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Affaire Lapiro : Les témoins de l’accusation se contredisent

Plusieurs contradictions ont été relevées lors de leurs différentes dépositions à Mbanga et à Nkongsamba.

L’affaire Lapiro de Mbanga était une fois de plus devant la Cour d’Appel du Littoral vendredi dernier, 20 mars. Et comme pour dire au revoir au Pape Benoit XVI qui était arrivé en fin de séjour dans notre pays, l’accusé était tout de blanc vêtu. Sur son tee-shirt polo de couleur blanche, on pouvait lire "Psaume 59 verset 2 à 5" comme pour montrer sa ferme croyance à la justice divine. Cette audience qui a commencé à 11 heures s’inscrivait dans la suite de l’audience précédente du mercredi, 11 mars dernier. Il a alors été tout au long de cette audience de " la continuation des débats par l’audition des témoins de l’accusation ", a indiqué le président de la Cour dès l’entame de l’audience.

Outre les deux témoins présentés par le ministère public à la dernière audience, celle de vendredi dernier a donné la possibilité à plusieurs autres témoins de faire leur témoignage. Au rang de ces témoins, on retrouvait le maire de Mbanga, M. Mbonjo Jacques, le directeur technique des installations de la Spm, M. Eboumbou Robert, Mr Kinguè Cyrille et M. Eyamè Ebènè. Pour le maire Jacques Mbonjo et les autres témoins, Lapiro, pendant ces émeutes, filmait les émeutiers pendant leur casse à l’aide d’un caméscope. Il a selon eux été avec ces jeunes du lundi 25 février au mercredi 27 février 2008 et était le chef de file. Il aurait selon eux assisté impuissamment au pillage et à la destruction des sociétés implantées à Mbanga.

Néanmoins, d’après le maire, "Lapiro a empêché les émeutiers de mettre le feu à la mairie et à la station Total. N’eut été sa présence, tout aurait été incendié ", précise t-il. Par ailleurs, selon les témoignages de Eyambè Ebéné, Lapiro avait été vu en compagnie des manifestants alors que ceux-ci s’apprêtaient à incendier la Spm et il avait, dit-il, informé le chef de la localité. Ce que ce dernier n’a pas reconnu lors de son témoignage à l’audience précédente. Curieusement, le témoin qui dit avoir assisté à la destruction de la Spm dit n’avoir reconnu personne parmi les manifestants excepté Lapiro alors qu’il est un autochtone de cette localité.

Il dit aussi ne pas savoir combien de temps a duré cet acte ni le nombre de manifestants présents. Selon ce témoin, Lapiro qui était arrivé à pied, avait remis deux bidons aux manifestants qui ont incendié le centre des impôts. Pourtant, le chef de la localité qui avait témoigné à l’audience précédente avait déclaré avoir été informé de cet incendie par Eyambè Ebéné. Ce dernier lui avait révélé ce jour là que, Lapiro avait été transporté par un conducteur de moto taxi plus connu sous le nom de Tigana.
Après le passage de chaque témoin, de nombreuses irrégularités étaient relevées entre les différentes déclarations des témoins. Lapiro et ses avocats tenaient entre leurs mains, ces différentes faites à Mbanga, à Nkongsamba. Déclarations différentes de celles faites en appel. L’audience qui s’est achevée tard dans la soirée a été renvoyée au 31 mars prochain pour la suite de l’audition des témoins.

Blaise Djouokep (Stagiaire)

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Affaire Lapiro : Les témoins de l’accusation se contredisent

Plusieurs contradictions ont été relevées lors de leurs différentes dépositions à Mbanga et à Nkongsamba.

L’affaire Lapiro de Mbanga était une fois de plus devant la Cour d’Appel du Littoral vendredi dernier, 20 mars. Et comme pour dire au revoir au Pape Benoit XVI qui était arrivé en fin de séjour dans notre pays, l’accusé était tout de blanc vêtu. Sur son tee-shirt polo de couleur blanche, on pouvait lire "Psaume 59 verset 2 à 5" comme pour montrer sa ferme croyance à la justice divine. Cette audience qui a commencé à 11 heures s’inscrivait dans la suite de l’audience précédente du mercredi, 11 mars dernier. Il a alors été tout au long de cette audience de " la continuation des débats par l’audition des témoins de l’accusation ", a indiqué le président de la Cour dès l’entame de l’audience.

Outre les deux témoins présentés par le ministère public à la dernière audience, celle de vendredi dernier a donné la possibilité à plusieurs autres témoins de faire leur témoignage. Au rang de ces témoins, on retrouvait le maire de Mbanga, M. Mbonjo Jacques, le directeur technique des installations de la Spm, M. Eboumbou Robert, Mr Kinguè Cyrille et M. Eyamè Ebènè. Pour le maire Jacques Mbonjo et les autres témoins, Lapiro, pendant ces émeutes, filmait les émeutiers pendant leur casse à l’aide d’un caméscope. Il a selon eux été avec ces jeunes du lundi 25 février au mercredi 27 février 2008 et était le chef de file. Il aurait selon eux assisté impuissamment au pillage et à la destruction des sociétés implantées à Mbanga.

Néanmoins, d’après le maire, "Lapiro a empêché les émeutiers de mettre le feu à la mairie et à la station Total. N’eut été sa présence, tout aurait été incendié ", précise t-il. Par ailleurs, selon les témoignages de Eyambè Ebéné, Lapiro avait été vu en compagnie des manifestants alors que ceux-ci s’apprêtaient à incendier la Spm et il avait, dit-il, informé le chef de la localité. Ce que ce dernier n’a pas reconnu lors de son témoignage à l’audience précédente. Curieusement, le témoin qui dit avoir assisté à la destruction de la Spm dit n’avoir reconnu personne parmi les manifestants excepté Lapiro alors qu’il est un autochtone de cette localité.

Il dit aussi ne pas savoir combien de temps a duré cet acte ni le nombre de manifestants présents. Selon ce témoin, Lapiro qui était arrivé à pied, avait remis deux bidons aux manifestants qui ont incendié le centre des impôts. Pourtant, le chef de la localité qui avait témoigné à l’audience précédente avait déclaré avoir été informé de cet incendie par Eyambè Ebéné. Ce dernier lui avait révélé ce jour là que, Lapiro avait été transporté par un conducteur de moto taxi plus connu sous le nom de Tigana.
Après le passage de chaque témoin, de nombreuses irrégularités étaient relevées entre les différentes déclarations des témoins. Lapiro et ses avocats tenaient entre leurs mains, ces différentes faites à Mbanga, à Nkongsamba. Déclarations différentes de celles faites en appel. L’audience qui s’est achevée tard dans la soirée a été renvoyée au 31 mars prochain pour la suite de l’audition des témoins.

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Outre les deux témoins présentés par le ministère public à la dernière audience, celle de vendredi dernier a donné la possibilité à plusieurs autres témoins de faire leur témoignage. Au rang de ces témoins, on retrouvait le maire de Mbanga, M. Mbonjo Jacques, le directeur technique des installations de la Spm, M. Eboumbou Robert, Mr Kinguè Cyrille et M. Eyamè Ebènè. Pour le maire Jacques Mbonjo et les autres témoins, Lapiro, pendant ces émeutes, filmait les émeutiers pendant leur casse à l’aide d’un caméscope. Il a selon eux été avec ces jeunes du lundi 25 février au mercredi 27 février 2008 et était le chef de file. Il aurait selon eux assisté impuissamment au pillage et à la destruction des sociétés implantées à Mbanga.

Néanmoins, d’après le maire, "Lapiro a empêché les émeutiers de mettre le feu à la mairie et à la station Total. N’eut été sa présence, tout aurait été incendié ", précise t-il. Par ailleurs, selon les témoignages de Eyambè Ebéné, Lapiro avait été vu en compagnie des manifestants alors que ceux-ci s’apprêtaient à incendier la Spm et il avait, dit-il, informé le chef de la localité. Ce que ce dernier n’a pas reconnu lors de son témoignage à l’audience précédente. Curieusement, le témoin qui dit avoir assisté à la destruction de la Spm dit n’avoir reconnu personne parmi les manifestants excepté Lapiro alors qu’il est un autochtone de cette localité.

Il dit aussi ne pas savoir combien de temps a duré cet acte ni le nombre de manifestants présents. Selon ce témoin, Lapiro qui était arrivé à pied, avait remis deux bidons aux manifestants qui ont incendié le centre des impôts. Pourtant, le chef de la localité qui avait témoigné à l’audience précédente avait déclaré avoir été informé de cet incendie par Eyambè Ebéné. Ce dernier lui avait révélé ce jour là que, Lapiro avait été transporté par un conducteur de moto taxi plus connu sous le nom de Tigana.
Après le passage de chaque témoin, de nombreuses irrégularités étaient relevées entre les différentes déclarations des témoins. Lapiro et ses avocats tenaient entre leurs mains, ces différentes faites à Mbanga, à Nkongsamba. Déclarations différentes de celles faites en appel. L’audience qui s’est achevée tard dans la soirée a été renvoyée au 31 mars prochain pour la suite de l’audition des témoins.

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L’affaire Lapiro de Mbanga était une fois de plus devant la Cour d’Appel du Littoral vendredi dernier, 20 mars. Et comme pour dire au revoir au Pape Benoit XVI qui était arrivé en fin de séjour dans notre pays, l’accusé était tout de blanc vêtu. Sur son tee-shirt polo de couleur blanche, on pouvait lire "Psaume 59 verset 2 à 5" comme pour montrer sa ferme croyance à la justice divine. Cette audience qui a commencé à 11 heures s’inscrivait dans la suite de l’audience précédente du mercredi, 11 mars dernier. Il a alors été tout au long de cette audience de " la continuation des débats par l’audition des témoins de l’accusation ", a indiqué le président de la Cour dès l’entame de l’audience.

Outre les deux témoins présentés par le ministère public à la dernière audience, celle de vendredi dernier a donné la possibilité à plusieurs autres témoins de faire leur témoignage. Au rang de ces témoins, on retrouvait le maire de Mbanga, M. Mbonjo Jacques, le directeur technique des installations de la Spm, M. Eboumbou Robert, Mr Kinguè Cyrille et M. Eyamè Ebènè. Pour le maire Jacques Mbonjo et les autres témoins, Lapiro, pendant ces émeutes, filmait les émeutiers pendant leur casse à l’aide d’un caméscope. Il a selon eux été avec ces jeunes du lundi 25 février au mercredi 27 février 2008 et était le chef de file. Il aurait selon eux assisté impuissamment au pillage et à la destruction des sociétés implantées à Mbanga.

Néanmoins, d’après le maire, "Lapiro a empêché les émeutiers de mettre le feu à la mairie et à la station Total. N’eut été sa présence, tout aurait été incendié ", précise t-il. Par ailleurs, selon les témoignages de Eyambè Ebéné, Lapiro avait été vu en compagnie des manifestants alors que ceux-ci s’apprêtaient à incendier la Spm et il avait, dit-il, informé le chef de la localité. Ce que ce dernier n’a pas reconnu lors de son témoignage à l’audience précédente. Curieusement, le témoin qui dit avoir assisté à la destruction de la Spm dit n’avoir reconnu personne parmi les manifestants excepté Lapiro alors qu’il est un autochtone de cette localité.

Il dit aussi ne pas savoir combien de temps a duré cet acte ni le nombre de manifestants présents. Selon ce témoin, Lapiro qui était arrivé à pied, avait remis deux bidons aux manifestants qui ont incendié le centre des impôts. Pourtant, le chef de la localité qui avait témoigné à l’audience précédente avait déclaré avoir été informé de cet incendie par Eyambè Ebéné. Ce dernier lui avait révélé ce jour là que, Lapiro avait été transporté par un conducteur de moto taxi plus connu sous le nom de Tigana.
Après le passage de chaque témoin, de nombreuses irrégularités étaient relevées entre les différentes déclarations des témoins. Lapiro et ses avocats tenaient entre leurs mains, ces différentes faites à Mbanga, à Nkongsamba. Déclarations différentes de celles faites en appel. L’audience qui s’est achevée tard dans la soirée a été renvoyée au 31 mars prochain pour la suite de l’audition des témoins.

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Pourquoi le Tchad envahit le Cameroun

Des îles du Lac Tchad réputées appartenir au Cameroun sont occupées par le Tchad. Qu’est ce qui explique cette situation ? –

Depuis la guerre qui a secoué le Tchad début février dernier, on remarque un important afflux des populations tchadiennes vers le Cameroun. Dès la première attaque de N’djamena, Kousseri étouffait déjà. Puis des Tchadiens ont foncé vers l’arrière-pays : Mora, Maroua, Garoua, … On ne pensait qu’à des citoyens d’Afrique qui fuyaient la guerre dans leur pays. Jusqu’à ce que l’on constate qu’il y a, au-delà de cet exil forcé, une stratégie d’occupation de certains espaces réputées appartenir au Cameroun. Le constat établi par L’œil du Sahel du 25 août révèle en effet que des soldats tchadiens patrouillent dans l’île de Birni-Goni dans le Lac Tchad, à 50 km de Blangoua. D’après une source qui s’est ouverte à ce journal, “ une administration tchadienne de même qu’un détachement de l’armée sont bel et bien installés sur place depuis juillet 2008. ” Plusieurs îles seraient ainsi désormais contrôlées par le Tchad qui y collecterait des taxes tandis que son armée arnaquerait les pêcheurs.
En attendant d’établir formellement la responsabilité du Tchad sur les exactions et les trafics qui ont lieu dans ces îles, les Camerounais s’émeuvent de ce qu’après avoir réglé le problème d’occupation de Bakassi par le Nigeria, voisin de l’ouest, on en soit à un doigt d’un problème similaire avec le voisin du nord. Qu’est-ce qui explique la propension du Tchad à occuper des espaces de territoire qui, selon les populations locales, appartiennent au Cameroun ? Quatre hypothèses principales permettent d’examiner la situation : la sécurisation des frontières, la pression démographique, la survie économique et l’expansion hégémonique.

Sécurisation et
jeu démographique

L’hypothèse de la sécurisation, justifiant la présence de l’armée tchadienne au Cameroun, pourrait être rapidement battue en brèche. Le Tchad n’a jamais formellement identifié des opposants au pouvoir de N’djamena qui auraient une base arrière au Cameroun. Il n’y aurait donc pas de rebelles tchadiens à traquer au Cameroun. Les accusations du président Deby et de ses lieutenants sont généralement dirigées vers le Soudan, où des rebelles tchadiens auraient des camps, notamment dans la région du Darfour. En revanche, l’hypothèse du jeu démographique semble plausible.
Le Tchad compte aujourd’hui environ 9 millions d’habitants. Cette population est inégalement répartie sur une superficie d’un million 284 mille kilomètres carrés. La moitié vit à l’Ouest du fleuve Chari, sur seulement 10% du territoire. Malgré sa superficie – le Tchad est près de trois fois plus vaste que le Cameroun (475.442 Km2) – les 2/3 du sol sont arides. Dans la zone tropicale au sud, les pluies atteignent parfois 1260 mm à Moundou. En zone sahélienne au centre, elles se raréfient considérablement, et en zone saharienne, elles sont presque inexistantes. Les 68% de ruraux n’ont donc pas toujours les ressources naturelles disponibles pour valoriser leur travail. Toute zone au sol riche est courtisée par ces masses laborieuses qui ne demandent qu’à vivre. Elles sont prêtes à émigrer vers des endroits où la nature leur donne l’occasion de mieux vivre. Or le Lac Tchad, quoique s’asséchant progressivement, demeure un milieu très riche en ressources halieutiques.

Survie et intention
hégémonique

Cette position naturelle qui incite les citoyens tchadiens à s’établir sur les îles du Lac Tchad, justifierait du même coup les prétentions de N’djamena. En effet, l’exploitation des champs pétrolifères de Doba au sud en l’an 2000 a, certes, donné un nouveau souffle aux finances publiques tchadiennes. Mais les recettes du pétrole n’induisent pas toujours le développement souhaité. Le Tchad devenu producteur de pétrole se sent néanmoins capable de se mesurer et même de défier ses voisins. Le pouvoir annonce toujours des programmes ambitieux et se montre intéressé par de nouvelles sources de recettes qui pourraient permettre au régime de faire face aux promesses politiques.
Dans une province de l’Extrême-Nord du Cameroun aux frontières poreuses, des Tchadiens se déplacent et font des coups sans trop donner l’impression d’être en territoire étranger. Les coupeurs de route et les preneurs d’otages qui ont sévi entre janvier et juillet 2008 à Guidiguis, Mbondong, Blangoua, etc. venaient surtout du Tchad et de la Rca. A l’époque des faits, certains observateurs avaient estimé qu’il s’agissait d’un test (conscient ou non) pour évaluer la capacité de riposte du gouvernement camerounais. Interrogé par Le Messager, Joseph Bendounga, l’ancien maire de Bangui, attirait l’attention des autorités camerounaises en faisant comprendre que c’est de cette façon que les grands conflits (rébellions, occupations, …) ont débuté dans certains pays. N’djamena, qui sait se défendre contre ses rebelles et qui accusent ses voisins – dont le Cameroun – de n’avoir pas soutenu Déby lors des épreuves de février dernier, aurait-il eu l’idée de confisquer une partie du territoire camerounais ? 

Par Franck ESSOMBA

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