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Le Cameroun : Record Olympique de la médiocrité

Chronique : le Cameroun et le record Olympique de la médiocrité


Comme disait le Barcelonais dans une de ses nombreuses sorties médiatiques, « parfois je regrette d’être Camerounais. » Comment ne pas lui donner raison quand on sait que ce beau pays est pris en otage par des hommes politiques dont seuls les esprits mercantiles et sadiques animent le quotidien ? Beijing 2008 en est une parfaite illustration.

Mbango l’exception Camerounaise

Grande est la joie de toute la délégation Camerounaise de retour de Beijing, totale est la satisfaction de tout un peuple qui peut enfin fêter sa championne. Françoise Mbango vient de réaliser ce qu’on peut appeler au Cameroun un vrai « tais toi ». Elle a mis ses détracteurs à leur véritable place. Vilipendée par une certaine presse, presque mise à nue par un président de fédération dans un parfait one man show, la native de Yaoundé a trouvé l’énergie nécessaire pour se déjouer de l’adversité de nos dirigeants avant de s’attaquer à ses concurrents (cette fois ci sur le plan sportif) à Beijing. C’est le journal de Pius Njawe qui ouvre le bal en Avril 2006. « Le Messager » affirme que Françoise Mbango, logée au Mont febe aurait laissé une ardoise de 38 260 830 Fcfa. Le quotidien de Douala essaye de prouver l’ingratitude de la championne qui aurait bénéficié de nombreuses largesses sans toute fois faire allusion au fait que son séjour à l’hôtel était une décision indépendante de la volonté de cette dernière.

En effet, elle y reste tout simplement parce que dans le programme officiel, il est prévu une réception au palais par le chef de l’Etat. Une cérémonie qui aurait trouver une place dans le calendrier « très chargé de Paul Biya » presque un an après son sacre. Même chose pour sa prime de 80 millions qui ne sera versée en totalité que 4 ans après les JO d’Athènes. Voilà comment sont traités nos athlètes. Comme des vulgaires mendiants à la solde d’une supposée aumône nationale. En remportant une nouvelle médaille d’or, Françoise Mbango remet les pendules à l’heure. Une première dans l’histoire du Cameroun qui en compte désormais trois dans ses archives. Une propagande façon communiste prendra son envol dans la capitale chinoise, arborera les rues de Yaoundé avant de se loger au palais de l’unité, oubliant la précarité dans laquelle elle s’est préparée pour ses JO de Beijing. C’est grâce à Milla (lui-même au départ écarté de la délégation officielle ndlr) qu’elle prendra un avantage dans le duel qui l’oppose à Ange Sama, président de la fédération camerounaise d’athlétisme. Un individu qui défraya la chronique en voulant priver le Cameroun d’une de ses chances de médaille.

Françoise Mbango recevra donc 10 millions de nos francs pour sa deuxième médaille d’or Olympique (7 millions étaient prévus pour l’argent, 5 millions pour le bronze ndlr). Les lions indomptables espoirs n’auront malheureusement pas surmonté l’épreuve de l’improvisation et des discours officiels sans suites.

Les primes et l’art de la déstabilisation

Les footballeurs eux seront moins fortunés. Gérés au rabais comme des brebis, ils vont faire les frais de l’amateurisme constant. Au commencement était une promesse de prime de participation qui devait compenser celle de la qualification. Par la suite va s’en suivre une partie de ping pong entre les joueurs et le Minsep. À la fin, seuls 180 euros seront perçus par les footballeurs qui devront faire le déplacement de Yaoundé pour toucher le million prévu pour tous les athlètes. Chaque effort de revendication va être assimilé à une révolte contre la nation. Les initiateurs n’étant parfois pas loin des menaces de suspension. L’abandon des réservistes (Ewane Elong et Moussa Pokong) à l’aéroport de Beijing était pourtant un signe précurseur. Même la prime spéciale accordée par la FECAFOOT à la veille du match contre le Brésil ne sera connue des footballeurs que grâce à Camfoot.com. Impossible de qualifier l’attitude d’André Nguidjol (directeur administratif des équipes nationales ndlr) qui va tout simplement s’asseoir sur le fax d’Iya Mohamed qui portait pourtant un message galvaniseur et une promesse ferme à la veille d’un ¼ de finale crucial pour notre pays.

Pendant que Augustin Edjoa déclarait que tous les athlètes avaient reçu leur prime à Yaoundé, la précarité s’installait dans les rangs de nos Espoirs. Certains joueurs dans l’incapacité de joindre leur famille faute de moyens. Seule la solidarité dans la « free team » va permettre aux uns et aux autres de garder le moral très haut. Avec 44 officiels (dont trois Ministres de la République en repos) pour 33 athlètes, on ne peut pourtant pas dire que les moyens manquaient dans la budgétisation de l’expédition chinoise ayant dans ses rangs plusieurs touristes. Et pourtant, si tout avait été clarifié dès le départ sur les primes, le football pouvait permettre au Cameroun de remporter une médaille supplémentaire. Le génie de Françoise Mbango va se mettre en place et servir d’arbre qui cache la forêt.

Ainsi va le Cameroun dont les athlètes découvriront avec amertume la réalité du haut niveau qui nécessite une préparation adéquate. La Hongroise de 22 ans (Georgina Toth) qui défendait nos couleurs va apprendre à ses dépends. Comme Hugo Mamba au saut masculin, elle ne parviendra pas à passer la phase de qualification. Franck Moussima, Carole Kaboud, Manie Leonie, Ali Anabel, Smaïla Mahaman, Joseph Moulema, Thomas Essomba et autres vont être rapidement rattrapés par la réalité Olympique qui n’épargne aucune improvisation. Le salut et l’admiration viendront de Paul Ndoumbé Etia engagé dans l’épreuve d’Aviron. Bien qu’entraîné dans les eaux du Wouri à Douala, le jeune Camerounais va réussir à atteindre la demi-finale des qualifications.

Stephen Sunou

CAMFOOT

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Comme disait le Barcelonais dans une de ses nombreuses sorties médiatiques, « parfois je regrette d’être Camerounais. » Comment ne pas lui donner raison quand on sait que ce beau pays est pris en otage par des hommes politiques dont seuls les esprits mercantiles et sadiques animent le quotidien ? Beijing 2008 en est une parfaite illustration.

Mbango l’exception Camerounaise

Grande est la joie de toute la délégation Camerounaise de retour de Beijing, totale est la satisfaction de tout un peuple qui peut enfin fêter sa championne. Françoise Mbango vient de réaliser ce qu’on peut appeler au Cameroun un vrai « tais toi ». Elle a mis ses détracteurs à leur véritable place. Vilipendée par une certaine presse, presque mise à nue par un président de fédération dans un parfait one man show, la native de Yaoundé a trouvé l’énergie nécessaire pour se déjouer de l’adversité de nos dirigeants avant de s’attaquer à ses concurrents (cette fois ci sur le plan sportif) à Beijing. C’est le journal de Pius Njawe qui ouvre le bal en Avril 2006. « Le Messager » affirme que Françoise Mbango, logée au Mont febe aurait laissé une ardoise de 38 260 830 Fcfa. Le quotidien de Douala essaye de prouver l’ingratitude de la championne qui aurait bénéficié de nombreuses largesses sans toute fois faire allusion au fait que son séjour à l’hôtel était une décision indépendante de la volonté de cette dernière.

En effet, elle y reste tout simplement parce que dans le programme officiel, il est prévu une réception au palais par le chef de l’Etat. Une cérémonie qui aurait trouver une place dans le calendrier « très chargé de Paul Biya » presque un an après son sacre. Même chose pour sa prime de 80 millions qui ne sera versée en totalité que 4 ans après les JO d’Athènes. Voilà comment sont traités nos athlètes. Comme des vulgaires mendiants à la solde d’une supposée aumône nationale. En remportant une nouvelle médaille d’or, Françoise Mbango remet les pendules à l’heure. Une première dans l’histoire du Cameroun qui en compte désormais trois dans ses archives. Une propagande façon communiste prendra son envol dans la capitale chinoise, arborera les rues de Yaoundé avant de se loger au palais de l’unité, oubliant la précarité dans laquelle elle s’est préparée pour ses JO de Beijing. C’est grâce à Milla (lui-même au départ écarté de la délégation officielle ndlr) qu’elle prendra un avantage dans le duel qui l’oppose à Ange Sama, président de la fédération camerounaise d’athlétisme. Un individu qui défraya la chronique en voulant priver le Cameroun d’une de ses chances de médaille.

Françoise Mbango recevra donc 10 millions de nos francs pour sa deuxième médaille d’or Olympique (7 millions étaient prévus pour l’argent, 5 millions pour le bronze ndlr). Les lions indomptables espoirs n’auront malheureusement pas surmonté l’épreuve de l’improvisation et des discours officiels sans suites.

Les primes et l’art de la déstabilisation

Les footballeurs eux seront moins fortunés. Gérés au rabais comme des brebis, ils vont faire les frais de l’amateurisme constant. Au commencement était une promesse de prime de participation qui devait compenser celle de la qualification. Par la suite va s’en suivre une partie de ping pong entre les joueurs et le Minsep. À la fin, seuls 180 euros seront perçus par les footballeurs qui devront faire le déplacement de Yaoundé pour toucher le million prévu pour tous les athlètes. Chaque effort de revendication va être assimilé à une révolte contre la nation. Les initiateurs n’étant parfois pas loin des menaces de suspension. L’abandon des réservistes (Ewane Elong et Moussa Pokong) à l’aéroport de Beijing était pourtant un signe précurseur. Même la prime spéciale accordée par la FECAFOOT à la veille du match contre le Brésil ne sera connue des footballeurs que grâce à Camfoot.com. Impossible de qualifier l’attitude d’André Nguidjol (directeur administratif des équipes nationales ndlr) qui va tout simplement s’asseoir sur le fax d’Iya Mohamed qui portait pourtant un message galvaniseur et une promesse ferme à la veille d’un ¼ de finale crucial pour notre pays.

Pendant que Augustin Edjoa déclarait que tous les athlètes avaient reçu leur prime à Yaoundé, la précarité s’installait dans les rangs de nos Espoirs. Certains joueurs dans l’incapacité de joindre leur famille faute de moyens. Seule la solidarité dans la « free team » va permettre aux uns et aux autres de garder le moral très haut. Avec 44 officiels (dont trois Ministres de la République en repos) pour 33 athlètes, on ne peut pourtant pas dire que les moyens manquaient dans la budgétisation de l’expédition chinoise ayant dans ses rangs plusieurs touristes. Et pourtant, si tout avait été clarifié dès le départ sur les primes, le football pouvait permettre au Cameroun de remporter une médaille supplémentaire. Le génie de Françoise Mbango va se mettre en place et servir d’arbre qui cache la forêt.

Ainsi va le Cameroun dont les athlètes découvriront avec amertume la réalité du haut niveau qui nécessite une préparation adéquate. La Hongroise de 22 ans (Georgina Toth) qui défendait nos couleurs va apprendre à ses dépends. Comme Hugo Mamba au saut masculin, elle ne parviendra pas à passer la phase de qualification. Franck Moussima, Carole Kaboud, Manie Leonie, Ali Anabel, Smaïla Mahaman, Joseph Moulema, Thomas Essomba et autres vont être rapidement rattrapés par la réalité Olympique qui n’épargne aucune improvisation. Le salut et l’admiration viendront de Paul Ndoumbé Etia engagé dans l’épreuve d’Aviron. Bien qu’entraîné dans les eaux du Wouri à Douala, le jeune Camerounais va réussir à atteindre la demi-finale des qualifications.

Stephen Sunou

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Comme disait le Barcelonais dans une de ses nombreuses sorties médiatiques, « parfois je regrette d’être Camerounais. » Comment ne pas lui donner raison quand on sait que ce beau pays est pris en otage par des hommes politiques dont seuls les esprits mercantiles et sadiques animent le quotidien ? Beijing 2008 en est une parfaite illustration.

Mbango l’exception Camerounaise

Grande est la joie de toute la délégation Camerounaise de retour de Beijing, totale est la satisfaction de tout un peuple qui peut enfin fêter sa championne. Françoise Mbango vient de réaliser ce qu’on peut appeler au Cameroun un vrai « tais toi ». Elle a mis ses détracteurs à leur véritable place. Vilipendée par une certaine presse, presque mise à nue par un président de fédération dans un parfait one man show, la native de Yaoundé a trouvé l’énergie nécessaire pour se déjouer de l’adversité de nos dirigeants avant de s’attaquer à ses concurrents (cette fois ci sur le plan sportif) à Beijing. C’est le journal de Pius Njawe qui ouvre le bal en Avril 2006. « Le Messager » affirme que Françoise Mbango, logée au Mont febe aurait laissé une ardoise de 38 260 830 Fcfa. Le quotidien de Douala essaye de prouver l’ingratitude de la championne qui aurait bénéficié de nombreuses largesses sans toute fois faire allusion au fait que son séjour à l’hôtel était une décision indépendante de la volonté de cette dernière.

En effet, elle y reste tout simplement parce que dans le programme officiel, il est prévu une réception au palais par le chef de l’Etat. Une cérémonie qui aurait trouver une place dans le calendrier « très chargé de Paul Biya » presque un an après son sacre. Même chose pour sa prime de 80 millions qui ne sera versée en totalité que 4 ans après les JO d’Athènes. Voilà comment sont traités nos athlètes. Comme des vulgaires mendiants à la solde d’une supposée aumône nationale. En remportant une nouvelle médaille d’or, Françoise Mbango remet les pendules à l’heure. Une première dans l’histoire du Cameroun qui en compte désormais trois dans ses archives. Une propagande façon communiste prendra son envol dans la capitale chinoise, arborera les rues de Yaoundé avant de se loger au palais de l’unité, oubliant la précarité dans laquelle elle s’est préparée pour ses JO de Beijing. C’est grâce à Milla (lui-même au départ écarté de la délégation officielle ndlr) qu’elle prendra un avantage dans le duel qui l’oppose à Ange Sama, président de la fédération camerounaise d’athlétisme. Un individu qui défraya la chronique en voulant priver le Cameroun d’une de ses chances de médaille.

Françoise Mbango recevra donc 10 millions de nos francs pour sa deuxième médaille d’or Olympique (7 millions étaient prévus pour l’argent, 5 millions pour le bronze ndlr). Les lions indomptables espoirs n’auront malheureusement pas surmonté l’épreuve de l’improvisation et des discours officiels sans suites.

Les primes et l’art de la déstabilisation

Les footballeurs eux seront moins fortunés. Gérés au rabais comme des brebis, ils vont faire les frais de l’amateurisme constant. Au commencement était une promesse de prime de participation qui devait compenser celle de la qualification. Par la suite va s’en suivre une partie de ping pong entre les joueurs et le Minsep. À la fin, seuls 180 euros seront perçus par les footballeurs qui devront faire le déplacement de Yaoundé pour toucher le million prévu pour tous les athlètes. Chaque effort de revendication va être assimilé à une révolte contre la nation. Les initiateurs n’étant parfois pas loin des menaces de suspension. L’abandon des réservistes (Ewane Elong et Moussa Pokong) à l’aéroport de Beijing était pourtant un signe précurseur. Même la prime spéciale accordée par la FECAFOOT à la veille du match contre le Brésil ne sera connue des footballeurs que grâce à Camfoot.com. Impossible de qualifier l’attitude d’André Nguidjol (directeur administratif des équipes nationales ndlr) qui va tout simplement s’asseoir sur le fax d’Iya Mohamed qui portait pourtant un message galvaniseur et une promesse ferme à la veille d’un ¼ de finale crucial pour notre pays.

Pendant que Augustin Edjoa déclarait que tous les athlètes avaient reçu leur prime à Yaoundé, la précarité s’installait dans les rangs de nos Espoirs. Certains joueurs dans l’incapacité de joindre leur famille faute de moyens. Seule la solidarité dans la « free team » va permettre aux uns et aux autres de garder le moral très haut. Avec 44 officiels (dont trois Ministres de la République en repos) pour 33 athlètes, on ne peut pourtant pas dire que les moyens manquaient dans la budgétisation de l’expédition chinoise ayant dans ses rangs plusieurs touristes. Et pourtant, si tout avait été clarifié dès le départ sur les primes, le football pouvait permettre au Cameroun de remporter une médaille supplémentaire. Le génie de Françoise Mbango va se mettre en place et servir d’arbre qui cache la forêt.

Ainsi va le Cameroun dont les athlètes découvriront avec amertume la réalité du haut niveau qui nécessite une préparation adéquate. La Hongroise de 22 ans (Georgina Toth) qui défendait nos couleurs va apprendre à ses dépends. Comme Hugo Mamba au saut masculin, elle ne parviendra pas à passer la phase de qualification. Franck Moussima, Carole Kaboud, Manie Leonie, Ali Anabel, Smaïla Mahaman, Joseph Moulema, Thomas Essomba et autres vont être rapidement rattrapés par la réalité Olympique qui n’épargne aucune improvisation. Le salut et l’admiration viendront de Paul Ndoumbé Etia engagé dans l’épreuve d’Aviron. Bien qu’entraîné dans les eaux du Wouri à Douala, le jeune Camerounais va réussir à atteindre la demi-finale des qualifications.

Stephen Sunou

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Abdou Guité Seck : De l’inspiration à revendre…

A 29 ans, il est compté parmi les plus grands noms de la musique sénégalaise.
Monique Ngo Mayag (Stagiaire) –




Bercé par les chants et les récits des griots de son Saint Louis natal, Abdou Guité Seck a grandi dans la pure tradition sénégalaise, faite de rythmes et de percussions des peuples wolof. Son amour pour les mélodies naît de cette inspiration traditionnelle, qu’il a acquise dès son plus jeune âge. A 13 ans, en effet, il est élu "Voix d’or" de Saint Louis. Plutard, sa voix dépasse les frontières de son pays. Avec son premier album intitulé "Kemaan", qu’il enregistre en 1999 avec son groupe nommé Wock, Abdou Guité Seck parcours l’Europe et l’Afrique. Ce succès lui vaudra des nominations et des rencontres avec les plus grands tels que Richard Bona, Phil Collins, Youssou Ndour, Ismaël Lo, etc.

Précoce
Affermi par des années de travail et d’expérience artistique, il forme son propre groupe avec lequel il produit son premier album intitulé "Evolution". Il compte à son actif cinq albums solo, parmi lesquels le très prisé "Coono Aduna". La diversité de thèmes et de sonorités de cet opus lui vaut la reconnaissance du public sénégalais avant de solliciter l’appréciation des pays voisins.
Dans une optique de métissage culturel, Abdou Guité Seck allie les rythmes musicaux de chez lui à ceux des autres peuples. Cette alliance donne ce qu’il appelle l’Afrofusion. C’est d’ailleurs dans le cadre de ces échanges culturels qu’il vient pour la première fois au Cameroun en 2002. "J’y viens pour prendre et y déposer des sonorités", avoue-t-il pour justifier son second passage, cette année 2008, en territoire camerounais. Son répertoire est composé de thèmes variés. "Je parle de la jeunesse parce qu’elle constitue l’avenir, de la femme pour qu’on lui rende l’honneur qu’elle mérite et de l’amour parce qu’il est universel" souligne t-il.

Les textes de Abdou Guité Seck sont essentiellement interprétés en Wolof. Néanmoins, les intonations et l’expression de sa voix trahissent la profondeur de ses messages. En réponse au public du Centre culturel français Blaise Cendrars de Douala qui, hier, jeudi 3 avril 2008, semblait impatient de le voir collaborer avec les musiciens des autres pays africains autre que du Sénégal, Abdou Guité Seck a confié que son prochain album connaîtra les interprétations d’artistes guinéens et mauritaniens, entre autres. "Je ne suis qu’à l’aube de ma carrière, a-t-il rappelé, je n’ai pas encore montré toute l’étendue de ce que je peux faire". A l’occasion de la semaine culturelle organisée par les ressortissants sénégalais de Douala, Abdou Guité Seck est venu commémorer l’indépendance du Sénégal avec ses compatriotes. Sous le thème "ju ju", qui signifie fête en langue wolof, il se produira ce vendredi 04 Avril dans la capitale économique. Accompagné d’une troupe de 17 artistes, Abdou Guité Seck promet de plonger le public du cinéma le Wouri dans les profondeurs des danses et sonorités du Sénégal.

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