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André Nganguè : Le patriarche Akwa range son micro

Le tout premier journaliste camerounais formé dans une école spécialisée est décédé dimanche dernier, à l’âge de 88 ans.

La famille d’André Nganguè pleure son « patriarche » décédé avant-hier, à 88 ans. « Notre père est décédé le 7 septembre 2008 à 17 heures à l’hôpital général de Douala des suites d’une longue maladie. 

Il a été malade pendant une période d’à peu près cinq mois au cours de laquelle son état de santé s’est dégradé », raconte Serge Paul Kwa Nganguè, l’un des neuf enfants du défunt.
Fils de Jean Elamè Nganguè et de Jeanne Kwa Mbanguè, André Nganguè aura exercé son métier jusqu’au soir de sa vie, malgré le poids de l’âge. Diplômé de l’Ecole de journalisme de Paris, promotion 1953, il continuait à intervenir sur certaines antennes de la capitale économique, animant ici et là, de sa voix de stentor, des émissions religieuses ou sportives. Homme affable à la mémoire  prodigieuse, il avait failli devenir prêtre. Recruté à la Radiodiffusion du Cameroun, il est envoyé se perfectionner en France à l’aube des années 50. Il devient alors le tout premier journaliste camerounais sorti d’une école spécialisée. Le père de l’ancien ministre et journaliste Henri Bandolo se distingue par quelques faits d’armes, à l’instar de la couverture de la passation de service entre les présidents français René Coty et Charles De Gaulle, en 1959. Il est le seul Africain accrédité au Palais de l’Elysée à ce sujet.
Jacques Doo Bell, secrétaire général des rédactions du quotidien Le Messager se souvient de lui : « J’avoue que si des gens comme nous nous sommes retrouvés dans cette profession, c’est grâce à ces aînés-là. J’étais encore collégien lorsque j’écoutais ses reportages des matches de football, lorsque je suivais ses émissions telles que « Le concert des auditeurs » ou l’émission de disques demandés. Il les animait avec tellement de professionnalisme, tellement d’allant que pour nous qui avions une certaine attirance pour les lettres, nous avions à choisir entre devenir avocat ou journaliste. Et moi j’ai choisi le journalisme parce qu’il y avait devant nous des gens comme André Nganguè, Abodel Karimou. Lorsque je suis entré dans le métier en 1970, et que je me suis retrouvé en train de travailler à côté de lui – je n’étais pas à la radio mais à l’Agence camerounaise de presse, mais nos bureaux étaient voisins -, c’était pour moi tout un plaisir. C’est quelqu’un qui était très rigoureux. Il nous en demandait à telle enseigne que certains le prenaient pour un homme méchant. C’est avec le temps que nous avons compris qu’il ne voulait que de notre bien. Il voulait faire de nous un peu de ce que lui-même était. Je ne peux pas dire que beaucoup d’entre nous ont pu atteindre ce niveau-là. Mais, nous avons pu quand même approcher son niveau, de telle manière que ceux qui travaillent avec nous ou ceux qui sont autour de nous reconnaissent que nous avons quelque chose que beaucoup n’ont pas ».
En 1980, il prend sa retraite. Il avait coutume de dire de ses jeunes confrères : « Ils sont trop attirés par le gain au détriment de la déontologie ; ils ont un style tintamarresque ». En 2004, le vieux journaliste révélait au magazine « In’ Mag » qu’il n’avait de considération que pour Henri Bandolo et Charles Ndongo.

Arnaud Ntchapda

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André Nganguè : Le patriarche Akwa range son micro

Le tout premier journaliste camerounais formé dans une école spécialisée est décédé dimanche dernier, à l’âge de 88 ans.

La famille d’André Nganguè pleure son « patriarche » décédé avant-hier, à 88 ans. « Notre père est décédé le 7 septembre 2008 à 17 heures à l’hôpital général de Douala des suites d’une longue maladie. 

Il a été malade pendant une période d’à peu près cinq mois au cours de laquelle son état de santé s’est dégradé », raconte Serge Paul Kwa Nganguè, l’un des neuf enfants du défunt.
Fils de Jean Elamè Nganguè et de Jeanne Kwa Mbanguè, André Nganguè aura exercé son métier jusqu’au soir de sa vie, malgré le poids de l’âge. Diplômé de l’Ecole de journalisme de Paris, promotion 1953, il continuait à intervenir sur certaines antennes de la capitale économique, animant ici et là, de sa voix de stentor, des émissions religieuses ou sportives. Homme affable à la mémoire  prodigieuse, il avait failli devenir prêtre. Recruté à la Radiodiffusion du Cameroun, il est envoyé se perfectionner en France à l’aube des années 50. Il devient alors le tout premier journaliste camerounais sorti d’une école spécialisée. Le père de l’ancien ministre et journaliste Henri Bandolo se distingue par quelques faits d’armes, à l’instar de la couverture de la passation de service entre les présidents français René Coty et Charles De Gaulle, en 1959. Il est le seul Africain accrédité au Palais de l’Elysée à ce sujet.
Jacques Doo Bell, secrétaire général des rédactions du quotidien Le Messager se souvient de lui : « J’avoue que si des gens comme nous nous sommes retrouvés dans cette profession, c’est grâce à ces aînés-là. J’étais encore collégien lorsque j’écoutais ses reportages des matches de football, lorsque je suivais ses émissions telles que « Le concert des auditeurs » ou l’émission de disques demandés. Il les animait avec tellement de professionnalisme, tellement d’allant que pour nous qui avions une certaine attirance pour les lettres, nous avions à choisir entre devenir avocat ou journaliste. Et moi j’ai choisi le journalisme parce qu’il y avait devant nous des gens comme André Nganguè, Abodel Karimou. Lorsque je suis entré dans le métier en 1970, et que je me suis retrouvé en train de travailler à côté de lui – je n’étais pas à la radio mais à l’Agence camerounaise de presse, mais nos bureaux étaient voisins -, c’était pour moi tout un plaisir. C’est quelqu’un qui était très rigoureux. Il nous en demandait à telle enseigne que certains le prenaient pour un homme méchant. C’est avec le temps que nous avons compris qu’il ne voulait que de notre bien. Il voulait faire de nous un peu de ce que lui-même était. Je ne peux pas dire que beaucoup d’entre nous ont pu atteindre ce niveau-là. Mais, nous avons pu quand même approcher son niveau, de telle manière que ceux qui travaillent avec nous ou ceux qui sont autour de nous reconnaissent que nous avons quelque chose que beaucoup n’ont pas ».
En 1980, il prend sa retraite. Il avait coutume de dire de ses jeunes confrères : « Ils sont trop attirés par le gain au détriment de la déontologie ; ils ont un style tintamarresque ». En 2004, le vieux journaliste révélait au magazine « In’ Mag » qu’il n’avait de considération que pour Henri Bandolo et Charles Ndongo.

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Le tout premier journaliste camerounais formé dans une école spécialisée est décédé dimanche dernier, à l’âge de 88 ans.

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Il a été malade pendant une période d’à peu près cinq mois au cours de laquelle son état de santé s’est dégradé », raconte Serge Paul Kwa Nganguè, l’un des neuf enfants du défunt.
Fils de Jean Elamè Nganguè et de Jeanne Kwa Mbanguè, André Nganguè aura exercé son métier jusqu’au soir de sa vie, malgré le poids de l’âge. Diplômé de l’Ecole de journalisme de Paris, promotion 1953, il continuait à intervenir sur certaines antennes de la capitale économique, animant ici et là, de sa voix de stentor, des émissions religieuses ou sportives. Homme affable à la mémoire  prodigieuse, il avait failli devenir prêtre. Recruté à la Radiodiffusion du Cameroun, il est envoyé se perfectionner en France à l’aube des années 50. Il devient alors le tout premier journaliste camerounais sorti d’une école spécialisée. Le père de l’ancien ministre et journaliste Henri Bandolo se distingue par quelques faits d’armes, à l’instar de la couverture de la passation de service entre les présidents français René Coty et Charles De Gaulle, en 1959. Il est le seul Africain accrédité au Palais de l’Elysée à ce sujet.
Jacques Doo Bell, secrétaire général des rédactions du quotidien Le Messager se souvient de lui : « J’avoue que si des gens comme nous nous sommes retrouvés dans cette profession, c’est grâce à ces aînés-là. J’étais encore collégien lorsque j’écoutais ses reportages des matches de football, lorsque je suivais ses émissions telles que « Le concert des auditeurs » ou l’émission de disques demandés. Il les animait avec tellement de professionnalisme, tellement d’allant que pour nous qui avions une certaine attirance pour les lettres, nous avions à choisir entre devenir avocat ou journaliste. Et moi j’ai choisi le journalisme parce qu’il y avait devant nous des gens comme André Nganguè, Abodel Karimou. Lorsque je suis entré dans le métier en 1970, et que je me suis retrouvé en train de travailler à côté de lui – je n’étais pas à la radio mais à l’Agence camerounaise de presse, mais nos bureaux étaient voisins -, c’était pour moi tout un plaisir. C’est quelqu’un qui était très rigoureux. Il nous en demandait à telle enseigne que certains le prenaient pour un homme méchant. C’est avec le temps que nous avons compris qu’il ne voulait que de notre bien. Il voulait faire de nous un peu de ce que lui-même était. Je ne peux pas dire que beaucoup d’entre nous ont pu atteindre ce niveau-là. Mais, nous avons pu quand même approcher son niveau, de telle manière que ceux qui travaillent avec nous ou ceux qui sont autour de nous reconnaissent que nous avons quelque chose que beaucoup n’ont pas ».
En 1980, il prend sa retraite. Il avait coutume de dire de ses jeunes confrères : « Ils sont trop attirés par le gain au détriment de la déontologie ; ils ont un style tintamarresque ». En 2004, le vieux journaliste révélait au magazine « In’ Mag » qu’il n’avait de considération que pour Henri Bandolo et Charles Ndongo.

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Le tout premier journaliste camerounais formé dans une école spécialisée est décédé dimanche dernier, à l’âge de 88 ans.

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Il a été malade pendant une période d’à peu près cinq mois au cours de laquelle son état de santé s’est dégradé », raconte Serge Paul Kwa Nganguè, l’un des neuf enfants du défunt.
Fils de Jean Elamè Nganguè et de Jeanne Kwa Mbanguè, André Nganguè aura exercé son métier jusqu’au soir de sa vie, malgré le poids de l’âge. Diplômé de l’Ecole de journalisme de Paris, promotion 1953, il continuait à intervenir sur certaines antennes de la capitale économique, animant ici et là, de sa voix de stentor, des émissions religieuses ou sportives. Homme affable à la mémoire  prodigieuse, il avait failli devenir prêtre. Recruté à la Radiodiffusion du Cameroun, il est envoyé se perfectionner en France à l’aube des années 50. Il devient alors le tout premier journaliste camerounais sorti d’une école spécialisée. Le père de l’ancien ministre et journaliste Henri Bandolo se distingue par quelques faits d’armes, à l’instar de la couverture de la passation de service entre les présidents français René Coty et Charles De Gaulle, en 1959. Il est le seul Africain accrédité au Palais de l’Elysée à ce sujet.
Jacques Doo Bell, secrétaire général des rédactions du quotidien Le Messager se souvient de lui : « J’avoue que si des gens comme nous nous sommes retrouvés dans cette profession, c’est grâce à ces aînés-là. J’étais encore collégien lorsque j’écoutais ses reportages des matches de football, lorsque je suivais ses émissions telles que « Le concert des auditeurs » ou l’émission de disques demandés. Il les animait avec tellement de professionnalisme, tellement d’allant que pour nous qui avions une certaine attirance pour les lettres, nous avions à choisir entre devenir avocat ou journaliste. Et moi j’ai choisi le journalisme parce qu’il y avait devant nous des gens comme André Nganguè, Abodel Karimou. Lorsque je suis entré dans le métier en 1970, et que je me suis retrouvé en train de travailler à côté de lui – je n’étais pas à la radio mais à l’Agence camerounaise de presse, mais nos bureaux étaient voisins -, c’était pour moi tout un plaisir. C’est quelqu’un qui était très rigoureux. Il nous en demandait à telle enseigne que certains le prenaient pour un homme méchant. C’est avec le temps que nous avons compris qu’il ne voulait que de notre bien. Il voulait faire de nous un peu de ce que lui-même était. Je ne peux pas dire que beaucoup d’entre nous ont pu atteindre ce niveau-là. Mais, nous avons pu quand même approcher son niveau, de telle manière que ceux qui travaillent avec nous ou ceux qui sont autour de nous reconnaissent que nous avons quelque chose que beaucoup n’ont pas ».
En 1980, il prend sa retraite. Il avait coutume de dire de ses jeunes confrères : « Ils sont trop attirés par le gain au détriment de la déontologie ; ils ont un style tintamarresque ». En 2004, le vieux journaliste révélait au magazine « In’ Mag » qu’il n’avait de considération que pour Henri Bandolo et Charles Ndongo.

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Le poète martiniquais Aimé Césaire hospitalisé

Le chantre de la négritude, 94 ans, a aussi été député de la Martinique durant plus de cinquante ans. –

Le poète Aimé Césaire, 94 ans, a été admis mercredi après-midi à l’hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France.
Dans un communiqué rendu public hier en début d’après-midi, Serge Letchimy, le maire de Fort-de-France,  indique que "Monsieur Aimé Césaire, maire honoraire de Fort-de-France, a dû être hospitalisé, son état de santé nécessitant un certain nombre d’explorations".

"Selon les médecins, poursuit-il, les différents bilans étant en cours, il doit encore rester sous surveillance médicale à l’hôpital".
Ce communiqué intervient sur fond de rumeurs alarmistes sur l’état de santé du poète martiniquais.

Aimé Césaire est avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres du courant de la "Négritude". Maire honoraire de Fort-de-France, il a administré cette "ville-capitale" de 1945 à 2001. Il a été député de Martinique durant plus d’un demi-siècle.

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