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Education de base : Des trous dans des caisses d’a


La gestion de ce volet des budgets de l’Etat en 2005-2006 intéresse les inspecteurs d’Etat.
Léger Ntiga


L’enquête sur cette affaire dont personne ne veut parler au ministère de l’Education de base (Minedub) est pendante à la direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. On y en parle moins depuis que le directeur adjoint de cette administration de la délégation générale de la Sûreté nationale (Dgsn) a reçu, le 24 juin 2008, les photocopies de la quittance de reversement de la somme de 44,912 représentant la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et l’impôt sur le revenu (Ir). En effet, les sommes en cause remontent à 2006 alors que François Fouda (actuellement maire d’Ebebda dans le département de la Lékié) officiait en qualité de directeur des Ressources humaines (Drh).

M. Fouda était alors en charge de la régie de la caisse d’avance N°15217-9 du 11 avril 2006 d’une enveloppe globale de 630 millions de Fcfa. Selon le rapport du Contrôle supérieur de l’Etat relatif à la gestion de ladite caisse d’avance, "les dépenses n’ont toujours pas été effectuées selon la ventilation prévue par l’arrêté créant la caisse d’avance". En plus des écarts constatés d’un montant global de 281,167 millions de Fcfa (dans les caisses d’avance N 15019-4 et N°15217-9), dans les différentes rubriques, entre le rapport y relatif et les dépenses effectives, les inspecteurs d’Etat notent que environ 45 millions destinés au reversement de la Tva et Ir n’ont pas été payés. Cet argent annoncé dans un coffre-fort par le chef du département, ne s’y trouvait pas lors du contrôle de l’avis de certains membres de la mission.

Cette gestion de ces différentes caisses d’avance (N°15019-4 du 18 avril 2005 et N°15217-9 du 11 avril 2006), est d’ailleurs, en partie à l’origine de la traduction le 10 juin 2008, devant le conseil de discipline comptable et budgétaire d’une cinquantaine de cadres de ce département ministériel. Si à la Dpj on s’étonne du reversement tardif des taxes et impôts y relatifs trois ans après par l’ancien directeur des Ressources humaines, François Fouda pourtant déjà à la retraite depuis la fin d’année 2006, au ministère de l’Education de base un proche collaborateur (qui n’a pas souhaité être cité), du ministre Haman Adama, estime que le reversement des 45 millions n’a pas été effectué par M Fouda comme mentionné dans les copies de quittance déposées à la Dpj.

Cette version des faits diffère d’avec celle présentée par l’entourage du chef du département à qui Mutations a adressé un protocole d’interview resté sans suite depuis le 30 juillet 2008. "Le ministre a fourni des explications nécessaires au contrôle supérieur de l’Etat sur les écarts relevés. S’agissant du reversement de l’argent aux impôts par M. Fouda, lui seul pouvait le faire. Dans la mesure où la régie de la caisse d’avance est attachée à l’individu", croit savoir un autre collaborateur de Mme Haman Adama. Toujours est-il qu’approché, François Fouda affirme que toutes les opérations liées aux deux caisses d’avance ont été effectuées selon les règles de l’art. Sa réponse à la demande d’explication à lui adressée par le rapporteur de la mission du contrôle supérieur de l’Etat en fait d’ailleurs état.

"Sauf erreur ou omission, le montant total des dépenses réellement effectuées est inférieur au montant des dépenses prévues. Ce qui laisse paraître un solde de créditeur de 4381Fcfa. Ce reliquat de caisse a fait l’objet d’un reversement au trésor et a donné lieu à l’établissement de la quittance N°3841313 du 1è août 2006", répond-il. Pour autant une question à la police judiciaire, agace le ministre de l’Education de base et ses collaborateurs au sujet de la gestion des sommes visées. Comment a-t-on reversé au trésor public 4381Fcfa alors que 45 millions de Fcfa restaient gardés dans un coffre-fort? Une interrogation à laquelle Mme Haman Adama ne trouve pas encore de réponse.

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La gestion de ce volet des budgets de l’Etat en 2005-2006 intéresse les inspecteurs d’Etat.
Léger Ntiga


L’enquête sur cette affaire dont personne ne veut parler au ministère de l’Education de base (Minedub) est pendante à la direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. On y en parle moins depuis que le directeur adjoint de cette administration de la délégation générale de la Sûreté nationale (Dgsn) a reçu, le 24 juin 2008, les photocopies de la quittance de reversement de la somme de 44,912 représentant la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et l’impôt sur le revenu (Ir). En effet, les sommes en cause remontent à 2006 alors que François Fouda (actuellement maire d’Ebebda dans le département de la Lékié) officiait en qualité de directeur des Ressources humaines (Drh).

M. Fouda était alors en charge de la régie de la caisse d’avance N°15217-9 du 11 avril 2006 d’une enveloppe globale de 630 millions de Fcfa. Selon le rapport du Contrôle supérieur de l’Etat relatif à la gestion de ladite caisse d’avance, "les dépenses n’ont toujours pas été effectuées selon la ventilation prévue par l’arrêté créant la caisse d’avance". En plus des écarts constatés d’un montant global de 281,167 millions de Fcfa (dans les caisses d’avance N 15019-4 et N°15217-9), dans les différentes rubriques, entre le rapport y relatif et les dépenses effectives, les inspecteurs d’Etat notent que environ 45 millions destinés au reversement de la Tva et Ir n’ont pas été payés. Cet argent annoncé dans un coffre-fort par le chef du département, ne s’y trouvait pas lors du contrôle de l’avis de certains membres de la mission.

Cette gestion de ces différentes caisses d’avance (N°15019-4 du 18 avril 2005 et N°15217-9 du 11 avril 2006), est d’ailleurs, en partie à l’origine de la traduction le 10 juin 2008, devant le conseil de discipline comptable et budgétaire d’une cinquantaine de cadres de ce département ministériel. Si à la Dpj on s’étonne du reversement tardif des taxes et impôts y relatifs trois ans après par l’ancien directeur des Ressources humaines, François Fouda pourtant déjà à la retraite depuis la fin d’année 2006, au ministère de l’Education de base un proche collaborateur (qui n’a pas souhaité être cité), du ministre Haman Adama, estime que le reversement des 45 millions n’a pas été effectué par M Fouda comme mentionné dans les copies de quittance déposées à la Dpj.

Cette version des faits diffère d’avec celle présentée par l’entourage du chef du département à qui Mutations a adressé un protocole d’interview resté sans suite depuis le 30 juillet 2008. "Le ministre a fourni des explications nécessaires au contrôle supérieur de l’Etat sur les écarts relevés. S’agissant du reversement de l’argent aux impôts par M. Fouda, lui seul pouvait le faire. Dans la mesure où la régie de la caisse d’avance est attachée à l’individu", croit savoir un autre collaborateur de Mme Haman Adama. Toujours est-il qu’approché, François Fouda affirme que toutes les opérations liées aux deux caisses d’avance ont été effectuées selon les règles de l’art. Sa réponse à la demande d’explication à lui adressée par le rapporteur de la mission du contrôle supérieur de l’Etat en fait d’ailleurs état.

"Sauf erreur ou omission, le montant total des dépenses réellement effectuées est inférieur au montant des dépenses prévues. Ce qui laisse paraître un solde de créditeur de 4381Fcfa. Ce reliquat de caisse a fait l’objet d’un reversement au trésor et a donné lieu à l’établissement de la quittance N°3841313 du 1è août 2006", répond-il. Pour autant une question à la police judiciaire, agace le ministre de l’Education de base et ses collaborateurs au sujet de la gestion des sommes visées. Comment a-t-on reversé au trésor public 4381Fcfa alors que 45 millions de Fcfa restaient gardés dans un coffre-fort? Une interrogation à laquelle Mme Haman Adama ne trouve pas encore de réponse.

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La gestion de ce volet des budgets de l’Etat en 2005-2006 intéresse les inspecteurs d’Etat.
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L’enquête sur cette affaire dont personne ne veut parler au ministère de l’Education de base (Minedub) est pendante à la direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé. On y en parle moins depuis que le directeur adjoint de cette administration de la délégation générale de la Sûreté nationale (Dgsn) a reçu, le 24 juin 2008, les photocopies de la quittance de reversement de la somme de 44,912 représentant la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et l’impôt sur le revenu (Ir). En effet, les sommes en cause remontent à 2006 alors que François Fouda (actuellement maire d’Ebebda dans le département de la Lékié) officiait en qualité de directeur des Ressources humaines (Drh).

M. Fouda était alors en charge de la régie de la caisse d’avance N°15217-9 du 11 avril 2006 d’une enveloppe globale de 630 millions de Fcfa. Selon le rapport du Contrôle supérieur de l’Etat relatif à la gestion de ladite caisse d’avance, "les dépenses n’ont toujours pas été effectuées selon la ventilation prévue par l’arrêté créant la caisse d’avance". En plus des écarts constatés d’un montant global de 281,167 millions de Fcfa (dans les caisses d’avance N 15019-4 et N°15217-9), dans les différentes rubriques, entre le rapport y relatif et les dépenses effectives, les inspecteurs d’Etat notent que environ 45 millions destinés au reversement de la Tva et Ir n’ont pas été payés. Cet argent annoncé dans un coffre-fort par le chef du département, ne s’y trouvait pas lors du contrôle de l’avis de certains membres de la mission.

Cette gestion de ces différentes caisses d’avance (N°15019-4 du 18 avril 2005 et N°15217-9 du 11 avril 2006), est d’ailleurs, en partie à l’origine de la traduction le 10 juin 2008, devant le conseil de discipline comptable et budgétaire d’une cinquantaine de cadres de ce département ministériel. Si à la Dpj on s’étonne du reversement tardif des taxes et impôts y relatifs trois ans après par l’ancien directeur des Ressources humaines, François Fouda pourtant déjà à la retraite depuis la fin d’année 2006, au ministère de l’Education de base un proche collaborateur (qui n’a pas souhaité être cité), du ministre Haman Adama, estime que le reversement des 45 millions n’a pas été effectué par M Fouda comme mentionné dans les copies de quittance déposées à la Dpj.

Cette version des faits diffère d’avec celle présentée par l’entourage du chef du département à qui Mutations a adressé un protocole d’interview resté sans suite depuis le 30 juillet 2008. "Le ministre a fourni des explications nécessaires au contrôle supérieur de l’Etat sur les écarts relevés. S’agissant du reversement de l’argent aux impôts par M. Fouda, lui seul pouvait le faire. Dans la mesure où la régie de la caisse d’avance est attachée à l’individu", croit savoir un autre collaborateur de Mme Haman Adama. Toujours est-il qu’approché, François Fouda affirme que toutes les opérations liées aux deux caisses d’avance ont été effectuées selon les règles de l’art. Sa réponse à la demande d’explication à lui adressée par le rapporteur de la mission du contrôle supérieur de l’Etat en fait d’ailleurs état.

"Sauf erreur ou omission, le montant total des dépenses réellement effectuées est inférieur au montant des dépenses prévues. Ce qui laisse paraître un solde de créditeur de 4381Fcfa. Ce reliquat de caisse a fait l’objet d’un reversement au trésor et a donné lieu à l’établissement de la quittance N°3841313 du 1è août 2006", répond-il. Pour autant une question à la police judiciaire, agace le ministre de l’Education de base et ses collaborateurs au sujet de la gestion des sommes visées. Comment a-t-on reversé au trésor public 4381Fcfa alors que 45 millions de Fcfa restaient gardés dans un coffre-fort? Une interrogation à laquelle Mme Haman Adama ne trouve pas encore de réponse.

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Aladji Touré : Le projet mourra si je n’ai plus de soutien

L’artiste-musicien fait le bilan de la 3e édition des « Aladji Touré Master Class », qui s’achève samedi à Douala.
Propos recueillis par Sandrine Tonlio (stagiaire) –




Etes-vous satisfait de la 3e édition des "Aladji Touré Master Class" (Atmc)?
J’avoue être vraiment satisfait de cette édition. Je suis d’ailleurs très content en ce moment, parce que je me rends compte qu’il y a beaucoup de demandes. Cela signifie qu’il y a de l’engouement. Je commence néanmoins à être un peu perturbé car cette année, j’ai sélectionné 200 candidats dans trois provinces du Cameroun soit dans cinq villes. A Douala, nous avons sélectionné une trentaine ; à Yaoundé, une cinquantaine ; une cinquantaine également à l’Ouest, au Sud-Ouest et au Nord-Ouest. Les critères de sélection ont vraiment été revus car nous voulions donner la chance à tous les jeunes artistes. Ce nombre sera peut-être revu à la hausse, vu la demande qui devient de plus en plus forte. C’est pourquoi je lance un appel au gouvernement parce que ce concept est vraiment important pour la musique camerounaise.

Quel est le bilan personnel que vous faites au terme de cette formation des jeunes?
Depuis la première édition en 2006, J’ai eu deux jeunes artistes qui se sont démarqués. Je les ai moi-même produits. Eriko, qui a été meilleur chanteur chez les hommes ; et Bitanga, meilleure chanteuse chez les femmes. Eriko a sorti un album qui cartonne aujourd’hui dans les bacs, C’est un bébé palpable des Atmc. L’album de France Lou, de son nom d’artiste, sera aussi bientôt dans les bacs. Je dirai, avec ces deux succès, que le bilan est positif.

Peut-on espérer une révélation comme l’année dernière?
Mon but est de dénicher les talents, de les former. Ceux qui se démarquent, je leur donne un coup de pousse. Cette année, je compte faire pareil et, pourquoi pas, faire un album de groupe avec les meilleurs. Avec tout ce qu’ils apprennent ici, je crois que ça ira, même s’il y a un travail de préparation qui est assez complexe. Il faut choisir les titres et probablement écrire. Trouver des compositeurs pour aider ces lauréats qui sont de très bons chanteurs et pas nécessairement de bons compositeurs. C’est déjà un cadeau que j’offre.

Avez-vous reçu le soutien de certaines entreprises pour cette organisation?
Depuis la première édition, j’ai le soutien de deux sponsors. Je leur dis merci parce que c’est grâce à eux que je continue à faire ces ateliers de formation. Pour cette troisième édition, j’ai aussi bénéficié de l’aide d’une troisième entreprise. Le jour que ces entreprises cesseront de me soutenir, je crois que ce projet pourra mourir.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le cadre de ce projet?
Notre principale difficulté est l’encadrement de tous ces jeunes. Nous n’avons que six professeurs pour les enseigner, et ce n’est pas évident. J’ai aussi le problème de moyens financiers pour faire venir les professionnels de France. Néanmoins, mon rêve, en fin de compte, est de créer un conservatoire de musique. Je ne pourrai pas faire ce travail pendant une vingtaine d’années. Ce conservatoire sera plus pratique pour ceux qui veulent apprendre la musique, ils pourront venir de partout. Mais entre ce que je veux faire et les moyens dont je dispose, il y a un grand fossé.

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