Non classé

Le pape sous haute sécurité

Vigilance :

L’arrivée de Benoît XVI à Yaoundé a donné lieu à un grand déploiement sécuritaire malgré l’euphorie populaire.

Aéroport international de Yaoundé Nsimalen hier. Il est 15h40 mn. Le Boeing 777-200 de la compagnie Alitalia pointe son nez. Au même moment dans le ciel, survient un phénomène étrange : le soleil de plomb qui régnait en ces lieux quelques minutes auparavant vient de se ranger derrière un nuage épais. Le temps est clément. Certains religieux approchés ne trouvent aucune explication particulière au phénomène. Ils parlent tout simplement d’ "un phénomène naturel". Pendant ce temps, au bas de la passerelle, c’est le gouvernement au grand complet qui prend position, de même que les membres du corps diplomatiques, les membres du clergé et les leaders de certains confessions religieuses le long du tapis rouge.
Lorsque le Boeing 777-200 d’Alitalia achève sa manœuvre et entame le passage en verticale vers l’aérogare, le soleil réapparaît subitement. C’est une salve d’applaudissements qui déchire les lieux et vient ainsi effacer l’inquiétude que l’on pouvait déjà lire sur certains visages. Le président de la République sort du pavillon d’honneur pour se diriger droit au bas de l’échelle de coupé. Le pas pressé, Paul Biya a à ses côtés son épouse Chantal Biya.

Liesse
Une bonne partie de la presse ne sera pas autorisée à s’approcher de l’avion ayant à son bord le pape Benoît XVI. Le général de division Ivo Yuniwo Desancio, commandant de la Division de la sécurité présidentielle (Dsp), qui a réuni les hommes des médias quelques minutes auparavant, n’a accordé ce privilège qu’aux caméramans de la Crtv et photographes de Cameroon Tribune ainsi qu’aux confrères étrangers accrédités. Ordonnant au reste des médias de regagner immédiatement la cabine de presse déjà trop étroite du fait de l’armada de journalistes et du grand déploiement du dispositif de retransmission de la Crtv. Une discrimination qui ne pouvait qu’en rajouter à la galère de la presse privée. La passerelle de l’avion du chef de l’Eglise catholique romaine ne donnant pas directement sur ladite cabine, il ne sera donc pas possible pour les photographes des médias privés d’immortaliser la descente d’avion du souverain pontife.

Après les civilités d’usage, Paul Biya et son hôte s’installent dans un premier temps sur une estrade aménagée pour l’exécution des hymnes du Vatican et du Cameroun. Avant de reprendre le tapis rouge pour serrer la main aux différents corps constitués. Il faudra assez de témérité pour que les "exclus" parviennent, face à l’escouade de plus en plus menaçante d’éléments de la Dsp, à prendre la moindre image du pape. Paul Biya et Benoît XVI prendront ensuite place à la tribune où ils prononceront leurs discours. Avant de regagner le pavillon d’honneur, le pape ne prendra pas congé des lieux sans s’autoriser un bain de foule. Mettant à mal le protocole. Il faudra l’intervention de Paul Biya en personne pour le tirer d’affaire.
A l’extérieur du pavillon d’honneur, le Secrétaire général adjoint à la présidence de la République, Yang Philémon, est victime d’un malaise et porté d’urgence à l’extérieur du pavillon d’honneur d’où il regagnera son domicile quelques instants plus tard.

Pour expliquer son malaise, il confiera à son entourage n’avoir consommé que des fruits depuis le matin. Pendant ce temps, le Saint père s’autorise un autre bain de foule avant de s’engouffrer dans sa "papamobile" où sont déjà installés Mgr Victor Tonye Bakot, président de la Conférence épiscopale du Cameroun et George Gaswein, secrétaire particulier de Benoît XVI. Le reporter de Mutations qui tente d’immortaliser cet instant où le souverain pontife, du haut de son siège, salue la foule est brutalisé par des éléments zélés de la sécurité présidentielle qui menacent de le déposséder de son appareil photo. Il faudra l’intervention d’un élément de la sécurité papale qui leur dira ne trouver aucun mal pour que le pandore restitue au journaliste son outil de travail, et que le pape soit photographié aussi abondamment que possible. C’est dans une liesse populaire que le Saint père quitte les lieux en parcourant un itinéraire tout au long duquel des populations sont amassées de part et d’autre de la route. Près d’une heure et quinze minutes de voyage suffiront au pape pour rallier la Nonciature sur les hauteurs du Mont Febe, son lieu de résidence le temps de son séjour au Cameroun.

Sainclair Mezing

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Le pape sous haute sécurité

Vigilance :

L’arrivée de Benoît XVI à Yaoundé a donné lieu à un grand déploiement sécuritaire malgré l’euphorie populaire.

Aéroport international de Yaoundé Nsimalen hier. Il est 15h40 mn. Le Boeing 777-200 de la compagnie Alitalia pointe son nez. Au même moment dans le ciel, survient un phénomène étrange : le soleil de plomb qui régnait en ces lieux quelques minutes auparavant vient de se ranger derrière un nuage épais. Le temps est clément. Certains religieux approchés ne trouvent aucune explication particulière au phénomène. Ils parlent tout simplement d’ "un phénomène naturel". Pendant ce temps, au bas de la passerelle, c’est le gouvernement au grand complet qui prend position, de même que les membres du corps diplomatiques, les membres du clergé et les leaders de certains confessions religieuses le long du tapis rouge.
Lorsque le Boeing 777-200 d’Alitalia achève sa manœuvre et entame le passage en verticale vers l’aérogare, le soleil réapparaît subitement. C’est une salve d’applaudissements qui déchire les lieux et vient ainsi effacer l’inquiétude que l’on pouvait déjà lire sur certains visages. Le président de la République sort du pavillon d’honneur pour se diriger droit au bas de l’échelle de coupé. Le pas pressé, Paul Biya a à ses côtés son épouse Chantal Biya.

Liesse
Une bonne partie de la presse ne sera pas autorisée à s’approcher de l’avion ayant à son bord le pape Benoît XVI. Le général de division Ivo Yuniwo Desancio, commandant de la Division de la sécurité présidentielle (Dsp), qui a réuni les hommes des médias quelques minutes auparavant, n’a accordé ce privilège qu’aux caméramans de la Crtv et photographes de Cameroon Tribune ainsi qu’aux confrères étrangers accrédités. Ordonnant au reste des médias de regagner immédiatement la cabine de presse déjà trop étroite du fait de l’armada de journalistes et du grand déploiement du dispositif de retransmission de la Crtv. Une discrimination qui ne pouvait qu’en rajouter à la galère de la presse privée. La passerelle de l’avion du chef de l’Eglise catholique romaine ne donnant pas directement sur ladite cabine, il ne sera donc pas possible pour les photographes des médias privés d’immortaliser la descente d’avion du souverain pontife.

Après les civilités d’usage, Paul Biya et son hôte s’installent dans un premier temps sur une estrade aménagée pour l’exécution des hymnes du Vatican et du Cameroun. Avant de reprendre le tapis rouge pour serrer la main aux différents corps constitués. Il faudra assez de témérité pour que les "exclus" parviennent, face à l’escouade de plus en plus menaçante d’éléments de la Dsp, à prendre la moindre image du pape. Paul Biya et Benoît XVI prendront ensuite place à la tribune où ils prononceront leurs discours. Avant de regagner le pavillon d’honneur, le pape ne prendra pas congé des lieux sans s’autoriser un bain de foule. Mettant à mal le protocole. Il faudra l’intervention de Paul Biya en personne pour le tirer d’affaire.
A l’extérieur du pavillon d’honneur, le Secrétaire général adjoint à la présidence de la République, Yang Philémon, est victime d’un malaise et porté d’urgence à l’extérieur du pavillon d’honneur d’où il regagnera son domicile quelques instants plus tard.

Pour expliquer son malaise, il confiera à son entourage n’avoir consommé que des fruits depuis le matin. Pendant ce temps, le Saint père s’autorise un autre bain de foule avant de s’engouffrer dans sa "papamobile" où sont déjà installés Mgr Victor Tonye Bakot, président de la Conférence épiscopale du Cameroun et George Gaswein, secrétaire particulier de Benoît XVI. Le reporter de Mutations qui tente d’immortaliser cet instant où le souverain pontife, du haut de son siège, salue la foule est brutalisé par des éléments zélés de la sécurité présidentielle qui menacent de le déposséder de son appareil photo. Il faudra l’intervention d’un élément de la sécurité papale qui leur dira ne trouver aucun mal pour que le pandore restitue au journaliste son outil de travail, et que le pape soit photographié aussi abondamment que possible. C’est dans une liesse populaire que le Saint père quitte les lieux en parcourant un itinéraire tout au long duquel des populations sont amassées de part et d’autre de la route. Près d’une heure et quinze minutes de voyage suffiront au pape pour rallier la Nonciature sur les hauteurs du Mont Febe, son lieu de résidence le temps de son séjour au Cameroun.

Sainclair Mezing

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Le pape sous haute sécurité

Vigilance :

L’arrivée de Benoît XVI à Yaoundé a donné lieu à un grand déploiement sécuritaire malgré l’euphorie populaire.

Aéroport international de Yaoundé Nsimalen hier. Il est 15h40 mn. Le Boeing 777-200 de la compagnie Alitalia pointe son nez. Au même moment dans le ciel, survient un phénomène étrange : le soleil de plomb qui régnait en ces lieux quelques minutes auparavant vient de se ranger derrière un nuage épais. Le temps est clément. Certains religieux approchés ne trouvent aucune explication particulière au phénomène. Ils parlent tout simplement d’ "un phénomène naturel". Pendant ce temps, au bas de la passerelle, c’est le gouvernement au grand complet qui prend position, de même que les membres du corps diplomatiques, les membres du clergé et les leaders de certains confessions religieuses le long du tapis rouge.
Lorsque le Boeing 777-200 d’Alitalia achève sa manœuvre et entame le passage en verticale vers l’aérogare, le soleil réapparaît subitement. C’est une salve d’applaudissements qui déchire les lieux et vient ainsi effacer l’inquiétude que l’on pouvait déjà lire sur certains visages. Le président de la République sort du pavillon d’honneur pour se diriger droit au bas de l’échelle de coupé. Le pas pressé, Paul Biya a à ses côtés son épouse Chantal Biya.

Liesse
Une bonne partie de la presse ne sera pas autorisée à s’approcher de l’avion ayant à son bord le pape Benoît XVI. Le général de division Ivo Yuniwo Desancio, commandant de la Division de la sécurité présidentielle (Dsp), qui a réuni les hommes des médias quelques minutes auparavant, n’a accordé ce privilège qu’aux caméramans de la Crtv et photographes de Cameroon Tribune ainsi qu’aux confrères étrangers accrédités. Ordonnant au reste des médias de regagner immédiatement la cabine de presse déjà trop étroite du fait de l’armada de journalistes et du grand déploiement du dispositif de retransmission de la Crtv. Une discrimination qui ne pouvait qu’en rajouter à la galère de la presse privée. La passerelle de l’avion du chef de l’Eglise catholique romaine ne donnant pas directement sur ladite cabine, il ne sera donc pas possible pour les photographes des médias privés d’immortaliser la descente d’avion du souverain pontife.

Après les civilités d’usage, Paul Biya et son hôte s’installent dans un premier temps sur une estrade aménagée pour l’exécution des hymnes du Vatican et du Cameroun. Avant de reprendre le tapis rouge pour serrer la main aux différents corps constitués. Il faudra assez de témérité pour que les "exclus" parviennent, face à l’escouade de plus en plus menaçante d’éléments de la Dsp, à prendre la moindre image du pape. Paul Biya et Benoît XVI prendront ensuite place à la tribune où ils prononceront leurs discours. Avant de regagner le pavillon d’honneur, le pape ne prendra pas congé des lieux sans s’autoriser un bain de foule. Mettant à mal le protocole. Il faudra l’intervention de Paul Biya en personne pour le tirer d’affaire.
A l’extérieur du pavillon d’honneur, le Secrétaire général adjoint à la présidence de la République, Yang Philémon, est victime d’un malaise et porté d’urgence à l’extérieur du pavillon d’honneur d’où il regagnera son domicile quelques instants plus tard.

Pour expliquer son malaise, il confiera à son entourage n’avoir consommé que des fruits depuis le matin. Pendant ce temps, le Saint père s’autorise un autre bain de foule avant de s’engouffrer dans sa "papamobile" où sont déjà installés Mgr Victor Tonye Bakot, président de la Conférence épiscopale du Cameroun et George Gaswein, secrétaire particulier de Benoît XVI. Le reporter de Mutations qui tente d’immortaliser cet instant où le souverain pontife, du haut de son siège, salue la foule est brutalisé par des éléments zélés de la sécurité présidentielle qui menacent de le déposséder de son appareil photo. Il faudra l’intervention d’un élément de la sécurité papale qui leur dira ne trouver aucun mal pour que le pandore restitue au journaliste son outil de travail, et que le pape soit photographié aussi abondamment que possible. C’est dans une liesse populaire que le Saint père quitte les lieux en parcourant un itinéraire tout au long duquel des populations sont amassées de part et d’autre de la route. Près d’une heure et quinze minutes de voyage suffiront au pape pour rallier la Nonciature sur les hauteurs du Mont Febe, son lieu de résidence le temps de son séjour au Cameroun.

Sainclair Mezing

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Le pape sous haute sécurité

Vigilance :

L’arrivée de Benoît XVI à Yaoundé a donné lieu à un grand déploiement sécuritaire malgré l’euphorie populaire.

Aéroport international de Yaoundé Nsimalen hier. Il est 15h40 mn. Le Boeing 777-200 de la compagnie Alitalia pointe son nez. Au même moment dans le ciel, survient un phénomène étrange : le soleil de plomb qui régnait en ces lieux quelques minutes auparavant vient de se ranger derrière un nuage épais. Le temps est clément. Certains religieux approchés ne trouvent aucune explication particulière au phénomène. Ils parlent tout simplement d’ "un phénomène naturel". Pendant ce temps, au bas de la passerelle, c’est le gouvernement au grand complet qui prend position, de même que les membres du corps diplomatiques, les membres du clergé et les leaders de certains confessions religieuses le long du tapis rouge.
Lorsque le Boeing 777-200 d’Alitalia achève sa manœuvre et entame le passage en verticale vers l’aérogare, le soleil réapparaît subitement. C’est une salve d’applaudissements qui déchire les lieux et vient ainsi effacer l’inquiétude que l’on pouvait déjà lire sur certains visages. Le président de la République sort du pavillon d’honneur pour se diriger droit au bas de l’échelle de coupé. Le pas pressé, Paul Biya a à ses côtés son épouse Chantal Biya.

Liesse
Une bonne partie de la presse ne sera pas autorisée à s’approcher de l’avion ayant à son bord le pape Benoît XVI. Le général de division Ivo Yuniwo Desancio, commandant de la Division de la sécurité présidentielle (Dsp), qui a réuni les hommes des médias quelques minutes auparavant, n’a accordé ce privilège qu’aux caméramans de la Crtv et photographes de Cameroon Tribune ainsi qu’aux confrères étrangers accrédités. Ordonnant au reste des médias de regagner immédiatement la cabine de presse déjà trop étroite du fait de l’armada de journalistes et du grand déploiement du dispositif de retransmission de la Crtv. Une discrimination qui ne pouvait qu’en rajouter à la galère de la presse privée. La passerelle de l’avion du chef de l’Eglise catholique romaine ne donnant pas directement sur ladite cabine, il ne sera donc pas possible pour les photographes des médias privés d’immortaliser la descente d’avion du souverain pontife.

Après les civilités d’usage, Paul Biya et son hôte s’installent dans un premier temps sur une estrade aménagée pour l’exécution des hymnes du Vatican et du Cameroun. Avant de reprendre le tapis rouge pour serrer la main aux différents corps constitués. Il faudra assez de témérité pour que les "exclus" parviennent, face à l’escouade de plus en plus menaçante d’éléments de la Dsp, à prendre la moindre image du pape. Paul Biya et Benoît XVI prendront ensuite place à la tribune où ils prononceront leurs discours. Avant de regagner le pavillon d’honneur, le pape ne prendra pas congé des lieux sans s’autoriser un bain de foule. Mettant à mal le protocole. Il faudra l’intervention de Paul Biya en personne pour le tirer d’affaire.
A l’extérieur du pavillon d’honneur, le Secrétaire général adjoint à la présidence de la République, Yang Philémon, est victime d’un malaise et porté d’urgence à l’extérieur du pavillon d’honneur d’où il regagnera son domicile quelques instants plus tard.

Pour expliquer son malaise, il confiera à son entourage n’avoir consommé que des fruits depuis le matin. Pendant ce temps, le Saint père s’autorise un autre bain de foule avant de s’engouffrer dans sa "papamobile" où sont déjà installés Mgr Victor Tonye Bakot, président de la Conférence épiscopale du Cameroun et George Gaswein, secrétaire particulier de Benoît XVI. Le reporter de Mutations qui tente d’immortaliser cet instant où le souverain pontife, du haut de son siège, salue la foule est brutalisé par des éléments zélés de la sécurité présidentielle qui menacent de le déposséder de son appareil photo. Il faudra l’intervention d’un élément de la sécurité papale qui leur dira ne trouver aucun mal pour que le pandore restitue au journaliste son outil de travail, et que le pape soit photographié aussi abondamment que possible. C’est dans une liesse populaire que le Saint père quitte les lieux en parcourant un itinéraire tout au long duquel des populations sont amassées de part et d’autre de la route. Près d’une heure et quinze minutes de voyage suffiront au pape pour rallier la Nonciature sur les hauteurs du Mont Febe, son lieu de résidence le temps de son séjour au Cameroun.

Sainclair Mezing

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Françoise Mbango revient en silence

La médaillée d’or au triple saut des J.O. de Beijing a été accueillie à Yaoundé dans une atmosphère où son calme détonnait avec la joie du public.
Jean Baptiste Ketchateng –
Célébration :




Sous les feux de la rampe, Françoise Mbango a peut-être flanché. "S’il vous plaît, donnez-moi une minute pour que je sois avec mes parents. " L’air étranger et paisible tout à la fois, la championne olympique de triple saut féminin à Beijing 2008 n’en pouvait peut-être plus de supporter le mitraillage des flashes des photographes et les journalistes, qui l’entouraient au moindre mouvement, ce samedi 23 août, quand la championne revenait au Cameroun. Puis, sans attendre quelque autre cérémonie, elle a suivi le secrétaire général du ministère des Sports alors que la salle où se tenait la cérémonie d’accueil de la brillante sauteuse semblait encore l’attendre.

La foule de badauds, de parents, de ministres et de personnalités qui se sont donné rendez-vous à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen ne paraissait pourtant pas bouder son plaisir, mais l’atmosphère n’était pas rieuse pour tout le monde. Quand les six coups de 18h ont sonné par exemple, nombre de journalistes bloqués au dehors, en dehors de quelques heureux élus, ont du réclamer à haute voix le droit d’entrer et jouer des coudes pour suivre la championne dans un salon d’honneur. Mbango était là. Mais il ne fallait surtout pas faire des films de l’avion qui l’a transporté. Un banal Airbus d’Air France. A grands renforts d’avertissements, policiers et fonctionnaires ont interdit de faire des films de l’aéronef. "Qui leur a dit de vendre la Camair ", grommelle un jeune homme.

Mais que pouvait en dire le petit Niels, le garçonnet de Françoise Mbango, qui sautillait des bras de sa maman vers le canapé de ses grands-parents, quand il ne balançait pas son drapeau aux couleurs du Cameroun en lançant de petits cris joyeux ? Dans ce chapelet des gens heureux de voir revenir Françoise Mbango, il faudrait aussi compter, peut-être, le ministre de la Jeunesse qui, au nom du Premier ministre Ephraïm Inoni, a prononcé un discours en l’honneur de l’athlète. "Françoise, vous nous avez rempli d’orgueil et comblé de joie ", a dit en substance Adoum Garoua. L’homme longiligne pouvait alors s’en aller au buffet avec l’illustre hôte du salon d’honneur.

Au grand dam des membres du protocole qui faisaient barrage de leurs silhouettes aux films des photographes et cameramen, la championne reprendra alors des embrassades et des salutations. Des parents à elle, drapés dans la tenue traditionnelle du Sawa, pourront alors la serrer dans leurs bras et l’entendre dire autre chose que les remerciements qu’elle avait préparés pour Paul et Chantal Biya qu’elle souhaite rencontrer pour leur dire de vive voix merci. Avant, elle aura remercié ces millions de supporters dont quelques centaines se sont massés devant l’aéroport pour lui dire : "merci Françoise ".
Elle ne parlera donc pas à la presse, même si elle a beaucoup " d’aventures extraordinaires " à partager le moment venu. Elle veut se reposer. Elle ne triomphera pas (encore ?) sur certain dirigeant de la Fédération camerounaise d’athlétisme que l’on cherche des yeux inlassablement et qui l’a quelque peu empêché de préparer ces J.O. de Beijing 2008 comme elle l’entendait. D’ailleurs, elle est partie sans crier gare. Qui a dit que le silence est d’or ?

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.