Non classé

Le Tpg de Douala entendu à la Pj

Un trou de 3 milliards Fcfa découvert. La caissier principal porté disparu.

Branle-bas dans les services du Trésor public à Douala. Jeudi et vendredi derniers. Ce sont d’abord les bureaux d’Akwa, rue des Ecoles, qui ont été fermés et leur accès interdit à toute personne. « Nous ne savons pas de quoi il est question. Nous avons simplement été dépêchés sur les lieux par la hiérarchie. Vendredi matin, un responsable local s’est présenté et voulait entrer. Nous lui avons annoncé qu’il est formellement interdit de pénétrer dans l’établissement », expliquent deux agents du Groupement mobile d’intervention (Gmi 2) postés à l’extérieur, juste devant l’entrée principale. Armés de fusil, leur mine patibulaire décourage toute velléité d’insistance. Le calme apparent des lieux tranche avec le mouvement à la Trésorerie générale à Bonanjo.
Ici, entre la Cour d’Appel du Littoral et la direction régionale des Impôts, la route adjacente est prise d’assaut par les forces de l’ordre. Ce sont d’abord les éléments de la gendarmerie nationale, emmenés par le commandant Bankoui, qui débarquent. Ils ont l’air nerveux. D’autant plus que les policiers qui montent la garde des lieux de l’intérieur, ont reçu pour consigne de redoubler de vigilance par rapport aux allées et venues du public, et pas seulement des usagers et les salariés de la Trésorerie générale. Une altercation naît bientôt entre les deux membres de ces deux corps. Mais finalement chacun revient à de meilleurs sentiments. Ouf ! Le clash n’aura pas lieu. « Nous étions en plein travail quand les gendarmes ont demandé à tous les usagers de sortir avant de se tourner vers les employés et de nous mettre dehors », raconte une dame, visiblement choquée par la manière passablement brutale de cette action.

Auditions
La trentaine de salariés qui s’activait à satisfaire les usagers, vendredi 22 août après-midi, cherchait encore à comprendre les raisons d’un tel traitement. « Il paraît qu’il y a de l’argent détourné. Pour l’instant, on ne sait encore par qui », confie un autre employé. Les événements s’accélèrent brusquement. Sur les ondes de la Crtv, dans le journal de 17 heures, une décision du ministre des Finances, Essimi Menyé, suspend de ses fonctions le Trésorier payeur général dans le Littoral. Jean-Louis Edu Olo’o est remplacé par M. Ndzana, en provenance de Nkongsamba dans le Moungo. La cérémonie de passation de service se fera la nuit même, à la Trésorerie générale à Bonanjo.
Selon des sources dignes, l’ex-Trésorier payeur général est ainsi sacrifié à cause d’un trou de plus de 3 milliards Fcfa, découvert lors des opérations de contrôle menées depuis plusieurs mois au sein de cette institution à Douala. Les enquêteurs auraient même établi que ces détournements se faisaient avec la complicité, au moins tacite, d’un chef de service. Les plus gros soupçons, à en croire les mêmes sources, pèsent sur le caissier principal, Aladji Toukou Ibrahim, introuvable. « Depuis mercredi 20 août 2008, il est porté disparu ainsi que le chef de service en question. » Certaines indiscrétions localisent actuellement M. Aladji Toukou Ibrahim en France.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les voleurs avaient réussi à entrer dans le serveur de la Trésorerie générale, souvent à des heures indues, effectuaient des opérations en utilisant les noms de leurs collègues de service. Les auditions à la Police judiciaire du Littoral, des personnels de cette institution ont continué tout le week-end. Elles devraient se poursuivre ce lundi et bien au-delà. Objectif, démêler l’écheveau, savoir comment des individus ont pu si facilement accéder au serveur de la Trésorerie générale du Littoral. Avant le Tpg de Douala, M. Etogo Mbézélé, Trésorier payeur général de Yaoundé avait déjà défrayé la chronique, pour des faits de malversation financière dans le cadre de l’opération Epervier. L’argent public serait-il donc si mal gardé ?
 

Par Jean-Célestin EDJANGUE

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Le Tpg de Douala entendu à la Pj

Un trou de 3 milliards Fcfa découvert. La caissier principal porté disparu.

Branle-bas dans les services du Trésor public à Douala. Jeudi et vendredi derniers. Ce sont d’abord les bureaux d’Akwa, rue des Ecoles, qui ont été fermés et leur accès interdit à toute personne. « Nous ne savons pas de quoi il est question. Nous avons simplement été dépêchés sur les lieux par la hiérarchie. Vendredi matin, un responsable local s’est présenté et voulait entrer. Nous lui avons annoncé qu’il est formellement interdit de pénétrer dans l’établissement », expliquent deux agents du Groupement mobile d’intervention (Gmi 2) postés à l’extérieur, juste devant l’entrée principale. Armés de fusil, leur mine patibulaire décourage toute velléité d’insistance. Le calme apparent des lieux tranche avec le mouvement à la Trésorerie générale à Bonanjo.
Ici, entre la Cour d’Appel du Littoral et la direction régionale des Impôts, la route adjacente est prise d’assaut par les forces de l’ordre. Ce sont d’abord les éléments de la gendarmerie nationale, emmenés par le commandant Bankoui, qui débarquent. Ils ont l’air nerveux. D’autant plus que les policiers qui montent la garde des lieux de l’intérieur, ont reçu pour consigne de redoubler de vigilance par rapport aux allées et venues du public, et pas seulement des usagers et les salariés de la Trésorerie générale. Une altercation naît bientôt entre les deux membres de ces deux corps. Mais finalement chacun revient à de meilleurs sentiments. Ouf ! Le clash n’aura pas lieu. « Nous étions en plein travail quand les gendarmes ont demandé à tous les usagers de sortir avant de se tourner vers les employés et de nous mettre dehors », raconte une dame, visiblement choquée par la manière passablement brutale de cette action.

Auditions
La trentaine de salariés qui s’activait à satisfaire les usagers, vendredi 22 août après-midi, cherchait encore à comprendre les raisons d’un tel traitement. « Il paraît qu’il y a de l’argent détourné. Pour l’instant, on ne sait encore par qui », confie un autre employé. Les événements s’accélèrent brusquement. Sur les ondes de la Crtv, dans le journal de 17 heures, une décision du ministre des Finances, Essimi Menyé, suspend de ses fonctions le Trésorier payeur général dans le Littoral. Jean-Louis Edu Olo’o est remplacé par M. Ndzana, en provenance de Nkongsamba dans le Moungo. La cérémonie de passation de service se fera la nuit même, à la Trésorerie générale à Bonanjo.
Selon des sources dignes, l’ex-Trésorier payeur général est ainsi sacrifié à cause d’un trou de plus de 3 milliards Fcfa, découvert lors des opérations de contrôle menées depuis plusieurs mois au sein de cette institution à Douala. Les enquêteurs auraient même établi que ces détournements se faisaient avec la complicité, au moins tacite, d’un chef de service. Les plus gros soupçons, à en croire les mêmes sources, pèsent sur le caissier principal, Aladji Toukou Ibrahim, introuvable. « Depuis mercredi 20 août 2008, il est porté disparu ainsi que le chef de service en question. » Certaines indiscrétions localisent actuellement M. Aladji Toukou Ibrahim en France.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les voleurs avaient réussi à entrer dans le serveur de la Trésorerie générale, souvent à des heures indues, effectuaient des opérations en utilisant les noms de leurs collègues de service. Les auditions à la Police judiciaire du Littoral, des personnels de cette institution ont continué tout le week-end. Elles devraient se poursuivre ce lundi et bien au-delà. Objectif, démêler l’écheveau, savoir comment des individus ont pu si facilement accéder au serveur de la Trésorerie générale du Littoral. Avant le Tpg de Douala, M. Etogo Mbézélé, Trésorier payeur général de Yaoundé avait déjà défrayé la chronique, pour des faits de malversation financière dans le cadre de l’opération Epervier. L’argent public serait-il donc si mal gardé ?
 

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Un trou de 3 milliards Fcfa découvert. La caissier principal porté disparu.

Branle-bas dans les services du Trésor public à Douala. Jeudi et vendredi derniers. Ce sont d’abord les bureaux d’Akwa, rue des Ecoles, qui ont été fermés et leur accès interdit à toute personne. « Nous ne savons pas de quoi il est question. Nous avons simplement été dépêchés sur les lieux par la hiérarchie. Vendredi matin, un responsable local s’est présenté et voulait entrer. Nous lui avons annoncé qu’il est formellement interdit de pénétrer dans l’établissement », expliquent deux agents du Groupement mobile d’intervention (Gmi 2) postés à l’extérieur, juste devant l’entrée principale. Armés de fusil, leur mine patibulaire décourage toute velléité d’insistance. Le calme apparent des lieux tranche avec le mouvement à la Trésorerie générale à Bonanjo.
Ici, entre la Cour d’Appel du Littoral et la direction régionale des Impôts, la route adjacente est prise d’assaut par les forces de l’ordre. Ce sont d’abord les éléments de la gendarmerie nationale, emmenés par le commandant Bankoui, qui débarquent. Ils ont l’air nerveux. D’autant plus que les policiers qui montent la garde des lieux de l’intérieur, ont reçu pour consigne de redoubler de vigilance par rapport aux allées et venues du public, et pas seulement des usagers et les salariés de la Trésorerie générale. Une altercation naît bientôt entre les deux membres de ces deux corps. Mais finalement chacun revient à de meilleurs sentiments. Ouf ! Le clash n’aura pas lieu. « Nous étions en plein travail quand les gendarmes ont demandé à tous les usagers de sortir avant de se tourner vers les employés et de nous mettre dehors », raconte une dame, visiblement choquée par la manière passablement brutale de cette action.

Auditions
La trentaine de salariés qui s’activait à satisfaire les usagers, vendredi 22 août après-midi, cherchait encore à comprendre les raisons d’un tel traitement. « Il paraît qu’il y a de l’argent détourné. Pour l’instant, on ne sait encore par qui », confie un autre employé. Les événements s’accélèrent brusquement. Sur les ondes de la Crtv, dans le journal de 17 heures, une décision du ministre des Finances, Essimi Menyé, suspend de ses fonctions le Trésorier payeur général dans le Littoral. Jean-Louis Edu Olo’o est remplacé par M. Ndzana, en provenance de Nkongsamba dans le Moungo. La cérémonie de passation de service se fera la nuit même, à la Trésorerie générale à Bonanjo.
Selon des sources dignes, l’ex-Trésorier payeur général est ainsi sacrifié à cause d’un trou de plus de 3 milliards Fcfa, découvert lors des opérations de contrôle menées depuis plusieurs mois au sein de cette institution à Douala. Les enquêteurs auraient même établi que ces détournements se faisaient avec la complicité, au moins tacite, d’un chef de service. Les plus gros soupçons, à en croire les mêmes sources, pèsent sur le caissier principal, Aladji Toukou Ibrahim, introuvable. « Depuis mercredi 20 août 2008, il est porté disparu ainsi que le chef de service en question. » Certaines indiscrétions localisent actuellement M. Aladji Toukou Ibrahim en France.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les voleurs avaient réussi à entrer dans le serveur de la Trésorerie générale, souvent à des heures indues, effectuaient des opérations en utilisant les noms de leurs collègues de service. Les auditions à la Police judiciaire du Littoral, des personnels de cette institution ont continué tout le week-end. Elles devraient se poursuivre ce lundi et bien au-delà. Objectif, démêler l’écheveau, savoir comment des individus ont pu si facilement accéder au serveur de la Trésorerie générale du Littoral. Avant le Tpg de Douala, M. Etogo Mbézélé, Trésorier payeur général de Yaoundé avait déjà défrayé la chronique, pour des faits de malversation financière dans le cadre de l’opération Epervier. L’argent public serait-il donc si mal gardé ?
 

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La Crtv prisonnière de la redevance du public

Pourquoi les recettes publicitaires de la radio télévision publique sont insignifiantes.
Parfait Tabapsi, (Stagiaire – Audiovisuel :




A partir du 1er janvier 2009, France télévisions qui comprend les chaînes françaises de service public (France 2, France 3, France 4 et France Ô) fermera ses écrans publicitaires qui lui rapportaient jusque là 850 millions d’euros (environ 552 milliards Fcfa) par an. Une situation née de la volonté du président Sarkozy de supprimer la publicité dans l’audiovisuel public afin d’embellir les programmes, qui seront alors enfin débarrassés de la pression de l’audimat. Si cette décision présidentielle française a surpris la ministre Christine Albanel de la Culture autant que Eric Woerth, son collègue du Budget, ou encore Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions, c’est que les promoteurs de cette réforme souhaitent aux entreprise publiques de communication "de prendre le risque et devenir créatives ". Déjà, les spécialistes parlent de " la plus grande réforme depuis la loi Léotard et la privatisation de Tf1 en 1986 ".

Au Cameroun, et même si cette réforme n’est pas d’actualité, il n’en demeure pas moins que " au vu de notre proximité culturelle avec la France, il ne serait pas illusoire d’envisager une pareille situation, surtout avec les recettes actuelles de la Cameroon radio television (Crtv) " n’a pas manqué de relever un observateur averti. En effet, un coup d’œil jeté sur le budget de cet office est révélateur de ce que la publicité compte pour très peu dans la marche de l’entreprise. Que l’on en juge. Au 30 octobre 2007, indiquent les chiffres disponibles, la quote-part sur la vente des écrans audiovisuels indiquaient 1,5 milliard Fcfa pour un budget d’ensemble d’un peu plus de 19 milliards Fcfa. Mieux encore à cette date, les rentrées au titre de publicité n’étaient que de 598, 2 millions Fcfa, le reste étant constitué par le recouvrement auprès des créanciers. Pour le compte de cette année 2008, l’on prévoit à Mballa II des rentrées de l’ordre du milliard et demi au titre des rentrées publicitaires. Ce qui, on le voit, n’est qu’une portion bien infime dans un budget de cette taille.

Professionnalisme
C’est que, à la Crtv, le gros des recettes provient de la redevance comme l’a rappelé Albert Mbida, membre du conseil d’administration. Une redevance dont le montant pour 2007 s’élevait à un peu plus de 13 milliards Fcfa. Ce qui laisse deviner les batailles qui existent autour de la répartition de cette manne comme le montre à sufisance l’actualité des médias au Cameroun. Ainsi donc, et comme l’explique Albert Mbida, "l’audiovisuel peut se passer sans grands dégâts des recettes publicitaires" sans que son avenir soit en danger.
Patrice Mbianda, universitaire qui a commis tant de publications sur la question de la publicité dans les médias, pense que " cela n’est pas une situation recommandable pour un pays sous-développé, surtout que nous tendons vers une diminution si ce n’est une répartition de la redevance audiovisuelle aux concurrents de la Crtv."
Il explique cette faiblesse des revenus publicitaires en disant que " au Cameroun et contrairement à ce que l’on peut observer en Europe, en Amérique et même dans d’autres pays africains, les coûts sont plus élevés à la télévision que dans tous les autres médias (car) en dehors des frais de conception et de réalisation techniques, l’annonceur doit s’acquitter des honoraires de l’agence de régie, auxquelles viennent s’ajouter les coûts de production et de diffusion".

En deuxième lieu, il y a que " les coûts de passage des spots publicitaires au Cameroun excluent une catégorie d’annonceurs [les moins nantis]", ce qui pousse ces derniers à réaliser "deux à cinq spots par an" là où ils auraient fait beaucoup plus, et ne leur permet pas toujours de " produire un impact significatif sur le consommateur, compte tenu du seuil d’intensité publicitaire en dessous duquel aucune campagne ne serait efficace". Très souvent et pour résoudre les problèmes de visibilité, les petits annonceurs recourent à d’autres moyens de communication comme l’affichage.
Concernant la Crtv, le chercheur estime pourtant que la situation présente peut s’améliorer pour peu que certaines mesures voient le jour. Pour lui, " une chaîne de télévision ne vend pas seulement la publicité, mais aussi la communication dans son ensemble. Et dans la communication, il y a la notion de l’image qui est très importante. Quand on prend notre contexte et en tenant compte de la conjoncture actuelle, il y a un problème de professionnalisme et d’agressivité qui manque aux commerciaux qui vont vers les annonceurs.

A l’observation, il apert que la Crtv souffre du manque de professionnalisme soit de son personnel, soit de l’exploitation de ce dernier ". Ce qui l’amène à dire que " bien gérée, la publicité peut représenter jusqu’à 75% du budget d’une entreprise de service public dans l’absolu. Mais chez nous, et au vu du contexte et de l’assiette disponible, on peut aller jusqu’à 30% en insistant sur des aspects comme le merchandising, la promotion des ventes, les relations publiques, etc. Car c’est tout cela qui rentre dans la publicité ".
Pour ce qui est de l’augmentation des recettes publicitaires à la Crtv, il pense que " cela est possible, à condition que cette entreprise soit objective dans le recrutement du personnel en charge des postes commerciaux. Un personnel qui devrait avoir un cahier de charges bien défini et suivi à la lettre, avec une obligation de résultats à la clé. C’est à l’aune d’une pareille mesure que la Crtv peut, de mon point de vue, accroître ses recettes ".

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