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Sollis Mbami, un témoin gênant tué

La localité de Penja s’est réveillée dans la douleur hier, dimanche 6 juillet 2008. Sollis Mbami est mort. Il est tombé sous les balles de la police locale. Le drame a eu lieu non loin du cabaret situé au petit marché vers la gare de Penja. Selon des témoignages concordants, il était environ 1h 30 dans la nuit de samedi 5 à dimanche 6 juillet, lorsqu’une patrouille de police débarque sur le lieu. Le jeune Sollis Mbami qui sirotait la bière en compagnie de ses amis, n’imaginait pas que c’était ses derniers instants sur terre. A leur arrivée au cabaret, les éléments du commissariat de police de Penja ont intimé l’ordre à tous les occupants de présenter leur carte nationale d’identité. Ce qui, d’après nos sources, a été fait sans anicroches. Après s’être fait identifié, Sollis Mbami aurait dit à ses amis qu’il rentrait chez lui. “Et soudain un gardien de la paix a interpellé Sollis Mbami en lui disant : “ Toi-là, tu parles en tant que qui ? ” Sans laisser la latitude à Sollis Mbami de répondre, il a armé son Fal (Fusil d’assaut léger, Ndlr). Thomas Mbang, un autre jeune, a essayé de s’interposer, mais les coups de feu étaient déjà partis ”, raconte un témoin.
Sollis Mbami aurait reçu 3 balles dans la poitrine. Transporté à l’hôpital Saint Jean de Malte de Njombe, le malheureux rendra l’âme en chemin. Selon le médecin qui a constaté son décès, la balle l’a atteint au cœur. Après leur forfait, les éléments du commissariat de police de Penja sont allés s’enfermer dans leur unité. Certains témoins affirment que cette bavure policière a été commise en l’absence du commissaire de Penja qui était à Loum. “ Il n’est revenu à Penja que vers 3 heures du matin. Je l’ai rencontré et je lui ai expliqué ce qui s’est passé, mais il voulait absolument me convaincre que Sollis Mbami n’était pas encore mort. Il m’a remis 3 000 Fcfa pour que j’aille encore vérifier à l’hôpital. J’ai insisté de me faire accompagner par des éléments de la police, mais le commissaire s’y est opposé ”, explique un autre témoin.

Un témoin clé liquidé
Sollis Mbami était un caillou dans la chaussure de certaines personnalités à Njombe-Penja. Ce jeune avait été interpellé et relâché par deux fois à Penja dans le cadre des événements de février. A chacune de ses auditions au groupement de gendarmerie de Nkongsamba, Sollis Mbami aurait toujours indexé certaines personnalités politiques et traditionnelles comme étant les principaux instigateurs de ces événements sanglants. Ce qui en faisait un témoin gênant dans cette affaire dans laquelle Paul Eric Kingue (maire de Njombe-Penja) et une trentaine de jeunes des 3 localités sont impliqués. Il avait promis des révélations fracassantes à l’audience le mercredi prochain, 9 juillet au Tribunal de grande instance du Moungo. Du coup, la mort de Sollis Mbami sonne dans les consciences comme un assassinat, mieux une exécution sommaire pour éliminer un témoin clé… 

Par Noé Ndjebet Massoussi
Le 07-07-2008

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Sollis Mbami, un témoin gênant tué

La localité de Penja s’est réveillée dans la douleur hier, dimanche 6 juillet 2008. Sollis Mbami est mort. Il est tombé sous les balles de la police locale. Le drame a eu lieu non loin du cabaret situé au petit marché vers la gare de Penja. Selon des témoignages concordants, il était environ 1h 30 dans la nuit de samedi 5 à dimanche 6 juillet, lorsqu’une patrouille de police débarque sur le lieu. Le jeune Sollis Mbami qui sirotait la bière en compagnie de ses amis, n’imaginait pas que c’était ses derniers instants sur terre. A leur arrivée au cabaret, les éléments du commissariat de police de Penja ont intimé l’ordre à tous les occupants de présenter leur carte nationale d’identité. Ce qui, d’après nos sources, a été fait sans anicroches. Après s’être fait identifié, Sollis Mbami aurait dit à ses amis qu’il rentrait chez lui. “Et soudain un gardien de la paix a interpellé Sollis Mbami en lui disant : “ Toi-là, tu parles en tant que qui ? ” Sans laisser la latitude à Sollis Mbami de répondre, il a armé son Fal (Fusil d’assaut léger, Ndlr). Thomas Mbang, un autre jeune, a essayé de s’interposer, mais les coups de feu étaient déjà partis ”, raconte un témoin.
Sollis Mbami aurait reçu 3 balles dans la poitrine. Transporté à l’hôpital Saint Jean de Malte de Njombe, le malheureux rendra l’âme en chemin. Selon le médecin qui a constaté son décès, la balle l’a atteint au cœur. Après leur forfait, les éléments du commissariat de police de Penja sont allés s’enfermer dans leur unité. Certains témoins affirment que cette bavure policière a été commise en l’absence du commissaire de Penja qui était à Loum. “ Il n’est revenu à Penja que vers 3 heures du matin. Je l’ai rencontré et je lui ai expliqué ce qui s’est passé, mais il voulait absolument me convaincre que Sollis Mbami n’était pas encore mort. Il m’a remis 3 000 Fcfa pour que j’aille encore vérifier à l’hôpital. J’ai insisté de me faire accompagner par des éléments de la police, mais le commissaire s’y est opposé ”, explique un autre témoin.

Un témoin clé liquidé
Sollis Mbami était un caillou dans la chaussure de certaines personnalités à Njombe-Penja. Ce jeune avait été interpellé et relâché par deux fois à Penja dans le cadre des événements de février. A chacune de ses auditions au groupement de gendarmerie de Nkongsamba, Sollis Mbami aurait toujours indexé certaines personnalités politiques et traditionnelles comme étant les principaux instigateurs de ces événements sanglants. Ce qui en faisait un témoin gênant dans cette affaire dans laquelle Paul Eric Kingue (maire de Njombe-Penja) et une trentaine de jeunes des 3 localités sont impliqués. Il avait promis des révélations fracassantes à l’audience le mercredi prochain, 9 juillet au Tribunal de grande instance du Moungo. Du coup, la mort de Sollis Mbami sonne dans les consciences comme un assassinat, mieux une exécution sommaire pour éliminer un témoin clé… 

Par Noé Ndjebet Massoussi
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La localité de Penja s’est réveillée dans la douleur hier, dimanche 6 juillet 2008. Sollis Mbami est mort. Il est tombé sous les balles de la police locale. Le drame a eu lieu non loin du cabaret situé au petit marché vers la gare de Penja. Selon des témoignages concordants, il était environ 1h 30 dans la nuit de samedi 5 à dimanche 6 juillet, lorsqu’une patrouille de police débarque sur le lieu. Le jeune Sollis Mbami qui sirotait la bière en compagnie de ses amis, n’imaginait pas que c’était ses derniers instants sur terre. A leur arrivée au cabaret, les éléments du commissariat de police de Penja ont intimé l’ordre à tous les occupants de présenter leur carte nationale d’identité. Ce qui, d’après nos sources, a été fait sans anicroches. Après s’être fait identifié, Sollis Mbami aurait dit à ses amis qu’il rentrait chez lui. “Et soudain un gardien de la paix a interpellé Sollis Mbami en lui disant : “ Toi-là, tu parles en tant que qui ? ” Sans laisser la latitude à Sollis Mbami de répondre, il a armé son Fal (Fusil d’assaut léger, Ndlr). Thomas Mbang, un autre jeune, a essayé de s’interposer, mais les coups de feu étaient déjà partis ”, raconte un témoin.
Sollis Mbami aurait reçu 3 balles dans la poitrine. Transporté à l’hôpital Saint Jean de Malte de Njombe, le malheureux rendra l’âme en chemin. Selon le médecin qui a constaté son décès, la balle l’a atteint au cœur. Après leur forfait, les éléments du commissariat de police de Penja sont allés s’enfermer dans leur unité. Certains témoins affirment que cette bavure policière a été commise en l’absence du commissaire de Penja qui était à Loum. “ Il n’est revenu à Penja que vers 3 heures du matin. Je l’ai rencontré et je lui ai expliqué ce qui s’est passé, mais il voulait absolument me convaincre que Sollis Mbami n’était pas encore mort. Il m’a remis 3 000 Fcfa pour que j’aille encore vérifier à l’hôpital. J’ai insisté de me faire accompagner par des éléments de la police, mais le commissaire s’y est opposé ”, explique un autre témoin.

Un témoin clé liquidé
Sollis Mbami était un caillou dans la chaussure de certaines personnalités à Njombe-Penja. Ce jeune avait été interpellé et relâché par deux fois à Penja dans le cadre des événements de février. A chacune de ses auditions au groupement de gendarmerie de Nkongsamba, Sollis Mbami aurait toujours indexé certaines personnalités politiques et traditionnelles comme étant les principaux instigateurs de ces événements sanglants. Ce qui en faisait un témoin gênant dans cette affaire dans laquelle Paul Eric Kingue (maire de Njombe-Penja) et une trentaine de jeunes des 3 localités sont impliqués. Il avait promis des révélations fracassantes à l’audience le mercredi prochain, 9 juillet au Tribunal de grande instance du Moungo. Du coup, la mort de Sollis Mbami sonne dans les consciences comme un assassinat, mieux une exécution sommaire pour éliminer un témoin clé… 

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Sollis Mbami, un témoin gênant tué

La localité de Penja s’est réveillée dans la douleur hier, dimanche 6 juillet 2008. Sollis Mbami est mort. Il est tombé sous les balles de la police locale. Le drame a eu lieu non loin du cabaret situé au petit marché vers la gare de Penja. Selon des témoignages concordants, il était environ 1h 30 dans la nuit de samedi 5 à dimanche 6 juillet, lorsqu’une patrouille de police débarque sur le lieu. Le jeune Sollis Mbami qui sirotait la bière en compagnie de ses amis, n’imaginait pas que c’était ses derniers instants sur terre. A leur arrivée au cabaret, les éléments du commissariat de police de Penja ont intimé l’ordre à tous les occupants de présenter leur carte nationale d’identité. Ce qui, d’après nos sources, a été fait sans anicroches. Après s’être fait identifié, Sollis Mbami aurait dit à ses amis qu’il rentrait chez lui. “Et soudain un gardien de la paix a interpellé Sollis Mbami en lui disant : “ Toi-là, tu parles en tant que qui ? ” Sans laisser la latitude à Sollis Mbami de répondre, il a armé son Fal (Fusil d’assaut léger, Ndlr). Thomas Mbang, un autre jeune, a essayé de s’interposer, mais les coups de feu étaient déjà partis ”, raconte un témoin.
Sollis Mbami aurait reçu 3 balles dans la poitrine. Transporté à l’hôpital Saint Jean de Malte de Njombe, le malheureux rendra l’âme en chemin. Selon le médecin qui a constaté son décès, la balle l’a atteint au cœur. Après leur forfait, les éléments du commissariat de police de Penja sont allés s’enfermer dans leur unité. Certains témoins affirment que cette bavure policière a été commise en l’absence du commissaire de Penja qui était à Loum. “ Il n’est revenu à Penja que vers 3 heures du matin. Je l’ai rencontré et je lui ai expliqué ce qui s’est passé, mais il voulait absolument me convaincre que Sollis Mbami n’était pas encore mort. Il m’a remis 3 000 Fcfa pour que j’aille encore vérifier à l’hôpital. J’ai insisté de me faire accompagner par des éléments de la police, mais le commissaire s’y est opposé ”, explique un autre témoin.

Un témoin clé liquidé
Sollis Mbami était un caillou dans la chaussure de certaines personnalités à Njombe-Penja. Ce jeune avait été interpellé et relâché par deux fois à Penja dans le cadre des événements de février. A chacune de ses auditions au groupement de gendarmerie de Nkongsamba, Sollis Mbami aurait toujours indexé certaines personnalités politiques et traditionnelles comme étant les principaux instigateurs de ces événements sanglants. Ce qui en faisait un témoin gênant dans cette affaire dans laquelle Paul Eric Kingue (maire de Njombe-Penja) et une trentaine de jeunes des 3 localités sont impliqués. Il avait promis des révélations fracassantes à l’audience le mercredi prochain, 9 juillet au Tribunal de grande instance du Moungo. Du coup, la mort de Sollis Mbami sonne dans les consciences comme un assassinat, mieux une exécution sommaire pour éliminer un témoin clé… 

Par Noé Ndjebet Massoussi
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Le Fils de l’Homme de Hervé Tadié

Le fils de l’homme, un recueil de nouvelles africaines publié aux éditions Atelier de presse est la première oeuvre de Hervé Tadié. –

Je suis né au Cameroun en 1978, et j’y ai fait mes classes jusqu’au supérieur. Passionné de littérature depuis mon enfance, j’ai dévoré tous les livres qui me sont tombés sous la main. Au lycée, en secret, je m’essayais déjà à l’écriture. J’ai longtemps tâtonné, avant de me découvrir une affection particulière pour un genre littéraire précis : la nouvelle. Le prix du jeune écrivain francophone en 2005 allait me conforter dans cette optique.

Le fils de l’homme, recueil de nouvelles africaines, est ma première œuvre publiée

Note de l’éditeur :

Hervé Tadié m’apparaît comme un personnage complexe, ambigu. Ses premiers écrits, qu’il m’a expédiés, m’avaient semblé impubliables car ils contenaient – souvent comme les premières oeuvres – trop de haine pour ce monde et ses habitants à ses yeux décevants. C’est pourquoi je lui ai demandé ce recueil de nouvelles qu’il faut lire comme un puzzle qui, une fois reconstitué, vous dévoilera un jeune africain d’aujourd’hui, loin du colonialisme mais pas de la françafrique qu’il ne goûte pas. Vous découvrirez, vous qui aimez l’Afrique, un pan de ce continent que les blancs que nous sommes ne sauront jamais percevoir comme Hervé qui ressemble tant à ce fils de l’homme…

Extraits.

Le soleil venait à peine de pointer son nez hors de sa cachette ; tout apeuré qu’il avait été la veille par les forces des ténèbres.

Son petit nez à lui tout seul ne suffisait pas à éclairer convenablement le petit village de Diamba. C’est donc à cette heure indue du jour, où le soleil lui-même n’avait pas encore les deux yeux ouverts, que Bakari s’éveilla et sortit de la case familiale. Il franchissait le seuil de la porte lorsque retentit la voix de sa mère, toute ensommeillée :
– Bakari, fils d’Ousmane Samba ! Où t’en vas-tu de si beau matin ?
– Mère, je vais au grand baobab.
– Ne peux-tu pas attendre qu’il fasse jour ?

Pour Marne, il ne faisait jour que lorsque l’oeil était incapable de soutenir l’intensité lumineuse du soleil ; et cela, Bakari le savait.
– Quand il fera jour, il y aura trop de monde, trop de gens, ça ne sera plus aussi beau.
– Dieu me garde de ta folie Bakari, grogna Marne avant de se rendormir.

La naissance de l’aube était un moment que Bakari af­fectionnait particulièrement.

À l’aube naissante, il sentait la Terre frémir sous lui. Le vent murmurait une mélopée à ses oreilles, pour lui dire combien le monde est beau, combien Dieu est merveilleux de l’avoir ainsi fait. Les oiseaux s’adressaient à lui par le biais de leurs pépiements ; l’un lui disait sa peine d’être à un jour nouveau, l’autre témoignait du plus vif enthousiasme pour le lever du soleil.

À l’aube, le monde lui appartenait. Les autres, au fur et à mesure qu’ils se réveilleraient, viendraient le lui arracher par petits bouts, jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus rien. Il serait alors bousculé, maladroit dans un monde qui aura cessé de lui appartenir. Dans sa bouche, l’amertume de l’usurpation dont il aura été la victime s’installera pour toute la journée. C’est pour cela peut être qu’il parlait si peu.

La case où habitaient Bakari et sa mère était située à l’écart des autres. Comme si l’on avait voulu sciemment ne pas se mêler à eux.

A quelques mètres de cette case, se dressait un grand baobab. Avec sa prestance et sa stature, jours et nuits, il semblait défier la Terre entière. D’où que l’on vienne, il servait de repère pour trouver le chemin du village de Diamba.

Diamba était perdu au milieu d’une brousse hostile, sans aucune piste praticable pour la relier à la principale voie routière qui passait à quinze kilomètres de là. Le premier village en quittant Diamba était à vingt kilomètres.

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