Le culte d’action de grâce a eu lieu jeudi dernier à Yaoundé devant une foule immense avant son inhumation le samedi 12 avril prochain en Côte d’Ivoire. –
La foule était compacte les jeudi et vendredi derniers à Yaoundé autour de la dépouille mortelle de l’épouse de l’ambassadeur de Côte d’ivoire au Cameroun. Que ce soit à la paroisse de l’Eglise presbytérienne camerounaise à Djoungolo ou à leur résidence au quartier Bastos, la famille Ayoman a palpé les diverses manifestations d’amitié à leurs égards. Durant le culte d’action de grâce jeudi à l’Epc, on a vu le représentant personnel du chef de l’Etat du Cameroun, Jean Baptiste Béléoken, directeur du cabinet civil de la présidence de la République, des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Le public a eu droit à plusieurs témoignages en dehors du sermon du révérend pasteur Emmanuel Bessala.
Ainsi, selon le représentant de la famille, l’ambassadeur demande aux fidèles de l’aider à prendre conscience du “ Notre Père ”. Cette prière tirée de Mathieu 6 :10 sur laquelle il a basé sa vie pour ne pas céder au découragement après la disparition de son épouse. Pour sa part, le représentant du corps diplomatique avoue que la peine des ivoiriens est aussi celle de l’ensemble des diplomates. “ Nous n’avons pas de mots appropriés pour décrire ce qui nous est arrivé ”, affirme-t-il. Le sermon de circonstance est tiré du Livre de Josué 23 : 6-14 et de Marc 6 :45-51. Le pasteur Emmanuel Bessala exhorte l’ambassadeur à ne pas faiblir après le décès de son épouse en restant fidèle à la Parole de Dieu.
Assurément, la disparition de Mme Ayoman laisse un grand vide tant dans les hautes sphères politiques que dans les couches défavorisées. Tout ce monde s’est déplacé en sa résidence pour la grande veillée. Plusieurs chorales ont rythmé cette nuit. La chorale de l’Université protestante de Yaoundé, celle de l’Université de Yaoundé II – Soa, et les Angel’s voices de l’Epc Djoungolo conduit par Archangelo Junior. De l’avis de tous, c’est une dame affable et courtoise qui s’en va. “ Elle était très gentille. Chaque fois qu’elle allait au sport, elle nous saluait. Elle ne ressemblait en rien à toutes les autres dames qui s’enferment dans leur muraille ”, assure un épicier du coin.
Son calme et son assiduité étaient reconnus à la paroisse de l’Epc de Djoungolo. Elle y assistait au culte en français. “ On était parfois surpris de la voir au culte en langue bulu et lorsqu’on lui demandait ce qu’elle avait retenu, elle disait akéba (merci en langue bulu) ”, se souvient le pasteur Emmanuel Bessala. C’est à trois heures du matin que la dépouille de Mme Geneviève Ayoman a été transférée à l’aéroport international de Douala. Décédée le 14 mars 2008 au centre hospitalier de la Cnps de Yaoundé, elle sera inhumée le samedi 12 avril prochain à Toukouzou dans le Grand-Lahou en Côte d’Ivoire.
Par Cyr ONDOA (Stagiaire)
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