Non classé

Mboua Massock : Nous irons en pèlerinage à Boumnyebel



Le "combattant" présente la feuille de route des manifestations marquant le cinquantenaire du décès de Um Nyobe.
Propos recueillis par Angui Mangan


Vous avez obtenu votre autorisation de manifestation publique signée du sous-préfet de Douala 1er. C’est une première…
A travers cette autorisation, je comprends qu’un pas vient d’être franchi. Et j’espère que ça va permettre d’en faire plusieurs autres. En conséquence, je souhaite que cette autorisation qui est l’adhésion de l’administration à la marche du 8 septembre qui prendra son départ au "carrefour Shell New-Bell" dès 14h, ne soit pas simplement pour honorer la mémoire de Um Nyobe. Mais, que ce soit un pas vers la liberté de manifester. Lorsque cela se fait, c’est pour que les choses se clarifient, pour que le peuple assume ses libertés, et nous collaborons tous pour qu’une marche comme celle-là n’ait pas de dégâts.

Y’a-t-il des risques que ce soit le cas ?
C’est l’intervention des pouvoirs publics qui engage souvent les dégâts. Le 8 septembre[ce jour, Ndlr], nous allons marcher tranquillement à travers notre itinéraire, sans qu’il y ait une seule virgule de casse, comme on a coutume d’appeler. J’espère aussi vivement que le pouvoir va continuer dans sa lancée, en préservant l’espace des libertés des citoyens, et que sa collaboration sera franche au cours de cette marche. Nous souhaitons qu’on mettra les policiers à tous les carrefours, pour aider justement ceux qui vont marcher à avancer sans difficulté.

En dehors de la marche, que prévoit encore cette journée du 8 septembre ?
Il n’y a que la marche, en réalité. Vous verrez qu’en marchant, il y aura quelques chants patriotiques, quelques sons musicaux, parce que les combattants se sont déjà préparés à manifester leur adhésion à la cause que Um Nyobe défendait et à honorer sa mémoire. Et, ça va se faire en patriote.

Après le 8 septembre, nous serons à cinq jours de l’apothéose pour ce cinquantenaire. Que prévoit la suite des manifestations ?
La suite par rapport à l’organisation de ce cinquantenaire par la Fondation panafricaine dont je fais parti, est de savoir qu’il y a d’autres groupes qui organisent un certain nombre de manifestations. Mais pour nous, après Douala, nous cheminerons à Boumnyebel à partir du 12 septembre, et nous y resterons jusqu’au 14 septembre. Le 12, il est prévue une "soirée nationaliste" avec des témoignages et des champs patriotiques jusqu’au matin. Le lendemain, 13 septembre, il y a pèlerinage au lieu même de l’assassinat du "Mpodol" à "Libé li ngoy", situé à cinq ou sept kilomètres environ, à partir de Boumnyebel. Le 13 septembre au soir, il y a des champs patriotiques et un concert musical, avec plusieurs genres, le tout en hommage à Um Nyobe. Le 14 septembre à 12h, nous allons donner une conférence de presse. Et puis, ce sera la fin des manifestations.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Mboua Massock : Nous irons en pèlerinage à Boumnyebel



Le "combattant" présente la feuille de route des manifestations marquant le cinquantenaire du décès de Um Nyobe.
Propos recueillis par Angui Mangan


Vous avez obtenu votre autorisation de manifestation publique signée du sous-préfet de Douala 1er. C’est une première…
A travers cette autorisation, je comprends qu’un pas vient d’être franchi. Et j’espère que ça va permettre d’en faire plusieurs autres. En conséquence, je souhaite que cette autorisation qui est l’adhésion de l’administration à la marche du 8 septembre qui prendra son départ au "carrefour Shell New-Bell" dès 14h, ne soit pas simplement pour honorer la mémoire de Um Nyobe. Mais, que ce soit un pas vers la liberté de manifester. Lorsque cela se fait, c’est pour que les choses se clarifient, pour que le peuple assume ses libertés, et nous collaborons tous pour qu’une marche comme celle-là n’ait pas de dégâts.

Y’a-t-il des risques que ce soit le cas ?
C’est l’intervention des pouvoirs publics qui engage souvent les dégâts. Le 8 septembre[ce jour, Ndlr], nous allons marcher tranquillement à travers notre itinéraire, sans qu’il y ait une seule virgule de casse, comme on a coutume d’appeler. J’espère aussi vivement que le pouvoir va continuer dans sa lancée, en préservant l’espace des libertés des citoyens, et que sa collaboration sera franche au cours de cette marche. Nous souhaitons qu’on mettra les policiers à tous les carrefours, pour aider justement ceux qui vont marcher à avancer sans difficulté.

En dehors de la marche, que prévoit encore cette journée du 8 septembre ?
Il n’y a que la marche, en réalité. Vous verrez qu’en marchant, il y aura quelques chants patriotiques, quelques sons musicaux, parce que les combattants se sont déjà préparés à manifester leur adhésion à la cause que Um Nyobe défendait et à honorer sa mémoire. Et, ça va se faire en patriote.

Après le 8 septembre, nous serons à cinq jours de l’apothéose pour ce cinquantenaire. Que prévoit la suite des manifestations ?
La suite par rapport à l’organisation de ce cinquantenaire par la Fondation panafricaine dont je fais parti, est de savoir qu’il y a d’autres groupes qui organisent un certain nombre de manifestations. Mais pour nous, après Douala, nous cheminerons à Boumnyebel à partir du 12 septembre, et nous y resterons jusqu’au 14 septembre. Le 12, il est prévue une "soirée nationaliste" avec des témoignages et des champs patriotiques jusqu’au matin. Le lendemain, 13 septembre, il y a pèlerinage au lieu même de l’assassinat du "Mpodol" à "Libé li ngoy", situé à cinq ou sept kilomètres environ, à partir de Boumnyebel. Le 13 septembre au soir, il y a des champs patriotiques et un concert musical, avec plusieurs genres, le tout en hommage à Um Nyobe. Le 14 septembre à 12h, nous allons donner une conférence de presse. Et puis, ce sera la fin des manifestations.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Mboua Massock : Nous irons en pèlerinage à Boumnyebel



Le "combattant" présente la feuille de route des manifestations marquant le cinquantenaire du décès de Um Nyobe.
Propos recueillis par Angui Mangan


Vous avez obtenu votre autorisation de manifestation publique signée du sous-préfet de Douala 1er. C’est une première…
A travers cette autorisation, je comprends qu’un pas vient d’être franchi. Et j’espère que ça va permettre d’en faire plusieurs autres. En conséquence, je souhaite que cette autorisation qui est l’adhésion de l’administration à la marche du 8 septembre qui prendra son départ au "carrefour Shell New-Bell" dès 14h, ne soit pas simplement pour honorer la mémoire de Um Nyobe. Mais, que ce soit un pas vers la liberté de manifester. Lorsque cela se fait, c’est pour que les choses se clarifient, pour que le peuple assume ses libertés, et nous collaborons tous pour qu’une marche comme celle-là n’ait pas de dégâts.

Y’a-t-il des risques que ce soit le cas ?
C’est l’intervention des pouvoirs publics qui engage souvent les dégâts. Le 8 septembre[ce jour, Ndlr], nous allons marcher tranquillement à travers notre itinéraire, sans qu’il y ait une seule virgule de casse, comme on a coutume d’appeler. J’espère aussi vivement que le pouvoir va continuer dans sa lancée, en préservant l’espace des libertés des citoyens, et que sa collaboration sera franche au cours de cette marche. Nous souhaitons qu’on mettra les policiers à tous les carrefours, pour aider justement ceux qui vont marcher à avancer sans difficulté.

En dehors de la marche, que prévoit encore cette journée du 8 septembre ?
Il n’y a que la marche, en réalité. Vous verrez qu’en marchant, il y aura quelques chants patriotiques, quelques sons musicaux, parce que les combattants se sont déjà préparés à manifester leur adhésion à la cause que Um Nyobe défendait et à honorer sa mémoire. Et, ça va se faire en patriote.

Après le 8 septembre, nous serons à cinq jours de l’apothéose pour ce cinquantenaire. Que prévoit la suite des manifestations ?
La suite par rapport à l’organisation de ce cinquantenaire par la Fondation panafricaine dont je fais parti, est de savoir qu’il y a d’autres groupes qui organisent un certain nombre de manifestations. Mais pour nous, après Douala, nous cheminerons à Boumnyebel à partir du 12 septembre, et nous y resterons jusqu’au 14 septembre. Le 12, il est prévue une "soirée nationaliste" avec des témoignages et des champs patriotiques jusqu’au matin. Le lendemain, 13 septembre, il y a pèlerinage au lieu même de l’assassinat du "Mpodol" à "Libé li ngoy", situé à cinq ou sept kilomètres environ, à partir de Boumnyebel. Le 13 septembre au soir, il y a des champs patriotiques et un concert musical, avec plusieurs genres, le tout en hommage à Um Nyobe. Le 14 septembre à 12h, nous allons donner une conférence de presse. Et puis, ce sera la fin des manifestations.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Le “ Sénégal Zoom ” sur Douala

La semaine culturelle organisée sous les auspices de l’Association des jeunes sénégalais à Douala (Ajsd) a été très courue. –

Place du gouvernement de Bonanjo à Douala. Il est 13h 45 minutes ce jeudi 03 avril 2008. Le jardin habituellement désert sur lequel sont disposés quelques bancs publics a cédé la place aux “ Boukarous ”, espèces de petites maisons aux formes circulaires dont les toits sont revêtus de pailles. A la vérité, c’est ce site au décor pittoresque que l’Association des jeunes sénégalais de Douala (Ajsd) a retenu comme village culturel, pour la célébration du Sénégal zoom qui s’est déroulé dans la métropole provinciale du Littoral du 2 au 6 avril 2008. Dans chaque “ Boukarou ” des expositions-ventes se font au gré de l’affluence.
Ici, on exhibe des boubous en tissu africain, des gangs brodés avec finesse, des pagnes et des sacs à main dont la fourchette des prix oscille entre 4 000 et 45 000 Fcfa selon les griffes. D’autres curiosités sont proposées au nombreux public qui fait la ronde des stands : des bijoux, des colliers, des montres, des bracelets, des porte-monnaie en peau de bœuf et autres pendentifs sont soigneusement disposés sur des étals placés à l’intérieur de la vingtaine de “ Boukarous ” qui peuplent un espace au fort relents touristiques.
De l’avis de Maïnouna, tenancière d’un stand, il a fallu débourser “ Une somme de trente mille francs cfa pour avoir un stand, alors que la Communauté urbaine de Douala a offert gratuitement cette place de gouvernement ”, confie-t-elle. Pour le secrétaire général de l’Ajsd Khar Thiaw, “ La modeste contribution exigée aux tenanciers des espaces réservés dans ce village est juste symbolique et participe de l’effort de guerre ”, explique-t-il.

En face de la poste de Bonanjo, deux tentes sont érigées. L’une contient des tables sur lesquelles sont placées de grosses cuvettes de nourriture. Du riz blanc en passant par la version cantonnée à la sénégalaise, assortie des sauces au poisson frais, à la viande de bœuf ou de mouton dont les morceaux sont enrobés de chou, le public a le choix et salive à volonté. En attendant, bien sûr, d’être servi. Trois femmes armées de grosses louches sont chargées de servir presque à la pèle. Elles sont quasi débordées par la pléthore des commandes, et ce, nonobstant la présence de quelques deux garçons qui sont à la rescousse.
“ J’ai l’impression qu’entre 12h et 15h, il n’y a pas moyen de se faire servir avec diligence. Ça grouille de monde et les gens ont faim… ”, lâche une cliente qui piaffe d’impatience. Sorti du chemin de croix du service, on se dirige vers une autre tente où sont disposées tables et chaises. Il faut alors avoir de gros bras pour se tailler une place car les commodités sont en deçà de la demande. N’empêche qu’on se débrouille comme on peut pour se mettre quelque chose sous la dent. Non sans saluer l’initiative de l’Ajsd. “ Les jeunes Sénégalais de Douala sont dynamiques, malgré quelques couacs, je pense que leur semaine est riche et la foire est belle avec la gastronomie qui est intéressante ”, déclare Mougnol André, un des visiteurs.
L’Ajsd, association apolitique, avec sept ans d’âge, a encore du chemin à faire. Elle ambitionne de promouvoir la culture du Sénégal dans toute sa diversité et de regrouper en outre, les Sénégalais de Douala au sein d’un cadre de concertation, de les sensibiliser sur les questions de développement de leur pays. Pas une mince affaire. 

Par Alain Njipou (Stagiaire)

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.