même des années plus tard, le Marriott de Douala, dont la maquette avait déjà été réalisée par l’architecte Philippe Bisseck, reste attendu, alors qu’un site en plein cœur du quartier administratif Bonanjo avait été gracieusement mis à la disposition des promoteurs par la Communauté urbaine de Douala. Il ne s’est pourtant pas volatilisé, d’un coup, après le séjour de la délégation qui s’en occupait, en mai 2006. D’autres rencontres ont en effet eu lieu plus tard. Un autre sursaut a eu lieu en juin 2007, notamment. Un an après le passage de la délégation conduite par M. Grosfort. Le 8 juin 2007 donc, c’était au tour de l’ambassadeur Niels Marquardt d’être reçu par le Premier ministre Ephraïm Inoni. Il était accompagné d’hommes d’affaires américains et il a été, une fois de plus, question du projet de construction de l’hôtel Marriott  de Douala. Une date a même été pour le début des travaux : celle de septembre 2007.

C’était la troisième rencontre, en trois ans entre le Premier ministre et la délégation d’hommes d’affaires américains. Cette fois-ci, Edouard Etonde Ekoto n’est plus délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, car interpellé dans le cadre de l’opération Epervier. La construction de l’hôtel Marriott était l’un de ses projets phares.

Crédit foncier

A l’issue de la réunion du 8 juin 2007, on apprendra que le financement du projet est bouclé, à la suite d’un apport du Crédit foncier du Cameroun. Le ministre des Finances de l’époque, Polycarpe Abah Abah, a expédié une correspondance 29 juin 2007 pour confirmer la participation du Cameroun à travers le Cfc, à savoir 73% (6,132 milliards de Fcfa) des parts de la Sndi, chargée de réaliser le projet. A travers cette correspondance, le Cameroun réaffirmait son engagement dans la réalisation du projet de l’hôtel Marriott de Douala.

La correspondance de Polycarpe Abah Abah était une réponse à une lettre de M. Germain Jantcheu, directeur général de Sndi, datée du 13 juin 2007. On sait également que les partenaires du projet se sont réunis deux fois au cours de ce mois de juin 2007 : le 11 et le 28. Depuis lors, silence radio. Le chantier n’a toujours pas été lancé, et on n’en dit rien, côté camerounais. Côté américain, l’attaché de Presse à l’Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé nous a indiqué que l’ambassade comprenait que Marriott a depuis longtemps cherché à gérer un hôtel dans la région de Douala et que les gérants camerounais du projet travaillent à construire un projet qui va correspondre aux standards de Marriott.

Le projet est-il en cours de conception, a-t-il été définitivement abandonné ? Qu’est-ce qui bloque la construction du Marriott de Douala ? Les questions demeurent autour de cet investissement qui semblait pourtant, au départ tenir les Américains à cœur, si l’on en juge par l’engagement de Niels Marquardt à l’époque. Qu’est-ce qui s’est passé en chemin, pour que le rôle des Etats-Unis d’Amérique semble aujourd’hui si minime dans le projet ?

 

Le projet de l’hôtel Marriott de Douala

Edifice ultra moderne de huit étages

Coût : 13 400 000 000 FCFA.

Financement par des banques locales et la Banque européenne d’Investissement (BEI), avec une participation de l’Etat du Cameroun à hauteur de 6, 132 milliards de Fcfa.

Les partenaires : Sci Sotradic, Bisbil Group, Lucien Wantou Siantou, Eurafco, la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi), la Communauté urbaine de Douala, la Sci Les berges du Wouri.

Nombre de chambres : 180

Superficie : 8000 m²

Jules Romuald Nkonlak

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Le début des travaux attendu depuis 2006

Après plusieurs annonces, on a cessé de parler du projet de construction d’un hôtel Marriott à Douala.

Lorsque, le 9 mai 2006, le Premier ministre, Ephraïm Inoni a reçu dans ses services une délégation d’investisseurs impliqués dans le projet de construction d’un hôtel de la chaîne internationale Marriott à Douala, on a pensé que celui-ci sortirait de terre peu de temps plus tard.

La délégation était constituée de représentants de la Banque européenne d’investissement, de la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi) ainsi que du vice-président du groupe Marriott, Jean Marc Grosfort et a passé un séjour de cinq jours au Cameroun, du 08 au 12 mai 2006.

Dans les médias, à la suite de cette rencontre, on a évoqué un véritable départ du projet qui avait déjà été annoncé et qui était présenté comme le début d’une série de grands investissements américains au Cameroun. D’ailleurs, ceux-ci ont fait l’objet de rencontres au sommet au Cameroun. A l’instar de celle du 12 mai 2006 au palais de l’Unité, entre le président Paul Biya et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Niels Marquardt.

"L’entretien entre Paul Biya et son hôte a permis de faire un tour d’horizon des investissements que des hommes d’affaires américains comptent faire, dans les prochains jours, au Cameroun. (…) Parmi les futurs investisseurs, figure notamment le groupe Marriott dont une délégation conduite par son vice-président, Jean Marc Grosfort, a séjourné la semaine dernière dans notre pays. Marriott devrait entamer dans les prochaines semaines la construction d’un hôtel de classe internationale à Douala", lisait-on dans l’édition de Cameroon Tribune du 15 mai 2006.

De nombreuses semaines, des mois et même des années plus tard, le Marriott de Douala, dont la maquette avait déjà été réalisée par l’architecte Philippe Bisseck, reste attendu, alors qu’un site en plein cœur du quartier administratif Bonanjo avait été gracieusement mis à la disposition des promoteurs par la Communauté urbaine de Douala. Il ne s’est pourtant pas volatilisé, d’un coup, après le séjour de la délégation qui s’en occupait, en mai 2006. D’autres rencontres ont en effet eu lieu plus tard. Un autre sursaut a eu lieu en juin 2007, notamment. Un an après le passage de la délégation conduite par M. Grosfort. Le 8 juin 2007 donc, c’était au tour de l’ambassadeur Niels Marquardt d’être reçu par le Premier ministre Ephraïm Inoni. Il était accompagné d’hommes d’affaires américains et il a été, une fois de plus, question du projet de construction de l’hôtel Marriott  de Douala. Une date a même été pour le début des travaux : celle de septembre 2007.

C’était la troisième rencontre, en trois ans entre le Premier ministre et la délégation d’hommes d’affaires américains. Cette fois-ci, Edouard Etonde Ekoto n’est plus délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, car interpellé dans le cadre de l’opération Epervier. La construction de l’hôtel Marriott était l’un de ses projets phares.

Crédit foncier

A l’issue de la réunion du 8 juin 2007, on apprendra que le financement du projet est bouclé, à la suite d’un apport du Crédit foncier du Cameroun. Le ministre des Finances de l’époque, Polycarpe Abah Abah, a expédié une correspondance 29 juin 2007 pour confirmer la participation du Cameroun à travers le Cfc, à savoir 73% (6,132 milliards de Fcfa) des parts de la Sndi, chargée de réaliser le projet. A travers cette correspondance, le Cameroun réaffirmait son engagement dans la réalisation du projet de l’hôtel Marriott de Douala.

La correspondance de Polycarpe Abah Abah était une réponse à une lettre de M. Germain Jantcheu, directeur général de Sndi, datée du 13 juin 2007. On sait également que les partenaires du projet se sont réunis deux fois au cours de ce mois de juin 2007 : le 11 et le 28. Depuis lors, silence radio. Le chantier n’a toujours pas été lancé, et on n’en dit rien, côté camerounais. Côté américain, l’attaché de Presse à l’Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé nous a indiqué que l’ambassade comprenait que Marriott a depuis longtemps cherché à gérer un hôtel dans la région de Douala et que les gérants camerounais du projet travaillent à construire un projet qui va correspondre aux standards de Marriott.

Le projet est-il en cours de conception, a-t-il été définitivement abandonné ? Qu’est-ce qui bloque la construction du Marriott de Douala ? Les questions demeurent autour de cet investissement qui semblait pourtant, au départ tenir les Américains à cœur, si l’on en juge par l’engagement de Niels Marquardt à l’époque. Qu’est-ce qui s’est passé en chemin, pour que le rôle des Etats-Unis d’Amérique semble aujourd’hui si minime dans le projet ?

 

Le projet de l’hôtel Marriott de Douala

Edifice ultra moderne de huit étages

Coût : 13 400 000 000 FCFA.

Financement par des banques locales et la Banque européenne d’Investissement (BEI), avec une participation de l’Etat du Cameroun à hauteur de 6, 132 milliards de Fcfa.

Les partenaires : Sci Sotradic, Bisbil Group, Lucien Wantou Siantou, Eurafco, la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi), la Communauté urbaine de Douala, la Sci Les berges du Wouri.

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Lorsque, le 9 mai 2006, le Premier ministre, Ephraïm Inoni a reçu dans ses services une délégation d’investisseurs impliqués dans le projet de construction d’un hôtel de la chaîne internationale Marriott à Douala, on a pensé que celui-ci sortirait de terre peu de temps plus tard.

La délégation était constituée de représentants de la Banque européenne d’investissement, de la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi) ainsi que du vice-président du groupe Marriott, Jean Marc Grosfort et a passé un séjour de cinq jours au Cameroun, du 08 au 12 mai 2006.

Dans les médias, à la suite de cette rencontre, on a évoqué un véritable départ du projet qui avait déjà été annoncé et qui était présenté comme le début d’une série de grands investissements américains au Cameroun. D’ailleurs, ceux-ci ont fait l’objet de rencontres au sommet au Cameroun. A l’instar de celle du 12 mai 2006 au palais de l’Unité, entre le président Paul Biya et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Niels Marquardt.

"L’entretien entre Paul Biya et son hôte a permis de faire un tour d’horizon des investissements que des hommes d’affaires américains comptent faire, dans les prochains jours, au Cameroun. (…) Parmi les futurs investisseurs, figure notamment le groupe Marriott dont une délégation conduite par son vice-président, Jean Marc Grosfort, a séjourné la semaine dernière dans notre pays. Marriott devrait entamer dans les prochaines semaines la construction d’un hôtel de classe internationale à Douala", lisait-on dans l’édition de Cameroon Tribune du 15 mai 2006.

De nombreuses semaines, des mois et même des années plus tard, le Marriott de Douala, dont la maquette avait déjà été réalisée par l’architecte Philippe Bisseck, reste attendu, alors qu’un site en plein cœur du quartier administratif Bonanjo avait été gracieusement mis à la disposition des promoteurs par la Communauté urbaine de Douala. Il ne s’est pourtant pas volatilisé, d’un coup, après le séjour de la délégation qui s’en occupait, en mai 2006. D’autres rencontres ont en effet eu lieu plus tard. Un autre sursaut a eu lieu en juin 2007, notamment. Un an après le passage de la délégation conduite par M. Grosfort. Le 8 juin 2007 donc, c’était au tour de l’ambassadeur Niels Marquardt d’être reçu par le Premier ministre Ephraïm Inoni. Il était accompagné d’hommes d’affaires américains et il a été, une fois de plus, question du projet de construction de l’hôtel Marriott  de Douala. Une date a même été pour le début des travaux : celle de septembre 2007.

C’était la troisième rencontre, en trois ans entre le Premier ministre et la délégation d’hommes d’affaires américains. Cette fois-ci, Edouard Etonde Ekoto n’est plus délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, car interpellé dans le cadre de l’opération Epervier. La construction de l’hôtel Marriott était l’un de ses projets phares.

Crédit foncier

A l’issue de la réunion du 8 juin 2007, on apprendra que le financement du projet est bouclé, à la suite d’un apport du Crédit foncier du Cameroun. Le ministre des Finances de l’époque, Polycarpe Abah Abah, a expédié une correspondance 29 juin 2007 pour confirmer la participation du Cameroun à travers le Cfc, à savoir 73% (6,132 milliards de Fcfa) des parts de la Sndi, chargée de réaliser le projet. A travers cette correspondance, le Cameroun réaffirmait son engagement dans la réalisation du projet de l’hôtel Marriott de Douala.

La correspondance de Polycarpe Abah Abah était une réponse à une lettre de M. Germain Jantcheu, directeur général de Sndi, datée du 13 juin 2007. On sait également que les partenaires du projet se sont réunis deux fois au cours de ce mois de juin 2007 : le 11 et le 28. Depuis lors, silence radio. Le chantier n’a toujours pas été lancé, et on n’en dit rien, côté camerounais. Côté américain, l’attaché de Presse à l’Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé nous a indiqué que l’ambassade comprenait que Marriott a depuis longtemps cherché à gérer un hôtel dans la région de Douala et que les gérants camerounais du projet travaillent à construire un projet qui va correspondre aux standards de Marriott.

Le projet est-il en cours de conception, a-t-il été définitivement abandonné ? Qu’est-ce qui bloque la construction du Marriott de Douala ? Les questions demeurent autour de cet investissement qui semblait pourtant, au départ tenir les Américains à cœur, si l’on en juge par l’engagement de Niels Marquardt à l’époque. Qu’est-ce qui s’est passé en chemin, pour que le rôle des Etats-Unis d’Amérique semble aujourd’hui si minime dans le projet ?

 

Le projet de l’hôtel Marriott de Douala

Edifice ultra moderne de huit étages

Coût : 13 400 000 000 FCFA.

Financement par des banques locales et la Banque européenne d’Investissement (BEI), avec une participation de l’Etat du Cameroun à hauteur de 6, 132 milliards de Fcfa.

Les partenaires : Sci Sotradic, Bisbil Group, Lucien Wantou Siantou, Eurafco, la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi), la Communauté urbaine de Douala, la Sci Les berges du Wouri.

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Lorsque, le 9 mai 2006, le Premier ministre, Ephraïm Inoni a reçu dans ses services une délégation d’investisseurs impliqués dans le projet de construction d’un hôtel de la chaîne internationale Marriott à Douala, on a pensé que celui-ci sortirait de terre peu de temps plus tard.

La délégation était constituée de représentants de la Banque européenne d’investissement, de la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi) ainsi que du vice-président du groupe Marriott, Jean Marc Grosfort et a passé un séjour de cinq jours au Cameroun, du 08 au 12 mai 2006.

Dans les médias, à la suite de cette rencontre, on a évoqué un véritable départ du projet qui avait déjà été annoncé et qui était présenté comme le début d’une série de grands investissements américains au Cameroun. D’ailleurs, ceux-ci ont fait l’objet de rencontres au sommet au Cameroun. A l’instar de celle du 12 mai 2006 au palais de l’Unité, entre le président Paul Biya et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Niels Marquardt.

"L’entretien entre Paul Biya et son hôte a permis de faire un tour d’horizon des investissements que des hommes d’affaires américains comptent faire, dans les prochains jours, au Cameroun. (…) Parmi les futurs investisseurs, figure notamment le groupe Marriott dont une délégation conduite par son vice-président, Jean Marc Grosfort, a séjourné la semaine dernière dans notre pays. Marriott devrait entamer dans les prochaines semaines la construction d’un hôtel de classe internationale à Douala", lisait-on dans l’édition de Cameroon Tribune du 15 mai 2006.

De nombreuses semaines, des mois et même des années plus tard, le Marriott de Douala, dont la maquette avait déjà été réalisée par l’architecte Philippe Bisseck, reste attendu, alors qu’un site en plein cœur du quartier administratif Bonanjo avait été gracieusement mis à la disposition des promoteurs par la Communauté urbaine de Douala. Il ne s’est pourtant pas volatilisé, d’un coup, après le séjour de la délégation qui s’en occupait, en mai 2006. D’autres rencontres ont en effet eu lieu plus tard. Un autre sursaut a eu lieu en juin 2007, notamment. Un an après le passage de la délégation conduite par M. Grosfort. Le 8 juin 2007 donc, c’était au tour de l’ambassadeur Niels Marquardt d’être reçu par le Premier ministre Ephraïm Inoni. Il était accompagné d’hommes d’affaires américains et il a été, une fois de plus, question du projet de construction de l’hôtel Marriott  de Douala. Une date a même été pour le début des travaux : celle de septembre 2007.

C’était la troisième rencontre, en trois ans entre le Premier ministre et la délégation d’hommes d’affaires américains. Cette fois-ci, Edouard Etonde Ekoto n’est plus délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, car interpellé dans le cadre de l’opération Epervier. La construction de l’hôtel Marriott était l’un de ses projets phares.

Crédit foncier

A l’issue de la réunion du 8 juin 2007, on apprendra que le financement du projet est bouclé, à la suite d’un apport du Crédit foncier du Cameroun. Le ministre des Finances de l’époque, Polycarpe Abah Abah, a expédié une correspondance 29 juin 2007 pour confirmer la participation du Cameroun à travers le Cfc, à savoir 73% (6,132 milliards de Fcfa) des parts de la Sndi, chargée de réaliser le projet. A travers cette correspondance, le Cameroun réaffirmait son engagement dans la réalisation du projet de l’hôtel Marriott de Douala.

La correspondance de Polycarpe Abah Abah était une réponse à une lettre de M. Germain Jantcheu, directeur général de Sndi, datée du 13 juin 2007. On sait également que les partenaires du projet se sont réunis deux fois au cours de ce mois de juin 2007 : le 11 et le 28. Depuis lors, silence radio. Le chantier n’a toujours pas été lancé, et on n’en dit rien, côté camerounais. Côté américain, l’attaché de Presse à l’Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé nous a indiqué que l’ambassade comprenait que Marriott a depuis longtemps cherché à gérer un hôtel dans la région de Douala et que les gérants camerounais du projet travaillent à construire un projet qui va correspondre aux standards de Marriott.

Le projet est-il en cours de conception, a-t-il été définitivement abandonné ? Qu’est-ce qui bloque la construction du Marriott de Douala ? Les questions demeurent autour de cet investissement qui semblait pourtant, au départ tenir les Américains à cœur, si l’on en juge par l’engagement de Niels Marquardt à l’époque. Qu’est-ce qui s’est passé en chemin, pour que le rôle des Etats-Unis d’Amérique semble aujourd’hui si minime dans le projet ?

 

Le projet de l’hôtel Marriott de Douala

Edifice ultra moderne de huit étages

Coût : 13 400 000 000 FCFA.

Financement par des banques locales et la Banque européenne d’Investissement (BEI), avec une participation de l’Etat du Cameroun à hauteur de 6, 132 milliards de Fcfa.

Les partenaires : Sci Sotradic, Bisbil Group, Lucien Wantou Siantou, Eurafco, la Société nouvelle de développement et d’investissement (Sndi), la Communauté urbaine de Douala, la Sci Les berges du Wouri.

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Apparences : Les artistes se taillent un look

Les coiffures et goûts vestimentaires varient selon les convictions musicales et parfois spirituelles.
Monique Ngo Mayag (stagiaire) –




Question à mille sous : Citez un exemple de désert. Par pure fantaisie, certains Camerounais sont souvent tentés de citer le célèbre Manu Dibango, tant le crâne rasé du célèbre artiste frappe les esprits. Même les témoins du début de l’épopée Manu, s’accordent à dire qu’ils n’ont jamais aperçu l’ombre d’un seul cheveu sur la tête de l’homme aujourd’hui âgé de 74 ans. C’est dire que malgré le poids de l’âge, le grand Manu ne démord pas de son look. A défaut d’être chauve, Donny Elwood a plutôt misé sur le look chapeau. Le chanteur de"Négro et beau " avoue avoir toute une collection de son accessoire préféré. " Sur scène, je ne suis jamais sans mon chapeau ", déclare t-il. Un style qui, selon ses fans, "rehausse sa prestance". Mais si le père d’ " Annabella " opte pour les chapeaux à la manière de "l’inspecteur derrick ", Dina Bell les préfère en version " bec de canard", provoquant ainsi un phénomène de mode dans les années 1980.

Le temps d’une interview avec notre confrère Situations, Dina Bell tombe le chapeau pour balayer les suspicions de quelques détracteurs. Au terme de l’entrevue, on apprend qu’il n’y a point de mysticisme sous la coupole de M. Dina Bell. Simple look de star finalement.
Parmi les vieux de la vieille, on note le look bon chic bon genre (Bc-bg) du brillant Ekambi. Costume sur mesure, des pince-nez fumés et des " santiags " aux pieds, juste ce qu’il faut pour que le "brillantissime " fasse mouche. Négligeant le look " flashy ", Henri Njoh préfère depuis peu, jouer la carte de la sobriété. En effet, depuis plus d’une décennie, Henri Njoh a tronqué veste et cravate pour un style beaucoup plus décontracté. Dans les rues de Douala, on peut apercevoir le vieux rossignol, dans un ensemble blanc. Un brin de simplicité qui n’a manifestement pas échappé aux inconditionnels du Makossa. Mais si Henri arbore " la couleur de la pureté " c’est parce que ce ton reflète mieux l’état d’esprit qu’il recherche permanemment, "surtout dans ce monde en dépravation ", confie t-il.

" Choisis entre les deux, le riz sauté ou bien Zékè Zékè ", Atango de Manadjama a plutôt choisi un look d’enfer. Coupe punk et longue barbe colorées à deux tons (noir et jaune ocre), pantalon ample qui forme un ensemble avec une chemise de la même coupe. Une tenue qui lui permet visiblement de se trémousser énergiquement, au rythme de son détonnant " Zèkè Zèkè ". De son côté, lorsqu’elle n’est pas Catherine Edoa (la femme d’autrui), K-tino, (la femme du peuple), donne à voir et à apprécier. En effet, ses tenues sexy et provocantes laissent distinguer ses courbes généreuses. " Je joue avec ce que vous aimez le plus ", déclare t-elle dans le 8ème numéro du magazine Situations. A travers son look provocateur, l’auteur "de 7ème ciel ", a visiblement trouvé le point faible du sexe fort. " Ça cadre avec sa musique ", pense Patrick Fonkam, un admirateur de la reine du Bikutsi. Toujours dans le camp de la provocation, Petit Pays a bravé remous et critiques. Du nu au dénudé, le père de la " Monaco" a manifestement tout exploré. Pourtant "Rabba Rabbi " n’a pas fini de faire parler de ses goûts vestimentaires. Un peu à l’écart du show-biz, les artistes plasticiens ont pour la plupart opté pour les dreadlocks à la Marley.

Dans ce cercle, on compte Lionel Manga, Koko Komegne et l’auteur du célèbre monument du rond point Deido à Douala, Francis Summegne. Il y a en effet une dizaine d’années que ce dernier a adopté les dreadlocks pour se " forger une personnalité artistique ", révèle t-il. Il ne compte pas s’en séparer de si tôt. D’après lui, ces rastas font déjà partie de son identité. Dans le milieu hip hop, on connaît plutôt l’avènement des polos ou t-shirt ample. C’est le cas Krotal, Big b-z, entre autres. Pour se démarquer, la jeune rappeuse Lady B, a misé sur le foulard. Elle compte ainsi une panoplie de foulards qui se déclinent sur plusieurs couleurs. Christalix confectionne les tenues des artistes dans la ville de Douala. Pour cette styliste, le look est important pour un artiste car " c’est un moyen pour lui de communiquer son idéologie au public. A travers le look de l’artiste, on peut en effet deviner ses opinions, ses messages.

Le look est le reflet de la personnalité de l’artiste ", ponctue t-elle. Pour elle, le look sou tend le port de bijoux et des vêtements pas toujours conventionnels. Les artistes sont des créateurs et il faut une certaine disposition pour être inspiré et ceci passe par le vestimentaire
" Chaque personne a un modèle dans la vie ", soutient Armelle Béa pour justifier son look à la Lady Ponce. La jeune fille s’est fait de gros rastas, enfilés de petites perles en bois à hauteur du crâne, à l’image de la chanteuse de Bikutsi. Quant à Désiré, il soutient tous les " combats " de son modèle, Petit Pays. Mais le jeune homme de 24 ans avoue que le look " versatile " de son idole ne lui permet pas toujours de s’aligner. Tandis que Cécile Mahop a jeté son dévolu sur les minijupes évasées et les bottes de Clarisse Valery, " la soucoupe du wopso ". Ainsi, Chacun fait son " petit " look en s’inspirant des artistes.

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