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Des militaires bloquent un dépôt de ciment

Yaoundé :


Ils ont exigé et obtenu d’être servis avant le commun des clients.
Patricia Ngo Ngouem (Stagiaire)


"Des militaires, gendarmes et policiers sont entrés de force dans les bureaux et ont dit qu’ils n’en sortiront pas tant qu’on ne leur aura pas donné le ciment ", raconte Marie Robert Wamba, un des témoins des événements qui se sont déroulés vendredi 11 avril dernier au dépôt des Cimenteries du Cameroun (Cimencam) au lieu dit Dakar en bas à Yaoundé.
Selon divers témoignages recueillis sur les lieux, l’incident se serait produit dans la matinée, aux alentours de 11h. Des hommes en tenue, "en majorité des militaires", seraient entrés dans une colère froide, voyant qu’ils n’étaient pas servis. "Ils ont poussé la porte avec brutalité et sont entrés dans les bureaux, bloquant tous les couloirs d’accès", relate un autre témoin ayant requis l’anonymat.

Les vigiles commis à la sécurité dans ce dépôt de ciment auraient tenté de maîtriser les éléments déchaînés, en vain. "Le chef de dépôt a été brutalisé ainsi qu’un des vigiles dont le pouce a été tordu par un militaire", soutiennent d’autres témoins tandis que le vigile en question nous montre son doigt légèrement enflé. Le "tapage" provoqué par les éléments de l’ordre – une quinzaine ou une trentaine, les avis divergent sur le nombre – va entraîner l’arrêt momentané du service, sous le regard impuissant des centaines de personnes agglutinées à l’extérieur et qui attendaient également être servies.
La situation va finalement être débloquée après plusieurs minutes de tension puisque "les hommes en tenue ont été servis, même si ce n’était pas la quantité voulue, chacun ayant eu droit à 5 ou 8 sacs de ciment", assure Marie Robert Wamba qui dit être le représentant des fabricants de parpaings. Une situation qui a ramené le calme dans le rang des forces de l’ordre, mais pas chez les autres qui crient à la discrimination.

"Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi. Ils arrivent toujours, font du boucan et repartent servis alors que nous, nous attendons des heures, des semaines et on n’est même pas servi ! Et tout ça parce qu’on n’est pas des "Vip"", s’insurge un consommateur. A en croire cet homme, c’est en fonction des listes établies que le ciment est reparti. Ainsi, "les "Vip", les officiers et officiers supérieurs, les hommes d’Eglise et les recommandés ont droit à 130 tonnes sur les 200 tonnes de ciment disponible ; les fabricants ont 20 tonnes et le reste, c’est pour les particuliers, explique un autre consommateur, appartenant à cette catégorie de clients.
Une situation que beaucoup trouvent révoltante ce d’autant plus que "ce sont les mêmes qui sont servis", et qui ne va pas sans conséquence car "beaucoup de bagarres éclatent souvent ici au dépôt lorsqu’un tel est servi et pas un autre" apprend-on. Nombreux sont ceux là qui parlent aussi de "la mafia créée autour de la distribution du ciment", accusant les responsables de se faire de l’argent sur le dos des consommateurs, notamment des "particuliers".

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Ils ont exigé et obtenu d’être servis avant le commun des clients.
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"Des militaires, gendarmes et policiers sont entrés de force dans les bureaux et ont dit qu’ils n’en sortiront pas tant qu’on ne leur aura pas donné le ciment ", raconte Marie Robert Wamba, un des témoins des événements qui se sont déroulés vendredi 11 avril dernier au dépôt des Cimenteries du Cameroun (Cimencam) au lieu dit Dakar en bas à Yaoundé.
Selon divers témoignages recueillis sur les lieux, l’incident se serait produit dans la matinée, aux alentours de 11h. Des hommes en tenue, "en majorité des militaires", seraient entrés dans une colère froide, voyant qu’ils n’étaient pas servis. "Ils ont poussé la porte avec brutalité et sont entrés dans les bureaux, bloquant tous les couloirs d’accès", relate un autre témoin ayant requis l’anonymat.

Les vigiles commis à la sécurité dans ce dépôt de ciment auraient tenté de maîtriser les éléments déchaînés, en vain. "Le chef de dépôt a été brutalisé ainsi qu’un des vigiles dont le pouce a été tordu par un militaire", soutiennent d’autres témoins tandis que le vigile en question nous montre son doigt légèrement enflé. Le "tapage" provoqué par les éléments de l’ordre – une quinzaine ou une trentaine, les avis divergent sur le nombre – va entraîner l’arrêt momentané du service, sous le regard impuissant des centaines de personnes agglutinées à l’extérieur et qui attendaient également être servies.
La situation va finalement être débloquée après plusieurs minutes de tension puisque "les hommes en tenue ont été servis, même si ce n’était pas la quantité voulue, chacun ayant eu droit à 5 ou 8 sacs de ciment", assure Marie Robert Wamba qui dit être le représentant des fabricants de parpaings. Une situation qui a ramené le calme dans le rang des forces de l’ordre, mais pas chez les autres qui crient à la discrimination.

"Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi. Ils arrivent toujours, font du boucan et repartent servis alors que nous, nous attendons des heures, des semaines et on n’est même pas servi ! Et tout ça parce qu’on n’est pas des "Vip"", s’insurge un consommateur. A en croire cet homme, c’est en fonction des listes établies que le ciment est reparti. Ainsi, "les "Vip", les officiers et officiers supérieurs, les hommes d’Eglise et les recommandés ont droit à 130 tonnes sur les 200 tonnes de ciment disponible ; les fabricants ont 20 tonnes et le reste, c’est pour les particuliers, explique un autre consommateur, appartenant à cette catégorie de clients.
Une situation que beaucoup trouvent révoltante ce d’autant plus que "ce sont les mêmes qui sont servis", et qui ne va pas sans conséquence car "beaucoup de bagarres éclatent souvent ici au dépôt lorsqu’un tel est servi et pas un autre" apprend-on. Nombreux sont ceux là qui parlent aussi de "la mafia créée autour de la distribution du ciment", accusant les responsables de se faire de l’argent sur le dos des consommateurs, notamment des "particuliers".

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Ils ont exigé et obtenu d’être servis avant le commun des clients.
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Selon divers témoignages recueillis sur les lieux, l’incident se serait produit dans la matinée, aux alentours de 11h. Des hommes en tenue, "en majorité des militaires", seraient entrés dans une colère froide, voyant qu’ils n’étaient pas servis. "Ils ont poussé la porte avec brutalité et sont entrés dans les bureaux, bloquant tous les couloirs d’accès", relate un autre témoin ayant requis l’anonymat.

Les vigiles commis à la sécurité dans ce dépôt de ciment auraient tenté de maîtriser les éléments déchaînés, en vain. "Le chef de dépôt a été brutalisé ainsi qu’un des vigiles dont le pouce a été tordu par un militaire", soutiennent d’autres témoins tandis que le vigile en question nous montre son doigt légèrement enflé. Le "tapage" provoqué par les éléments de l’ordre – une quinzaine ou une trentaine, les avis divergent sur le nombre – va entraîner l’arrêt momentané du service, sous le regard impuissant des centaines de personnes agglutinées à l’extérieur et qui attendaient également être servies.
La situation va finalement être débloquée après plusieurs minutes de tension puisque "les hommes en tenue ont été servis, même si ce n’était pas la quantité voulue, chacun ayant eu droit à 5 ou 8 sacs de ciment", assure Marie Robert Wamba qui dit être le représentant des fabricants de parpaings. Une situation qui a ramené le calme dans le rang des forces de l’ordre, mais pas chez les autres qui crient à la discrimination.

"Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi. Ils arrivent toujours, font du boucan et repartent servis alors que nous, nous attendons des heures, des semaines et on n’est même pas servi ! Et tout ça parce qu’on n’est pas des "Vip"", s’insurge un consommateur. A en croire cet homme, c’est en fonction des listes établies que le ciment est reparti. Ainsi, "les "Vip", les officiers et officiers supérieurs, les hommes d’Eglise et les recommandés ont droit à 130 tonnes sur les 200 tonnes de ciment disponible ; les fabricants ont 20 tonnes et le reste, c’est pour les particuliers, explique un autre consommateur, appartenant à cette catégorie de clients.
Une situation que beaucoup trouvent révoltante ce d’autant plus que "ce sont les mêmes qui sont servis", et qui ne va pas sans conséquence car "beaucoup de bagarres éclatent souvent ici au dépôt lorsqu’un tel est servi et pas un autre" apprend-on. Nombreux sont ceux là qui parlent aussi de "la mafia créée autour de la distribution du ciment", accusant les responsables de se faire de l’argent sur le dos des consommateurs, notamment des "particuliers".

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Ils ont exigé et obtenu d’être servis avant le commun des clients.
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Selon divers témoignages recueillis sur les lieux, l’incident se serait produit dans la matinée, aux alentours de 11h. Des hommes en tenue, "en majorité des militaires", seraient entrés dans une colère froide, voyant qu’ils n’étaient pas servis. "Ils ont poussé la porte avec brutalité et sont entrés dans les bureaux, bloquant tous les couloirs d’accès", relate un autre témoin ayant requis l’anonymat.

Les vigiles commis à la sécurité dans ce dépôt de ciment auraient tenté de maîtriser les éléments déchaînés, en vain. "Le chef de dépôt a été brutalisé ainsi qu’un des vigiles dont le pouce a été tordu par un militaire", soutiennent d’autres témoins tandis que le vigile en question nous montre son doigt légèrement enflé. Le "tapage" provoqué par les éléments de l’ordre – une quinzaine ou une trentaine, les avis divergent sur le nombre – va entraîner l’arrêt momentané du service, sous le regard impuissant des centaines de personnes agglutinées à l’extérieur et qui attendaient également être servies.
La situation va finalement être débloquée après plusieurs minutes de tension puisque "les hommes en tenue ont été servis, même si ce n’était pas la quantité voulue, chacun ayant eu droit à 5 ou 8 sacs de ciment", assure Marie Robert Wamba qui dit être le représentant des fabricants de parpaings. Une situation qui a ramené le calme dans le rang des forces de l’ordre, mais pas chez les autres qui crient à la discrimination.

"Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi. Ils arrivent toujours, font du boucan et repartent servis alors que nous, nous attendons des heures, des semaines et on n’est même pas servi ! Et tout ça parce qu’on n’est pas des "Vip"", s’insurge un consommateur. A en croire cet homme, c’est en fonction des listes établies que le ciment est reparti. Ainsi, "les "Vip", les officiers et officiers supérieurs, les hommes d’Eglise et les recommandés ont droit à 130 tonnes sur les 200 tonnes de ciment disponible ; les fabricants ont 20 tonnes et le reste, c’est pour les particuliers, explique un autre consommateur, appartenant à cette catégorie de clients.
Une situation que beaucoup trouvent révoltante ce d’autant plus que "ce sont les mêmes qui sont servis", et qui ne va pas sans conséquence car "beaucoup de bagarres éclatent souvent ici au dépôt lorsqu’un tel est servi et pas un autre" apprend-on. Nombreux sont ceux là qui parlent aussi de "la mafia créée autour de la distribution du ciment", accusant les responsables de se faire de l’argent sur le dos des consommateurs, notamment des "particuliers".

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Migration : Tamale accueille le Cameroun

Otto Pfister a donné quartier libre samedi à ses joueurs après leur brillante victoire.
Bertille Missi Bikoun, à Kumasi –


Roger Milla ne cache pas sa joie. "J’ai dit à Samuel, à Rigobert et à Gérémi que s’ils ne prennent pas leur destin en main, ce n’est pas l’entraîneur qui va le faire à leur place. Je crois qu’ils m’ont compris", relate à l’hôtel Georgia, l’ambassadeur itinérant, plusieurs heures après la victoire 5-1 du Cameroun devant la Zambie. Comme lui, d’autres personnalités de la délégation camerounaise présentes au Ghana ne sont pas peu fières de la prestation des Lions indomptables. Le président de la Confédération africaine de football (Caf), le Camerounais Issa Hayatou, apparemment impassible, n’affiche pas sa mine triste de mardi dernier, quand son équipe de cœur avait été défaite par les Pharaons d’Egypte (4-2). Bref, tout le monde arbore un large sourire. Les commentaires vont bon train. Manu Dibango, les membre du comité exécutif de la Fédération camerounaise de football tous vêtus de survêtement vert et jaunes de l’équipe du Cameroun, chacun y va de son petit mot.

Satisfait donc de la prestation de ses poulains, Otto Pfister leur a donné quartier libre samedi après le match. Samuel Eto’o, Gérémi Sorel Njitap qu’ont rejoint plus tard d’autres jeunes de la sélection nationale, sont allés "faire un tour en ville". D’autres, par contre, sont restés à l’hôtel, où ils ont reçu leurs proches dans le hall ou au bord de la piscine de l’hôtel. C’est le cas de Gilles Augustin Binya, Achille Emana, Joël Epallé, Souleymanou Hamidou… ou encore Joseph Désiré Job qui n’est même pas redescendu après le dîner.
Pourtant, si le collectif a primé samedi dernier devant la Zambie, il n’en demeure pas moins que certaines individualités se sont distinguées. C’est le cas de l’avant-centre camerounais Job, désigné "Samsung Fair Play player (le joueur Fair play)" de cette rencontre là. Titularisé à la place de Idrissou Mohamadou, le joueur de Nice a saisi l’occasion pour afficher la maturité de son jeu. Avec à la clé deux buts. "Je suis très heureux d’avoir marqué et que nous ayons gagné ce match. Mes coéquipiers et moi voulions absolument gagner ce match là".
Les Lions ont donc matérialisé la promesse faite la veille au ministre des Sports, au président du Comité national olympique et à l’ambassadeur itinérant, venus les encourager. "Monsieur le ministre, excusez nous pour la qualité, demain, nous allons seulement chercher à gagner, quelque soit la manière", avait confié le capitaine Rigobert Song.

Contrairement aux joueurs qui avaient visiblement envie de se défouler, du côté des officiels, on a choisi la discrétion, davantage le repos. Comme la soirée de la défaite, ceux-ci se sont mis très tôt au lit. Ce qui se justifient pour les membres de la délégation du ministère de la Culture conduite par Ama Tutu Muna, qui sortait d’un spectacle donné vendredi au théâtre national d’Accra. Manu Dibango, Bébé Manga, Isnébo et plusieurs autres artistes ont pris part à cette fête culturel avec au rang des invités de marques, le président de la République ghanéenne, John Kufour. Des différents tableaux exposés au cours de cette soirée culturelle, l’illustre hôte a reconnu les visages de Roger Milla, Samuel Eto’o et… Paul Biya.
C’est donc conscient des enjeux en cours que les Lions ont regagné leur tanière. Hier matin, tous ont répondu sans faute note au départ pour l’unique séance d’entraînement fixé à 10h30 par Otto Pfister. Une séance de récupération. Les Lions mettent le cap demain en mi-journée sur Tamale. S’ils terminent premiers de leur groupe, ils reviendront affronter le second du groupe D à Kumasi. S’ils sont deuxièmes, ils resteront à Tamale d’où ils partiront directement pour Accra en cas de victoire.

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