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Fête du mouton : timides préparatifs

La Tabaski est prévue pour jeudi prochain, mais ce n’est pas encore la grande effervescence dans les familles musulmanes.

Pour la fête du Sacrifice, Maïmouna n’a pas prévu grand’chose. Elle ne pense pas à acheter un pagne et des vêtements neufs pour les enfants. « Je vais me contenter de reconduire les vêtements de la fête du ramadan », affirme cette ménagère. Pour le repas de ce jour spécial, elle a une petite idée de ce qu’elle va faire. « Je prévois de préparer le mouton en rôti qui est bien sûr à l’honneur et l’accompagner de frites de pommes de terre et de plantains », ajoute-t-elle. Malgré cette ambiance apparemment morose, les couturiers reçoivent beaucoup de commandes. « Ce n’est pas lié spécialement à la fête du Sacrifice mais plutôt à celles de fin d’année. Les gens préfèrent acheter le mouton et porter les habits de la fête de Ramadan », déclare Ousmanou, un couturier.

Cependant, pour cette circonstance l’essentiel n’est pas de manger et boire à volonté. « Pendant la fête du Sacrifice, on doit se rappeler le geste de soumission que Ibrahim (Abraham) a voulu faire en obéissant à Allah qui lui a demandé de sacrifier son unique enfant », explique Moussa Yaya, un fidèle musulman. Il ajoute : « C’est un abus de parler de la fête de mouton, ce n’est pas une fête où on célèbre l’animal. On célèbre la soumission que l’on doit à Allah et à cette occasion, on ne doit pas penser à offrir à manger en abondance et donner des boissons alcoolisées comme on le voit. On doit surtout partager avec les pauvres ». Si certains ont les moyens de s’acheter un, deux, voire trois animaux, d’autres par contre, devront se contenter de faire avec les moyens de bord. « Je ne pense pas avoir de l’argent pour m’acheter un bélier mais je vais me contenter d’un poulet. L’essentiel pour moi est de faire le même geste que le prophète Ibrahim », confie Ahmadou.

L’animal du sacrifice n’est pas encore évoqué dans les ménages, même si la fête c’est jeudi prochain. « Je préfère attendre la veille pour en acheter car le garder à la maison est un gros risque. Une fois j’en ai acheté deux jours avant et on me l’a volé », confie avec un certain amusement, Moussa Yaya. Des bergers sillonnent déjà la ville de Yaoundé en compagnie de leurs bêtes en attendant la veille de la fête, moment où elles seront achetées pour le Sacrifice.

DIDDI Aïssatou

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Fête du mouton : timides préparatifs

La Tabaski est prévue pour jeudi prochain, mais ce n’est pas encore la grande effervescence dans les familles musulmanes.

Pour la fête du Sacrifice, Maïmouna n’a pas prévu grand’chose. Elle ne pense pas à acheter un pagne et des vêtements neufs pour les enfants. « Je vais me contenter de reconduire les vêtements de la fête du ramadan », affirme cette ménagère. Pour le repas de ce jour spécial, elle a une petite idée de ce qu’elle va faire. « Je prévois de préparer le mouton en rôti qui est bien sûr à l’honneur et l’accompagner de frites de pommes de terre et de plantains », ajoute-t-elle. Malgré cette ambiance apparemment morose, les couturiers reçoivent beaucoup de commandes. « Ce n’est pas lié spécialement à la fête du Sacrifice mais plutôt à celles de fin d’année. Les gens préfèrent acheter le mouton et porter les habits de la fête de Ramadan », déclare Ousmanou, un couturier.

Cependant, pour cette circonstance l’essentiel n’est pas de manger et boire à volonté. « Pendant la fête du Sacrifice, on doit se rappeler le geste de soumission que Ibrahim (Abraham) a voulu faire en obéissant à Allah qui lui a demandé de sacrifier son unique enfant », explique Moussa Yaya, un fidèle musulman. Il ajoute : « C’est un abus de parler de la fête de mouton, ce n’est pas une fête où on célèbre l’animal. On célèbre la soumission que l’on doit à Allah et à cette occasion, on ne doit pas penser à offrir à manger en abondance et donner des boissons alcoolisées comme on le voit. On doit surtout partager avec les pauvres ». Si certains ont les moyens de s’acheter un, deux, voire trois animaux, d’autres par contre, devront se contenter de faire avec les moyens de bord. « Je ne pense pas avoir de l’argent pour m’acheter un bélier mais je vais me contenter d’un poulet. L’essentiel pour moi est de faire le même geste que le prophète Ibrahim », confie Ahmadou.

L’animal du sacrifice n’est pas encore évoqué dans les ménages, même si la fête c’est jeudi prochain. « Je préfère attendre la veille pour en acheter car le garder à la maison est un gros risque. Une fois j’en ai acheté deux jours avant et on me l’a volé », confie avec un certain amusement, Moussa Yaya. Des bergers sillonnent déjà la ville de Yaoundé en compagnie de leurs bêtes en attendant la veille de la fête, moment où elles seront achetées pour le Sacrifice.

DIDDI Aïssatou

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Fête du mouton : timides préparatifs

La Tabaski est prévue pour jeudi prochain, mais ce n’est pas encore la grande effervescence dans les familles musulmanes.

Pour la fête du Sacrifice, Maïmouna n’a pas prévu grand’chose. Elle ne pense pas à acheter un pagne et des vêtements neufs pour les enfants. « Je vais me contenter de reconduire les vêtements de la fête du ramadan », affirme cette ménagère. Pour le repas de ce jour spécial, elle a une petite idée de ce qu’elle va faire. « Je prévois de préparer le mouton en rôti qui est bien sûr à l’honneur et l’accompagner de frites de pommes de terre et de plantains », ajoute-t-elle. Malgré cette ambiance apparemment morose, les couturiers reçoivent beaucoup de commandes. « Ce n’est pas lié spécialement à la fête du Sacrifice mais plutôt à celles de fin d’année. Les gens préfèrent acheter le mouton et porter les habits de la fête de Ramadan », déclare Ousmanou, un couturier.

Cependant, pour cette circonstance l’essentiel n’est pas de manger et boire à volonté. « Pendant la fête du Sacrifice, on doit se rappeler le geste de soumission que Ibrahim (Abraham) a voulu faire en obéissant à Allah qui lui a demandé de sacrifier son unique enfant », explique Moussa Yaya, un fidèle musulman. Il ajoute : « C’est un abus de parler de la fête de mouton, ce n’est pas une fête où on célèbre l’animal. On célèbre la soumission que l’on doit à Allah et à cette occasion, on ne doit pas penser à offrir à manger en abondance et donner des boissons alcoolisées comme on le voit. On doit surtout partager avec les pauvres ». Si certains ont les moyens de s’acheter un, deux, voire trois animaux, d’autres par contre, devront se contenter de faire avec les moyens de bord. « Je ne pense pas avoir de l’argent pour m’acheter un bélier mais je vais me contenter d’un poulet. L’essentiel pour moi est de faire le même geste que le prophète Ibrahim », confie Ahmadou.

L’animal du sacrifice n’est pas encore évoqué dans les ménages, même si la fête c’est jeudi prochain. « Je préfère attendre la veille pour en acheter car le garder à la maison est un gros risque. Une fois j’en ai acheté deux jours avant et on me l’a volé », confie avec un certain amusement, Moussa Yaya. Des bergers sillonnent déjà la ville de Yaoundé en compagnie de leurs bêtes en attendant la veille de la fête, moment où elles seront achetées pour le Sacrifice.

DIDDI Aïssatou

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Ahmadou Kourouma

Ecrivain ivoirien
Né à Togobala ou Boundiali le 24 novembre 1927
Décédé à Lyon le 11 décembre 2003
Biographie d’Ahmadou Kourouma

Ahmadou Kourouma est né en Côté d’Ivoire en 1927. Il est issu de l’ethnie Malinké. Il fut tirailleur en Indochine de 1950 à 1954. Il connut divers exils : en Algérie de 1964 à 1969, au Cameroun de 1974 à 1984, et au Togo de 1984 à 1994. Après des études de mathématiques à Paris et à Lyon, il écrit son premier roman, ‘Soleil des indépendances’, une véritable satire politique qui est publiée en 1976 en France. Dès lors, il est reconnu comme l’un des écrivains les plus importants du continent africain. Suivent ‘Monnè, Outrages et défis’ en 1990, puis ‘En attendant le vote des bêtes sauvages’ en 1998 et prix du Livre Inter en 1999, épopée d’un chasseur de la tribu des hommes nus qui devient dictateur à l’africaine. Toujours dans la continuité d’un certain style qui oscille élégamment entre l’humour et la lucidité. Son dernier livre publié de son vivant, ‘Allah n’est pas obligé’, qui retrace l’épopée tragicomique d’un enfant soldat, lui vaut le prix Renaudot en 2000. Alors que la crise éclate en Côte d’Ivoire en 2002, il condamne l’absurdité de la guerre, mais se retrouve bientôt dans le collimateur des partisans de Laurent Gbagbo. Ahmadou Kourouma s’éteint en 2003 alors qu’il travaille à la suite de son ‘Allah n’est pas obligé’, intitulée ‘Quand on refuse de dire non’, qui sortira en librairie après sa mort.

» Tout Ahmadou Kourouma sur Boutique «

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