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Querelles de clocher

MM. Marafa Hamidou Yaya et Zacharie Perevet s’étripent publiquement devant le Premier ministre, à propos de l’exploitation des terres de la vallée de la Bénoué par la SAIB pour la culture du riz.
08 mai 2008

Quelle saison ! Il n’y a qu’à parcourir la presse de ces quatre dernières semaines pour se rendre compte de ce que le Cameroun traverse une saison agitée. Si le ministre de la Communication M. Jean Pierre Biyiti bi Essam considère tout cela comme des "cancans" de Yaoundé et Douala, il faut cependant souligner qu’à la lecture de tout ce qui s’écrit, à l’écoute de tout ce qui se dit dans les radios et télévisions, il se déroule, sous nos yeux, de féroces batailles de pouvoir. Quand il ne s’agit pas pour certains de conquérir l’estime du président de la République, il s’agit de détruire des adversaires réels ou supposés pour rétrécir les élus au repas du dernier soir.
Les affaires qui prospèrent, sous le couvert de la campagne anticorruption, laissent éclater une violence symbolique qui expose l’ensemble de l’appareil d’Etat à la banqueroute. La bataille des éléphants faisant parfois plus de victimes collatérales. Dans ce concert de meurtres organisés, on oublie l’essentiel, à savoir servir l’Etat pour se rendre utile à la population camerounaise.

L’autre jour, le 24 avril plus précisément, un conseil de cabinet a viré à une querelle de clocher autour de l’importante question de la relance de la production du riz.
Le ministre en charge de l’Administration territoriale M. Marafa Hamidou Yaya a saisi la balle au bond pour remettre dans l’agenda du gouvernement le dossier de la SAIB. Projet dans lequel il est actionnaire et qui vise la production du riz dans la vallée supérieure de la Bénoué sur les 3000 ha de terres occupées par des migrants originaires de l’Extrême-Nord. Réagissant aux inquiétudes de Marafa, M. Zacharie Perevet, se souvenant de son passage au ministère de l’Agriculture, a rappelé à M. Inoni que M. Marafa, alors secrétaire général de la présidence de la République, avait bloqué le projet des Egyptiens de s’installer sur ces terres, projet dans lequel il ne trouvait manifestement pas ses intérêts. "Il ment monsieur le Premier ministre", s’est empressé de corriger M. Marafa. "Je ne mens pas", a rétorqué M. Perevet … Face à cette querelle de clocher qui rend compte de l’environnement psychologique actuel de l’équipe gouvernementale, M. Inoni a instruit le ministre des Domaines M. Anong Adibimé de se rendre à Lagdo au plus tard le 20 mai pour lui proposer une solution à ce dossier dans lequel des milliards sont compromis depuis 7 années maintenant…

Par Richard Touna

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MM. Marafa Hamidou Yaya et Zacharie Perevet s’étripent publiquement devant le Premier ministre, à propos de l’exploitation des terres de la vallée de la Bénoué par la SAIB pour la culture du riz.
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Quelle saison ! Il n’y a qu’à parcourir la presse de ces quatre dernières semaines pour se rendre compte de ce que le Cameroun traverse une saison agitée. Si le ministre de la Communication M. Jean Pierre Biyiti bi Essam considère tout cela comme des "cancans" de Yaoundé et Douala, il faut cependant souligner qu’à la lecture de tout ce qui s’écrit, à l’écoute de tout ce qui se dit dans les radios et télévisions, il se déroule, sous nos yeux, de féroces batailles de pouvoir. Quand il ne s’agit pas pour certains de conquérir l’estime du président de la République, il s’agit de détruire des adversaires réels ou supposés pour rétrécir les élus au repas du dernier soir.
Les affaires qui prospèrent, sous le couvert de la campagne anticorruption, laissent éclater une violence symbolique qui expose l’ensemble de l’appareil d’Etat à la banqueroute. La bataille des éléphants faisant parfois plus de victimes collatérales. Dans ce concert de meurtres organisés, on oublie l’essentiel, à savoir servir l’Etat pour se rendre utile à la population camerounaise.

L’autre jour, le 24 avril plus précisément, un conseil de cabinet a viré à une querelle de clocher autour de l’importante question de la relance de la production du riz.
Le ministre en charge de l’Administration territoriale M. Marafa Hamidou Yaya a saisi la balle au bond pour remettre dans l’agenda du gouvernement le dossier de la SAIB. Projet dans lequel il est actionnaire et qui vise la production du riz dans la vallée supérieure de la Bénoué sur les 3000 ha de terres occupées par des migrants originaires de l’Extrême-Nord. Réagissant aux inquiétudes de Marafa, M. Zacharie Perevet, se souvenant de son passage au ministère de l’Agriculture, a rappelé à M. Inoni que M. Marafa, alors secrétaire général de la présidence de la République, avait bloqué le projet des Egyptiens de s’installer sur ces terres, projet dans lequel il ne trouvait manifestement pas ses intérêts. "Il ment monsieur le Premier ministre", s’est empressé de corriger M. Marafa. "Je ne mens pas", a rétorqué M. Perevet … Face à cette querelle de clocher qui rend compte de l’environnement psychologique actuel de l’équipe gouvernementale, M. Inoni a instruit le ministre des Domaines M. Anong Adibimé de se rendre à Lagdo au plus tard le 20 mai pour lui proposer une solution à ce dossier dans lequel des milliards sont compromis depuis 7 années maintenant…

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Quelle saison ! Il n’y a qu’à parcourir la presse de ces quatre dernières semaines pour se rendre compte de ce que le Cameroun traverse une saison agitée. Si le ministre de la Communication M. Jean Pierre Biyiti bi Essam considère tout cela comme des "cancans" de Yaoundé et Douala, il faut cependant souligner qu’à la lecture de tout ce qui s’écrit, à l’écoute de tout ce qui se dit dans les radios et télévisions, il se déroule, sous nos yeux, de féroces batailles de pouvoir. Quand il ne s’agit pas pour certains de conquérir l’estime du président de la République, il s’agit de détruire des adversaires réels ou supposés pour rétrécir les élus au repas du dernier soir.
Les affaires qui prospèrent, sous le couvert de la campagne anticorruption, laissent éclater une violence symbolique qui expose l’ensemble de l’appareil d’Etat à la banqueroute. La bataille des éléphants faisant parfois plus de victimes collatérales. Dans ce concert de meurtres organisés, on oublie l’essentiel, à savoir servir l’Etat pour se rendre utile à la population camerounaise.

L’autre jour, le 24 avril plus précisément, un conseil de cabinet a viré à une querelle de clocher autour de l’importante question de la relance de la production du riz.
Le ministre en charge de l’Administration territoriale M. Marafa Hamidou Yaya a saisi la balle au bond pour remettre dans l’agenda du gouvernement le dossier de la SAIB. Projet dans lequel il est actionnaire et qui vise la production du riz dans la vallée supérieure de la Bénoué sur les 3000 ha de terres occupées par des migrants originaires de l’Extrême-Nord. Réagissant aux inquiétudes de Marafa, M. Zacharie Perevet, se souvenant de son passage au ministère de l’Agriculture, a rappelé à M. Inoni que M. Marafa, alors secrétaire général de la présidence de la République, avait bloqué le projet des Egyptiens de s’installer sur ces terres, projet dans lequel il ne trouvait manifestement pas ses intérêts. "Il ment monsieur le Premier ministre", s’est empressé de corriger M. Marafa. "Je ne mens pas", a rétorqué M. Perevet … Face à cette querelle de clocher qui rend compte de l’environnement psychologique actuel de l’équipe gouvernementale, M. Inoni a instruit le ministre des Domaines M. Anong Adibimé de se rendre à Lagdo au plus tard le 20 mai pour lui proposer une solution à ce dossier dans lequel des milliards sont compromis depuis 7 années maintenant…

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Quelle saison ! Il n’y a qu’à parcourir la presse de ces quatre dernières semaines pour se rendre compte de ce que le Cameroun traverse une saison agitée. Si le ministre de la Communication M. Jean Pierre Biyiti bi Essam considère tout cela comme des "cancans" de Yaoundé et Douala, il faut cependant souligner qu’à la lecture de tout ce qui s’écrit, à l’écoute de tout ce qui se dit dans les radios et télévisions, il se déroule, sous nos yeux, de féroces batailles de pouvoir. Quand il ne s’agit pas pour certains de conquérir l’estime du président de la République, il s’agit de détruire des adversaires réels ou supposés pour rétrécir les élus au repas du dernier soir.
Les affaires qui prospèrent, sous le couvert de la campagne anticorruption, laissent éclater une violence symbolique qui expose l’ensemble de l’appareil d’Etat à la banqueroute. La bataille des éléphants faisant parfois plus de victimes collatérales. Dans ce concert de meurtres organisés, on oublie l’essentiel, à savoir servir l’Etat pour se rendre utile à la population camerounaise.

L’autre jour, le 24 avril plus précisément, un conseil de cabinet a viré à une querelle de clocher autour de l’importante question de la relance de la production du riz.
Le ministre en charge de l’Administration territoriale M. Marafa Hamidou Yaya a saisi la balle au bond pour remettre dans l’agenda du gouvernement le dossier de la SAIB. Projet dans lequel il est actionnaire et qui vise la production du riz dans la vallée supérieure de la Bénoué sur les 3000 ha de terres occupées par des migrants originaires de l’Extrême-Nord. Réagissant aux inquiétudes de Marafa, M. Zacharie Perevet, se souvenant de son passage au ministère de l’Agriculture, a rappelé à M. Inoni que M. Marafa, alors secrétaire général de la présidence de la République, avait bloqué le projet des Egyptiens de s’installer sur ces terres, projet dans lequel il ne trouvait manifestement pas ses intérêts. "Il ment monsieur le Premier ministre", s’est empressé de corriger M. Marafa. "Je ne mens pas", a rétorqué M. Perevet … Face à cette querelle de clocher qui rend compte de l’environnement psychologique actuel de l’équipe gouvernementale, M. Inoni a instruit le ministre des Domaines M. Anong Adibimé de se rendre à Lagdo au plus tard le 20 mai pour lui proposer une solution à ce dossier dans lequel des milliards sont compromis depuis 7 années maintenant…

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Ascension du Mont Cameroun : Le Nord-Ouest confirme sa suprématie

Sarah Liengu Etonge hérite d’une stèle à Buéa où elle été élevée au rang de reine de cette course par le ministre des Sports.
Dippah Kayessé –




Le nom de Sarah Liengu Etonge, athlète du Sud- Ouest colle bien avec l’Ascension du mont Cameroun. A peine la cérémonie de remise de médailles et trophées aux mêmes athlètes de la 13e édition de l’ascension du Mont Cameroun d’hier 17 février terminée, le cortège du ministre des Sports et de l’Education physique, Augustin Edjoa, s’est ébranlé en direction du centre administratif de Buéa pour une autre cérémonie. A l’honneur, l’infatigable Sarah Liengu Etonge, âgée aujourd’hui de 43 ans, et sept fois vainqueur de cette épreuve. Pour récompenser ses multiples efforts, une cérémonie a été organisée à la place du round -point de Buéa, où la stèle de l’athlète a été réhabilitée et inaugurée hier par le ministre des Sports.

Cette reconnaissance vient se greffer à plusieurs autres que Sarah Liengu Etonge a à ce jour reçues. Bien qu’arrivée en deuxième position dans la catégorie des seniors dames avec un chronomètre de 5h43′, elle a reçu des mains du ministre des Sports une enveloppe de 500.000 Fcfa et plusieurs autres lots des mécènes. Comme cerise sur le gâteau, ce succès et cette longévité dans l’Ascension du Mont Cameroun va également lui valoir une lettre de recrutement dans le Groupe Samaritian Insurances basé à Yaoundé et remise par son directeur général sous une pluie d’applaudissements du nombreux public réuni au Molyko stadium de Buéa. "De tout ceci, je remercie mon Dieu vivant", a-t-elle commenté avant de fondre en sanglots. "Si Dieu le veut bien, je reviendrai l’an prochain", a-t-elle déclaré à la foule.

Vainqueurs
Les festivités marquant la 13e édition de l’Ascension du mont Cameroun se sont donc achevées hier par l’assaut du Char des Dieux. C’est à 7h 00 que le ministre des Sports a donné le coup d’envoi de cette épreuve d’endurance qui, selon les responsables de la Fédération camerounaise d’athlétisme (Fca), a réuni cette année, une pochette de 844 athlètes venus des quatre coins du Cameroun. A ce chiffre, de nombreux étrangers qui ont donné à la compétition tout son caractère international. Dans la catégorie des seniors dames, une qui a avait le sourire large hier, c’était bien Catherine Ngwang, vainqueur l’édition 2008. Déjà vainqueur au cours de la précédente édition avec un chronomètre de 5h29, Catherine Ngwang succède à elle- même au podium en couvrant les 38 Km de course en 5h39. "L’épreuve était plus difficile cette année à cause des problèmes personnels liés à ma préparation. Mais, l’essentiel est sauf, je termine une fois de plus au premier rang", a déclaré Catherine Ngwang, athlète originaire du Nord- Ouest. Classée l’an dernier 6e avec un temps de 6h23, Sarah Liengu Etonge, que tout le monde croyait à bout de ses forces, a surpris plus d’un en s’offrant la deuxième place.

Dans la même catégorie seniors messieurs, la médaille d’or est allée à Charles Ngonga Poncha, du Sud- Ouest, qui a détrôné le champion de la dernière édition, Janarius Bongkiyung, avec un chrono de 4h35. Si les organisateurs de la 13e édition de l’Ascension du Mont Cameroun peuvent se vanter d’avoir apporté des innovations considérables, il faudrait surtout faire allusion aux puces et à la porte électroniques. "Ces éléments nous ont permis d’avoir à chaque passage des athlètes rapidement leur temps et leur position dans l’ensemble, c’est ça la magie du chronométrage électronique", a commenté Christophe Szydlowki, venu spécialement de France pour assurer cette opération. Il faut également ajouter parmi les points positifs, le nombre sans cesse croissant des athlètes depuis quelques éditions, "844" cette année contre "632", en 2007 et "600" en 2006. Mais, il faut reconnaître aux organisateurs leur amateurisme, 13 éditions après. " Nous avons eu du mal à avoir nos dossards, maintenant qu’il faut payer nos frais de participation, 1000Fcfa, c’est un autre calvaire. Sans eau, nous sommes obligés de tout sale reprendre la route pour Yaoundé", se sont plaints de nombreux athlètes.

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