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La France visite le Gabon

Gabon: le tandem Guéant-Joyandet travaille à faire oublier la Françafrique

Par Patrick FORT

LIBREVILLE (AFP) – La visite à Libreville du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et du secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet a aplani les différends avec le Gabon mais, malgré les déclarations de rupture, elle démontre que la "Françafrique" a la peau dure.

"Il y a une symbolique forte puisque le représentant du président de la République et le représentant du gouvernement que je suis viennent rendre visite au président Bongo. C’est la première visite officielle du nouveau secrétaire d’Etat", a souligné M. Joyandet.

La "symbolique" est d’autant plus forte que M. Joyandet rend ainsi hommage au président Bongo, une des plus parfaites incarnations de la Françafrique dont son prédécesseur Jean-Marie Bockel voulait signer "l’acte de décès".

Plusieurs sources ont d’ailleurs confié à l’AFP que M. Bongo avait oeuvré pour obtenir l’éviction de M. Bockel, muté le 18 mars aux Anciens combattants.

Et jeudi, Claude Guéant n’a cessé de couvrir d’éloges le "doyen des chefs d’Etats africains reconnu par tous ses pairs", parlant de "ses initiatives qui concourent à la paix et au développement" ou de son "rôle (…) dans la résolution de nombreuses crises".

De là à penser que M. Bongo, qui n’a pas apprécié la diffusion par des médias français de reportages sur son luxueux patrimoine immobilier en France, et dont le pays s’est insurgé contre la reconduite de deux Gabonais aux frontières de l’Hexagone, réclamait quelques gages de bonne volonté de Paris…

"Joyandet va faire des courbettes devant Bongo" qui est responsable du "pillage de son pays", a dénoncé jeudi à Paris un militant de l’association "Cellule Françafrique", lors d’une tout aussi "symbolique" pose de scellés sur un hôtel particulier présenté comme appartenant à la famille du président gabonais.

S’il a gardé le sourire, Alain Joyandet a dû avaler quelques couleuvres: il s’est infligé six heures d’avion pour attendre une bonne heure que Claude Guéant s’entretienne en privé avec M. Bongo, avant d’accéder lui-même à l’audience présidentielle, et ensuite repartir illico, non sans avoir essuyé ironies et questions embarrassantes des journalistes.

Les émissaires français n’étaient pas trop de deux pour tenter d’expliquer, après tout cela, qu’on n’était justement pas revenu à la "Françafrique".

"Nicolas Sarkozy l’a dit à plusieurs reprises (…) Le temps du pré carré français en Afrique (…) et un certain paternalisme qui a succédé à la période coloniale sont derrière nous", a lancé Claude Guéant avant d’ajouter: "La France ne renie rien de ses amitiés. La France souhaite poursuivre une relation privilégiée avec tous les pays d’Afrique avec lesquels elle a des liens anciens. Et singulièrement avec le Gabon."

"L’objectif du président de la République n’est pas de créer des vagues avec qui que ce soit et encore moins avec des pays qui sont foncièrement et anciennement des amis très proches", a expliqué M. Guéant.

M. Joyandet s’est lui tiré par une pirouette d’une question d’un journaliste lui demandant s’il avait "remercié le président Bongo pour sa promotion": "J’ai remercié le président pour son hospitalité et son accueil particulièrement chaleureux."

Les précautions oratoires pour éviter de dédire les uns tout en flattant les autres ont leurs limites. M. Joyandet a ainsi été contraint de se justifier: "Non, il n’y a pas une façon de dire une chose et son contraire."

Le secrétaire général de l’Elysée a fini par trouver une figure de style plutôt réussie: "Si la Françafrique c’est une relation post-coloniale, elle est derrière nous. Si la Françafrique, c’est la recherche par les partenaires d’une amitié, solide, réelle dans le respect des peuples et des souverainetés, oui c’est une Françafrique qui a de l’avenir."

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LIBREVILLE (AFP) – La visite à Libreville du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et du secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet a aplani les différends avec le Gabon mais, malgré les déclarations de rupture, elle démontre que la "Françafrique" a la peau dure.

"Il y a une symbolique forte puisque le représentant du président de la République et le représentant du gouvernement que je suis viennent rendre visite au président Bongo. C’est la première visite officielle du nouveau secrétaire d’Etat", a souligné M. Joyandet.

La "symbolique" est d’autant plus forte que M. Joyandet rend ainsi hommage au président Bongo, une des plus parfaites incarnations de la Françafrique dont son prédécesseur Jean-Marie Bockel voulait signer "l’acte de décès".

Plusieurs sources ont d’ailleurs confié à l’AFP que M. Bongo avait oeuvré pour obtenir l’éviction de M. Bockel, muté le 18 mars aux Anciens combattants.

Et jeudi, Claude Guéant n’a cessé de couvrir d’éloges le "doyen des chefs d’Etats africains reconnu par tous ses pairs", parlant de "ses initiatives qui concourent à la paix et au développement" ou de son "rôle (…) dans la résolution de nombreuses crises".

De là à penser que M. Bongo, qui n’a pas apprécié la diffusion par des médias français de reportages sur son luxueux patrimoine immobilier en France, et dont le pays s’est insurgé contre la reconduite de deux Gabonais aux frontières de l’Hexagone, réclamait quelques gages de bonne volonté de Paris…

"Joyandet va faire des courbettes devant Bongo" qui est responsable du "pillage de son pays", a dénoncé jeudi à Paris un militant de l’association "Cellule Françafrique", lors d’une tout aussi "symbolique" pose de scellés sur un hôtel particulier présenté comme appartenant à la famille du président gabonais.

S’il a gardé le sourire, Alain Joyandet a dû avaler quelques couleuvres: il s’est infligé six heures d’avion pour attendre une bonne heure que Claude Guéant s’entretienne en privé avec M. Bongo, avant d’accéder lui-même à l’audience présidentielle, et ensuite repartir illico, non sans avoir essuyé ironies et questions embarrassantes des journalistes.

Les émissaires français n’étaient pas trop de deux pour tenter d’expliquer, après tout cela, qu’on n’était justement pas revenu à la "Françafrique".

"Nicolas Sarkozy l’a dit à plusieurs reprises (…) Le temps du pré carré français en Afrique (…) et un certain paternalisme qui a succédé à la période coloniale sont derrière nous", a lancé Claude Guéant avant d’ajouter: "La France ne renie rien de ses amitiés. La France souhaite poursuivre une relation privilégiée avec tous les pays d’Afrique avec lesquels elle a des liens anciens. Et singulièrement avec le Gabon."

"L’objectif du président de la République n’est pas de créer des vagues avec qui que ce soit et encore moins avec des pays qui sont foncièrement et anciennement des amis très proches", a expliqué M. Guéant.

M. Joyandet s’est lui tiré par une pirouette d’une question d’un journaliste lui demandant s’il avait "remercié le président Bongo pour sa promotion": "J’ai remercié le président pour son hospitalité et son accueil particulièrement chaleureux."

Les précautions oratoires pour éviter de dédire les uns tout en flattant les autres ont leurs limites. M. Joyandet a ainsi été contraint de se justifier: "Non, il n’y a pas une façon de dire une chose et son contraire."

Le secrétaire général de l’Elysée a fini par trouver une figure de style plutôt réussie: "Si la Françafrique c’est une relation post-coloniale, elle est derrière nous. Si la Françafrique, c’est la recherche par les partenaires d’une amitié, solide, réelle dans le respect des peuples et des souverainetés, oui c’est une Françafrique qui a de l’avenir."

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La "symbolique" est d’autant plus forte que M. Joyandet rend ainsi hommage au président Bongo, une des plus parfaites incarnations de la Françafrique dont son prédécesseur Jean-Marie Bockel voulait signer "l’acte de décès".

Plusieurs sources ont d’ailleurs confié à l’AFP que M. Bongo avait oeuvré pour obtenir l’éviction de M. Bockel, muté le 18 mars aux Anciens combattants.

Et jeudi, Claude Guéant n’a cessé de couvrir d’éloges le "doyen des chefs d’Etats africains reconnu par tous ses pairs", parlant de "ses initiatives qui concourent à la paix et au développement" ou de son "rôle (…) dans la résolution de nombreuses crises".

De là à penser que M. Bongo, qui n’a pas apprécié la diffusion par des médias français de reportages sur son luxueux patrimoine immobilier en France, et dont le pays s’est insurgé contre la reconduite de deux Gabonais aux frontières de l’Hexagone, réclamait quelques gages de bonne volonté de Paris…

"Joyandet va faire des courbettes devant Bongo" qui est responsable du "pillage de son pays", a dénoncé jeudi à Paris un militant de l’association "Cellule Françafrique", lors d’une tout aussi "symbolique" pose de scellés sur un hôtel particulier présenté comme appartenant à la famille du président gabonais.

S’il a gardé le sourire, Alain Joyandet a dû avaler quelques couleuvres: il s’est infligé six heures d’avion pour attendre une bonne heure que Claude Guéant s’entretienne en privé avec M. Bongo, avant d’accéder lui-même à l’audience présidentielle, et ensuite repartir illico, non sans avoir essuyé ironies et questions embarrassantes des journalistes.

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"Nicolas Sarkozy l’a dit à plusieurs reprises (…) Le temps du pré carré français en Afrique (…) et un certain paternalisme qui a succédé à la période coloniale sont derrière nous", a lancé Claude Guéant avant d’ajouter: "La France ne renie rien de ses amitiés. La France souhaite poursuivre une relation privilégiée avec tous les pays d’Afrique avec lesquels elle a des liens anciens. Et singulièrement avec le Gabon."

"L’objectif du président de la République n’est pas de créer des vagues avec qui que ce soit et encore moins avec des pays qui sont foncièrement et anciennement des amis très proches", a expliqué M. Guéant.

M. Joyandet s’est lui tiré par une pirouette d’une question d’un journaliste lui demandant s’il avait "remercié le président Bongo pour sa promotion": "J’ai remercié le président pour son hospitalité et son accueil particulièrement chaleureux."

Les précautions oratoires pour éviter de dédire les uns tout en flattant les autres ont leurs limites. M. Joyandet a ainsi été contraint de se justifier: "Non, il n’y a pas une façon de dire une chose et son contraire."

Le secrétaire général de l’Elysée a fini par trouver une figure de style plutôt réussie: "Si la Françafrique c’est une relation post-coloniale, elle est derrière nous. Si la Françafrique, c’est la recherche par les partenaires d’une amitié, solide, réelle dans le respect des peuples et des souverainetés, oui c’est une Françafrique qui a de l’avenir."

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"Il y a une symbolique forte puisque le représentant du président de la République et le représentant du gouvernement que je suis viennent rendre visite au président Bongo. C’est la première visite officielle du nouveau secrétaire d’Etat", a souligné M. Joyandet.

La "symbolique" est d’autant plus forte que M. Joyandet rend ainsi hommage au président Bongo, une des plus parfaites incarnations de la Françafrique dont son prédécesseur Jean-Marie Bockel voulait signer "l’acte de décès".

Plusieurs sources ont d’ailleurs confié à l’AFP que M. Bongo avait oeuvré pour obtenir l’éviction de M. Bockel, muté le 18 mars aux Anciens combattants.

Et jeudi, Claude Guéant n’a cessé de couvrir d’éloges le "doyen des chefs d’Etats africains reconnu par tous ses pairs", parlant de "ses initiatives qui concourent à la paix et au développement" ou de son "rôle (…) dans la résolution de nombreuses crises".

De là à penser que M. Bongo, qui n’a pas apprécié la diffusion par des médias français de reportages sur son luxueux patrimoine immobilier en France, et dont le pays s’est insurgé contre la reconduite de deux Gabonais aux frontières de l’Hexagone, réclamait quelques gages de bonne volonté de Paris…

"Joyandet va faire des courbettes devant Bongo" qui est responsable du "pillage de son pays", a dénoncé jeudi à Paris un militant de l’association "Cellule Françafrique", lors d’une tout aussi "symbolique" pose de scellés sur un hôtel particulier présenté comme appartenant à la famille du président gabonais.

S’il a gardé le sourire, Alain Joyandet a dû avaler quelques couleuvres: il s’est infligé six heures d’avion pour attendre une bonne heure que Claude Guéant s’entretienne en privé avec M. Bongo, avant d’accéder lui-même à l’audience présidentielle, et ensuite repartir illico, non sans avoir essuyé ironies et questions embarrassantes des journalistes.

Les émissaires français n’étaient pas trop de deux pour tenter d’expliquer, après tout cela, qu’on n’était justement pas revenu à la "Françafrique".

"Nicolas Sarkozy l’a dit à plusieurs reprises (…) Le temps du pré carré français en Afrique (…) et un certain paternalisme qui a succédé à la période coloniale sont derrière nous", a lancé Claude Guéant avant d’ajouter: "La France ne renie rien de ses amitiés. La France souhaite poursuivre une relation privilégiée avec tous les pays d’Afrique avec lesquels elle a des liens anciens. Et singulièrement avec le Gabon."

"L’objectif du président de la République n’est pas de créer des vagues avec qui que ce soit et encore moins avec des pays qui sont foncièrement et anciennement des amis très proches", a expliqué M. Guéant.

M. Joyandet s’est lui tiré par une pirouette d’une question d’un journaliste lui demandant s’il avait "remercié le président Bongo pour sa promotion": "J’ai remercié le président pour son hospitalité et son accueil particulièrement chaleureux."

Les précautions oratoires pour éviter de dédire les uns tout en flattant les autres ont leurs limites. M. Joyandet a ainsi été contraint de se justifier: "Non, il n’y a pas une façon de dire une chose et son contraire."

Le secrétaire général de l’Elysée a fini par trouver une figure de style plutôt réussie: "Si la Françafrique c’est une relation post-coloniale, elle est derrière nous. Si la Françafrique, c’est la recherche par les partenaires d’une amitié, solide, réelle dans le respect des peuples et des souverainetés, oui c’est une Françafrique qui a de l’avenir."

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Sally Nyolo

Sally Nyolo comes from the South of Cameroon. She was born in the Eton Land in the small village of Eyen-Meyong, near the town of Tala in the Lékié region. She left her homeland at the age of 13 to settle in Paris. – Sally Nyolo
(thank you to RFI journalists who wrote part of this biography)
Version en français dans le blog ci-dessus

Sally Nyolo comes from the South of Cameroon. She was born in the Eton Land in the small village of Eyen-Meyong, near the town of Tala in the Lékié region. She left her homeland at the age of 13 to settle in Paris. Sally built up her professional experience from 1982 to 1994, first as a backing-singer working with numerous French and African artists as Jacques Higelin, Sixun, Nicole Croisille, Touré Kunda, and many others…
Sally Nyolo joined the group Zap Mama in 1993 for their world tour and recorded with the group the album "Sabsylma" and two live albums (in Japan and at Montreux). In 1996, Sally Nyolo recorded her first solo album entitled "Tribu" (Tribe), released by the Label Lusafrica. All the tracks – sung in Eton, her native tongue – were written and composed by Sally, except "Tamtam" co-written with Sylvain Marc.
In June 97, Sally Nyolo received the RFI Discovery 97 prize awarded by Radio France Internationale. The jury, presided over by drummer Manu Katché, afforded this recognition to the album "Tribu" for its artistic merits, and to Sally Nyolo as one of the most promising hopes of the new generation of African musicians.

And Sally Nyolo soon went on to prove that she was more than just a promising hope. Spring 98, Sally returned in studio and started working on her second album entitled "Multiculti". Released in May the same year, Sally’s second album doesn’t only confirm the young singer’s vocal talent, but also reveals a deep passion for “métissage” (musical and cultural fusion), reinventing successfully the mix of traditional African rhythms and modern musical heritage from the 90’s. Sally’s hot fusion sound scored a major hit with French audience when the young Cameroonian star kicked off her latest tour on May 28th at the legendary “New Morning” in Paris.
Between August and September 98, Sally Nyolo focused on her international career, playing series of dates across the United States and Canada (where she had already built up a considerable following of fans). When she returned to Europe, Sally embarked upon an extensive tour of Spain and L’Ile de la Réunion, and then performed a further series of concerts in France. December ’98, legendary French pop star Jacques Higelin invited Sally to perform as “special guest star” at his concert at the "Cité de la Musique" in Paris.
Sally returned to the music news in January 2000, releasing her third album "Beti" (name of an African tribe). Sally’s new album, partly recorded in Cameroon, revolved around “Bikutsi”, a traditional rhythm from the forest regions of central Cameroon. Following the release of her album, Sally started touring in spring 2000 : after taking her catchy Bikutsi sound to France, Sally brought the house down in her homeland when she performed at the "Rencontres Musicales" in the Cameroonian capital, Yaoundé (May 1st – May 7th). Sally went on playing in Germany (in May) and Quebec (in July). The singer kept up a hectic tour schedule throughout the summer of 2001, touring France, Spain, Italy, Portugal and Switzerland. The same year, she received a golden disk award (over 100.000 copies) for the song "No Mélène Ziga Nda", written by Sally on a music composed by Michel Aimé for Yannick Noah’s album, which includes the famous single "La voix des sages".
Sally returned to the studio in 2002 and her fourth album “Zaïone” – name of her son she had had the previous year – was released in October of that year. Broadening her musical horizons, Sally mixed her traditional Bikutsi with other musical styles on this album. “Zaïone” included duos with number of French artists : Nicoletta, Nina Moratto, Muriel Moreno and Jean-Jacques Milteau. Teaming up with her Cameroonian friend Princess Erika, Sally also enjoyed a brief flirtation with reggae on the song "Jah Know", which was chosen as the first single release for this album.
End of November 2002, Sally played a series of concerts in Paris at "La Scène". Few months later, the star was hitting the UK in February 2003 for a major tour and followed on with Germany and Switzerland in March before jetting off to Japan, where she played at the Quattro Club in Tokyo during the Francophone Week initiative. Sally returned to her native country in May with concerts in Douala for the Douala Massao International Festival of female singing. Her international career was further boosted in 2004 when she performed in Italy, Belgium and also London at the African Music Festival. The Brazilian singer Martinho da Vila invited her to sing and play a duet on his album "Conexões", and to perform at his concert at the "Olympia" in Paris.
In March 2005, she leant a hand to a David Murray production, "Pouchkine", which was performed at the Banlieues Bleues Festival in the Paris region, and will perform again in Italy early 2008.
On top of her artist career, Sally Nyolo opened a studio in Yaoundé and set up her own production company named “Tribal Production” with the aim of developing the Cameroon music scene. In June, the first album of Tribal Production was released in Cameroon, untitled "Original n°1". This beautiful album found a worldwide release under the name of “Sally Nyolo & the original bands of Yaoundé – Studio Cameroon” in 2006 (World Music Network) revealing totally unknown but so talented artists.

Sally joins the project « Désert Rebel » (Culture & Résistance / L’Autre Distribution – 2006), which gathers artists from the south and from the north : Abdallah Ag Oumbadougou from Niger, Gizmo (Tryo), Imhotep (IAM), Daniel Jamet (Mano Negra & Mano Solo) et Amazigh Kateb (Gnawa Diffusion). with the aim of raising founds (with the Cd and the concerts) for concreat actions in Niger.

Sally appears on Dan Ar Braz latest album « Les Perches du Nil » (Columbia 2007). She co-wrote and co-arranged several songs with the complicity of Gizmo (Tryo) again, and played live on stage with Dan Ar Braz (Festival Interceltique de Lorient, Festival du bout du Monde, Festival du Chant Marin…).

Mémoire du Monde
During the 2005 summer, Sally Nyolo was finishing the production and mastering of her new CD. "Mémoire du Monde" is an electro-acoustic album, light and deep, in which the legendary 6/8 of Bikusti rhythm dives its roots into the language of La Fontaine. Recorded in Cameroon with local musicians, and then in Paris with her own band, the “World’s Memory” swings from a language to another (Eton and French), inventing a new way of singing the songs. No doubt we find the purest Bikutsi in this album, but also the exhalations of blues and reggae.
The album is entirely written, composed, produced and realized by Sally Nyolo, except the tracks on which Michel Aimé, Marc Etienne and Sylvain Marc collaborated. We can also catch the voice of her former Zap Mama’sister Sylvie Nawasadio, and the Bokué Pygmies.

DISCOGRAPHY
Artist and Producer
"Mémoire du Monde” (2007)
"Sally Nyolo & the original Bands of Yaoundé – Studio Cameroon" World Music Network (2006)
"Zaïone" – Lusafrica/BMG (2002)
"Béti" – Lusafrica/Naive (2000)
"Multiculti" – Lusafrica/BMG (1998)
"Tribu" – Lusafrica/BMG (1996)

MOVIES SOUNDTRACKS
Ashakara (1992)
Blue in the Face (Brooklin Boogie, 1995)
Bonjour Antoine (1998)

Management : Talent Sorcier (Paris)
Cyril Prieur / Edouard Dugois
info@talentsorcier.com
Tel : (+33) 1 44 59 99 00

http://www.myspace.com/sallynyolo 

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