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Bafoussam : la capitale de l’Ouest se meurt

Routes : Le parcours du combattant

4L’axe principal de la ville de Bafoussam est un cimetière pour les véhicules.

Ces derniers jours, les citadins de la Bafoussam rient d’un homme d’affaires, qui fore des trous, pour réhabiliter les feux de signalisation dans certains carrefours. 

«Pour respecter les feux, il faut bien que la route commence par exister», rigole un taximan. Ici  désormais, ce sont les trous qui règlent la circulation et conditionnent l’occupation des abords de la chaussée. Mécanicien en face de la délégation provinciale du tourisme, sur la bretelle qui relie Tamdja au carrefour Total, Jean Basile Kamgue doit par moments fuir son atelier, pour éviter d’être heurté ou éclaboussé par les véhicules qui passent. A Tamdja, Djeleng, Kamkop, Famla ou Tocket, les voitures utilisent les terre-pleins, pour vite avancer. En face de l’hôtel de ville, un trou béant amène tout usager à faire des contorsions. Sur la place des fêtes même, un gros trou a élu domicile, malgré les permanents replâtrages. Pour aller de l’auberge au marché B, sur moins d’un km, il faut en moyenne 10mn, en temps de fluidité. Au lieu dit «militaire Bar», à Kamkop, il faut du courage pour braver les ‘’dos d’éléphants’’ qui ont remplacé le vieux bitume des années 80. Déconseillé aux femmes gestantes.

De temps à autre, des volontaires ou une municipalité viennent remplir les trous de cailloux ou de boue. Les enfants qui utilisent les cailloux demandent une «motivation». L’entretien routier dans le chef-lieu de la province de l’Ouest est un serpent de mer. Une oeuvre aux ramifications complexes. En septembre 2007, l’entreprise Chantier moderne du Cameroun (Cmc), commise par le ministère du Développement urbain et de l’Habitat (Minduh), a entrepris la réhabilitation de la chaussée entre le carrefour Madelon et le monument Wanko, longue de 600m. Pour un maximum de trois mois. Vendredi dernier encore, ses employés mettaient des buses. En cassant et en bétonnant un ouvrage au cours duquel les engins sont régulièrement tombés en panne. Sur la bretelle du quartier Famla, qui relie Tamdja au carrefour Total, un opérateur non identifié a fait décaper le vieux bitume il y a dix jours, pour le remplacer par des mottes de terre. Pourquoi ? Sur l’ordre de qui ? Aucune plaque ne spécifie le marché en cours de réalisation.
«Il y a plus de nids de poule à Bafoussam que de véhicules», conclut Walter Bertrand, journaliste à Canal 2 International et témoin privilégié des accidents qui ont lieu sur ces trous. Lesquels font qu’on peut partir de Mbouda, à 25km de là, pour Kena, à l’entrée de Bafoussam, en 20mn et faire plus de 30 minutes pour rallier Ndiangdam, à l’autre bout de la ville. Moins de 5km. «C’est normal qu’il y ait des trous sur la route. Depuis le congrès de l’Unc (ancien parti unique, ndlr) et le comice agropastoral, on n’a plus investi. Qui a mis de l’argent dans le budget pour faire des routes ?», S’interroge Samuel Mbou. Dans la ville on raconte une anecdote à propos de la route. Un instituteur a demandé à ses élèves de lui citer les parties d’une route. «La route comprend : la chaussée, le trottoir et les trous», a répondu un enfant de 10 ans.

Franklin Kamtche

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Ces derniers jours, les citadins de la Bafoussam rient d’un homme d’affaires, qui fore des trous, pour réhabiliter les feux de signalisation dans certains carrefours. 

«Pour respecter les feux, il faut bien que la route commence par exister», rigole un taximan. Ici  désormais, ce sont les trous qui règlent la circulation et conditionnent l’occupation des abords de la chaussée. Mécanicien en face de la délégation provinciale du tourisme, sur la bretelle qui relie Tamdja au carrefour Total, Jean Basile Kamgue doit par moments fuir son atelier, pour éviter d’être heurté ou éclaboussé par les véhicules qui passent. A Tamdja, Djeleng, Kamkop, Famla ou Tocket, les voitures utilisent les terre-pleins, pour vite avancer. En face de l’hôtel de ville, un trou béant amène tout usager à faire des contorsions. Sur la place des fêtes même, un gros trou a élu domicile, malgré les permanents replâtrages. Pour aller de l’auberge au marché B, sur moins d’un km, il faut en moyenne 10mn, en temps de fluidité. Au lieu dit «militaire Bar», à Kamkop, il faut du courage pour braver les ‘’dos d’éléphants’’ qui ont remplacé le vieux bitume des années 80. Déconseillé aux femmes gestantes.

De temps à autre, des volontaires ou une municipalité viennent remplir les trous de cailloux ou de boue. Les enfants qui utilisent les cailloux demandent une «motivation». L’entretien routier dans le chef-lieu de la province de l’Ouest est un serpent de mer. Une oeuvre aux ramifications complexes. En septembre 2007, l’entreprise Chantier moderne du Cameroun (Cmc), commise par le ministère du Développement urbain et de l’Habitat (Minduh), a entrepris la réhabilitation de la chaussée entre le carrefour Madelon et le monument Wanko, longue de 600m. Pour un maximum de trois mois. Vendredi dernier encore, ses employés mettaient des buses. En cassant et en bétonnant un ouvrage au cours duquel les engins sont régulièrement tombés en panne. Sur la bretelle du quartier Famla, qui relie Tamdja au carrefour Total, un opérateur non identifié a fait décaper le vieux bitume il y a dix jours, pour le remplacer par des mottes de terre. Pourquoi ? Sur l’ordre de qui ? Aucune plaque ne spécifie le marché en cours de réalisation.
«Il y a plus de nids de poule à Bafoussam que de véhicules», conclut Walter Bertrand, journaliste à Canal 2 International et témoin privilégié des accidents qui ont lieu sur ces trous. Lesquels font qu’on peut partir de Mbouda, à 25km de là, pour Kena, à l’entrée de Bafoussam, en 20mn et faire plus de 30 minutes pour rallier Ndiangdam, à l’autre bout de la ville. Moins de 5km. «C’est normal qu’il y ait des trous sur la route. Depuis le congrès de l’Unc (ancien parti unique, ndlr) et le comice agropastoral, on n’a plus investi. Qui a mis de l’argent dans le budget pour faire des routes ?», S’interroge Samuel Mbou. Dans la ville on raconte une anecdote à propos de la route. Un instituteur a demandé à ses élèves de lui citer les parties d’une route. «La route comprend : la chaussée, le trottoir et les trous», a répondu un enfant de 10 ans.

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«Pour respecter les feux, il faut bien que la route commence par exister», rigole un taximan. Ici  désormais, ce sont les trous qui règlent la circulation et conditionnent l’occupation des abords de la chaussée. Mécanicien en face de la délégation provinciale du tourisme, sur la bretelle qui relie Tamdja au carrefour Total, Jean Basile Kamgue doit par moments fuir son atelier, pour éviter d’être heurté ou éclaboussé par les véhicules qui passent. A Tamdja, Djeleng, Kamkop, Famla ou Tocket, les voitures utilisent les terre-pleins, pour vite avancer. En face de l’hôtel de ville, un trou béant amène tout usager à faire des contorsions. Sur la place des fêtes même, un gros trou a élu domicile, malgré les permanents replâtrages. Pour aller de l’auberge au marché B, sur moins d’un km, il faut en moyenne 10mn, en temps de fluidité. Au lieu dit «militaire Bar», à Kamkop, il faut du courage pour braver les ‘’dos d’éléphants’’ qui ont remplacé le vieux bitume des années 80. Déconseillé aux femmes gestantes.

De temps à autre, des volontaires ou une municipalité viennent remplir les trous de cailloux ou de boue. Les enfants qui utilisent les cailloux demandent une «motivation». L’entretien routier dans le chef-lieu de la province de l’Ouest est un serpent de mer. Une oeuvre aux ramifications complexes. En septembre 2007, l’entreprise Chantier moderne du Cameroun (Cmc), commise par le ministère du Développement urbain et de l’Habitat (Minduh), a entrepris la réhabilitation de la chaussée entre le carrefour Madelon et le monument Wanko, longue de 600m. Pour un maximum de trois mois. Vendredi dernier encore, ses employés mettaient des buses. En cassant et en bétonnant un ouvrage au cours duquel les engins sont régulièrement tombés en panne. Sur la bretelle du quartier Famla, qui relie Tamdja au carrefour Total, un opérateur non identifié a fait décaper le vieux bitume il y a dix jours, pour le remplacer par des mottes de terre. Pourquoi ? Sur l’ordre de qui ? Aucune plaque ne spécifie le marché en cours de réalisation.
«Il y a plus de nids de poule à Bafoussam que de véhicules», conclut Walter Bertrand, journaliste à Canal 2 International et témoin privilégié des accidents qui ont lieu sur ces trous. Lesquels font qu’on peut partir de Mbouda, à 25km de là, pour Kena, à l’entrée de Bafoussam, en 20mn et faire plus de 30 minutes pour rallier Ndiangdam, à l’autre bout de la ville. Moins de 5km. «C’est normal qu’il y ait des trous sur la route. Depuis le congrès de l’Unc (ancien parti unique, ndlr) et le comice agropastoral, on n’a plus investi. Qui a mis de l’argent dans le budget pour faire des routes ?», S’interroge Samuel Mbou. Dans la ville on raconte une anecdote à propos de la route. Un instituteur a demandé à ses élèves de lui citer les parties d’une route. «La route comprend : la chaussée, le trottoir et les trous», a répondu un enfant de 10 ans.

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Concert : Abdou Guité enflamme le Cinéma le Wouri

Faddah Kawtal, Bantou Pô-Si, Macase et Sutlan Oshimihn ont fait la première partie du spectacle de haute facture de samedi dernier.
Eric Roland Kongou –


C’est à 0h15’que la salle s’est littéralement embrasée. Abdou Guité Seck, monté sur les planches du cinéma le Wouri 25 minutes plutôt, décide de rendre hommage au président de l’association des sénégalais de Douala. L’instant d’après, Masamba Am Ar, drapé dans un boubou est déjà debout en face de l’artiste. Mettant un point d’honneur à rendre la monnaie (au propre) à Abdou Guité qui l’honore ainsi dans une chanson repris en chœur par la salle pleine à craquer. Masamba Am Ar, tel un pacha saoudien, gratifie l’artiste des billets de banque pendant environ cinq minutes avant de se rasseoir. Le coup d’envoi du " farotage " est ainsi donné à toute la communauté sénégalaise présente au Cinéma le Wouri ce samedi 5 avril 2008, qui coïncidait avec la fête nationale du pays d’Abdoulaye Wade.

Aux premières loges, une vingtaine des sénégalaises, bien distinctes par leurs toilettes soyeuses, vont accompagner par des danses Abdou Guité Seck, drapé dans une gandoura marron et des babouches blanches. Alors que l’hystérie générale embrasait littéralement le public acquis à la cause de l’artiste, ce dernier s’arrête, un instant, le temps de rendre hommage au Consul du Sénégal à Douala. Mme Mariam ainsi interpellée ira devant Abdou Guité pour le rituel des gratifications des billets de banques à l’artiste. Suffisant pour que ses compatriotes l’accompagnent dans ce geste qui a le don de décupler la vivacité de l’artiste, tenant difficilement sur place : devant cette communion générale des sénégalais de Douala et sa star, la communauté camerounaise restera bouche bée devant cette culture de " motivation " de l’artiste par des billets de banque. " Abdou Guité qui sort d’une famille de griot sait exactement ce qu’il faut faire pour encourager le public à lui donner des billets de banques. Au Sénégal, c’est toujours le même rituel de voir les femmes s’agglutiner au pied du podium pour danser avec l’artiste mais surtout pour lui donner de l’argent ", explique Roland Onana, informaticien camerounais mais très au parfum des coutumes du Sénégal pour avoir effectué des missions dans ce pays.

En première partie, quelques artistes locaux ont chauffé à blanc le public avant l’entrée de la guest star. C’est Inesbo du groupe Faddah Kawtal qui met le feu aux poudres en revisitant son répertoire et surtout le titre " Maïramdjo " qui aura le don de soulever le pagne des sénégalaises, complètement déchaînées. Les groupes Bantou Pô Si, Macase et Sultan Oshimin viendront juste entretenir la flamme jusqu’à l’arrivée d’Abdou Guité sur le podium dont un de ses gestes, anodin, a suscité le courroux d’une bonne partie du public. Une jeune fille sénégalaise de cinq ans qui exécutait des pas de danses à côté de l’artiste reçoit des liasses des billets de banque et les reverse aussitôt à Abdou Guité Seck qui n’a pas l’honnêteté de les remettre à la petite fille, ne serait-ce qu’une partie de ce pactole. Malgré ce petit incident, Mohamadou Guisse, le patron de Fatou Couture, est visiblement comblé : " c’est toujours avec nostalgie que toute la communauté sénégalaise du Cameroun vient communier avec un artiste venant du pays. A mon avis, la musique d’Abdou Guité est mieux que celle de Youssou N’dour ".

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