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Grève annoncée dans les universités

Les émissaires du ministre de l’Enseignement supérieur n’ont pas fait fléchir les enseignants. Le Syndicat confirme son mot d’ordre de grève.

“ Il est important de préciser que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous lançons cette grève ”. Propos du secrétaire général du Syndicat national des enseignants du supérieur. Innocent Futcha confirmait ainsi le mouvement de grève des enseignants des universités d’Etat dont le début est annoncé pour le 10 novembre prochain, “ si à cette date les exigences salariales de notre syndicat conformément au programme triennal 2001-2004 arrêté d’accord parties avec le gouvernement ne sont pas satisfaites ”. L’annonce a été faite hier, lundi 3 novembre, au cours d’un point de presse à Yaoundé. “ Ça fait un an que j’alerte le gouvernement sur la pression que je subis des collègues […] Il n’y a pas de réponse parce que le concerné n’a pas d’arguments pour s’y opposer ”, précise le Sg qui a tenu à présenter d’autres revendications (cf. Le Messager du lundi 3 novembre 2008).
Selon le Synes, le gouvernement peut satisfaire cette exigence et empêcher ainsi la grève. Une perche saisie par Jean Paul Mbia, responsable de la Communication au ministère de l’Enseignement supérieur. Tout en précisant qu’il n’a pas été mandaté par son supérieur hiérarchique, le chef de la cellule de communication du ministère souhaite un assouplissement du ton qu’il trouve péremptoire, présente les acquis notamment le paiement de la dette académique et sollicite le recul de l’échéance au terme duquel les enseignants pourront relancer leur mort d’ordre de grève à mars 2009, “ lorsque le budget entre en fonctionnement ”. Ceci afin de “ laisser une marge de temps au Minesup pour relancer ce dossier ”, justifie-t-il. Arguments balayés d’un revers de la main par les futurs grévistes.

Des soutiens tout azimut
Parlant cette fois au nom du Minesup, le Pr. Rodolphine Sylvie Wamba, intérimaire à la Division de la promotion du dialogue et de la solidarité universitaire rassure : “ Si jusqu’à présent vous n’avez pas de réponse, ce n’est pas que le traitement de ce dossier n’est pas en cours ”. Elle laisse entendre dans son propos que ledit dossier a été “ exhumé ” dès réception du préavis de grève. Soulevant de ce fait, un tollé général. Sa mise au point n’arrange rien. Les enseignants retiennent que leurs revendications contenues dans un dossier de 8 tomes ont été enterrées. Ce qui les conforte dans leur position. “ Si nous ne faisons rien, si nous ne nous rappelons pas au bon souvenir de ces messieurs, rien ne sera fait ”, martèle Innocent Futcha en guise de réponse.
Dans ce mouvement, le Synes est soutenu par la Fédération des Syndicats de l’enseignement et de la recherche (Feser) et l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec). “ Nous suivons de près leur mot d’ordre de grève ”, affirme André Benang, vice président de l’Addec. Car, “lorsque le temple du savoir va mal, c’est la société en général qui va mal ”, justifie Mouaffo Djontu, consultant et ancien président de l’Addec. 

Par Nadège Christelle BOWA

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Les émissaires du ministre de l’Enseignement supérieur n’ont pas fait fléchir les enseignants. Le Syndicat confirme son mot d’ordre de grève.

“ Il est important de préciser que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous lançons cette grève ”. Propos du secrétaire général du Syndicat national des enseignants du supérieur. Innocent Futcha confirmait ainsi le mouvement de grève des enseignants des universités d’Etat dont le début est annoncé pour le 10 novembre prochain, “ si à cette date les exigences salariales de notre syndicat conformément au programme triennal 2001-2004 arrêté d’accord parties avec le gouvernement ne sont pas satisfaites ”. L’annonce a été faite hier, lundi 3 novembre, au cours d’un point de presse à Yaoundé. “ Ça fait un an que j’alerte le gouvernement sur la pression que je subis des collègues […] Il n’y a pas de réponse parce que le concerné n’a pas d’arguments pour s’y opposer ”, précise le Sg qui a tenu à présenter d’autres revendications (cf. Le Messager du lundi 3 novembre 2008).
Selon le Synes, le gouvernement peut satisfaire cette exigence et empêcher ainsi la grève. Une perche saisie par Jean Paul Mbia, responsable de la Communication au ministère de l’Enseignement supérieur. Tout en précisant qu’il n’a pas été mandaté par son supérieur hiérarchique, le chef de la cellule de communication du ministère souhaite un assouplissement du ton qu’il trouve péremptoire, présente les acquis notamment le paiement de la dette académique et sollicite le recul de l’échéance au terme duquel les enseignants pourront relancer leur mort d’ordre de grève à mars 2009, “ lorsque le budget entre en fonctionnement ”. Ceci afin de “ laisser une marge de temps au Minesup pour relancer ce dossier ”, justifie-t-il. Arguments balayés d’un revers de la main par les futurs grévistes.

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Parlant cette fois au nom du Minesup, le Pr. Rodolphine Sylvie Wamba, intérimaire à la Division de la promotion du dialogue et de la solidarité universitaire rassure : “ Si jusqu’à présent vous n’avez pas de réponse, ce n’est pas que le traitement de ce dossier n’est pas en cours ”. Elle laisse entendre dans son propos que ledit dossier a été “ exhumé ” dès réception du préavis de grève. Soulevant de ce fait, un tollé général. Sa mise au point n’arrange rien. Les enseignants retiennent que leurs revendications contenues dans un dossier de 8 tomes ont été enterrées. Ce qui les conforte dans leur position. “ Si nous ne faisons rien, si nous ne nous rappelons pas au bon souvenir de ces messieurs, rien ne sera fait ”, martèle Innocent Futcha en guise de réponse.
Dans ce mouvement, le Synes est soutenu par la Fédération des Syndicats de l’enseignement et de la recherche (Feser) et l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec). “ Nous suivons de près leur mot d’ordre de grève ”, affirme André Benang, vice président de l’Addec. Car, “lorsque le temple du savoir va mal, c’est la société en général qui va mal ”, justifie Mouaffo Djontu, consultant et ancien président de l’Addec. 

Par Nadège Christelle BOWA

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Les émissaires du ministre de l’Enseignement supérieur n’ont pas fait fléchir les enseignants. Le Syndicat confirme son mot d’ordre de grève.

“ Il est important de préciser que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous lançons cette grève ”. Propos du secrétaire général du Syndicat national des enseignants du supérieur. Innocent Futcha confirmait ainsi le mouvement de grève des enseignants des universités d’Etat dont le début est annoncé pour le 10 novembre prochain, “ si à cette date les exigences salariales de notre syndicat conformément au programme triennal 2001-2004 arrêté d’accord parties avec le gouvernement ne sont pas satisfaites ”. L’annonce a été faite hier, lundi 3 novembre, au cours d’un point de presse à Yaoundé. “ Ça fait un an que j’alerte le gouvernement sur la pression que je subis des collègues […] Il n’y a pas de réponse parce que le concerné n’a pas d’arguments pour s’y opposer ”, précise le Sg qui a tenu à présenter d’autres revendications (cf. Le Messager du lundi 3 novembre 2008).
Selon le Synes, le gouvernement peut satisfaire cette exigence et empêcher ainsi la grève. Une perche saisie par Jean Paul Mbia, responsable de la Communication au ministère de l’Enseignement supérieur. Tout en précisant qu’il n’a pas été mandaté par son supérieur hiérarchique, le chef de la cellule de communication du ministère souhaite un assouplissement du ton qu’il trouve péremptoire, présente les acquis notamment le paiement de la dette académique et sollicite le recul de l’échéance au terme duquel les enseignants pourront relancer leur mort d’ordre de grève à mars 2009, “ lorsque le budget entre en fonctionnement ”. Ceci afin de “ laisser une marge de temps au Minesup pour relancer ce dossier ”, justifie-t-il. Arguments balayés d’un revers de la main par les futurs grévistes.

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Parlant cette fois au nom du Minesup, le Pr. Rodolphine Sylvie Wamba, intérimaire à la Division de la promotion du dialogue et de la solidarité universitaire rassure : “ Si jusqu’à présent vous n’avez pas de réponse, ce n’est pas que le traitement de ce dossier n’est pas en cours ”. Elle laisse entendre dans son propos que ledit dossier a été “ exhumé ” dès réception du préavis de grève. Soulevant de ce fait, un tollé général. Sa mise au point n’arrange rien. Les enseignants retiennent que leurs revendications contenues dans un dossier de 8 tomes ont été enterrées. Ce qui les conforte dans leur position. “ Si nous ne faisons rien, si nous ne nous rappelons pas au bon souvenir de ces messieurs, rien ne sera fait ”, martèle Innocent Futcha en guise de réponse.
Dans ce mouvement, le Synes est soutenu par la Fédération des Syndicats de l’enseignement et de la recherche (Feser) et l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec). “ Nous suivons de près leur mot d’ordre de grève ”, affirme André Benang, vice président de l’Addec. Car, “lorsque le temple du savoir va mal, c’est la société en général qui va mal ”, justifie Mouaffo Djontu, consultant et ancien président de l’Addec. 

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Musique : Su la take, Chef d’œuvre acte 2

Le second album d’Etienne Mbappé parle à l’âme en habillant de vérité la technique du bassiste.
Marion Obam –




Douala accueille ce jour à partir de 20h 30mn au cinéma le Wouri Etienne Mbappé en concert. Le célère bassiste aux doigts gantés et à la voix suave présente officiellement aux camerounais son deuxième album solo " Su la take " qui veut dire en français " la fin de la souffrance ". Mais ceux qui ont assisté aux derniers spectacles de Etienne Mbappé au Cameroun ne seront qu’à moitié surpris en écoutant cet album. Car plusieurs fois au cours de ces prestations scéniques, il a joué des titres qui figurent aujourd’hui dans son deuxième album comme San san Boy, magnifique duo avec une française qui chante le Duala sans accent. Mais aussi Misodi, Sibise et Na yo nde. Cependant l’album comporte 14 titres, qui sont pour certains des chansons et des musiques, qui donnent l’impression de les avoir rencontrées avant de les écouter, comme si elles venaient par les mots, les voix ou la mélodie rencontrer quelque chose en vous et raconter quelque chose de vous.

Dans son premier album, Misiya, comme souvent dans les premières œuvres les chansons sont au plus près de l’être, parlant de sa terre natale, de son fils, de sa mère, du rapport à l’autre etc. Le deuxième album " Su la take " universalise le " je " et le fond dans un "nous " qui vient à la rencontre de ceux qui écoutent. La place du partage et de la reconnaissance pour les aînés donnent à l’album une dimension éternelle et permet de croire que les chansons ne se rident pas. Avec notamment un double hommage appuyé à Eboa Lotin. D’abord Elimb’a dikalo. Magnifique reprise qui commence juste par le meilleur instrument de l’homme, la voix, puis peu à peu cède la place aux vents, à la basse. Ici, une fois de plus, Manu Dibango avec lequel Etienne est en featuring, est magistral au saxophone. Dans l’autre morceau dédié à Emmanuel Eboa Lotin, Sibise, les sonorités renvoient à un reggae très jazzy. La voix devient lumineuse, enchantée, sans perdre ce brin de mélancolie. Tranche inédite.

Le natif de Bonendalé n’a pas oublié ses racines. Dans un éssèwé empreint de notes denses de jazz, Etienne Mbappé parle de son village, mais raconte aussi à travers ce rythme la fin de la souffrance dans " Su la take". " Su la take " est un pèlerinage au sein du groove. Un album où Duala et anglais se mêlent dans une succession de tableaux sans fausse note, tous œuvre d’art d’amour et de poésie. Etienne Mbappé a fait d’énorme progrès pour ne pas laisser sa basse vampiriser cet album qui est un chef d’œuvre et qui en plus de Manu Dibango a vu la participation de Bobby Nguimé. Ses lignes de basse ont appris à respecter sa voix. Alors sa technique vocale a explosé.

C’est une sensation tout simplement inimaginable. Oui, il est des artistes qui prouvent que l’âme et la voix ont des canaux de passage communs, Etienne Mbappé et de ceux là, de ceux qui ne laissent pas le désir d’épater primer sur le sens, la sensibilité, la finesse et la nuance. Avec Alane, il murmure, susurre, pour un mélange de groove, guitares hispaniques et basse. Le violon ouvre le voyage très intense et sensuel de " Musango ". Le pas du musicien de l’arrière scène pour les premières loges sous les feux des projecteurs est fait. L’universalité de la musique est dans " Su la take ". Nul n’est besoin de comprendre le Duala, puisque Etienne Mbappé parle à l’âme qui vit en chacun de nous et qui est l’élément spirituel qui nous unit. Prenez Su la take de ce côté et vous retrouverez avec plaisir, après chaque note, l’autre vous.

Album : Su la take
Sortie : Avril 2008
Auteur-compositeur, interprète : Etienne Mbappé
Nombres de titres : 14 chansons
A écouter: Elim’a dikalo, Sibise, San san boy, Bonendalé, Alane, Mussango, Your house.

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