Non classé

Céréales : une carte à jouer

La facture céréalière du Cameroun est élevée. Elle le sera davantage tant que durera la crise alimentaire mondiale qui sévit depuis plusieurs mois. Le cas le plus illustratif est celui du riz, une denrée de consommation de masse, principalement dans les centres urbains. Le pays importe près de 500 000 tonnes de riz pour son alimentation, alors que la production nationale plafonne seulement autour de 70 000 tonnes par an. A en croire le président du Groupement inter-patronal du Cameroun, André Siaka, le Cameroun, en 2007, a dépensé en importations CAF (coût, assurance, fret) pour le riz, 87,7 milliards de F CFA.

Ce qui est vrai pour le riz l’est également pour le blé. D’autant plus que le pays n’en produit pas, depuis les difficultés rencontrées par l’opération de culture du blé à Wassandé dans l’adamaoua. Le Cameroun importe donc massivement le blé que transforme les minoteries installées dans les grands centres urbains. Les farines de blé qui en sont issues servent de matière première aux boulangeries et autres pâtisseries. La consommation croissante du pain dans les centres urbains est le moteur de ces importations de blé, alors même que le pain ne fait pas partie des habitudes alimentaires traditionnelles des populations. Selon les statistiques disponibles, les importations de blé, sous forme de grains ou de farine de froment, représentent une charge financière non négligeable pour le commerce extérieur du pays.1 435 tonnes de farine de froment ont été importées entre janvier et décembre 2007, et 16 556 tonnes de gruaux et semoule de froment durant la même période, selon les données de l’INS.

Le maïs est l’autre céréale consommée dans la majorité des dix provinces du Cameroun. Il est aussi utilisé comme matière première par les industries brassicoles. Selon le Coordonnateur national du programme d’appui à la filière maïs, Paul Sikapin, le Cameroun a produit 967 tonnes de maïs en 2006 ; en 2007, 1 100 000 tonnes, et les prévisions pour 2008 tablent sur 1 200 000 tonnes. Pendant ce temps, le pays – notamment les industries brassicoles – a importé environ 16 000 tonnes en 2005 ; 9 000 tonnes en 2006 et 3 000 tonnes en 2007. La baisse progressive des quantités importées montre bien que le Cameroun, qui a un climat assez favorable à la culture de cette céréale, peut non seulement satisfaire ses propres besoins, mais également exporter le surplus vers les pays de la sous-région, voire au-delà. Le Soudan par exemple importe le maïs du Cameroun.

Quel est, à court et à moyen termes, le plan de relance de la riziculture dans les périmètres de la SEMRY, de Ndop, de Tonga et de Santchou ? Que peut-on attendre de l’expérience chinoise en cours à Nanga-Eboko ? Peut-on relancer cette fois avec succès la culture du blé dans l’Adamaoua pour briser le cercle vicieux des importations? La filière maïs peut-elle atteindre le cap de l’équilibre entre l’offre et la demande ? Que faire pour mieux exploiter le riche potentiel qu’offrent les cinq zones agro-écologiques du Cameroun ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier, le sixième de la série, tente de répondre.

Rousseau-Joël FOUTE

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Céréales : une carte à jouer

La facture céréalière du Cameroun est élevée. Elle le sera davantage tant que durera la crise alimentaire mondiale qui sévit depuis plusieurs mois. Le cas le plus illustratif est celui du riz, une denrée de consommation de masse, principalement dans les centres urbains. Le pays importe près de 500 000 tonnes de riz pour son alimentation, alors que la production nationale plafonne seulement autour de 70 000 tonnes par an. A en croire le président du Groupement inter-patronal du Cameroun, André Siaka, le Cameroun, en 2007, a dépensé en importations CAF (coût, assurance, fret) pour le riz, 87,7 milliards de F CFA.

Ce qui est vrai pour le riz l’est également pour le blé. D’autant plus que le pays n’en produit pas, depuis les difficultés rencontrées par l’opération de culture du blé à Wassandé dans l’adamaoua. Le Cameroun importe donc massivement le blé que transforme les minoteries installées dans les grands centres urbains. Les farines de blé qui en sont issues servent de matière première aux boulangeries et autres pâtisseries. La consommation croissante du pain dans les centres urbains est le moteur de ces importations de blé, alors même que le pain ne fait pas partie des habitudes alimentaires traditionnelles des populations. Selon les statistiques disponibles, les importations de blé, sous forme de grains ou de farine de froment, représentent une charge financière non négligeable pour le commerce extérieur du pays.1 435 tonnes de farine de froment ont été importées entre janvier et décembre 2007, et 16 556 tonnes de gruaux et semoule de froment durant la même période, selon les données de l’INS.

Le maïs est l’autre céréale consommée dans la majorité des dix provinces du Cameroun. Il est aussi utilisé comme matière première par les industries brassicoles. Selon le Coordonnateur national du programme d’appui à la filière maïs, Paul Sikapin, le Cameroun a produit 967 tonnes de maïs en 2006 ; en 2007, 1 100 000 tonnes, et les prévisions pour 2008 tablent sur 1 200 000 tonnes. Pendant ce temps, le pays – notamment les industries brassicoles – a importé environ 16 000 tonnes en 2005 ; 9 000 tonnes en 2006 et 3 000 tonnes en 2007. La baisse progressive des quantités importées montre bien que le Cameroun, qui a un climat assez favorable à la culture de cette céréale, peut non seulement satisfaire ses propres besoins, mais également exporter le surplus vers les pays de la sous-région, voire au-delà. Le Soudan par exemple importe le maïs du Cameroun.

Quel est, à court et à moyen termes, le plan de relance de la riziculture dans les périmètres de la SEMRY, de Ndop, de Tonga et de Santchou ? Que peut-on attendre de l’expérience chinoise en cours à Nanga-Eboko ? Peut-on relancer cette fois avec succès la culture du blé dans l’Adamaoua pour briser le cercle vicieux des importations? La filière maïs peut-elle atteindre le cap de l’équilibre entre l’offre et la demande ? Que faire pour mieux exploiter le riche potentiel qu’offrent les cinq zones agro-écologiques du Cameroun ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier, le sixième de la série, tente de répondre.

Rousseau-Joël FOUTE

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Céréales : une carte à jouer

La facture céréalière du Cameroun est élevée. Elle le sera davantage tant que durera la crise alimentaire mondiale qui sévit depuis plusieurs mois. Le cas le plus illustratif est celui du riz, une denrée de consommation de masse, principalement dans les centres urbains. Le pays importe près de 500 000 tonnes de riz pour son alimentation, alors que la production nationale plafonne seulement autour de 70 000 tonnes par an. A en croire le président du Groupement inter-patronal du Cameroun, André Siaka, le Cameroun, en 2007, a dépensé en importations CAF (coût, assurance, fret) pour le riz, 87,7 milliards de F CFA.

Ce qui est vrai pour le riz l’est également pour le blé. D’autant plus que le pays n’en produit pas, depuis les difficultés rencontrées par l’opération de culture du blé à Wassandé dans l’adamaoua. Le Cameroun importe donc massivement le blé que transforme les minoteries installées dans les grands centres urbains. Les farines de blé qui en sont issues servent de matière première aux boulangeries et autres pâtisseries. La consommation croissante du pain dans les centres urbains est le moteur de ces importations de blé, alors même que le pain ne fait pas partie des habitudes alimentaires traditionnelles des populations. Selon les statistiques disponibles, les importations de blé, sous forme de grains ou de farine de froment, représentent une charge financière non négligeable pour le commerce extérieur du pays.1 435 tonnes de farine de froment ont été importées entre janvier et décembre 2007, et 16 556 tonnes de gruaux et semoule de froment durant la même période, selon les données de l’INS.

Le maïs est l’autre céréale consommée dans la majorité des dix provinces du Cameroun. Il est aussi utilisé comme matière première par les industries brassicoles. Selon le Coordonnateur national du programme d’appui à la filière maïs, Paul Sikapin, le Cameroun a produit 967 tonnes de maïs en 2006 ; en 2007, 1 100 000 tonnes, et les prévisions pour 2008 tablent sur 1 200 000 tonnes. Pendant ce temps, le pays – notamment les industries brassicoles – a importé environ 16 000 tonnes en 2005 ; 9 000 tonnes en 2006 et 3 000 tonnes en 2007. La baisse progressive des quantités importées montre bien que le Cameroun, qui a un climat assez favorable à la culture de cette céréale, peut non seulement satisfaire ses propres besoins, mais également exporter le surplus vers les pays de la sous-région, voire au-delà. Le Soudan par exemple importe le maïs du Cameroun.

Quel est, à court et à moyen termes, le plan de relance de la riziculture dans les périmètres de la SEMRY, de Ndop, de Tonga et de Santchou ? Que peut-on attendre de l’expérience chinoise en cours à Nanga-Eboko ? Peut-on relancer cette fois avec succès la culture du blé dans l’Adamaoua pour briser le cercle vicieux des importations? La filière maïs peut-elle atteindre le cap de l’équilibre entre l’offre et la demande ? Que faire pour mieux exploiter le riche potentiel qu’offrent les cinq zones agro-écologiques du Cameroun ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier, le sixième de la série, tente de répondre.

Rousseau-Joël FOUTE

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Céréales : une carte à jouer

La facture céréalière du Cameroun est élevée. Elle le sera davantage tant que durera la crise alimentaire mondiale qui sévit depuis plusieurs mois. Le cas le plus illustratif est celui du riz, une denrée de consommation de masse, principalement dans les centres urbains. Le pays importe près de 500 000 tonnes de riz pour son alimentation, alors que la production nationale plafonne seulement autour de 70 000 tonnes par an. A en croire le président du Groupement inter-patronal du Cameroun, André Siaka, le Cameroun, en 2007, a dépensé en importations CAF (coût, assurance, fret) pour le riz, 87,7 milliards de F CFA.

Ce qui est vrai pour le riz l’est également pour le blé. D’autant plus que le pays n’en produit pas, depuis les difficultés rencontrées par l’opération de culture du blé à Wassandé dans l’adamaoua. Le Cameroun importe donc massivement le blé que transforme les minoteries installées dans les grands centres urbains. Les farines de blé qui en sont issues servent de matière première aux boulangeries et autres pâtisseries. La consommation croissante du pain dans les centres urbains est le moteur de ces importations de blé, alors même que le pain ne fait pas partie des habitudes alimentaires traditionnelles des populations. Selon les statistiques disponibles, les importations de blé, sous forme de grains ou de farine de froment, représentent une charge financière non négligeable pour le commerce extérieur du pays.1 435 tonnes de farine de froment ont été importées entre janvier et décembre 2007, et 16 556 tonnes de gruaux et semoule de froment durant la même période, selon les données de l’INS.

Le maïs est l’autre céréale consommée dans la majorité des dix provinces du Cameroun. Il est aussi utilisé comme matière première par les industries brassicoles. Selon le Coordonnateur national du programme d’appui à la filière maïs, Paul Sikapin, le Cameroun a produit 967 tonnes de maïs en 2006 ; en 2007, 1 100 000 tonnes, et les prévisions pour 2008 tablent sur 1 200 000 tonnes. Pendant ce temps, le pays – notamment les industries brassicoles – a importé environ 16 000 tonnes en 2005 ; 9 000 tonnes en 2006 et 3 000 tonnes en 2007. La baisse progressive des quantités importées montre bien que le Cameroun, qui a un climat assez favorable à la culture de cette céréale, peut non seulement satisfaire ses propres besoins, mais également exporter le surplus vers les pays de la sous-région, voire au-delà. Le Soudan par exemple importe le maïs du Cameroun.

Quel est, à court et à moyen termes, le plan de relance de la riziculture dans les périmètres de la SEMRY, de Ndop, de Tonga et de Santchou ? Que peut-on attendre de l’expérience chinoise en cours à Nanga-Eboko ? Peut-on relancer cette fois avec succès la culture du blé dans l’Adamaoua pour briser le cercle vicieux des importations? La filière maïs peut-elle atteindre le cap de l’équilibre entre l’offre et la demande ? Que faire pour mieux exploiter le riche potentiel qu’offrent les cinq zones agro-écologiques du Cameroun ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier, le sixième de la série, tente de répondre.

Rousseau-Joël FOUTE

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.