Douala : L’auteur de « L’Antécode Biya » traduit en justice
L’auteur de l’ouvrage intitulé « L’Antécode Biya », Bertrand Teyou, a comparu pour la seconde fois au tribunal de première instance de Douala Bonanjo vendredi dernier. Toutefois, les débats n’ont pas eu lieu, malgré la présence de toutes les parties au procès. Le conseil du prévenu, Me Irène Ntetmen, a demandé à la collégialité de renvoyer la cause pour lui permettre d’étudier le dossier de son client. L’avocate était pourtant présente à la première audience, qui s’était tenue le 19 mars 2010. Le procès a été renvoyé au 17 septembre 2010.
Bertrand Teyou est accusé de « conspiration, incitation à la révolte, tentative de trouble à l’ordre public, activité dangereuse ». Le 04 mars 2010, au cours de la cérémonie de dédicace de son livre, il avait déclaré qu’il userait de tous les moyens en sa possession pour « barrer la route à Biya en 2011 », au cas où le chef de l’Etat camerounais refuserait de composer avec tous ses concitoyens. Quatre jours plus tard, Bertrand Teyou avait été interpellé par des gendarmes à Douala Bercy, une salle de spectacle située au quartier Akwa. Il avait été entendu à la compagnie de gendarmerie de Douala I à Bonanjo, puis libéré le 16 mars.
Dans son ouvrage intitulé L’Antécode Biya paru en 2009, Bertrand Teyou critique avec des mots violents les 27 années du président Paul Biya au pouvoir. L’auteur relève les maux qui continuent de gangrener son pays sous le Renouveau. Il cite notamment la pauvreté indécente des Camerounais, la misère des journalistes, les accidents de la circulation qui endeuillent au quotidien les familles, « sans que le chef de l’Etat ne leur adresse ses condoléances », ou encore l’insécurité grandissante dans les villes et villages. L’attaque d’un poste de commandement à Bakassi le 12 novembre 2007 est présenté comme un exemple patent de ce décor « catastrophique » que l’auteur s’attelle à décrire.
LEJOUR


Barak Obama sera-t-il le premier Noir président des Etats-Unis au petit matin de ce mercredi 5 novembre 2008? C’est exactement la même question que l’on s’est posée jusqu’à dimanche soir, jusqu’à la ligne d’arrivée du circuit d’Interlagos au Brésil, en ce qui concerne Lewis Hamilton : sera-t-il le premier Noir champion du monde de Formule1 ? Le jeune pilote de l’écurie McLaren-Mercedes, sujet de la Reine d’Angleterre, a été consacré dimanche soir champion du monde 2008 de sport mécanique, in extremis. Son poursuivant au classement général, le Brésilien Felipe Massa, qui avait la faveur des pronostics, puisqu’évoluant sur ses propres terres, a remporté la course. Il était donc nécessaire pour Lewis Hamilton d’être, au pire des cas, 5è à l’arrivée.