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Prospective : Le Sdf envisage de boycotter Elecam

Son président en a fait la révélation au cours d’une conférence de presse hier à Yaoundé.

C’est par un rendez-vous que John Fru Ndi, le chairman du Social Democratic Front (Sdf) a pris congé des journalistes en sa résidence de Yaoundé hier. Après une conférence de presse de près de deux heures au cours de laquelle Elections Cameroon (Elecam) aura été le principal sujet. Un organisme qui a la charge depuis la nomination de ses membres en décembre dernier d’organiser toutes les élections au Cameroun, cela en lieu et place du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) et l’Organisation nationale des élections (Onel).

Sur cette question qui agite le landerneau politique depuis le début de l’année, le président a tenu d’abord à partir de la récente déclaration du ministre des Relations extérieures (Minrex) pour planter le décor de sa déclaration. C’est ainsi qu’il a déclaré que "Anticipant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2011, M. Eyebe Ayissi a déclaré aux diplomates que les antécédents kényans et zimbabwéens ne seront jamais tolérés au Cameroun, ce qui constitue déjà une déclaration de guerre en direction des électeurs camerounais". Une déclaration de guerre qui a pour argument selon lui "l’accent mis ces derniers temps sur l’entraînement et la formation des bataillons d’intervention rapide généralement mobilisés pour écraser les dissensions politiques et les soulèvements populaires."

Une situation que déplore le chairman qui, s’appuyant sur les engagements du Cameroun avant son entrée au Commonwealth, estime que son pays aurait dû agir autrement. Car malgré les promesses du président Biya de se conformer à la Déclaration d’Harare, "les violations des droits de l’homme (au Cameroun) sont toujours aussi récurrentes, (et) les libertés civiles ont été supprimées". Ce qui, ajouté à la nomination des membres d’Elecam, a abouti aux "frustrations des Camerounais ainsi que celles de la communauté internationale" exprimée notamment par l’Union européenne (Ue) dans sa déclaration sur Elecam.
C’est pourquoi il estime que "les pertinentes critiques des pays amis devraient, au lieu de nous rendre amers, nous amener plutôt à nous remettre en question et à nous améliorer." C’est ainsi que tout en rendant un "vibrant hommage à la communauté internationale", le chairman du Sdf "invite tous les Camerounais à se lever comme un seul homme pour revendiquer un organe électoral qui exigera les résultats des recensements démographiques et informatisera le fichier électoral, produira lors des inscriptions sur les listes électorales des cartes électorales des cartes d’électeur avec photo et mentionnant tous les renseignements relatifs aux lieu et numéros de bureaux de votes."

Sur la question de savoir si le Sdf ira aux urnes avec Elecam, le chairman a répondu par la négative. Avant d’ajouter que son parti empêchera les élections de se tenir si la composition de cette structure n’est pas revue. Toutefois, il a botté en touche lorsque des confrères lui ont demandé de quels moyens son parti dispose pour empêcher la tenue des élections. Cela avant de prendre congé et de promettre qu’il sera à nouveau le 3 mars prochain en vue d’assister au procès qui met en cause son parti dans l’affaire de l’assassinat de Grégoire Diboulé, l’un de ses militants qui se tiendra devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi le lendemain.

Parfait Tabapsi

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Son président en a fait la révélation au cours d’une conférence de presse hier à Yaoundé.

C’est par un rendez-vous que John Fru Ndi, le chairman du Social Democratic Front (Sdf) a pris congé des journalistes en sa résidence de Yaoundé hier. Après une conférence de presse de près de deux heures au cours de laquelle Elections Cameroon (Elecam) aura été le principal sujet. Un organisme qui a la charge depuis la nomination de ses membres en décembre dernier d’organiser toutes les élections au Cameroun, cela en lieu et place du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) et l’Organisation nationale des élections (Onel).

Sur cette question qui agite le landerneau politique depuis le début de l’année, le président a tenu d’abord à partir de la récente déclaration du ministre des Relations extérieures (Minrex) pour planter le décor de sa déclaration. C’est ainsi qu’il a déclaré que "Anticipant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2011, M. Eyebe Ayissi a déclaré aux diplomates que les antécédents kényans et zimbabwéens ne seront jamais tolérés au Cameroun, ce qui constitue déjà une déclaration de guerre en direction des électeurs camerounais". Une déclaration de guerre qui a pour argument selon lui "l’accent mis ces derniers temps sur l’entraînement et la formation des bataillons d’intervention rapide généralement mobilisés pour écraser les dissensions politiques et les soulèvements populaires."

Une situation que déplore le chairman qui, s’appuyant sur les engagements du Cameroun avant son entrée au Commonwealth, estime que son pays aurait dû agir autrement. Car malgré les promesses du président Biya de se conformer à la Déclaration d’Harare, "les violations des droits de l’homme (au Cameroun) sont toujours aussi récurrentes, (et) les libertés civiles ont été supprimées". Ce qui, ajouté à la nomination des membres d’Elecam, a abouti aux "frustrations des Camerounais ainsi que celles de la communauté internationale" exprimée notamment par l’Union européenne (Ue) dans sa déclaration sur Elecam.
C’est pourquoi il estime que "les pertinentes critiques des pays amis devraient, au lieu de nous rendre amers, nous amener plutôt à nous remettre en question et à nous améliorer." C’est ainsi que tout en rendant un "vibrant hommage à la communauté internationale", le chairman du Sdf "invite tous les Camerounais à se lever comme un seul homme pour revendiquer un organe électoral qui exigera les résultats des recensements démographiques et informatisera le fichier électoral, produira lors des inscriptions sur les listes électorales des cartes électorales des cartes d’électeur avec photo et mentionnant tous les renseignements relatifs aux lieu et numéros de bureaux de votes."

Sur la question de savoir si le Sdf ira aux urnes avec Elecam, le chairman a répondu par la négative. Avant d’ajouter que son parti empêchera les élections de se tenir si la composition de cette structure n’est pas revue. Toutefois, il a botté en touche lorsque des confrères lui ont demandé de quels moyens son parti dispose pour empêcher la tenue des élections. Cela avant de prendre congé et de promettre qu’il sera à nouveau le 3 mars prochain en vue d’assister au procès qui met en cause son parti dans l’affaire de l’assassinat de Grégoire Diboulé, l’un de ses militants qui se tiendra devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi le lendemain.

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Sur cette question qui agite le landerneau politique depuis le début de l’année, le président a tenu d’abord à partir de la récente déclaration du ministre des Relations extérieures (Minrex) pour planter le décor de sa déclaration. C’est ainsi qu’il a déclaré que "Anticipant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2011, M. Eyebe Ayissi a déclaré aux diplomates que les antécédents kényans et zimbabwéens ne seront jamais tolérés au Cameroun, ce qui constitue déjà une déclaration de guerre en direction des électeurs camerounais". Une déclaration de guerre qui a pour argument selon lui "l’accent mis ces derniers temps sur l’entraînement et la formation des bataillons d’intervention rapide généralement mobilisés pour écraser les dissensions politiques et les soulèvements populaires."

Une situation que déplore le chairman qui, s’appuyant sur les engagements du Cameroun avant son entrée au Commonwealth, estime que son pays aurait dû agir autrement. Car malgré les promesses du président Biya de se conformer à la Déclaration d’Harare, "les violations des droits de l’homme (au Cameroun) sont toujours aussi récurrentes, (et) les libertés civiles ont été supprimées". Ce qui, ajouté à la nomination des membres d’Elecam, a abouti aux "frustrations des Camerounais ainsi que celles de la communauté internationale" exprimée notamment par l’Union européenne (Ue) dans sa déclaration sur Elecam.
C’est pourquoi il estime que "les pertinentes critiques des pays amis devraient, au lieu de nous rendre amers, nous amener plutôt à nous remettre en question et à nous améliorer." C’est ainsi que tout en rendant un "vibrant hommage à la communauté internationale", le chairman du Sdf "invite tous les Camerounais à se lever comme un seul homme pour revendiquer un organe électoral qui exigera les résultats des recensements démographiques et informatisera le fichier électoral, produira lors des inscriptions sur les listes électorales des cartes électorales des cartes d’électeur avec photo et mentionnant tous les renseignements relatifs aux lieu et numéros de bureaux de votes."

Sur la question de savoir si le Sdf ira aux urnes avec Elecam, le chairman a répondu par la négative. Avant d’ajouter que son parti empêchera les élections de se tenir si la composition de cette structure n’est pas revue. Toutefois, il a botté en touche lorsque des confrères lui ont demandé de quels moyens son parti dispose pour empêcher la tenue des élections. Cela avant de prendre congé et de promettre qu’il sera à nouveau le 3 mars prochain en vue d’assister au procès qui met en cause son parti dans l’affaire de l’assassinat de Grégoire Diboulé, l’un de ses militants qui se tiendra devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi le lendemain.

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Sur cette question qui agite le landerneau politique depuis le début de l’année, le président a tenu d’abord à partir de la récente déclaration du ministre des Relations extérieures (Minrex) pour planter le décor de sa déclaration. C’est ainsi qu’il a déclaré que "Anticipant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2011, M. Eyebe Ayissi a déclaré aux diplomates que les antécédents kényans et zimbabwéens ne seront jamais tolérés au Cameroun, ce qui constitue déjà une déclaration de guerre en direction des électeurs camerounais". Une déclaration de guerre qui a pour argument selon lui "l’accent mis ces derniers temps sur l’entraînement et la formation des bataillons d’intervention rapide généralement mobilisés pour écraser les dissensions politiques et les soulèvements populaires."

Une situation que déplore le chairman qui, s’appuyant sur les engagements du Cameroun avant son entrée au Commonwealth, estime que son pays aurait dû agir autrement. Car malgré les promesses du président Biya de se conformer à la Déclaration d’Harare, "les violations des droits de l’homme (au Cameroun) sont toujours aussi récurrentes, (et) les libertés civiles ont été supprimées". Ce qui, ajouté à la nomination des membres d’Elecam, a abouti aux "frustrations des Camerounais ainsi que celles de la communauté internationale" exprimée notamment par l’Union européenne (Ue) dans sa déclaration sur Elecam.
C’est pourquoi il estime que "les pertinentes critiques des pays amis devraient, au lieu de nous rendre amers, nous amener plutôt à nous remettre en question et à nous améliorer." C’est ainsi que tout en rendant un "vibrant hommage à la communauté internationale", le chairman du Sdf "invite tous les Camerounais à se lever comme un seul homme pour revendiquer un organe électoral qui exigera les résultats des recensements démographiques et informatisera le fichier électoral, produira lors des inscriptions sur les listes électorales des cartes électorales des cartes d’électeur avec photo et mentionnant tous les renseignements relatifs aux lieu et numéros de bureaux de votes."

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Jonas Kitikil : Vivre pour stopper les trous des tissus

Il raccommode les vêtements abîmés et enseigne cette couture artisanale à Yaoundé.
Francine Mbeng Ndip (Stagiaire) –




Depuis huit ans déjà, Jonas Kitikil exerce le métier de " stoppage " au marché Mfoundi, à Yaoundé. Dans ce secteur réputé pour le commerce des vêtements, au lieu dit " derrière Crédit Lyonnais ". Le stoppage est sorte une couture qui consiste à réfectionner la trame et la chaîne d’un tissu pour réparer une déchirure. Vêtu d’un jeans bleu et d’une chemise blanche, son teint sombre disparaît derrière ce visage jovial. "Un sourire commercial ", pour reprendre l’un de ses compères, comme pour attirer ce passant qui tient un sac, pouvant contenir l’objet de ses longues journées à cet endroit : stopper les vêtements. Et, comment l’identifier, puisqu’il n’a pas de véritable comptoir ou atelier.

Comme beaucoup d’autres, Jonas Kitikil s’est lancé dans ce petit bricolage afin de subvenir aux nombreuses attentes des nécessiteux. L’abondance de couturiers dans nos villes m’a permis de me lancer dans ce métier afin d’éviter la concurrence et cette couture est une activité originale et difficile à réaliser. Comme technique, Jonas n’y est pas arrivé par hasard. Après sa formation chez les sœurs à Ngaoundéré, il dit avoir déjà formé de nombreux jeunes pour que ceux-ci puissent à leur tour suivre ses traces et lutter contre le chômage. "Mon travail consiste plus précisément à prendre un morceau de même tissu que j’enlève les fils du vêtement puis je le recolle après je commence à tisser et enfin je le repasse une fois fini pour que se soit bien", explique t-il.

Le stoppage nécessite beaucoup d’attention pour éviter d’éventuels dérapages, explique-t-il. Ainsi, il présente quelques-unes de ses œuvres. Des pantalons ayant été brûlés, d’autres ayant été déchirés sur la cuisse ou entre les cuisses du fait des frottements, pour la plupart, des chemises ou des vestes percées, il reçoit toute sorte de vêtements. Et " chaque habit a son histoire, ses anecdotes ", confie-t-il, tout en évoquant les complaintes de ses clients de pouvoir retrouver leur vêtement, presque à l’état neuf. Et pourtant, Jonas n’est pas plein aux as.

" Le stoppage ne rapporte pas assez la période ou nous avons plus de clients c’est la fin du mois car les gens emmagasinent leur vêtements en attentant les salaires .Je ne gagne pas assez, je taxe par grandeur de trou du vêtement, le trou le plus petit est 1.000 Fcfa et le plus gros varie de 5.000 à 7.000 Fcfa". Le métier ne nourrissant pas son homme, Jonas Kitikil s’est lancé dans la couture et le commerce des costumes pour gagner un peu d’argent, en attendant éventuel client. Tel que celui qui interrompt l’échange, en tendant son pantalon à stopper à Jonas Kitikil.

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