Un nouvel assaut contre le fléau a été lancé mardi dernier à Douala par un collectif d’artistes. –
«Les artistes-musiciens meurent à cause des pirates et des contrefacteurs de nos œuvres artistiques. C’est avec fermeté et détermination que nous devons combattre cette gangrène qui constitue une menace non seulement pour les créateurs mais aussi pour l’emploi et le public ». C’est par ces propos que Ferdinand Din Din alias Maréchal Papillon a pris la parole, mardi dernier à Douala, lors de la conférence de presse organisée par le Comité musical de lutte contre la piraterie (Cmlcp) et le collectif des ayants droits de la Cameroon Music Coorporation (Cmc). Il a procédé au lancement d’une campagne de sensibilisation contre la piraterie qui ira du 16 au 24 mai prochain.
Une semaine de sensibilisation qui réunira les professionnels de l’art à travers des séminaires, des conférences-débats et des concerts en plein air gratuits. Cette année, le plan de lutte met l’accent sur la sensibilisation, l’éducation des populations avec une implication plus active des hommes politiques, des journalistes et des artistes eux-mêmes. Car, « les pirates se recrutent parmi les artistes aussi. Connaissant mieux leurs sites de production, ils dupliquent leurs propres œuvres face au diktat des producteurs », a souligné un participant. Un autre a tenu à rappeler qu’il existe des « pirates- artisans », petits vendeurs de Cd et K7 dupliqués illicitement à la sauvette et les « gros pirates connus », propriétaires des radios diffusions et télévisions qui diffusent à longueur de journée des programmes musicaux mais sans payement de droits d’auteurs.
Conscient du phénomène qui appauvrit les créateurs culturels, Salomé Manga a loué l’initiative du Cmlcp en rappelant que les préoccupations des artistes sont ceux du ministère de la Culture et qu’ensemble le remède miracle sera trouvé pour éradiquer le fléau. Depuis janvier 2005, un comité provincial de lutte contre la contrefaçon mène plusieurs actions contre la piraterie.