Les vendeurs de » Dubaï » se révoltent
Douala :
Ils se sont violemment opposés hier, mercredi, à l’interpellation de l’un des leurs par les éléments de la police.
Hugo Tatchuam (Stagiaire)
Le point de vente de téléphones portables situé au quartier Akwa communément appelé "Dubaï " a été très agité hier, mercredi 09 avril 2008. Une centaine de vendeurs de téléphones portables ont abandonné leurs étals et leurs magasins pour voler au secours de l’un des leurs qui avait des démêlés avec des policiers qui se trouvaient là. Dans leur élan, ils ont bloqué la circulation pendant plusieurs heures, et cassé quelques commerces.
Les vigiles de la société de gardiennage "Dak Security ", postés à l’entrée de l’agence commerciale Mtn ont lâché les chiens qui ont mordu et blessé quelques manifestants. Les quatre éléments de la police descendus sur les lieux ont été plus d’une fois agressés au point de déchirer les vêtements de l’un des gendarmes qui ont voulu mettre fin à la rixe.
Face à la pression des vendeurs, l’un des gendarmes a brandi son pistolet, ce qui a ravivé la tension des manifestants au lieu de les calmer. Selon l’un des policiers, ses collègues et lui sont descendus sur les lieux pour procéder à l’interpellation du nommé Mbonjo un vendeur de téléphone portable âgé d’une vingtaine d’années. " Nous avons été saisis hier par une jeune dame qui affirmait avoir été victime d’une agression devant le cinéma le Wouri il y a quelques jours. Un enfant de la rue aurait arraché son sac à main qui contenait son téléphone portable de marque LG. Après investigation hier, nous avons reconnu ce téléphone entre les mains d’un vendeur au marché " Dubaï ". Nous sommes venus l’interpeller", indique le policier. La même source indique que ce téléphone a été vendu à la somme de 5.000 francs Cfa.
Entre 10h et 14h, les vendeurs solidaires de leur camarade n’ont pas voulu laisser les forces de l’ordre l’embarquer. Le suspect a été gardé derrière les grilles de l’agence Mtn d’Akwa jusqu’à l’arrivée d’un véhicule. Plus tard, il sera conduit à la division provinciale de la police judiciaire à Bonanjo. Selon quelques éléments de la brigade des antigangs restés sur les lieux, Mbonjo sera poursuivi comme un receleur. Ce n’est pas la première fois qu’un vendeur est interpellé pour les mêmes motifs à cet endroit.

