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Un incendie fait dix morts à la prison centrale

Douala :


L’incident qui aurait été provoqué par des détenus est survenu hier mercredi aux environs de 4 heures.
Angui Mangan


La situation était suffisamment grave et a amené le Vice-premier ministre, ministre de la Justice, à faire une descente expresse dans la capitale économique hier, mercredi 19 août. En présence du gouverneur de la province du Littoral, Francis Fai Yengo, Amadou Ali a dressé le premier bilan de l’incendie qui s’est déclaré dans ce pénitencier : neuf détenus brûlés vifs, 78 blessés parmi lesquels 30 dans un état critique. Première conséquence de ce qui est dès lors considéré, par la version la plus répandue comme une tentative d’évasion manquée, près de 1.300 détenus de la prison centrale de Douala doivent être déportés ailleurs. En attendant l’aboutissement du vieux projet de construction d’une nouvelle prison à Douala.
Toute la journée d’hier, la prison centrale New-Bell et l’hôpital Laquintinie sont devenus des zones de haute sécurité. Jusqu’en fin d’après midi hier, militaires, gendarmes et policiers formaient encore une ceinture de sécurité autour de ces deux institutions. La prison est également devenue une forteresse où aucune visite n’est désormais permise.

Que s’est-il donc exactement passé peu avant 04 heures ce mercredi 20 août à l’intérieur de la prison de Douala ? Les curieux et journalistes accourus sur les lieux aux premières heures de la matinée ont été tenus à l’écart. Des consignes strictes ont été données par les autorités de la province pour empêcher une "fuite" d’information. Toutefois, selon les témoignages recueillis auprès de certains détenus, tout serait parti d’un feu allumé pour le repas, à vendre à l’intérieur. Tout avait déjà été préparé.
Malheureusement, autour de 04 heures, tout dégénère. Les détenus en profitent pour s’évader. Les gardiens de prison en faction ouvrent le feu pour calmer les ardeurs d’éventuels fugitifs. Au lieu de neuf morts, comme l’a affirmé le Vice-premier ministre, le directeur régional de la Croix camerounaise, M. Nono, avance le chiffre de dix morts recensés. En plus de ce bilan humain lourd, une partie de la prison a aussi été consumée. Même si les pompiers ont réussi à circonscrire les flammes. En bouclant la zone sur une grande distance, les forces de sécurité tentent de contenir les autres détenus et cherchent à savoir si des évadés ne sont pas tapis dans le voisinage.
Les évasions et tentatives d’évasion se sont multipliées ces derniers temps à Douala. Dimanche 29 juin dernier, une évasion massive avait fait 18 morts parmi les pensionnaires de cette prison qui compte plus de 3.200 personnes. Ce jour-là, des détenus armés étaient les premiers à ouvrir le feu.

Liste des blessés en soins intensifs à l’hôpital Laquintinie
Richard Tchiengang
Bouba Zoa
Joseph Youmbi
Robert Tchavou
Joseph Odjom
Gabriel Ateba
Simon Mbatou
Rostand Ngando
Daniel Koum
Samuel Essend
Olivier Fokou Fopa
Francis Fongang
Donald Ebongue
Roméo Takou
Fankam Siémeni
JulesTcheckzo
Bernard Nikoyo
Jean Samuel Fotso Kamga

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Angui Mangan


La situation était suffisamment grave et a amené le Vice-premier ministre, ministre de la Justice, à faire une descente expresse dans la capitale économique hier, mercredi 19 août. En présence du gouverneur de la province du Littoral, Francis Fai Yengo, Amadou Ali a dressé le premier bilan de l’incendie qui s’est déclaré dans ce pénitencier : neuf détenus brûlés vifs, 78 blessés parmi lesquels 30 dans un état critique. Première conséquence de ce qui est dès lors considéré, par la version la plus répandue comme une tentative d’évasion manquée, près de 1.300 détenus de la prison centrale de Douala doivent être déportés ailleurs. En attendant l’aboutissement du vieux projet de construction d’une nouvelle prison à Douala.
Toute la journée d’hier, la prison centrale New-Bell et l’hôpital Laquintinie sont devenus des zones de haute sécurité. Jusqu’en fin d’après midi hier, militaires, gendarmes et policiers formaient encore une ceinture de sécurité autour de ces deux institutions. La prison est également devenue une forteresse où aucune visite n’est désormais permise.

Que s’est-il donc exactement passé peu avant 04 heures ce mercredi 20 août à l’intérieur de la prison de Douala ? Les curieux et journalistes accourus sur les lieux aux premières heures de la matinée ont été tenus à l’écart. Des consignes strictes ont été données par les autorités de la province pour empêcher une "fuite" d’information. Toutefois, selon les témoignages recueillis auprès de certains détenus, tout serait parti d’un feu allumé pour le repas, à vendre à l’intérieur. Tout avait déjà été préparé.
Malheureusement, autour de 04 heures, tout dégénère. Les détenus en profitent pour s’évader. Les gardiens de prison en faction ouvrent le feu pour calmer les ardeurs d’éventuels fugitifs. Au lieu de neuf morts, comme l’a affirmé le Vice-premier ministre, le directeur régional de la Croix camerounaise, M. Nono, avance le chiffre de dix morts recensés. En plus de ce bilan humain lourd, une partie de la prison a aussi été consumée. Même si les pompiers ont réussi à circonscrire les flammes. En bouclant la zone sur une grande distance, les forces de sécurité tentent de contenir les autres détenus et cherchent à savoir si des évadés ne sont pas tapis dans le voisinage.
Les évasions et tentatives d’évasion se sont multipliées ces derniers temps à Douala. Dimanche 29 juin dernier, une évasion massive avait fait 18 morts parmi les pensionnaires de cette prison qui compte plus de 3.200 personnes. Ce jour-là, des détenus armés étaient les premiers à ouvrir le feu.

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Bouba Zoa
Joseph Youmbi
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Toute la journée d’hier, la prison centrale New-Bell et l’hôpital Laquintinie sont devenus des zones de haute sécurité. Jusqu’en fin d’après midi hier, militaires, gendarmes et policiers formaient encore une ceinture de sécurité autour de ces deux institutions. La prison est également devenue une forteresse où aucune visite n’est désormais permise.

Que s’est-il donc exactement passé peu avant 04 heures ce mercredi 20 août à l’intérieur de la prison de Douala ? Les curieux et journalistes accourus sur les lieux aux premières heures de la matinée ont été tenus à l’écart. Des consignes strictes ont été données par les autorités de la province pour empêcher une "fuite" d’information. Toutefois, selon les témoignages recueillis auprès de certains détenus, tout serait parti d’un feu allumé pour le repas, à vendre à l’intérieur. Tout avait déjà été préparé.
Malheureusement, autour de 04 heures, tout dégénère. Les détenus en profitent pour s’évader. Les gardiens de prison en faction ouvrent le feu pour calmer les ardeurs d’éventuels fugitifs. Au lieu de neuf morts, comme l’a affirmé le Vice-premier ministre, le directeur régional de la Croix camerounaise, M. Nono, avance le chiffre de dix morts recensés. En plus de ce bilan humain lourd, une partie de la prison a aussi été consumée. Même si les pompiers ont réussi à circonscrire les flammes. En bouclant la zone sur une grande distance, les forces de sécurité tentent de contenir les autres détenus et cherchent à savoir si des évadés ne sont pas tapis dans le voisinage.
Les évasions et tentatives d’évasion se sont multipliées ces derniers temps à Douala. Dimanche 29 juin dernier, une évasion massive avait fait 18 morts parmi les pensionnaires de cette prison qui compte plus de 3.200 personnes. Ce jour-là, des détenus armés étaient les premiers à ouvrir le feu.

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Le dossier Bolloré a-t-il disparu du greffe du Tpi ?

L’affaire reste bloquée, après les premières auditions dont celle de Alphonse Siyam Siwé.
Denis Nkwebo – Douala :




Toutes les sources au greffe du Tribunal de première instance (Tpi) de Douala Bonanjo sont formelles : " le dossier Bolloré n’a pas disparu. Il a été mis en forme et l’instruction suit plutôt son cours normal ". Pourtant, une folle rumeur a circulé ces derniers jours dans les allées du palais de justice à Bonanjo, faisant état de la soustraction du dossier de l’affaire de corruption et favoritisme au Port autonome de Douala (Pad), par on ne sait qui.
Autour du juge d’instruction numéro 4 au Tpi de Douala Bonanjo, Ahmadou Abba, qui est par ailleurs 9ème juge à ladite juridiction, aucune information officielle n’est disponible, en dehors de quelques confidences glanées ici et là. C’est là que l’ex-Dg du Pad, Alphonse Siyam Siwé, avait été entendu le 12 février dernier, " comme témoin ", dans la procédure pour corruption et favoritisme, engagée à la suite d’une plainte déposée contre x par le président de l’entreprise de travaux portuaires Progosa, Pagenaud Dupuydauby.

En attendant le bouclage de l’instruction, plusieurs éléments nouveaux ont été greffés à la procédure en cours devant le Tpi, suite à une mission effectuée au port de Douala par des éléments de la Direction de la surveillance du territoire (Dst). Ces derniers, a-t-on appris, ont évalué le niveau de prestation à Douala International Terminal (Dit), qui est non seulement le point focal d’entrée et de sortie des marchandises, mais aussi la vitrine de la présence du groupe Bolloré au Pad. Cette présence policière au Pad n’est pas passée inaperçue, étant donné que la procédure engagée contre le groupe Bolloré par son adversaire Progosa vise à remettre en cause l’adjudication de la mise en concession du Terminal à conteneurs du Pad, au profit de l’entreprise française.

D’ailleurs, la bataille judiciaire entre les deux protagonistes ne se joue pas uniquement sur la place portuaire de Douala. Au Gabon, Progosa a gagné un appel d’offres relatif à la gestion des ports d’Owendo et de Port Gentil, suite aux contrats signés avec le gouvernement gabonais en septembre 2003. Cependant, une décision du Tribunal de première instance de Libreville a permis au groupe Bolloré d’obtenir l’annulation du contrat de 2003 par le président du conseil d’administration de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag).
Le 22 juin 2007, Progosa a été rétabli dans ses droits initiaux par un arrêt de la Cour d’appel de Libreville. Et l’arrêt contraire rendu par le Tpi de Libreville en date du 05 juillet 2007, a été annulé le 22 février 2008 par la Cour de cassation du Gabon. Après l’échec de Bolloré au Gabon, l’épilogue au Cameroun ne sera connu qu’après une procédure qui s’annonce longue.

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