Non classé

Diagnostic : Le piège du braconnage

Il paraît que la lutte contre les prédateurs de la faune se porte bien au Cameroun. En témoigne ces nombreuses frappes dans les milieux du braconnage dont les présumés auteurs sont souvent brandis comme de véritables trophées de guerre. En voilà donc un combat qui a fini par porter ses fruits. Du moins si l’on en croit la communication officielle qui est faite à ce sujet. Il y a quelques années, lorsque le gouvernement lançait la guerre contre le braconnage au nom de la conservation de la nature, bien nombreux sont ceux qui n’y voyaient qu’une autre forme de gesticulation aux allures de conformisme écologiste dont l’objectif n’était que d’honorer quelques conventions internationales signées par le Cameroun.

C’est vrai que la stratégie de défense des richesses biologiques au Cameroun a mis du temps pour prendre corps. C’est d’abord par la loi de 94 portant régime des forêts et de la faune que l’Etat camerounais a semblé prendre à bras le corps l’épineuse question de la conservation des ressources fauniques nationales. Mais ce n’est que dix ans plus tard que les actions de lutte les plus vigoureuses ont commencé à ce déployer sur le terrain, avec la formation des écogardes, la réglementation effective de l’exploitation de la faune et des aires protégées par une régulation de l’activité de chasse… Et depuis quelques années, on nous fait dire, par des actions encore plus dissuasives, que l’heure est désormais à la répression. Bien que les procès pour détention de trophées et autres dépouilles d’animaux ne soient pas légion auprès de nos juridictions, il nous est arrivé quelques fois d’entendre le ministre de la faune et certaines Ong spécialisées se réjouir de l’arrestation de quelques cargaisons "d’espèces en voie de disparition". Quelquefois aussi, c’était assorti de sanctions à l’encontre des contrevenants dont on se rend compte, après coup, qu’il ne s’agissait en réalité que de quelques lampistes opérant au lance-pierre et à la flèche empoisonnée, plutôt que de vrais braconniers opérant à la carabine et au magnum.

En clair la confusion est souvent bien grande entre chasseurs et braconniers, les premiers servant d’alibi aux seconds. Car ce n’est que parce que la chasse existe que le braconnage existe également. Il semble qu’on a fini par oublier que la chasse était une activité réglementée au Cameroun, qui malheureusement n’a pas beaucoup d’adeptes chez les nationaux. Les contraintes légales de cette activité justifieraient-elles le repli vers la délinquance ? Toujours est-il que le braconnage est présenté aujourd’hui comme l’un des principaux maux qui minent l’équilibre de nos écosystèmes naturels. Mais si l’activité en elle-même prospère, c’est que ses acteurs y trouvent un certain intérêt et que les prédateurs de la faune sont bien plus importants que les trois pelés et deux tondus régulièrement présentés à la face du monde. Au sens de la loi camerounaise, est braconnier toute personne qui chasse en période fermeture, mène son activité dans une zone de chasse sans autorisation du gestionnaire de la zone, opère au moyen d’engins ou armes prohibées, abat un animal intégralement protégé, circule avec la viande de brousse sans certificat d’origine, vend la viande de brousse sans certificat…

On voit bien dans cette description qui sont les coupables désignés de l’extermination qui s’opère à l’ombre des forêts et savanes aux dépens de la faune. Sauf que, dans la répartition des pénalités et autres sanctions, on a souvent escamoté (volontairement ?) une catégorie de responsables parmi les plus importants de la chaîne des acteurs du braconnage : ce sont les complices. Ici se recrute notamment la faune nombreuse des autorités officielles qui fournissent armes et munitions aux braconniers, des agents des forces de l’ordre ou de l’administration des eaux et forêts qui collaborent avec les délinquants de tous bords, les transporteurs qui relaient la fraude, les restaurateurs qui nourrissent le commerce illicite des espèces animales et, surtout, certaines hautes personnalités qui, tapis dans l’ombre, sont les vrais commanditaires du braconnage dont ils vivent des retombées. A titre d’illustration, un éléphant abattu illégalement peut rapporter jusqu’à 2.000.000 Fcfa à son trafiquant. Mais il aura fallu, pour venir à bout d’un éléphant, posséder des armes appropriées… Ces armes, on sait qui les détient et qui en sont les fournisseurs. C’est peut-être là un indicateur pertinent de là où il faudrait aller chercher les vrais braconniers.

Par Roger A. Taakam

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Diagnostic : Le piège du braconnage

Il paraît que la lutte contre les prédateurs de la faune se porte bien au Cameroun. En témoigne ces nombreuses frappes dans les milieux du braconnage dont les présumés auteurs sont souvent brandis comme de véritables trophées de guerre. En voilà donc un combat qui a fini par porter ses fruits. Du moins si l’on en croit la communication officielle qui est faite à ce sujet. Il y a quelques années, lorsque le gouvernement lançait la guerre contre le braconnage au nom de la conservation de la nature, bien nombreux sont ceux qui n’y voyaient qu’une autre forme de gesticulation aux allures de conformisme écologiste dont l’objectif n’était que d’honorer quelques conventions internationales signées par le Cameroun.

C’est vrai que la stratégie de défense des richesses biologiques au Cameroun a mis du temps pour prendre corps. C’est d’abord par la loi de 94 portant régime des forêts et de la faune que l’Etat camerounais a semblé prendre à bras le corps l’épineuse question de la conservation des ressources fauniques nationales. Mais ce n’est que dix ans plus tard que les actions de lutte les plus vigoureuses ont commencé à ce déployer sur le terrain, avec la formation des écogardes, la réglementation effective de l’exploitation de la faune et des aires protégées par une régulation de l’activité de chasse… Et depuis quelques années, on nous fait dire, par des actions encore plus dissuasives, que l’heure est désormais à la répression. Bien que les procès pour détention de trophées et autres dépouilles d’animaux ne soient pas légion auprès de nos juridictions, il nous est arrivé quelques fois d’entendre le ministre de la faune et certaines Ong spécialisées se réjouir de l’arrestation de quelques cargaisons "d’espèces en voie de disparition". Quelquefois aussi, c’était assorti de sanctions à l’encontre des contrevenants dont on se rend compte, après coup, qu’il ne s’agissait en réalité que de quelques lampistes opérant au lance-pierre et à la flèche empoisonnée, plutôt que de vrais braconniers opérant à la carabine et au magnum.

En clair la confusion est souvent bien grande entre chasseurs et braconniers, les premiers servant d’alibi aux seconds. Car ce n’est que parce que la chasse existe que le braconnage existe également. Il semble qu’on a fini par oublier que la chasse était une activité réglementée au Cameroun, qui malheureusement n’a pas beaucoup d’adeptes chez les nationaux. Les contraintes légales de cette activité justifieraient-elles le repli vers la délinquance ? Toujours est-il que le braconnage est présenté aujourd’hui comme l’un des principaux maux qui minent l’équilibre de nos écosystèmes naturels. Mais si l’activité en elle-même prospère, c’est que ses acteurs y trouvent un certain intérêt et que les prédateurs de la faune sont bien plus importants que les trois pelés et deux tondus régulièrement présentés à la face du monde. Au sens de la loi camerounaise, est braconnier toute personne qui chasse en période fermeture, mène son activité dans une zone de chasse sans autorisation du gestionnaire de la zone, opère au moyen d’engins ou armes prohibées, abat un animal intégralement protégé, circule avec la viande de brousse sans certificat d’origine, vend la viande de brousse sans certificat…

On voit bien dans cette description qui sont les coupables désignés de l’extermination qui s’opère à l’ombre des forêts et savanes aux dépens de la faune. Sauf que, dans la répartition des pénalités et autres sanctions, on a souvent escamoté (volontairement ?) une catégorie de responsables parmi les plus importants de la chaîne des acteurs du braconnage : ce sont les complices. Ici se recrute notamment la faune nombreuse des autorités officielles qui fournissent armes et munitions aux braconniers, des agents des forces de l’ordre ou de l’administration des eaux et forêts qui collaborent avec les délinquants de tous bords, les transporteurs qui relaient la fraude, les restaurateurs qui nourrissent le commerce illicite des espèces animales et, surtout, certaines hautes personnalités qui, tapis dans l’ombre, sont les vrais commanditaires du braconnage dont ils vivent des retombées. A titre d’illustration, un éléphant abattu illégalement peut rapporter jusqu’à 2.000.000 Fcfa à son trafiquant. Mais il aura fallu, pour venir à bout d’un éléphant, posséder des armes appropriées… Ces armes, on sait qui les détient et qui en sont les fournisseurs. C’est peut-être là un indicateur pertinent de là où il faudrait aller chercher les vrais braconniers.

Par Roger A. Taakam

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Diagnostic : Le piège du braconnage

Il paraît que la lutte contre les prédateurs de la faune se porte bien au Cameroun. En témoigne ces nombreuses frappes dans les milieux du braconnage dont les présumés auteurs sont souvent brandis comme de véritables trophées de guerre. En voilà donc un combat qui a fini par porter ses fruits. Du moins si l’on en croit la communication officielle qui est faite à ce sujet. Il y a quelques années, lorsque le gouvernement lançait la guerre contre le braconnage au nom de la conservation de la nature, bien nombreux sont ceux qui n’y voyaient qu’une autre forme de gesticulation aux allures de conformisme écologiste dont l’objectif n’était que d’honorer quelques conventions internationales signées par le Cameroun.

C’est vrai que la stratégie de défense des richesses biologiques au Cameroun a mis du temps pour prendre corps. C’est d’abord par la loi de 94 portant régime des forêts et de la faune que l’Etat camerounais a semblé prendre à bras le corps l’épineuse question de la conservation des ressources fauniques nationales. Mais ce n’est que dix ans plus tard que les actions de lutte les plus vigoureuses ont commencé à ce déployer sur le terrain, avec la formation des écogardes, la réglementation effective de l’exploitation de la faune et des aires protégées par une régulation de l’activité de chasse… Et depuis quelques années, on nous fait dire, par des actions encore plus dissuasives, que l’heure est désormais à la répression. Bien que les procès pour détention de trophées et autres dépouilles d’animaux ne soient pas légion auprès de nos juridictions, il nous est arrivé quelques fois d’entendre le ministre de la faune et certaines Ong spécialisées se réjouir de l’arrestation de quelques cargaisons "d’espèces en voie de disparition". Quelquefois aussi, c’était assorti de sanctions à l’encontre des contrevenants dont on se rend compte, après coup, qu’il ne s’agissait en réalité que de quelques lampistes opérant au lance-pierre et à la flèche empoisonnée, plutôt que de vrais braconniers opérant à la carabine et au magnum.

En clair la confusion est souvent bien grande entre chasseurs et braconniers, les premiers servant d’alibi aux seconds. Car ce n’est que parce que la chasse existe que le braconnage existe également. Il semble qu’on a fini par oublier que la chasse était une activité réglementée au Cameroun, qui malheureusement n’a pas beaucoup d’adeptes chez les nationaux. Les contraintes légales de cette activité justifieraient-elles le repli vers la délinquance ? Toujours est-il que le braconnage est présenté aujourd’hui comme l’un des principaux maux qui minent l’équilibre de nos écosystèmes naturels. Mais si l’activité en elle-même prospère, c’est que ses acteurs y trouvent un certain intérêt et que les prédateurs de la faune sont bien plus importants que les trois pelés et deux tondus régulièrement présentés à la face du monde. Au sens de la loi camerounaise, est braconnier toute personne qui chasse en période fermeture, mène son activité dans une zone de chasse sans autorisation du gestionnaire de la zone, opère au moyen d’engins ou armes prohibées, abat un animal intégralement protégé, circule avec la viande de brousse sans certificat d’origine, vend la viande de brousse sans certificat…

On voit bien dans cette description qui sont les coupables désignés de l’extermination qui s’opère à l’ombre des forêts et savanes aux dépens de la faune. Sauf que, dans la répartition des pénalités et autres sanctions, on a souvent escamoté (volontairement ?) une catégorie de responsables parmi les plus importants de la chaîne des acteurs du braconnage : ce sont les complices. Ici se recrute notamment la faune nombreuse des autorités officielles qui fournissent armes et munitions aux braconniers, des agents des forces de l’ordre ou de l’administration des eaux et forêts qui collaborent avec les délinquants de tous bords, les transporteurs qui relaient la fraude, les restaurateurs qui nourrissent le commerce illicite des espèces animales et, surtout, certaines hautes personnalités qui, tapis dans l’ombre, sont les vrais commanditaires du braconnage dont ils vivent des retombées. A titre d’illustration, un éléphant abattu illégalement peut rapporter jusqu’à 2.000.000 Fcfa à son trafiquant. Mais il aura fallu, pour venir à bout d’un éléphant, posséder des armes appropriées… Ces armes, on sait qui les détient et qui en sont les fournisseurs. C’est peut-être là un indicateur pertinent de là où il faudrait aller chercher les vrais braconniers.

Par Roger A. Taakam

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Diagnostic : Le piège du braconnage

Il paraît que la lutte contre les prédateurs de la faune se porte bien au Cameroun. En témoigne ces nombreuses frappes dans les milieux du braconnage dont les présumés auteurs sont souvent brandis comme de véritables trophées de guerre. En voilà donc un combat qui a fini par porter ses fruits. Du moins si l’on en croit la communication officielle qui est faite à ce sujet. Il y a quelques années, lorsque le gouvernement lançait la guerre contre le braconnage au nom de la conservation de la nature, bien nombreux sont ceux qui n’y voyaient qu’une autre forme de gesticulation aux allures de conformisme écologiste dont l’objectif n’était que d’honorer quelques conventions internationales signées par le Cameroun.

C’est vrai que la stratégie de défense des richesses biologiques au Cameroun a mis du temps pour prendre corps. C’est d’abord par la loi de 94 portant régime des forêts et de la faune que l’Etat camerounais a semblé prendre à bras le corps l’épineuse question de la conservation des ressources fauniques nationales. Mais ce n’est que dix ans plus tard que les actions de lutte les plus vigoureuses ont commencé à ce déployer sur le terrain, avec la formation des écogardes, la réglementation effective de l’exploitation de la faune et des aires protégées par une régulation de l’activité de chasse… Et depuis quelques années, on nous fait dire, par des actions encore plus dissuasives, que l’heure est désormais à la répression. Bien que les procès pour détention de trophées et autres dépouilles d’animaux ne soient pas légion auprès de nos juridictions, il nous est arrivé quelques fois d’entendre le ministre de la faune et certaines Ong spécialisées se réjouir de l’arrestation de quelques cargaisons "d’espèces en voie de disparition". Quelquefois aussi, c’était assorti de sanctions à l’encontre des contrevenants dont on se rend compte, après coup, qu’il ne s’agissait en réalité que de quelques lampistes opérant au lance-pierre et à la flèche empoisonnée, plutôt que de vrais braconniers opérant à la carabine et au magnum.

En clair la confusion est souvent bien grande entre chasseurs et braconniers, les premiers servant d’alibi aux seconds. Car ce n’est que parce que la chasse existe que le braconnage existe également. Il semble qu’on a fini par oublier que la chasse était une activité réglementée au Cameroun, qui malheureusement n’a pas beaucoup d’adeptes chez les nationaux. Les contraintes légales de cette activité justifieraient-elles le repli vers la délinquance ? Toujours est-il que le braconnage est présenté aujourd’hui comme l’un des principaux maux qui minent l’équilibre de nos écosystèmes naturels. Mais si l’activité en elle-même prospère, c’est que ses acteurs y trouvent un certain intérêt et que les prédateurs de la faune sont bien plus importants que les trois pelés et deux tondus régulièrement présentés à la face du monde. Au sens de la loi camerounaise, est braconnier toute personne qui chasse en période fermeture, mène son activité dans une zone de chasse sans autorisation du gestionnaire de la zone, opère au moyen d’engins ou armes prohibées, abat un animal intégralement protégé, circule avec la viande de brousse sans certificat d’origine, vend la viande de brousse sans certificat…

On voit bien dans cette description qui sont les coupables désignés de l’extermination qui s’opère à l’ombre des forêts et savanes aux dépens de la faune. Sauf que, dans la répartition des pénalités et autres sanctions, on a souvent escamoté (volontairement ?) une catégorie de responsables parmi les plus importants de la chaîne des acteurs du braconnage : ce sont les complices. Ici se recrute notamment la faune nombreuse des autorités officielles qui fournissent armes et munitions aux braconniers, des agents des forces de l’ordre ou de l’administration des eaux et forêts qui collaborent avec les délinquants de tous bords, les transporteurs qui relaient la fraude, les restaurateurs qui nourrissent le commerce illicite des espèces animales et, surtout, certaines hautes personnalités qui, tapis dans l’ombre, sont les vrais commanditaires du braconnage dont ils vivent des retombées. A titre d’illustration, un éléphant abattu illégalement peut rapporter jusqu’à 2.000.000 Fcfa à son trafiquant. Mais il aura fallu, pour venir à bout d’un éléphant, posséder des armes appropriées… Ces armes, on sait qui les détient et qui en sont les fournisseurs. C’est peut-être là un indicateur pertinent de là où il faudrait aller chercher les vrais braconniers.

Par Roger A. Taakam

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Peinture : La réalité en images de Joseph Danjié à la Bibliothèque nationale

Le caméraman de la Crtv expose des tableaux suggérant la dimension culturelle du développement durable.

Ghislaine Ndjoungou

 

Les termes sont évocateurs : AfricAura, AmericAura. La problématique aussi : quelle dimension culturelle pour un développement durable ?C’est ainsi que Joseph Danjié interroge la collection de 102 toiles qu’il présente au public, à la Bibliothèque nationale, depuis samedi dernier, date du vernissage d’une exposition qui se tiendra jusqu’au 28 septembre prochain.
Deux collections, et la même préoccupation. Ainsi, des Amériques à l’Afrique, 60 pinceaux, cinquante du Fine Arts Center de l’université de Massachusetts, et dix du Cameroun, se sont penchés sur la question de la pauvreté des peuples. Cette dimension interpellatrice n’a cependant pas occulté l’aspect artistique de cette exposition qui se déroule sur fond de musique patriotique américaine et de sonorités africaines « made by » Adala Gildo et qui se décline en un cocktail de courbes, dessins, collages, photographies et images de synthèse… Au fur et à mesure des titres, la diversité et le ton des artistes et des cultures se dévoilent à travers un tableau : « Chaque tableau est une image de la réalité », lance d’ailleurs Joseph Danjié, pensif, devant « Saeri Kiritani », une peinture qui lève un pan de voile sur la culture japonaise construite autour du riz, et qui recouvre ici le visage de l’élément principal d’une photographie. Mais il y a mieux, et il y a « Cicatrices des temps », ou l’inventaire par l’Afrique des plaies laissées par des siècles d’esclavage et de colonialisme. « Joy Buell », l’illustration des 840 000 personnes qui, aux Etats-Unis, ont faim ; « Générations de gagneurs » ou le tableau de l’Afrique des catastrophes qui ne baisse pas les bras ou encore « Stanford Carpenter », le spectre du racisme… Un style incisif et engagé qui se fond dans un décor de faible lumière, de reflets et de couleurs, orchestré par une main exercée.
L’organisateur de l’exposition, Joseph Danjié, caméraman de formation, en service à la Cameroon Radio and Television depuis 1986, ne boude pas son plaisir : « C’est la première fois qu’un projet mobilise autant d’artistes et qu’une exposition de cette envergure a lieu en Afrique », indique-t-il, le sourire en coin.
Le projet AfricAura a déjà été exposé en 2005 et l’originalité, cette fois, est que les tableaux vont faire l’objet d’une série télévisée panafricaine dans l’optique de la réduction de la pauvreté par l’exploration de la culture africaine. Cette série télévisée va ensuite être intégrée aux programmes de l’Union des télévisions nationales d’Afrique (Urtna) pour des milliers de téléspectateurs.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.