Non classé

La presse Camerounaise indexée

Les membres de la délégation officielle accusent des journalistes de véhiculer des informations erronées.
B.M.B.


Réunion de crise, réunion de prise de contact ou encore réunion d’informations, à chacun de se faire son opinion. Toujours est-il que quelque soit la connotation qu’on donnera à cette rencontre, elle avait tout l’air d’être celle du procès de la presse camerounaise présente au Ghana pour la couverture de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football. Au lendemain de la débâcle camerounaise de mardi dernier, le chef de la délégation officielle du Cameroun au Ghana, le ministre des Sports et de l’Education physique, Augustin Edjoa, a convoqué une réunion à laquelle ont été invités les membres des différentes autres délégations, y compris la presse.

Dans son propos liminaire, le ministre a invité les uns et les autres à une re-mobilisation autour de la sélection nationale, qui n’a pas encore perdu toutes ses chances de qualification, malgré l’humiliant 4-2 du premier match. Il a ensuite embrayé par une mise en garde à la presse contre les informations erronées envoyées dans leurs rédactions et qui tendent à déstabiliser le groupe. Augustin Edjoa s’est dit d’autant plus mécontent que les écrits et autres déclarations des journalistes, associées aux notes d’informations rédigées par les services de renseignement généraux ont été à l’origine des réunions de crise mercredi dernier à la présidence de la République.

Qu’est-il réellement reproché à la presse et qui a fait quoi, ont voulu savoir les journalistes ? D’après le ministre Edjoa, les reporters de La Nouvelle Expression ont rapporté dans leur édition de vendredi dernier que les Lions indomptables logent dans un hôtel en construction. Ce qui n’est pas juste, puisque Georgia Hôtel n’est pas un établissement hôtelier nouveau. Au Le Messager, il est reproché d’avoir titré mercredi sur des "batailles entre le Minsep et la Fécafoot". Un article que le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), Hamad Kalbaba Malboum, dit avoir parcouru dans sa version en ligne, sans pour autant voir le rapport avec la situation réelle. "J’ai imprimé cet article et j’ai remis une copie à monsieur le ministre, une autre au président de la Fécafoot et j’ai gardé la dernière".

Autre "intox", celle véhiculée par Radio Siantou, " qui a dit dans une de ses émissions de [du mercredi 23 janvier 2008] que Albert Roger Milla et moi avons critiqué ouvertement le classement de l’entraîneur. Je ne me souviens pas en avoir discuté avec Bouba Ngomna [l’envoyé spécial de la Radio T. Siantou au Ghana Ndrl.], a poursuivi Hamad Kalbaba Malboum. Un avis que partage l’ambassadeur itinérant, qui ajoute que "depuis le début de la compétition, je n’ai pas encore rencontré l’entraîneur. Même si je dois critiquer ces choix, ce n’est pas le moment et je sais où et quand je vais le faire. Et puis même, même si je le fais, je suis quand même un ancien Lion, je suis technicien. [Pour autant], depuis que je suis venu au Ghana, aucun journaliste camerounais ne m’a approché".

Mis sur la sellette, les accusés ont voulu se défendre, notamment le chef de service Sport de la Rts, qui affirme ne " pas se reconnaître dans ce qui [lui est] reproché". Quant à son homologue de Equinoxe TV, " sans vouloir justifier les manquements des autres, si nous en arrivons là, c’est parce qu‘il y a un manque d’informations au sein de la délégation camerounaise, notamment de notre équipe nationale. Depuis le début de la Can, il n’y a eu aucun point de presse. Quand ils ne sont pas interdits d’accès à l’hôtel des Lions, les journalistes camerounais y sont refoulés à l’entrée. Dans ce contexte, comment voulez-vous que nous travaillions ? Nous sommes obligés à nous en tenir à ce que nous racontent des confrères ou les membres de l’entourage des Lions", a déclaré Martin Camus Mimb.
Un échange que Luc Nkoa, membre du comité exécutif de la Fécafoot, a qualifié aussitôt de "procès de la presse", et qui n’est pas approprié dans le contexte actuel. Ce dernier a souhaité qu’une certaine osmose soit crée au sein de la délégation camerounaise, officielle ou non, pour éviter toute situation. "Ce n’est que de cette façon que nous pourrions garder ce que le ministre des Sports a appelé union sacrée".

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Réunion de crise, réunion de prise de contact ou encore réunion d’informations, à chacun de se faire son opinion. Toujours est-il que quelque soit la connotation qu’on donnera à cette rencontre, elle avait tout l’air d’être celle du procès de la presse camerounaise présente au Ghana pour la couverture de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football. Au lendemain de la débâcle camerounaise de mardi dernier, le chef de la délégation officielle du Cameroun au Ghana, le ministre des Sports et de l’Education physique, Augustin Edjoa, a convoqué une réunion à laquelle ont été invités les membres des différentes autres délégations, y compris la presse.

Dans son propos liminaire, le ministre a invité les uns et les autres à une re-mobilisation autour de la sélection nationale, qui n’a pas encore perdu toutes ses chances de qualification, malgré l’humiliant 4-2 du premier match. Il a ensuite embrayé par une mise en garde à la presse contre les informations erronées envoyées dans leurs rédactions et qui tendent à déstabiliser le groupe. Augustin Edjoa s’est dit d’autant plus mécontent que les écrits et autres déclarations des journalistes, associées aux notes d’informations rédigées par les services de renseignement généraux ont été à l’origine des réunions de crise mercredi dernier à la présidence de la République.

Qu’est-il réellement reproché à la presse et qui a fait quoi, ont voulu savoir les journalistes ? D’après le ministre Edjoa, les reporters de La Nouvelle Expression ont rapporté dans leur édition de vendredi dernier que les Lions indomptables logent dans un hôtel en construction. Ce qui n’est pas juste, puisque Georgia Hôtel n’est pas un établissement hôtelier nouveau. Au Le Messager, il est reproché d’avoir titré mercredi sur des "batailles entre le Minsep et la Fécafoot". Un article que le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), Hamad Kalbaba Malboum, dit avoir parcouru dans sa version en ligne, sans pour autant voir le rapport avec la situation réelle. "J’ai imprimé cet article et j’ai remis une copie à monsieur le ministre, une autre au président de la Fécafoot et j’ai gardé la dernière".

Autre "intox", celle véhiculée par Radio Siantou, " qui a dit dans une de ses émissions de [du mercredi 23 janvier 2008] que Albert Roger Milla et moi avons critiqué ouvertement le classement de l’entraîneur. Je ne me souviens pas en avoir discuté avec Bouba Ngomna [l’envoyé spécial de la Radio T. Siantou au Ghana Ndrl.], a poursuivi Hamad Kalbaba Malboum. Un avis que partage l’ambassadeur itinérant, qui ajoute que "depuis le début de la compétition, je n’ai pas encore rencontré l’entraîneur. Même si je dois critiquer ces choix, ce n’est pas le moment et je sais où et quand je vais le faire. Et puis même, même si je le fais, je suis quand même un ancien Lion, je suis technicien. [Pour autant], depuis que je suis venu au Ghana, aucun journaliste camerounais ne m’a approché".

Mis sur la sellette, les accusés ont voulu se défendre, notamment le chef de service Sport de la Rts, qui affirme ne " pas se reconnaître dans ce qui [lui est] reproché". Quant à son homologue de Equinoxe TV, " sans vouloir justifier les manquements des autres, si nous en arrivons là, c’est parce qu‘il y a un manque d’informations au sein de la délégation camerounaise, notamment de notre équipe nationale. Depuis le début de la Can, il n’y a eu aucun point de presse. Quand ils ne sont pas interdits d’accès à l’hôtel des Lions, les journalistes camerounais y sont refoulés à l’entrée. Dans ce contexte, comment voulez-vous que nous travaillions ? Nous sommes obligés à nous en tenir à ce que nous racontent des confrères ou les membres de l’entourage des Lions", a déclaré Martin Camus Mimb.
Un échange que Luc Nkoa, membre du comité exécutif de la Fécafoot, a qualifié aussitôt de "procès de la presse", et qui n’est pas approprié dans le contexte actuel. Ce dernier a souhaité qu’une certaine osmose soit crée au sein de la délégation camerounaise, officielle ou non, pour éviter toute situation. "Ce n’est que de cette façon que nous pourrions garder ce que le ministre des Sports a appelé union sacrée".

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Réunion de crise, réunion de prise de contact ou encore réunion d’informations, à chacun de se faire son opinion. Toujours est-il que quelque soit la connotation qu’on donnera à cette rencontre, elle avait tout l’air d’être celle du procès de la presse camerounaise présente au Ghana pour la couverture de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football. Au lendemain de la débâcle camerounaise de mardi dernier, le chef de la délégation officielle du Cameroun au Ghana, le ministre des Sports et de l’Education physique, Augustin Edjoa, a convoqué une réunion à laquelle ont été invités les membres des différentes autres délégations, y compris la presse.

Dans son propos liminaire, le ministre a invité les uns et les autres à une re-mobilisation autour de la sélection nationale, qui n’a pas encore perdu toutes ses chances de qualification, malgré l’humiliant 4-2 du premier match. Il a ensuite embrayé par une mise en garde à la presse contre les informations erronées envoyées dans leurs rédactions et qui tendent à déstabiliser le groupe. Augustin Edjoa s’est dit d’autant plus mécontent que les écrits et autres déclarations des journalistes, associées aux notes d’informations rédigées par les services de renseignement généraux ont été à l’origine des réunions de crise mercredi dernier à la présidence de la République.

Qu’est-il réellement reproché à la presse et qui a fait quoi, ont voulu savoir les journalistes ? D’après le ministre Edjoa, les reporters de La Nouvelle Expression ont rapporté dans leur édition de vendredi dernier que les Lions indomptables logent dans un hôtel en construction. Ce qui n’est pas juste, puisque Georgia Hôtel n’est pas un établissement hôtelier nouveau. Au Le Messager, il est reproché d’avoir titré mercredi sur des "batailles entre le Minsep et la Fécafoot". Un article que le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc), Hamad Kalbaba Malboum, dit avoir parcouru dans sa version en ligne, sans pour autant voir le rapport avec la situation réelle. "J’ai imprimé cet article et j’ai remis une copie à monsieur le ministre, une autre au président de la Fécafoot et j’ai gardé la dernière".

Autre "intox", celle véhiculée par Radio Siantou, " qui a dit dans une de ses émissions de [du mercredi 23 janvier 2008] que Albert Roger Milla et moi avons critiqué ouvertement le classement de l’entraîneur. Je ne me souviens pas en avoir discuté avec Bouba Ngomna [l’envoyé spécial de la Radio T. Siantou au Ghana Ndrl.], a poursuivi Hamad Kalbaba Malboum. Un avis que partage l’ambassadeur itinérant, qui ajoute que "depuis le début de la compétition, je n’ai pas encore rencontré l’entraîneur. Même si je dois critiquer ces choix, ce n’est pas le moment et je sais où et quand je vais le faire. Et puis même, même si je le fais, je suis quand même un ancien Lion, je suis technicien. [Pour autant], depuis que je suis venu au Ghana, aucun journaliste camerounais ne m’a approché".

Mis sur la sellette, les accusés ont voulu se défendre, notamment le chef de service Sport de la Rts, qui affirme ne " pas se reconnaître dans ce qui [lui est] reproché". Quant à son homologue de Equinoxe TV, " sans vouloir justifier les manquements des autres, si nous en arrivons là, c’est parce qu‘il y a un manque d’informations au sein de la délégation camerounaise, notamment de notre équipe nationale. Depuis le début de la Can, il n’y a eu aucun point de presse. Quand ils ne sont pas interdits d’accès à l’hôtel des Lions, les journalistes camerounais y sont refoulés à l’entrée. Dans ce contexte, comment voulez-vous que nous travaillions ? Nous sommes obligés à nous en tenir à ce que nous racontent des confrères ou les membres de l’entourage des Lions", a déclaré Martin Camus Mimb.
Un échange que Luc Nkoa, membre du comité exécutif de la Fécafoot, a qualifié aussitôt de "procès de la presse", et qui n’est pas approprié dans le contexte actuel. Ce dernier a souhaité qu’une certaine osmose soit crée au sein de la délégation camerounaise, officielle ou non, pour éviter toute situation. "Ce n’est que de cette façon que nous pourrions garder ce que le ministre des Sports a appelé union sacrée".

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