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Audition reportée pour Yves Michel Fotso



C’est demain, mardi 12 août, que l’ancien Administrateur directeur général de la Camair sera devant le juge.
Lazare Kolyang


Que s’est-il passé vendredi dernier, 08 août, au Tribunal de Grande instance du Wouri à Douala ? N’ayant pas aperçu Yves Michel Fotso tout au long de la journée du côté de ce tribunal, des informations rapportées par certaines sources ont vite fait état de la fuite de l’ancien Administrateur directeur général de la Camair. S’il est vrai que Yves Michel Fotso n’a pas été aperçu au tribunal, il est aussi évident qu’il se trouvait bel et bien à Douala. Sur la démarche qui a conduit au report de l’audition, les informations restent aussi contradictoires. " Le juge a eu l’un des proches collaborateurs de Yves Michel Fotso au téléphone quelques instants seulement avant l’heure indiquée. Au cours de cet échange téléphonique, il est apparu que Yves Michel était bel et bien disposé à déférer à la convocation, malgré un petit souci de santé.

C’est cette raison qui a amené le juge à surseoir à ce rendez-vous et à le reprogrammer pour mardi prochain (demain, Ndlr)”, confie l’un des proches du président du conseil d’administration de la Commercial Bank of Cameroon (Cbc). D’autres sources, par contre, soutiennent plutôt que c’est Yves Michel Fotso, lui-même, qui a sollicité le report de cette audition. Pour quelles raisons ? Mystère et boule de gomme, de son entourage. Même si une source bien informée semble lier cette sollicitation à un souci de " voir clair dans une correspondance du Vice premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali, adressée au Secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso et révélée par la presse ". Dans l’un ou l’autre cas, rien n’indique qu’il y a eu entorse à la procédure en cours. " Le juge peut effectivement demander soit à anticiper ou repousser une date d’audition. Tout comme l’accusé ou son conseil peut faire la démarche ", souligne Me Tetang, avocat au barreau du Cameroun.

Commission rogatoire
En attendant de savoir ce que le juge d’instruction Vieux Eyiké va dire à Yves Michel Fotso, l’on sait cependant que ce dernier sera interrogé dans le cadre de la commission rogatoire (acte par lequel un magistrat de toutes juridictions délègue ses pouvoirs à un autre magistrat de son tribunal ou autre juge d’instruction ou à un officier de police judicaire pour qu’il exécute à sa place un acte d’instruction. La délégation de pouvoirs est spéciale pour des actes définis) mise sur pied récemment par le juge d’instruction fédérale Suisse, Gérard Sautebin. " Cela veut dire que le correspondant du juge suisse au Cameroun ne peut poser à Yves Michel Fotso que les questions qui lui ont été transmises depuis la Suisse ", explique un magistrat.

C’est-à-dire des questions pour comprendre les faits de " suspicion de blanchiment d’argent, participation à une organisation criminelle, escroquerie et gestion déloyale de la Camair ". Des charges qui, au départ de la procédure, sont portées à l’encontre du Français François de Seroux-Fouquet contre qui une enquête a été ouverte le 20 janvier 2005 pour les motifs sus cités. Le juge d’instruction fédéral Suisse est en effet sur les traces de 31 millions de dollars américains, payés à Gia International Ltd des caisses de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) et de la Camair, pour le compte de l’Etat du Cameroun. De l’argent qui avait été prévu pour l’achat d’un avion Boeing de type Bbj présidentiel. Faut-il alors voir dans la convocation de Yves Michel Fotso, au lendemain de la mise aux arrêts de l’ancien Secrétaire général de la présidence de la République, Jean Marie Atangana Mebara, un quelconque lien avec les auditions et arrestations de personnalités dans le cadre de l’affaire Albatros ?

L’on sait, toutefois, que l’enquête du juge suisse n’a été étendue à Yves Michel que le 22 janvier 2007. Ce n’est pas la première fois que ce dernier est convoqué dans le cadre de cette commission rogatoire. Il a déjà été entendu, en mai dernier, avec sept autres de ses anciens collaborateurs à la Camair. Même si le juge Vieux Eyiké n’agit dans ce dossier que pour le compte du juge Suisse Gérard Sautebin, les juridictions camerounaises avaient déjà par le passé aussi été saisies. Suite au verdict rendu par le Tribunal de première instance de Douala le 15 décembre 2005, dans une affaire qui opposait Yves Michel Fotso à l’expert financier Francis Nana Tchethnia, la Cour d’Appel du Littoral a reconnu, le 27 mars dernier, ce dernier coupable de "dénonciation calomnieuse et diffamation ". Une "dénonciation " qui n’a pas encore fini de faire ses effets. Car, c’est sur la base de celle-ci que le juge suisse s’est saisi de l’affaire pour laquelle l’Etat du Cameroun ne s’est pas encore constitué partie civile.

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Que s’est-il passé vendredi dernier, 08 août, au Tribunal de Grande instance du Wouri à Douala ? N’ayant pas aperçu Yves Michel Fotso tout au long de la journée du côté de ce tribunal, des informations rapportées par certaines sources ont vite fait état de la fuite de l’ancien Administrateur directeur général de la Camair. S’il est vrai que Yves Michel Fotso n’a pas été aperçu au tribunal, il est aussi évident qu’il se trouvait bel et bien à Douala. Sur la démarche qui a conduit au report de l’audition, les informations restent aussi contradictoires. " Le juge a eu l’un des proches collaborateurs de Yves Michel Fotso au téléphone quelques instants seulement avant l’heure indiquée. Au cours de cet échange téléphonique, il est apparu que Yves Michel était bel et bien disposé à déférer à la convocation, malgré un petit souci de santé.

C’est cette raison qui a amené le juge à surseoir à ce rendez-vous et à le reprogrammer pour mardi prochain (demain, Ndlr)”, confie l’un des proches du président du conseil d’administration de la Commercial Bank of Cameroon (Cbc). D’autres sources, par contre, soutiennent plutôt que c’est Yves Michel Fotso, lui-même, qui a sollicité le report de cette audition. Pour quelles raisons ? Mystère et boule de gomme, de son entourage. Même si une source bien informée semble lier cette sollicitation à un souci de " voir clair dans une correspondance du Vice premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali, adressée au Secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso et révélée par la presse ". Dans l’un ou l’autre cas, rien n’indique qu’il y a eu entorse à la procédure en cours. " Le juge peut effectivement demander soit à anticiper ou repousser une date d’audition. Tout comme l’accusé ou son conseil peut faire la démarche ", souligne Me Tetang, avocat au barreau du Cameroun.

Commission rogatoire
En attendant de savoir ce que le juge d’instruction Vieux Eyiké va dire à Yves Michel Fotso, l’on sait cependant que ce dernier sera interrogé dans le cadre de la commission rogatoire (acte par lequel un magistrat de toutes juridictions délègue ses pouvoirs à un autre magistrat de son tribunal ou autre juge d’instruction ou à un officier de police judicaire pour qu’il exécute à sa place un acte d’instruction. La délégation de pouvoirs est spéciale pour des actes définis) mise sur pied récemment par le juge d’instruction fédérale Suisse, Gérard Sautebin. " Cela veut dire que le correspondant du juge suisse au Cameroun ne peut poser à Yves Michel Fotso que les questions qui lui ont été transmises depuis la Suisse ", explique un magistrat.

C’est-à-dire des questions pour comprendre les faits de " suspicion de blanchiment d’argent, participation à une organisation criminelle, escroquerie et gestion déloyale de la Camair ". Des charges qui, au départ de la procédure, sont portées à l’encontre du Français François de Seroux-Fouquet contre qui une enquête a été ouverte le 20 janvier 2005 pour les motifs sus cités. Le juge d’instruction fédéral Suisse est en effet sur les traces de 31 millions de dollars américains, payés à Gia International Ltd des caisses de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) et de la Camair, pour le compte de l’Etat du Cameroun. De l’argent qui avait été prévu pour l’achat d’un avion Boeing de type Bbj présidentiel. Faut-il alors voir dans la convocation de Yves Michel Fotso, au lendemain de la mise aux arrêts de l’ancien Secrétaire général de la présidence de la République, Jean Marie Atangana Mebara, un quelconque lien avec les auditions et arrestations de personnalités dans le cadre de l’affaire Albatros ?

L’on sait, toutefois, que l’enquête du juge suisse n’a été étendue à Yves Michel que le 22 janvier 2007. Ce n’est pas la première fois que ce dernier est convoqué dans le cadre de cette commission rogatoire. Il a déjà été entendu, en mai dernier, avec sept autres de ses anciens collaborateurs à la Camair. Même si le juge Vieux Eyiké n’agit dans ce dossier que pour le compte du juge Suisse Gérard Sautebin, les juridictions camerounaises avaient déjà par le passé aussi été saisies. Suite au verdict rendu par le Tribunal de première instance de Douala le 15 décembre 2005, dans une affaire qui opposait Yves Michel Fotso à l’expert financier Francis Nana Tchethnia, la Cour d’Appel du Littoral a reconnu, le 27 mars dernier, ce dernier coupable de "dénonciation calomnieuse et diffamation ". Une "dénonciation " qui n’a pas encore fini de faire ses effets. Car, c’est sur la base de celle-ci que le juge suisse s’est saisi de l’affaire pour laquelle l’Etat du Cameroun ne s’est pas encore constitué partie civile.

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C’est cette raison qui a amené le juge à surseoir à ce rendez-vous et à le reprogrammer pour mardi prochain (demain, Ndlr)”, confie l’un des proches du président du conseil d’administration de la Commercial Bank of Cameroon (Cbc). D’autres sources, par contre, soutiennent plutôt que c’est Yves Michel Fotso, lui-même, qui a sollicité le report de cette audition. Pour quelles raisons ? Mystère et boule de gomme, de son entourage. Même si une source bien informée semble lier cette sollicitation à un souci de " voir clair dans une correspondance du Vice premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali, adressée au Secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso et révélée par la presse ". Dans l’un ou l’autre cas, rien n’indique qu’il y a eu entorse à la procédure en cours. " Le juge peut effectivement demander soit à anticiper ou repousser une date d’audition. Tout comme l’accusé ou son conseil peut faire la démarche ", souligne Me Tetang, avocat au barreau du Cameroun.

Commission rogatoire
En attendant de savoir ce que le juge d’instruction Vieux Eyiké va dire à Yves Michel Fotso, l’on sait cependant que ce dernier sera interrogé dans le cadre de la commission rogatoire (acte par lequel un magistrat de toutes juridictions délègue ses pouvoirs à un autre magistrat de son tribunal ou autre juge d’instruction ou à un officier de police judicaire pour qu’il exécute à sa place un acte d’instruction. La délégation de pouvoirs est spéciale pour des actes définis) mise sur pied récemment par le juge d’instruction fédérale Suisse, Gérard Sautebin. " Cela veut dire que le correspondant du juge suisse au Cameroun ne peut poser à Yves Michel Fotso que les questions qui lui ont été transmises depuis la Suisse ", explique un magistrat.

C’est-à-dire des questions pour comprendre les faits de " suspicion de blanchiment d’argent, participation à une organisation criminelle, escroquerie et gestion déloyale de la Camair ". Des charges qui, au départ de la procédure, sont portées à l’encontre du Français François de Seroux-Fouquet contre qui une enquête a été ouverte le 20 janvier 2005 pour les motifs sus cités. Le juge d’instruction fédéral Suisse est en effet sur les traces de 31 millions de dollars américains, payés à Gia International Ltd des caisses de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) et de la Camair, pour le compte de l’Etat du Cameroun. De l’argent qui avait été prévu pour l’achat d’un avion Boeing de type Bbj présidentiel. Faut-il alors voir dans la convocation de Yves Michel Fotso, au lendemain de la mise aux arrêts de l’ancien Secrétaire général de la présidence de la République, Jean Marie Atangana Mebara, un quelconque lien avec les auditions et arrestations de personnalités dans le cadre de l’affaire Albatros ?

L’on sait, toutefois, que l’enquête du juge suisse n’a été étendue à Yves Michel que le 22 janvier 2007. Ce n’est pas la première fois que ce dernier est convoqué dans le cadre de cette commission rogatoire. Il a déjà été entendu, en mai dernier, avec sept autres de ses anciens collaborateurs à la Camair. Même si le juge Vieux Eyiké n’agit dans ce dossier que pour le compte du juge Suisse Gérard Sautebin, les juridictions camerounaises avaient déjà par le passé aussi été saisies. Suite au verdict rendu par le Tribunal de première instance de Douala le 15 décembre 2005, dans une affaire qui opposait Yves Michel Fotso à l’expert financier Francis Nana Tchethnia, la Cour d’Appel du Littoral a reconnu, le 27 mars dernier, ce dernier coupable de "dénonciation calomnieuse et diffamation ". Une "dénonciation " qui n’a pas encore fini de faire ses effets. Car, c’est sur la base de celle-ci que le juge suisse s’est saisi de l’affaire pour laquelle l’Etat du Cameroun ne s’est pas encore constitué partie civile.

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La mode africaine magnifiée à Dakar sur fond d’hommage à Katoucha

Une trentaine de stylistes-modélistes africains ont rendu hommage dans la nuit de samedi à dimanche au top model, Katoucha Niane, lors d’une soirée de gala dans le cadre de la quatrième édition du Salon de l’Innovation et de la Représentation Africaine (SIRA VISION) organisée du 27 au 30 mars à Dakar. –

APA-Dakar (Sénégal) 

De grands noms de la mode africaine dont la Sénégalaise Collé Ardo Sow, – initiatrice de SIRA VISION-, Alphadi du Niger, Pathe’O de la Côte d’Ivoire, Pepita D du Bénin, ont participé à l’hommage rendu à Katoucha

« Que chacun se souvienne toujours de Katoucha », a lancé Alphadi à l’endroit des centaines d’invités présents à la soirée, parmi lesquels le chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade accompagné notamment de son épouse Viviane et du Premier ministre, Hadjibou Soumaré.

Katoucha Niane, ancienne égérie d’Yves Saint Laurent dans les années 1980, disparue depuis plus d’un mois, avait finalement été retrouvée morte dans la Seine, à Paris, dans des conditions, à ce jour non élucidées. Le top model sénégalais d’origine guinéenne, fille de l’historien guinéen Djibril Tamsir Niane, a été inhumée vendredi dernier au cimetière ’’Cameroun’’, le plus grand cimetière de la capitale guinéenne.

Cet hommage n’a pas éclipsé la beauté de la soirée où les stylistes venus d’une douzaine de pays, ont rivalisé d’ingéniosité en termes de création, d’imagination et de dextérité.

Ainsi, l’assistance a pu contempler entre les œuvres de Michael Kra (accessoiriste ivoirien), Gilles Touré (Côte d’Ivoire), (Bamondi (Togo), Pepita D (Bénin), Remi Lagos (Nigeria), Jean Doucet (France), Korotimi (Burkina), sans oublier les Sénégalais, Angélique Diédhiou, Claire Kane, Binta Bakhoum, Mame Fagueye Ba et bien d’autres.

Le tout s’est déroulé dans des tonnerres d’applaudissements et dans une ambiance musicale animée par la diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo.

« Je salue la diversité qui a marqué cette soirée », a confié le président Wade à la fin du spectacle.

« Je n’avais jamais imaginé la dimension de ce spectacle auquel je viens d’assister ; je suis comblé », a-t-il ajouté.

Autant dire que la soirée a été riche en sons, en couleurs et en lumières.

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