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Coton : péril sur la production camerounaise

Coton graines : L’effondrement de la production camerounaise

Les petits producteurs trouvent l’activité peu rentable désormais.

En 2003 à Cancun, le sommet de l’Organisation mondiale du commerce condamnait les aides aux producteurs américains de coton, comme contraires aux règles édictées. Malgré l’onde de choc créée par cette dénonciation du Brésil que la plupart des pays africains producteurs de coton ont soutenue, les Américains ont continué de subventionner leur agriculture. Cette situation embarrasse les producteurs africains de coton, dont la filière toute entière est menacée d’effondrement.
Le jeudi 28 août 2008, lors d’une conférence de presse au Yaoundé Hilton hôtel, Iya Mohamed, le directeur général de la Sodecoton annonçait à la presse nationale les graves menaces qui pèsent sur son entreprise. La première concerne la chute drastique de la production du coton, qui est passée de 300 000 tonnes à 114 000 tonnes entre les campagnes de 2003 et  de 2007, soit 62% chute. De même, les réserves que l’entreprise a pu constituer dans les années fastes, et qui ont culminé à une certaine époque prospère à 20 milliards de francs Cfa, se sont progressivement épuisées. Les recettes de commercialisation de la fibre du coton sur le marché mondial se sont raréfiées, à cause de la pression que les producteurs américains et grecs font sur le marché mondial du coton, selon les explications du Dg de la Sodecoton.
Pendant la même période, les charges d’exploitation et de fonctionnement sont allées croissantes. Les engrais et toutes les autres matières premières consommées ont connu un renchérissement sur le marché, suite à une inflation galopante. Le système de péréquation que la Sodecoton avait mis en place ne fonctionne plus. Les aides jadis accordées aux producteurs ont tari. Si rien n’est fait, l’une des principales recettes d’exportation du Cameroun va disparaître, et déstructurer toute l’économie du grand nord, en référence aux trois provinces septentrionales du Cameroun.

Jacques Bessala Manga

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Coton graines : L’effondrement de la production camerounaise

Les petits producteurs trouvent l’activité peu rentable désormais.

En 2003 à Cancun, le sommet de l’Organisation mondiale du commerce condamnait les aides aux producteurs américains de coton, comme contraires aux règles édictées. Malgré l’onde de choc créée par cette dénonciation du Brésil que la plupart des pays africains producteurs de coton ont soutenue, les Américains ont continué de subventionner leur agriculture. Cette situation embarrasse les producteurs africains de coton, dont la filière toute entière est menacée d’effondrement.
Le jeudi 28 août 2008, lors d’une conférence de presse au Yaoundé Hilton hôtel, Iya Mohamed, le directeur général de la Sodecoton annonçait à la presse nationale les graves menaces qui pèsent sur son entreprise. La première concerne la chute drastique de la production du coton, qui est passée de 300 000 tonnes à 114 000 tonnes entre les campagnes de 2003 et  de 2007, soit 62% chute. De même, les réserves que l’entreprise a pu constituer dans les années fastes, et qui ont culminé à une certaine époque prospère à 20 milliards de francs Cfa, se sont progressivement épuisées. Les recettes de commercialisation de la fibre du coton sur le marché mondial se sont raréfiées, à cause de la pression que les producteurs américains et grecs font sur le marché mondial du coton, selon les explications du Dg de la Sodecoton.
Pendant la même période, les charges d’exploitation et de fonctionnement sont allées croissantes. Les engrais et toutes les autres matières premières consommées ont connu un renchérissement sur le marché, suite à une inflation galopante. Le système de péréquation que la Sodecoton avait mis en place ne fonctionne plus. Les aides jadis accordées aux producteurs ont tari. Si rien n’est fait, l’une des principales recettes d’exportation du Cameroun va disparaître, et déstructurer toute l’économie du grand nord, en référence aux trois provinces septentrionales du Cameroun.

Jacques Bessala Manga

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Coton graines : L’effondrement de la production camerounaise

Les petits producteurs trouvent l’activité peu rentable désormais.

En 2003 à Cancun, le sommet de l’Organisation mondiale du commerce condamnait les aides aux producteurs américains de coton, comme contraires aux règles édictées. Malgré l’onde de choc créée par cette dénonciation du Brésil que la plupart des pays africains producteurs de coton ont soutenue, les Américains ont continué de subventionner leur agriculture. Cette situation embarrasse les producteurs africains de coton, dont la filière toute entière est menacée d’effondrement.
Le jeudi 28 août 2008, lors d’une conférence de presse au Yaoundé Hilton hôtel, Iya Mohamed, le directeur général de la Sodecoton annonçait à la presse nationale les graves menaces qui pèsent sur son entreprise. La première concerne la chute drastique de la production du coton, qui est passée de 300 000 tonnes à 114 000 tonnes entre les campagnes de 2003 et  de 2007, soit 62% chute. De même, les réserves que l’entreprise a pu constituer dans les années fastes, et qui ont culminé à une certaine époque prospère à 20 milliards de francs Cfa, se sont progressivement épuisées. Les recettes de commercialisation de la fibre du coton sur le marché mondial se sont raréfiées, à cause de la pression que les producteurs américains et grecs font sur le marché mondial du coton, selon les explications du Dg de la Sodecoton.
Pendant la même période, les charges d’exploitation et de fonctionnement sont allées croissantes. Les engrais et toutes les autres matières premières consommées ont connu un renchérissement sur le marché, suite à une inflation galopante. Le système de péréquation que la Sodecoton avait mis en place ne fonctionne plus. Les aides jadis accordées aux producteurs ont tari. Si rien n’est fait, l’une des principales recettes d’exportation du Cameroun va disparaître, et déstructurer toute l’économie du grand nord, en référence aux trois provinces septentrionales du Cameroun.

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Le jeudi 28 août 2008, lors d’une conférence de presse au Yaoundé Hilton hôtel, Iya Mohamed, le directeur général de la Sodecoton annonçait à la presse nationale les graves menaces qui pèsent sur son entreprise. La première concerne la chute drastique de la production du coton, qui est passée de 300 000 tonnes à 114 000 tonnes entre les campagnes de 2003 et  de 2007, soit 62% chute. De même, les réserves que l’entreprise a pu constituer dans les années fastes, et qui ont culminé à une certaine époque prospère à 20 milliards de francs Cfa, se sont progressivement épuisées. Les recettes de commercialisation de la fibre du coton sur le marché mondial se sont raréfiées, à cause de la pression que les producteurs américains et grecs font sur le marché mondial du coton, selon les explications du Dg de la Sodecoton.
Pendant la même période, les charges d’exploitation et de fonctionnement sont allées croissantes. Les engrais et toutes les autres matières premières consommées ont connu un renchérissement sur le marché, suite à une inflation galopante. Le système de péréquation que la Sodecoton avait mis en place ne fonctionne plus. Les aides jadis accordées aux producteurs ont tari. Si rien n’est fait, l’une des principales recettes d’exportation du Cameroun va disparaître, et déstructurer toute l’économie du grand nord, en référence aux trois provinces septentrionales du Cameroun.

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Jacques Bonjawo : Je veux créer des passerelles entre l’Inde et l’Afrique

Auteur de plusieurs ouvrages, il explique le bien fondé du nouveau recueil de livres qu’il vient de superviser.
Propos recueillis par Lazare Kolyang –




Comment s’est opéré le choix des auteurs qui interviennent dans ce recueil de livres : " Intellectuels africains face à la mondialisation " ?
J’ai choisi les intervenants qui en mon sens semblaient être des praticiens, même si c’est vrai que le titre du livre c’est " Intellectuels africains face à la mondialisation ". Je dirai en fait intellectuels entre parenthèses, je voulais surtout parler de ces personnes qui ont cette singularité, non seulement d’avoir fait des études, pour le moins convenables, mais aussi d’avoir créé des choses sur le terrain. Et je voulais que cette expérience puisse être une source d’inspiration pour les jeunes Africains et pour tous les autres Africains en dernière analyse, afin que ceux-ci puissent en être motivés pour faire la même chose, sinon aller plus loin.

Vous parlez, dans votre contribution, d’une transition épidémiologique et d’une transition vers la productivité agricole. Vous n’évoquez pas la question de la gouvernance, qui est un problème sérieux à tous les pays africains. Pourquoi n’avoir pas évoqué cette question, comme un frein pour le développement de l’Afrique?
Je n’ai pas voulu taire la question de gouvernance et vous avez parfaitement raison. C’est une question assez importante. En revanche, il faut le dire, c’est une question qui a été traitée par beaucoup déjà. Partout on voit des ouvrages sur la bonne gouvernance. Et je voudrai ici mettre un accent sur un aspect qu’on néglige très souvent, c’est que je ne pense pas que les politiques puissent tout faire. Je pense qu’il faut que nos compatriotes africains puissent comprendre qu’il va falloir faire des efforts. Des efforts parfois individuels pour pouvoir réussir. Tout ne vient pas nécessairement des efforts d’un gouvernement, même s’il est vrai qu’il doit donner le ton, le signal, afin que le reste puisse suivre et savoir dans quelle direction s’orienter.

Ce n’est pas le premier ouvrage que vous rédigez sur la question du développement de l’Afrique. On est resté jusqu’ici dans les idées. A quand l’étape de la phase concrète de ces idées ?
C’est inexact, en ce qui me concerne de dire qu’on est resté dans les idées. C’est vrai la plupart de livres qui sont écrits par d’autres sont restés à l’étape d’idées. Mais dans mon cas, je me permets de dire, sans aucune présomption, qu’on n’est pas resté dans les idées. La plupart de mes livres relatent mes expériences de terrain. J’ai voyagé beaucoup, surtout en Afrique comme vous savez, et je dirai qu’il y a à peine cinq pays en Afrique que je n’ai pas visités sur les cinquante deux. Chaque fois que j’étais dans un pays, ce n’était pas pour résider dans les hôtels, rester en ville, me contenter de voir ce qui se passe en ville. Mais c’est d’aller dans les coins les plus reculés pour comprendre les besoins des Africains. C’est ainsi que les expériences que je relate sont les expériences de terrain. Mon livre " L’Afrique du 21e siècle ", je l’ai écrit entièrement lorsque je passais mon année de profession à Abidjan. J’ai travaillé pendant un an en Côte d’ivoire, c’était un choix personnel parce que j’ai travaillé en Afrique et qui plus c’était au moment où ce pays connaissait sa crise. J’ai même été évacué un jour à cause de l’intensification de la crise. C’est pour vous dire que j’ai toujours voulu être un homme de terrain, parler de quelque que je pratique en fait.

N’y a-t-il pas, toutefois, un décalage entre vos idées et la matérialisation de celles-ci ? Vous avez reconnu, par exemple, que les dirigeants africains n’ont pas réservé un bon accueil à l’Université virtuelle africaine (Uva)…
C’est vrai les dirigeants africains pour la plupart n’ont pas pris l’université virtuelle africaine au sérieux. Certains estimaient que c’était simplement une vue de l’esprit, mais lorsque le projet s’est concrètement réalisé sur le terrain, nous avons commencé à avoir de plus en plus d’adhésion. Et encore une fois, on parle d’université africaine, c’est un projet qui existe et qui continue de grandir. C’est un projet sur le terrain qui a formé plus de cinquante mille étudiants africains et qui possède plus de 50 centres en Afrique, repartis dans plus de 25 pays africains francophones, anglophones et lusophones. Nous estimons que c’est une réussite assez particulière. C’était là un projet que nous avons transposé du papier sur le terrain. J’estime qu’on peut faire de même dans beaucoup d’autres domaines.

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