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Tsimi Evouna persiste et signe

Modernisation de Yaoundé :

Au cours d’un point de presse hier à Yaoundé,le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine a annoncé davantage d’actions en 2009.

«Il faut que les habitants de Yaoundé se préparent. On ne peut pas faire les omelettes sans casser les œufs ». Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé annonce la couleur. Hier, dans son cabinet, « l’homme sec » a fait le tour des chantiers, a enjambé la poussière de l’axe d’Olezoa en construction, scruté les chambres du camp Sic Tsinga dont les locataires viennent d’être délogés, sans oublier de descendre dans les bas-fonds de Ntaba où plusieurs familles ont été priées d’aller voir ailleurs. Tsimi Evouna s’est voulu franc sur les chantiers. La langue de bois n’est pas son affaire. « Je suis rigoureux envers moi-même, et je sais manier la carotte et le bâton », déclare-t-il. Point par point, ce qu’il faut retenir de cet entretien.

Sur les démolitions

D’emblée, Tsimi Evouna précise : «Pour bâtir, il faut passer par des démolitions. Je démolis pour construire. » Pour ce qui est du camp Sic Tsinga, «on va démolir ». Tout en montrant la maquette des futurs logements, il précise : « Au moins 280 logements vont être construits. On a déjà tout élaboré avec les partenaires. On va tenir compte de la capacité des appartements. Ils seront plus grands. Des appartements d’un standing particulier seront construits. Des aires de restauration, de même que des parkings vont être aménagés. » A Ntaba, les maisons qui sont construites vont être détruites. Il s’agit même pour Tsimi Evouna, d’un site approprié à « la plantation d’arbres». « Ça peut même devenir un parc », ajoute-t-il. Derrière la radio, il y a un joyau qui est aménagé. Il faudra casser les gens à la Briqueterie, parce que le palais des Sports va accueillir des gens venus du monde. Nous avons ouvert les voies de circulation. C’est notre part du travail, et nous comptons la réaliser. »

Sur les chantiers

« Je suis contre les saupoudrages. Qu’on dise qu’on va construire une capitale, et on y met des moyens. Yaoundé doit être une capitale moderne. C’est pour cela qu’il y a autant de chantiers. Cela passe par des sacrifices. A Olezoa, on aurait pu commencer à Prestige hôtel, mais faute de moyens, nous avons dû commencer à la Texaco. « Mvog-Ada, Mvog-Mbi, Mvog-Atangana Mballa, et son marché doivent s’attendre à nous voir passer. On ne peut pas laisser tout cela comme ça. » déclare Tsimi Evouna. Et d’ajouter : « Beaucoup d’erreurs ont été commises. Quand je prenais le service en 1988 à la Communauté urbaine, j’avais dit qu’à Mbankolo, ce n’était pas bon, que des gens ne doivent pas aménager là-bas. Je n’ai pas été compris. 20 ans après, j’ai été obligé de chasser les gens. » A l’ex-gare routière de Mbalmayo, des aménagements vont être faits pour recaser les gens

Sur le centre ville

« J’ai commencé certains aménagements. Là où il y a à casser, je casse. A la montée Ane rouge, tout a changé. Nous pouvons être tous malades, mais la gravité ne peut pas être la même. Il faut commencer par celui qui risque de mourir dans une heure. Les casses vont se poursuivre. Yaoundé, c’est la ville de tous les Camerounais. Ils doivent avoir une capitale dont ils sont fiers. » Pour Tsimi Evouna, au Boulevard du 20 mai, il y a encore des gens qui construisent n’importe comment. « Les tribunes vont partir, puisqu’il faut relier le Boulevard du 20 mai avec l’avenue Amadou Ahidjo par une voie digne de ce nom. » Où se tiendront alors les défilés ? Secret.

Sur le volet social

« Chacun a ses responsabilités. Sur le plan social, j’aide beaucoup les gens. J’ai un cœur qui aspire à la sainteté. Mais devant certaines situations, il n’y a pas d’alternative. On ne va pas me demander d’aller aussi soigner les malades dans les hôpitaux, ou les fous qui sont dans les rues. J’ai une mission, et des priorités. Il y a forcément des problèmes qui vont se poser. A un moment, il faut savoir soi-même se faire du mal. Je sais ce que ressentent les populations. Mais il faut que vous m’aidiez à les sensibiliser. »

Sur ses objectifs

« Que l’on comprenne qu’on ne vise pas un type donné de citoyen ou de tribu. Le chef de l’Etat m’a confié une mission que je dois accomplir. Il a placé son 2e septennat sous le signe des grandes ambitions. Il faut qu’en fin 2010 je lui présente ma part de réalisations. En 2009, je vais encore mettre le pied sur l’accélérateur. Paris actuel doit son visage à Haussmann. Il avait essuyé toutes les critiques. Je ne suis peut-être pas le Haussmann de Yaoundé, mais tout ce que je fais, c’est dans l’intérêt de la capitale. Il faut que nos enfants soient fiers de vivre dans leur capitale et disent qu’il y a quelque chose qui a été fait pour eux. Moi, je ne suis rien, puisqu’il suffit d’un coup de vent, et je ne suis plus là. Mais pour l’instant, je dois prendre mes responsabilités. »

Alain TCHAKOUNTE

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Au cours d’un point de presse hier à Yaoundé,le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine a annoncé davantage d’actions en 2009.

«Il faut que les habitants de Yaoundé se préparent. On ne peut pas faire les omelettes sans casser les œufs ». Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé annonce la couleur. Hier, dans son cabinet, « l’homme sec » a fait le tour des chantiers, a enjambé la poussière de l’axe d’Olezoa en construction, scruté les chambres du camp Sic Tsinga dont les locataires viennent d’être délogés, sans oublier de descendre dans les bas-fonds de Ntaba où plusieurs familles ont été priées d’aller voir ailleurs. Tsimi Evouna s’est voulu franc sur les chantiers. La langue de bois n’est pas son affaire. « Je suis rigoureux envers moi-même, et je sais manier la carotte et le bâton », déclare-t-il. Point par point, ce qu’il faut retenir de cet entretien.

Sur les démolitions

D’emblée, Tsimi Evouna précise : «Pour bâtir, il faut passer par des démolitions. Je démolis pour construire. » Pour ce qui est du camp Sic Tsinga, «on va démolir ». Tout en montrant la maquette des futurs logements, il précise : « Au moins 280 logements vont être construits. On a déjà tout élaboré avec les partenaires. On va tenir compte de la capacité des appartements. Ils seront plus grands. Des appartements d’un standing particulier seront construits. Des aires de restauration, de même que des parkings vont être aménagés. » A Ntaba, les maisons qui sont construites vont être détruites. Il s’agit même pour Tsimi Evouna, d’un site approprié à « la plantation d’arbres». « Ça peut même devenir un parc », ajoute-t-il. Derrière la radio, il y a un joyau qui est aménagé. Il faudra casser les gens à la Briqueterie, parce que le palais des Sports va accueillir des gens venus du monde. Nous avons ouvert les voies de circulation. C’est notre part du travail, et nous comptons la réaliser. »

Sur les chantiers

« Je suis contre les saupoudrages. Qu’on dise qu’on va construire une capitale, et on y met des moyens. Yaoundé doit être une capitale moderne. C’est pour cela qu’il y a autant de chantiers. Cela passe par des sacrifices. A Olezoa, on aurait pu commencer à Prestige hôtel, mais faute de moyens, nous avons dû commencer à la Texaco. « Mvog-Ada, Mvog-Mbi, Mvog-Atangana Mballa, et son marché doivent s’attendre à nous voir passer. On ne peut pas laisser tout cela comme ça. » déclare Tsimi Evouna. Et d’ajouter : « Beaucoup d’erreurs ont été commises. Quand je prenais le service en 1988 à la Communauté urbaine, j’avais dit qu’à Mbankolo, ce n’était pas bon, que des gens ne doivent pas aménager là-bas. Je n’ai pas été compris. 20 ans après, j’ai été obligé de chasser les gens. » A l’ex-gare routière de Mbalmayo, des aménagements vont être faits pour recaser les gens

Sur le centre ville

« J’ai commencé certains aménagements. Là où il y a à casser, je casse. A la montée Ane rouge, tout a changé. Nous pouvons être tous malades, mais la gravité ne peut pas être la même. Il faut commencer par celui qui risque de mourir dans une heure. Les casses vont se poursuivre. Yaoundé, c’est la ville de tous les Camerounais. Ils doivent avoir une capitale dont ils sont fiers. » Pour Tsimi Evouna, au Boulevard du 20 mai, il y a encore des gens qui construisent n’importe comment. « Les tribunes vont partir, puisqu’il faut relier le Boulevard du 20 mai avec l’avenue Amadou Ahidjo par une voie digne de ce nom. » Où se tiendront alors les défilés ? Secret.

Sur le volet social

« Chacun a ses responsabilités. Sur le plan social, j’aide beaucoup les gens. J’ai un cœur qui aspire à la sainteté. Mais devant certaines situations, il n’y a pas d’alternative. On ne va pas me demander d’aller aussi soigner les malades dans les hôpitaux, ou les fous qui sont dans les rues. J’ai une mission, et des priorités. Il y a forcément des problèmes qui vont se poser. A un moment, il faut savoir soi-même se faire du mal. Je sais ce que ressentent les populations. Mais il faut que vous m’aidiez à les sensibiliser. »

Sur ses objectifs

« Que l’on comprenne qu’on ne vise pas un type donné de citoyen ou de tribu. Le chef de l’Etat m’a confié une mission que je dois accomplir. Il a placé son 2e septennat sous le signe des grandes ambitions. Il faut qu’en fin 2010 je lui présente ma part de réalisations. En 2009, je vais encore mettre le pied sur l’accélérateur. Paris actuel doit son visage à Haussmann. Il avait essuyé toutes les critiques. Je ne suis peut-être pas le Haussmann de Yaoundé, mais tout ce que je fais, c’est dans l’intérêt de la capitale. Il faut que nos enfants soient fiers de vivre dans leur capitale et disent qu’il y a quelque chose qui a été fait pour eux. Moi, je ne suis rien, puisqu’il suffit d’un coup de vent, et je ne suis plus là. Mais pour l’instant, je dois prendre mes responsabilités. »

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Au cours d’un point de presse hier à Yaoundé,le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine a annoncé davantage d’actions en 2009.

«Il faut que les habitants de Yaoundé se préparent. On ne peut pas faire les omelettes sans casser les œufs ». Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé annonce la couleur. Hier, dans son cabinet, « l’homme sec » a fait le tour des chantiers, a enjambé la poussière de l’axe d’Olezoa en construction, scruté les chambres du camp Sic Tsinga dont les locataires viennent d’être délogés, sans oublier de descendre dans les bas-fonds de Ntaba où plusieurs familles ont été priées d’aller voir ailleurs. Tsimi Evouna s’est voulu franc sur les chantiers. La langue de bois n’est pas son affaire. « Je suis rigoureux envers moi-même, et je sais manier la carotte et le bâton », déclare-t-il. Point par point, ce qu’il faut retenir de cet entretien.

Sur les démolitions

D’emblée, Tsimi Evouna précise : «Pour bâtir, il faut passer par des démolitions. Je démolis pour construire. » Pour ce qui est du camp Sic Tsinga, «on va démolir ». Tout en montrant la maquette des futurs logements, il précise : « Au moins 280 logements vont être construits. On a déjà tout élaboré avec les partenaires. On va tenir compte de la capacité des appartements. Ils seront plus grands. Des appartements d’un standing particulier seront construits. Des aires de restauration, de même que des parkings vont être aménagés. » A Ntaba, les maisons qui sont construites vont être détruites. Il s’agit même pour Tsimi Evouna, d’un site approprié à « la plantation d’arbres». « Ça peut même devenir un parc », ajoute-t-il. Derrière la radio, il y a un joyau qui est aménagé. Il faudra casser les gens à la Briqueterie, parce que le palais des Sports va accueillir des gens venus du monde. Nous avons ouvert les voies de circulation. C’est notre part du travail, et nous comptons la réaliser. »

Sur les chantiers

« Je suis contre les saupoudrages. Qu’on dise qu’on va construire une capitale, et on y met des moyens. Yaoundé doit être une capitale moderne. C’est pour cela qu’il y a autant de chantiers. Cela passe par des sacrifices. A Olezoa, on aurait pu commencer à Prestige hôtel, mais faute de moyens, nous avons dû commencer à la Texaco. « Mvog-Ada, Mvog-Mbi, Mvog-Atangana Mballa, et son marché doivent s’attendre à nous voir passer. On ne peut pas laisser tout cela comme ça. » déclare Tsimi Evouna. Et d’ajouter : « Beaucoup d’erreurs ont été commises. Quand je prenais le service en 1988 à la Communauté urbaine, j’avais dit qu’à Mbankolo, ce n’était pas bon, que des gens ne doivent pas aménager là-bas. Je n’ai pas été compris. 20 ans après, j’ai été obligé de chasser les gens. » A l’ex-gare routière de Mbalmayo, des aménagements vont être faits pour recaser les gens

Sur le centre ville

« J’ai commencé certains aménagements. Là où il y a à casser, je casse. A la montée Ane rouge, tout a changé. Nous pouvons être tous malades, mais la gravité ne peut pas être la même. Il faut commencer par celui qui risque de mourir dans une heure. Les casses vont se poursuivre. Yaoundé, c’est la ville de tous les Camerounais. Ils doivent avoir une capitale dont ils sont fiers. » Pour Tsimi Evouna, au Boulevard du 20 mai, il y a encore des gens qui construisent n’importe comment. « Les tribunes vont partir, puisqu’il faut relier le Boulevard du 20 mai avec l’avenue Amadou Ahidjo par une voie digne de ce nom. » Où se tiendront alors les défilés ? Secret.

Sur le volet social

« Chacun a ses responsabilités. Sur le plan social, j’aide beaucoup les gens. J’ai un cœur qui aspire à la sainteté. Mais devant certaines situations, il n’y a pas d’alternative. On ne va pas me demander d’aller aussi soigner les malades dans les hôpitaux, ou les fous qui sont dans les rues. J’ai une mission, et des priorités. Il y a forcément des problèmes qui vont se poser. A un moment, il faut savoir soi-même se faire du mal. Je sais ce que ressentent les populations. Mais il faut que vous m’aidiez à les sensibiliser. »

Sur ses objectifs

« Que l’on comprenne qu’on ne vise pas un type donné de citoyen ou de tribu. Le chef de l’Etat m’a confié une mission que je dois accomplir. Il a placé son 2e septennat sous le signe des grandes ambitions. Il faut qu’en fin 2010 je lui présente ma part de réalisations. En 2009, je vais encore mettre le pied sur l’accélérateur. Paris actuel doit son visage à Haussmann. Il avait essuyé toutes les critiques. Je ne suis peut-être pas le Haussmann de Yaoundé, mais tout ce que je fais, c’est dans l’intérêt de la capitale. Il faut que nos enfants soient fiers de vivre dans leur capitale et disent qu’il y a quelque chose qui a été fait pour eux. Moi, je ne suis rien, puisqu’il suffit d’un coup de vent, et je ne suis plus là. Mais pour l’instant, je dois prendre mes responsabilités. »

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Au cours d’un point de presse hier à Yaoundé,le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine a annoncé davantage d’actions en 2009.

«Il faut que les habitants de Yaoundé se préparent. On ne peut pas faire les omelettes sans casser les œufs ». Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé annonce la couleur. Hier, dans son cabinet, « l’homme sec » a fait le tour des chantiers, a enjambé la poussière de l’axe d’Olezoa en construction, scruté les chambres du camp Sic Tsinga dont les locataires viennent d’être délogés, sans oublier de descendre dans les bas-fonds de Ntaba où plusieurs familles ont été priées d’aller voir ailleurs. Tsimi Evouna s’est voulu franc sur les chantiers. La langue de bois n’est pas son affaire. « Je suis rigoureux envers moi-même, et je sais manier la carotte et le bâton », déclare-t-il. Point par point, ce qu’il faut retenir de cet entretien.

Sur les démolitions

D’emblée, Tsimi Evouna précise : «Pour bâtir, il faut passer par des démolitions. Je démolis pour construire. » Pour ce qui est du camp Sic Tsinga, «on va démolir ». Tout en montrant la maquette des futurs logements, il précise : « Au moins 280 logements vont être construits. On a déjà tout élaboré avec les partenaires. On va tenir compte de la capacité des appartements. Ils seront plus grands. Des appartements d’un standing particulier seront construits. Des aires de restauration, de même que des parkings vont être aménagés. » A Ntaba, les maisons qui sont construites vont être détruites. Il s’agit même pour Tsimi Evouna, d’un site approprié à « la plantation d’arbres». « Ça peut même devenir un parc », ajoute-t-il. Derrière la radio, il y a un joyau qui est aménagé. Il faudra casser les gens à la Briqueterie, parce que le palais des Sports va accueillir des gens venus du monde. Nous avons ouvert les voies de circulation. C’est notre part du travail, et nous comptons la réaliser. »

Sur les chantiers

« Je suis contre les saupoudrages. Qu’on dise qu’on va construire une capitale, et on y met des moyens. Yaoundé doit être une capitale moderne. C’est pour cela qu’il y a autant de chantiers. Cela passe par des sacrifices. A Olezoa, on aurait pu commencer à Prestige hôtel, mais faute de moyens, nous avons dû commencer à la Texaco. « Mvog-Ada, Mvog-Mbi, Mvog-Atangana Mballa, et son marché doivent s’attendre à nous voir passer. On ne peut pas laisser tout cela comme ça. » déclare Tsimi Evouna. Et d’ajouter : « Beaucoup d’erreurs ont été commises. Quand je prenais le service en 1988 à la Communauté urbaine, j’avais dit qu’à Mbankolo, ce n’était pas bon, que des gens ne doivent pas aménager là-bas. Je n’ai pas été compris. 20 ans après, j’ai été obligé de chasser les gens. » A l’ex-gare routière de Mbalmayo, des aménagements vont être faits pour recaser les gens

Sur le centre ville

« J’ai commencé certains aménagements. Là où il y a à casser, je casse. A la montée Ane rouge, tout a changé. Nous pouvons être tous malades, mais la gravité ne peut pas être la même. Il faut commencer par celui qui risque de mourir dans une heure. Les casses vont se poursuivre. Yaoundé, c’est la ville de tous les Camerounais. Ils doivent avoir une capitale dont ils sont fiers. » Pour Tsimi Evouna, au Boulevard du 20 mai, il y a encore des gens qui construisent n’importe comment. « Les tribunes vont partir, puisqu’il faut relier le Boulevard du 20 mai avec l’avenue Amadou Ahidjo par une voie digne de ce nom. » Où se tiendront alors les défilés ? Secret.

Sur le volet social

« Chacun a ses responsabilités. Sur le plan social, j’aide beaucoup les gens. J’ai un cœur qui aspire à la sainteté. Mais devant certaines situations, il n’y a pas d’alternative. On ne va pas me demander d’aller aussi soigner les malades dans les hôpitaux, ou les fous qui sont dans les rues. J’ai une mission, et des priorités. Il y a forcément des problèmes qui vont se poser. A un moment, il faut savoir soi-même se faire du mal. Je sais ce que ressentent les populations. Mais il faut que vous m’aidiez à les sensibiliser. »

Sur ses objectifs

« Que l’on comprenne qu’on ne vise pas un type donné de citoyen ou de tribu. Le chef de l’Etat m’a confié une mission que je dois accomplir. Il a placé son 2e septennat sous le signe des grandes ambitions. Il faut qu’en fin 2010 je lui présente ma part de réalisations. En 2009, je vais encore mettre le pied sur l’accélérateur. Paris actuel doit son visage à Haussmann. Il avait essuyé toutes les critiques. Je ne suis peut-être pas le Haussmann de Yaoundé, mais tout ce que je fais, c’est dans l’intérêt de la capitale. Il faut que nos enfants soient fiers de vivre dans leur capitale et disent qu’il y a quelque chose qui a été fait pour eux. Moi, je ne suis rien, puisqu’il suffit d’un coup de vent, et je ne suis plus là. Mais pour l’instant, je dois prendre mes responsabilités. »

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Joseph Antoine Bell… pour entraîner le Togo

L’ancien gardien de buts des Lions Indomptables en pôle position pour le banc de touche des Eperviers. –

Qui succédera à Stephen Keshi au banc de touche de l’équipe nationale fanion de football du Togo ? Cette question trouvera une réponse définitive dans les prochains jours, le processus de sélection de l’entraîneur-sélectionneur étant déjà très avancé. Selon des sources dignes de foi, la Fédération togolaise de football a déjà effectué son choix. Celui-ci devra par la suite être entériné par le ministère en charge des Sports du Togo afin de devenir officiel. En course pour le poste dans la short list, Joseph Antoine Bell était au coude-à-coude avec le Français Henri Stambouli. Aux dernières nouvelles, la fédération aurait penché pour l’ancien portier des Lions Indomptables, Joseph Antoine Bell.
La nouvelle a été diffusée hier, mercredi 19 mars, au du journal bilingue des sports de la Crtv-Poste national à 9 heures. La Crtv reprenait une information publiée par Radio France internationale (Rfi), selon des confrères y exerçant. Les efforts de recoupement du Messager n’ont pas produit les résultats escomptés, aucune source n’infirmant ni ne confirmant formellement la nouvelle. Joseph Antoine Bell lui-même n’a pas pu être joint, son téléphone étant sur le répondeur. “ Jojo ne serait pas au Cameroun ; il m’a dit qu’il pourrait se rendre en Tunisie aujourd’hui [hier mercredi 19 mars, ndlr] ”, révèle une de ses connaissances à Douala.
Blatter encourage les coaches africains
Il y a deux jours, une dépêche de l’Agence de presse africaine (Apa) a annoncé la présence au Togo de Henri Stambouli (47 ans). “ Arrivé samedi dans la capitale togolaise, il a assisté, dimanche après, à un match de quartier, et devrait avoir, dans la soirée, une séance de travail avec la Fédération togolaise de football (Ftf), puis avec le ministre des Sports ”, révèle l’Apa. Vraisemblablement, il s’agissait d’un entretien avant la présélection de la fédération qui, bien entendue, n’a pas le dernier mot. Car comme au Cameroun, l’équipe nationale est la propriété de l’Etat. Mais il ne serait pas surprenant que Joseph Antoine Bell soit effectivement retenu, au regard de sa formation et de son parcours professionnel. Ce ne serait en tout cas pas une première au Togo, car l’international nigérian Stephen Keshi a entraîné cette équipe pendant plusieurs années avec des résultats plutôt appréciables.
Si Bell est définitivement retenu, sa sélection s’inscrirait dans une logique envisagée actuellement, celle d’avoir des entraîneurs africains sur les bancs de touche des équipes nationales africaines. Le président de la Fifa, Joseph Sepp Blatter, l’a d’ailleurs fortement recommandé au cours d’une réunion de l’association mercredi 12 mars 2008 à Zurich. Pour lui, des compétitions comme la Coupe d’Afrique des nations seraient meilleures si les équipes sont entraînées par des Africains. En tout cas, Bell ne serait pas un mauvais choix.
Les Eperviers du Togo dont Joseph Antoine Bell pourrait donc être le coach n’ont plus d’entraîneur depuis le départ, en fin 2007, du Nigérian Stephen Keshi annoncé sur le banc de touche des Aigles du Mali en remplacement du Français, François Jodar. Le Togo évoluera dans le même groupe que la Zambie, l’Erythrée et le Swaziland dans le cadre des éliminatoires combinées coupe d’Afrique des nations (Can) – coupe du monde 2010, dont le coup d’envoi est prévu en fin mai prochain. Dans le cadre de la préparation de ces éliminatoires, les Eperviers jouent en amical contre le Syli national de Guinée le 25 mars dans la banlieue parisienne en France.

Jojo, une belle carrière
Bell est entraîneur de formation. Il a suivi ses cours en France, dans la même structure que les Jean Tigana et autres Alain Giresse. Mais avant cela, il aura été un brillant footballeur. Il est passé par un championnat national dans son pays, a fait sa propédeutique au sein des Lions, avant d’être sélectionné pour une carrière internationale. Il connaît de nombreuses compétitions : la coupe d’Afrique, la coupe et le championnat de France, la coupe d’Europe et la coupe du monde.
Né le 8 octobre 1954, Joseph Antoine Bell fait en effet des merveilles dans des compétitions nationales au Cameroun dans le années 70 et au début des années 80. Il intègre rapidement la sélection des Lions Indomptables mais, est constamment barré par Thomas Nkono, son éternel rival. Il remporte tout de même 2 Can en 1984 et 1988. Après avoir remporté deux championnats et la coupe d’Afrique des champions avec l’Union sportive de Douala. En Egypte (Arab Contractors), il gagnera également un titre. A 31 ans, il débarque en Europe, précisément à l’Olympique de Marseille (OM) en France. Le club phocéen vient tout juste de renaître de ses cendres, sauvé par les minots. Un jeune président, sévèrement buriné, s’apprête à monter une énorme équipe et l’expérience du Camerounais sera précieuse dans la montée en puissance de l’OM.
De son passage à l’OM, il dispute deux finales de coupe de France perdues (1986 et 1987) et s’offre une place de vice-champion (1987). Mais son séjour en France est surtout marqué par l’affaire des bananes. En effet, dans le cadre de la rivalité entre Claude Bez et Bernard Tapie, lors du championnat 1989 – 1990, la réception des Girondins se fait dans un climat délétère, sur fond judiciaire. L’année suivante il quitte la Gironde pour le Forez (Saint-Étienne), à l’âge de 36 ans. Alors qu’on lui prédit une fin de carrière rapide, il reste bien vert en dépit de son âge et portera la tunique stéphanoise jusqu’en 1995 avant de raccrocher à 41 ans.  

Par Honoré FOIMOUKOM

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