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Yaoundé : Grève à deux voix au Samu

Le coordonnateur de ce service dénie le mouvement tandis que la réunion de concertation prévue hier avec le personnel n’a pas eu lieu.

Il règne un silence de plomb ce mercredi 4 février au Service d’aide d’urgence du Cameroun (Samu); dont les locaux se trouvent derrière le service des urgences de Messa de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy). Si la veille mardi, toutes les portes étaient closes, celle du secrétariat est cependant ouverte. Ici, on apprend que "la réunion de sortie de crise" prévue ce jour entre le coordonnateur du Samu et l’ensemble du personnel – lequel dit être en grève depuis le 1er janvier dernier – n’a pu eu lieu. "M. Afane [le coordonnateur] nous a dit qu’il ne peut pas tenir cette réunion parce qu’il n’a pas pu rencontrer le ministre [de la Santé publique]" soutient une gréviste, sous le couvert de l’anonymat.

Contribution
Si Anatole Afane Ela reconnaît avoir convoqué cette réunion qui a avorté, il soutient toutefois que ce n’est pas pour la raison sus-évoquée, surtout qu’il soutient mordicus qu’il n’y a aucune grève au Samu. "J’ai convoquée cette réunion pour savoir ce qui se passe exactement. Mais cela n’a pas été possible à cause de certains blocages", affirme-t-il. Sur le type de "blocages" rencontrés, ce dernier préfère esquiver la question, renvoyant son interlocuteur auprès du directeur de l’Hcy. Pour lui, il s’agit plus d’un "problème de fonctionnement" car "le personnel [est] désabusé parce que beaucoup sont des temporaires qui vivent du petit peu qu’on leur donne".

C’est d’ailleurs ce "petit peu" qui constitue l’une des revendications du personnel du Samu. "Voila presque un an que nos salaires ne nous ont pas été payés. Nous ne sommes pas encore situés sur la contractualisation des temporaires et nous ne savons toujours pas quel est le statut du Samu!", s’élèvent des voix dans le personnel. "Le Samu est un projet qui, cinq ans plus tard, est toujours au stade projet. Je crois que c’est là le véritable problème car il n’a jamais été institutionnalisé. Autrement dit le fonctionnement du Samu, depuis sa création, n’a jamais été budgété", clame M. Afane. C’est en effet en 2004 qu’est créé le samu ; sous la férule du ministre de la Santé publique de l’époque, Urbain Olanguena Awono

Ce service de "médecine pré-hospitalière", assure M. Afane, devait servir de "point focal l", notamment entre l’Hcy et l’hôpital Laquintinie à Douala.Ces hôpitaux devaient ainsi contribuer à son fonctionnement, à hauteur de 500.000 Fcfa par mois. Or, "ces hôpitaux ont cessé de contribuer financièrement. Et on peut les comprendre dans la mesure où ils doivent subvenir à leurs propres charges", laissent entendre certains grévistes. Malgré l’annulation de la réunion d’hier et les dénégations du coordonnateur qui ont suivi, le personnel gréviste reste décidé à poursuivre le mouvement jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à leurs revendications. "Il faut que le Minsanté fasse quelque chose !", conclut une gréviste, visiblement peu convaincue de la réaction du ministre André Mama Fouda.

Patricia Ngo Ngouem

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Le coordonnateur de ce service dénie le mouvement tandis que la réunion de concertation prévue hier avec le personnel n’a pas eu lieu.

Il règne un silence de plomb ce mercredi 4 février au Service d’aide d’urgence du Cameroun (Samu); dont les locaux se trouvent derrière le service des urgences de Messa de l’Hôpital central de Yaoundé (Hcy). Si la veille mardi, toutes les portes étaient closes, celle du secrétariat est cependant ouverte. Ici, on apprend que "la réunion de sortie de crise" prévue ce jour entre le coordonnateur du Samu et l’ensemble du personnel – lequel dit être en grève depuis le 1er janvier dernier – n’a pu eu lieu. "M. Afane [le coordonnateur] nous a dit qu’il ne peut pas tenir cette réunion parce qu’il n’a pas pu rencontrer le ministre [de la Santé publique]" soutient une gréviste, sous le couvert de l’anonymat.

Contribution
Si Anatole Afane Ela reconnaît avoir convoqué cette réunion qui a avorté, il soutient toutefois que ce n’est pas pour la raison sus-évoquée, surtout qu’il soutient mordicus qu’il n’y a aucune grève au Samu. "J’ai convoquée cette réunion pour savoir ce qui se passe exactement. Mais cela n’a pas été possible à cause de certains blocages", affirme-t-il. Sur le type de "blocages" rencontrés, ce dernier préfère esquiver la question, renvoyant son interlocuteur auprès du directeur de l’Hcy. Pour lui, il s’agit plus d’un "problème de fonctionnement" car "le personnel [est] désabusé parce que beaucoup sont des temporaires qui vivent du petit peu qu’on leur donne".

C’est d’ailleurs ce "petit peu" qui constitue l’une des revendications du personnel du Samu. "Voila presque un an que nos salaires ne nous ont pas été payés. Nous ne sommes pas encore situés sur la contractualisation des temporaires et nous ne savons toujours pas quel est le statut du Samu!", s’élèvent des voix dans le personnel. "Le Samu est un projet qui, cinq ans plus tard, est toujours au stade projet. Je crois que c’est là le véritable problème car il n’a jamais été institutionnalisé. Autrement dit le fonctionnement du Samu, depuis sa création, n’a jamais été budgété", clame M. Afane. C’est en effet en 2004 qu’est créé le samu ; sous la férule du ministre de la Santé publique de l’époque, Urbain Olanguena Awono

Ce service de "médecine pré-hospitalière", assure M. Afane, devait servir de "point focal l", notamment entre l’Hcy et l’hôpital Laquintinie à Douala.Ces hôpitaux devaient ainsi contribuer à son fonctionnement, à hauteur de 500.000 Fcfa par mois. Or, "ces hôpitaux ont cessé de contribuer financièrement. Et on peut les comprendre dans la mesure où ils doivent subvenir à leurs propres charges", laissent entendre certains grévistes. Malgré l’annulation de la réunion d’hier et les dénégations du coordonnateur qui ont suivi, le personnel gréviste reste décidé à poursuivre le mouvement jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à leurs revendications. "Il faut que le Minsanté fasse quelque chose !", conclut une gréviste, visiblement peu convaincue de la réaction du ministre André Mama Fouda.

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Le coordonnateur de ce service dénie le mouvement tandis que la réunion de concertation prévue hier avec le personnel n’a pas eu lieu.

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Contribution
Si Anatole Afane Ela reconnaît avoir convoqué cette réunion qui a avorté, il soutient toutefois que ce n’est pas pour la raison sus-évoquée, surtout qu’il soutient mordicus qu’il n’y a aucune grève au Samu. "J’ai convoquée cette réunion pour savoir ce qui se passe exactement. Mais cela n’a pas été possible à cause de certains blocages", affirme-t-il. Sur le type de "blocages" rencontrés, ce dernier préfère esquiver la question, renvoyant son interlocuteur auprès du directeur de l’Hcy. Pour lui, il s’agit plus d’un "problème de fonctionnement" car "le personnel [est] désabusé parce que beaucoup sont des temporaires qui vivent du petit peu qu’on leur donne".

C’est d’ailleurs ce "petit peu" qui constitue l’une des revendications du personnel du Samu. "Voila presque un an que nos salaires ne nous ont pas été payés. Nous ne sommes pas encore situés sur la contractualisation des temporaires et nous ne savons toujours pas quel est le statut du Samu!", s’élèvent des voix dans le personnel. "Le Samu est un projet qui, cinq ans plus tard, est toujours au stade projet. Je crois que c’est là le véritable problème car il n’a jamais été institutionnalisé. Autrement dit le fonctionnement du Samu, depuis sa création, n’a jamais été budgété", clame M. Afane. C’est en effet en 2004 qu’est créé le samu ; sous la férule du ministre de la Santé publique de l’époque, Urbain Olanguena Awono

Ce service de "médecine pré-hospitalière", assure M. Afane, devait servir de "point focal l", notamment entre l’Hcy et l’hôpital Laquintinie à Douala.Ces hôpitaux devaient ainsi contribuer à son fonctionnement, à hauteur de 500.000 Fcfa par mois. Or, "ces hôpitaux ont cessé de contribuer financièrement. Et on peut les comprendre dans la mesure où ils doivent subvenir à leurs propres charges", laissent entendre certains grévistes. Malgré l’annulation de la réunion d’hier et les dénégations du coordonnateur qui ont suivi, le personnel gréviste reste décidé à poursuivre le mouvement jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à leurs revendications. "Il faut que le Minsanté fasse quelque chose !", conclut une gréviste, visiblement peu convaincue de la réaction du ministre André Mama Fouda.

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Le coordonnateur de ce service dénie le mouvement tandis que la réunion de concertation prévue hier avec le personnel n’a pas eu lieu.

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Si Anatole Afane Ela reconnaît avoir convoqué cette réunion qui a avorté, il soutient toutefois que ce n’est pas pour la raison sus-évoquée, surtout qu’il soutient mordicus qu’il n’y a aucune grève au Samu. "J’ai convoquée cette réunion pour savoir ce qui se passe exactement. Mais cela n’a pas été possible à cause de certains blocages", affirme-t-il. Sur le type de "blocages" rencontrés, ce dernier préfère esquiver la question, renvoyant son interlocuteur auprès du directeur de l’Hcy. Pour lui, il s’agit plus d’un "problème de fonctionnement" car "le personnel [est] désabusé parce que beaucoup sont des temporaires qui vivent du petit peu qu’on leur donne".

C’est d’ailleurs ce "petit peu" qui constitue l’une des revendications du personnel du Samu. "Voila presque un an que nos salaires ne nous ont pas été payés. Nous ne sommes pas encore situés sur la contractualisation des temporaires et nous ne savons toujours pas quel est le statut du Samu!", s’élèvent des voix dans le personnel. "Le Samu est un projet qui, cinq ans plus tard, est toujours au stade projet. Je crois que c’est là le véritable problème car il n’a jamais été institutionnalisé. Autrement dit le fonctionnement du Samu, depuis sa création, n’a jamais été budgété", clame M. Afane. C’est en effet en 2004 qu’est créé le samu ; sous la férule du ministre de la Santé publique de l’époque, Urbain Olanguena Awono

Ce service de "médecine pré-hospitalière", assure M. Afane, devait servir de "point focal l", notamment entre l’Hcy et l’hôpital Laquintinie à Douala.Ces hôpitaux devaient ainsi contribuer à son fonctionnement, à hauteur de 500.000 Fcfa par mois. Or, "ces hôpitaux ont cessé de contribuer financièrement. Et on peut les comprendre dans la mesure où ils doivent subvenir à leurs propres charges", laissent entendre certains grévistes. Malgré l’annulation de la réunion d’hier et les dénégations du coordonnateur qui ont suivi, le personnel gréviste reste décidé à poursuivre le mouvement jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à leurs revendications. "Il faut que le Minsanté fasse quelque chose !", conclut une gréviste, visiblement peu convaincue de la réaction du ministre André Mama Fouda.

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Controverse : Eto’o, Song, Mbia, Makoun… sont-ils encore Camerounais ?

Plusieurs footballeurs défendent les couleurs du Cameroun, en violation de la loi portant code de la nationalité camerounaise.
Jacques Eric Andjick –




Dans la sélection camerounaise de football senior, nombre de joueurs détiennent la double nationalité : celles camerounaise et française pour la majorité des cas ; camerounaise et espagnole pour Samuel Eto’o Fils, par exemple. Arrivé en Espagne en 1996, l’ancien joueur d’Ucb de Douala aura attendu dix ans, après la signature de son premier contrat professionnel avec le Real Madrid (1997), pour officiellement prêter serment comme citoyen espagnol, en octobre 2007. Et, malgré le fait qu’il possède la double nationalité espagnole et camerounaise, Samuel Eto’o Fils continue d’évoluer au sein des Lions indomptables.

La loi est pourtant intransigeante là-dessus : "Tout Camerounais majeur qui acquiert ou conserve volontairement une nationalité étrangère, perd la nationalité camerounaise. A moins que le pays dont il a acquis la nationalité soit lié au Cameroun par des dispositions conventionnelles, qui autoriserait un citoyen à conserver sa nationalité camerounaise, bien qu’ayant acquis une autre nationalité", indiquent les constitutionnalistes. Pis encore, pour le cas de Samuel Eto’o Fils, le journal espagnol Sport, révèle que "l’Espagne n’est pas lié au Cameroun par un traité préférentiel", qui l’autoriserait à cumuler de manière légale les deux nationalités. De ce point de vue, le buteur du Fc Barcelone évolue donc dans l’illégalité avec les Lions indomptables du Cameroun. Tout comme le jeune Alexandre Song Billong, qui, bien qu’ayant finalement choisi de porter les couleurs camerounaises au détriment du maillot français, jouit des fruits de sa double nationalité. Puisque le milieu défensif de 21 ans fait valoir sa nationalité française dans son club, Arsenal, pour bénéficier d’un certain nombre d’avantages.

Polémique
A travers cette reconnaissance, en effet, Alexandre Song Billong est un joueur communautaire, c’est-à-dire appartenant à l’Union européenne. Un statut qui lui permet de libérer une place d’étranger, dont le nombre est limité sur les terrains en Europe, et de donner à son club la possibilité de recruter un joueur extracommunautaire. Si l journal ibérique Sport, publie, pour le cas d’Eto’o, qu’il n’y a pas une convention entre le Cameroun et l’Espagne au sujet de la nationalité, cela n’est pas loin d’être le cas avec la France. Puisque, à l’époque, le défunt homme politique Mongo Beti, "n’avait même pas pu s’inscrire sur une liste électorale ou encore moins prendre part au vote, du fait du cumul des nationalités camerounaise et française", poursuit un chargé de cours à la Faculté des sciences juridique et politique de l’Université de Douala. La preuve que le problème de la double nationalité ne se pose pas uniquement pour les footballeurs. Quoique la liste de ceux concernés par cette situation, peut être élargie aux joueurs professionnels tels que Stéphane Mbia Etoundi, Jean II Makoun, Landry Nguemo, Joseph Désiré Job, Salomon Olembe, Patrice Noukeu (nationalité belge), etc., qui utilisent à leur gré le passeport de leur pays d’origine et celui dont-ils ont bénéficié de la nationalité.

"A ce niveau, l’inconvénient pour ces joueurs, peut être, par exemple, de venir au Cameroun avec le passeport camerounais, puis de vouloir repartir avec un passeport français n’étant pas paraphé du visa d’entrée au Cameroun ", argumente le conseiller du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), David Mayebi. La preuve, l’attaquant Joseph Désiré Job, qui avait un problème de visa, aurait eu maille à partir, récemment, avec les contrôleurs de l’aéroport international de Douala. Mais l’ancien gardien des Lions indomptables, Joseph Antoine Bell, semble avoir une idée bien arrêtée sur la question. "La double nationalité quelle qu’elle soit, ne peut pas vous enlever la nationalité camerounaise, sous prétexte que vous cumulez deux nationalités. Je ne vois pas en quoi cela gêne", soutient-t-il. Certains États, à l’instar du Cameroun, interdisent en effet expressément la double nationalité, et peuvent déchoir un double national de la nationalité concernée. D’autres se contentent de ne pas reconnaître la deuxième nationalité. D’autres enfin l’autorisent pleinement et simplement ; alors que certains ne l’interdisent que pour l’exercice de certains mandats politiques ou fonctions publiques.

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