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Contre-attaque : Yves Michel Fotso présente ses mains propres



Au cours d’un entretien télévisé hier, l’ex-patron de la Camair a nié avoir détourné le moindre denier public.
Jean Baptiste Ketchateng


L’émission s’achevait quand Yves Michel Fotso a lancé la phrase comme un défi. Le " capitaine d’industrie " comme on l’a présenté dans cette émission " spéciale " diffusée sur Canal 2 International, Stv et Equinoxe Tv, les chaînes majeures du paysage audiovisuel camerounais, animée par des journalistes des trois chaînes qui l’ont " invité " à une grande explication devant les téléspectateurs. Hier soir donc au terme d’une heure et quarante cinq minutes d’entretien, il a révélé qu’il a suggéré aux enquêteurs de signer une autorisation de perquisitionner dans tous ses comptes à travers le monde.
" Je n’ai rien pris ", a encore déclaré l’ancien administrateur général de la Camair au sujet de toutes les accusations portées contre lui et qui, de son point de vue, relevaient d’une simple cabale pour déstabiliser le groupe Fotso fondé par son père, l’homme d’affaires bien connu. Pour l’essentiel en effet, Yves Michel Fotso a réfuté toutes les accusations qui ont été portées contre lui dans la presse qu’il a qualifiée de presse " manipulée " pour servir des desseins funestes contre l’empire richissime des Fotso.

A la Camair par exemple l’ex-Adg Michel Fotso a soutenu que la Commercial Bank-Cameroon (Cbc) n’avait pris que des mauvais risques en faveur de la défunte compagnie aérienne. C’est par " patriotisme " que la banque qu’il dirige par ailleurs (à l’époque des faits entre 2000 et 2003 il était cependant vice-président de la Cbc) a déboursé de l’argent pour permettre à la Camair de faire face aux dépenses inévitables et vitales. Fermencam, Pilcam, Safca, d’autres sociétés du groupe Fotso, auraient également été mises à contribution pour payer les polices d’assurances de la Camair.
Selon M. Fotso, en fait, c’est parce le chef de l’Etat lui en avait fait la demande, exprimant son " attachement à sa (sic) compagnie [Camair] ", qu’il a mis les fonds de la Cbc dans le financement des activités de la Camair qui était alors incapable de faire face à ses charges.

Ephraïm Inoni
Suppléant les journalistes qui ne se sont pas étonnés du conflit d’intérêts qui aurait dû subséquemment être mis en évidence, Yves Michel Fotso a expliqué que c’est la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) qui avait tancé sa banque contre une telle prise de risque, les crédits consentis à la Camair n’étant pas garantis par quelque hypothèque comme cela ce fait dans les affaires.
Pareillement, au sujet de l’achat de l’avion présidentiel, M. Fotso a souligné que la portion de l’affaire Albatros qui le concerne porte sur l’acquisition d’un Boeing business jet neuf. Après avoir déboursé 31 millions de dollars d’acompte, a-t-il dit, le Cameroun a renoncé à conclure l’achat du Boeing qui était déjà fabriqué ! C’est la Gia, une compagnie avec laquelle il traitait déjà dans le cadre des locations d’avions à la Camair, et dans laquelle des accusateurs le soupçonnaient d’avoir quelque intérêt, qui servait de couverture au Cameroun à qui les bailleurs de fonds interdisaient une telle acquisition. M. Fotso a indiqué que Boeing et d’autres sources auraient confirmé, par écrit, qu’il n’a jamais demandé de commissions dans cette transaction. C’est vers Apm, une société présidée par Ephraïm Inoni, l’actuel Premier ministre, qu’il conseille alors de se retourner. La société ayant géré le dossier après son éviction de la Camair.

Dès lors, l’Albatros, l’avion acheté plus tard qui connaîtra une panne en avril 2004 alors que Paul Biya se trouve à bord aurait été acquis par des pontes du régime qui ne voulaient pas de "l’avion de Fotso ". Et pourquoi donc ? Il n’est pas besoin de déchiffrer les propos de Yves Michel Fotso qui a assuré que Francis Nana, l’homme par qui nombre d’accusations sur sa mauvaise gestion supposée à la Camair, sa prise d’intérêts dans l’achat de l’avion présidentiel et le blanchiment subséquent des fonds tirés de ces managements frauduleux, etc. est un faussaire. " Faux expert comptable ", "faux commissaire aux comptes ", qui aurait indûment bénéficié de 300 millions de paiement de la Camair avant d’aller le dénoncer de manière mensongère aux autorités suisses et européennes qui ont dès lors ordonné les enquêtes dont la presse a parlé.

Arrestation
Le successeur de M. Fotso à la Camair, Thomas Dakayi Kamga, avait en effet commis M. Nana à la renégociation à la baisse des contrats conclus avec Gia notamment. C’est également parce qu’il a refusé de faire voler les avions de la Camair sans assurances, comme le commandait alors Jean Marie Atangana Mebara, secrétaire général de la présidence de la République, qu’il a été débarqué, a encore confié M. Fotso qui a salué l’opération Epervier. Tout en louant Paul Biya pour cette initiative, il a regretté que l’entourage du chef de l’Etat ne gère pas avec " loyauté " les missions qu’il leur confie.
Yves Michel Fotso qui a confirmé le retrait de son passeport et annoncé que son père aurait fait l’objet d’une tentative d’escroquerie – un éminence grise lui aurait fait miroiter la possibilité de récupérer ce passeport – a enfin démenti tout rapport conflictuel avec Amadou Ali, le ministre de la Justice et Edgard Alain Mebe Ngo’o, le délégué général à la Sûreté nationale. Ses interrogateurs ont en effet indiqué que ces personnalités ont demandé son arrestation afin de contenter l’opinion publique qui l’aurait d’ores et déjà condamné.

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Au cours d’un entretien télévisé hier, l’ex-patron de la Camair a nié avoir détourné le moindre denier public.
Jean Baptiste Ketchateng


L’émission s’achevait quand Yves Michel Fotso a lancé la phrase comme un défi. Le " capitaine d’industrie " comme on l’a présenté dans cette émission " spéciale " diffusée sur Canal 2 International, Stv et Equinoxe Tv, les chaînes majeures du paysage audiovisuel camerounais, animée par des journalistes des trois chaînes qui l’ont " invité " à une grande explication devant les téléspectateurs. Hier soir donc au terme d’une heure et quarante cinq minutes d’entretien, il a révélé qu’il a suggéré aux enquêteurs de signer une autorisation de perquisitionner dans tous ses comptes à travers le monde.
" Je n’ai rien pris ", a encore déclaré l’ancien administrateur général de la Camair au sujet de toutes les accusations portées contre lui et qui, de son point de vue, relevaient d’une simple cabale pour déstabiliser le groupe Fotso fondé par son père, l’homme d’affaires bien connu. Pour l’essentiel en effet, Yves Michel Fotso a réfuté toutes les accusations qui ont été portées contre lui dans la presse qu’il a qualifiée de presse " manipulée " pour servir des desseins funestes contre l’empire richissime des Fotso.

A la Camair par exemple l’ex-Adg Michel Fotso a soutenu que la Commercial Bank-Cameroon (Cbc) n’avait pris que des mauvais risques en faveur de la défunte compagnie aérienne. C’est par " patriotisme " que la banque qu’il dirige par ailleurs (à l’époque des faits entre 2000 et 2003 il était cependant vice-président de la Cbc) a déboursé de l’argent pour permettre à la Camair de faire face aux dépenses inévitables et vitales. Fermencam, Pilcam, Safca, d’autres sociétés du groupe Fotso, auraient également été mises à contribution pour payer les polices d’assurances de la Camair.
Selon M. Fotso, en fait, c’est parce le chef de l’Etat lui en avait fait la demande, exprimant son " attachement à sa (sic) compagnie [Camair] ", qu’il a mis les fonds de la Cbc dans le financement des activités de la Camair qui était alors incapable de faire face à ses charges.

Ephraïm Inoni
Suppléant les journalistes qui ne se sont pas étonnés du conflit d’intérêts qui aurait dû subséquemment être mis en évidence, Yves Michel Fotso a expliqué que c’est la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) qui avait tancé sa banque contre une telle prise de risque, les crédits consentis à la Camair n’étant pas garantis par quelque hypothèque comme cela ce fait dans les affaires.
Pareillement, au sujet de l’achat de l’avion présidentiel, M. Fotso a souligné que la portion de l’affaire Albatros qui le concerne porte sur l’acquisition d’un Boeing business jet neuf. Après avoir déboursé 31 millions de dollars d’acompte, a-t-il dit, le Cameroun a renoncé à conclure l’achat du Boeing qui était déjà fabriqué ! C’est la Gia, une compagnie avec laquelle il traitait déjà dans le cadre des locations d’avions à la Camair, et dans laquelle des accusateurs le soupçonnaient d’avoir quelque intérêt, qui servait de couverture au Cameroun à qui les bailleurs de fonds interdisaient une telle acquisition. M. Fotso a indiqué que Boeing et d’autres sources auraient confirmé, par écrit, qu’il n’a jamais demandé de commissions dans cette transaction. C’est vers Apm, une société présidée par Ephraïm Inoni, l’actuel Premier ministre, qu’il conseille alors de se retourner. La société ayant géré le dossier après son éviction de la Camair.

Dès lors, l’Albatros, l’avion acheté plus tard qui connaîtra une panne en avril 2004 alors que Paul Biya se trouve à bord aurait été acquis par des pontes du régime qui ne voulaient pas de "l’avion de Fotso ". Et pourquoi donc ? Il n’est pas besoin de déchiffrer les propos de Yves Michel Fotso qui a assuré que Francis Nana, l’homme par qui nombre d’accusations sur sa mauvaise gestion supposée à la Camair, sa prise d’intérêts dans l’achat de l’avion présidentiel et le blanchiment subséquent des fonds tirés de ces managements frauduleux, etc. est un faussaire. " Faux expert comptable ", "faux commissaire aux comptes ", qui aurait indûment bénéficié de 300 millions de paiement de la Camair avant d’aller le dénoncer de manière mensongère aux autorités suisses et européennes qui ont dès lors ordonné les enquêtes dont la presse a parlé.

Arrestation
Le successeur de M. Fotso à la Camair, Thomas Dakayi Kamga, avait en effet commis M. Nana à la renégociation à la baisse des contrats conclus avec Gia notamment. C’est également parce qu’il a refusé de faire voler les avions de la Camair sans assurances, comme le commandait alors Jean Marie Atangana Mebara, secrétaire général de la présidence de la République, qu’il a été débarqué, a encore confié M. Fotso qui a salué l’opération Epervier. Tout en louant Paul Biya pour cette initiative, il a regretté que l’entourage du chef de l’Etat ne gère pas avec " loyauté " les missions qu’il leur confie.
Yves Michel Fotso qui a confirmé le retrait de son passeport et annoncé que son père aurait fait l’objet d’une tentative d’escroquerie – un éminence grise lui aurait fait miroiter la possibilité de récupérer ce passeport – a enfin démenti tout rapport conflictuel avec Amadou Ali, le ministre de la Justice et Edgard Alain Mebe Ngo’o, le délégué général à la Sûreté nationale. Ses interrogateurs ont en effet indiqué que ces personnalités ont demandé son arrestation afin de contenter l’opinion publique qui l’aurait d’ores et déjà condamné.

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Au cours d’un entretien télévisé hier, l’ex-patron de la Camair a nié avoir détourné le moindre denier public.
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L’émission s’achevait quand Yves Michel Fotso a lancé la phrase comme un défi. Le " capitaine d’industrie " comme on l’a présenté dans cette émission " spéciale " diffusée sur Canal 2 International, Stv et Equinoxe Tv, les chaînes majeures du paysage audiovisuel camerounais, animée par des journalistes des trois chaînes qui l’ont " invité " à une grande explication devant les téléspectateurs. Hier soir donc au terme d’une heure et quarante cinq minutes d’entretien, il a révélé qu’il a suggéré aux enquêteurs de signer une autorisation de perquisitionner dans tous ses comptes à travers le monde.
" Je n’ai rien pris ", a encore déclaré l’ancien administrateur général de la Camair au sujet de toutes les accusations portées contre lui et qui, de son point de vue, relevaient d’une simple cabale pour déstabiliser le groupe Fotso fondé par son père, l’homme d’affaires bien connu. Pour l’essentiel en effet, Yves Michel Fotso a réfuté toutes les accusations qui ont été portées contre lui dans la presse qu’il a qualifiée de presse " manipulée " pour servir des desseins funestes contre l’empire richissime des Fotso.

A la Camair par exemple l’ex-Adg Michel Fotso a soutenu que la Commercial Bank-Cameroon (Cbc) n’avait pris que des mauvais risques en faveur de la défunte compagnie aérienne. C’est par " patriotisme " que la banque qu’il dirige par ailleurs (à l’époque des faits entre 2000 et 2003 il était cependant vice-président de la Cbc) a déboursé de l’argent pour permettre à la Camair de faire face aux dépenses inévitables et vitales. Fermencam, Pilcam, Safca, d’autres sociétés du groupe Fotso, auraient également été mises à contribution pour payer les polices d’assurances de la Camair.
Selon M. Fotso, en fait, c’est parce le chef de l’Etat lui en avait fait la demande, exprimant son " attachement à sa (sic) compagnie [Camair] ", qu’il a mis les fonds de la Cbc dans le financement des activités de la Camair qui était alors incapable de faire face à ses charges.

Ephraïm Inoni
Suppléant les journalistes qui ne se sont pas étonnés du conflit d’intérêts qui aurait dû subséquemment être mis en évidence, Yves Michel Fotso a expliqué que c’est la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) qui avait tancé sa banque contre une telle prise de risque, les crédits consentis à la Camair n’étant pas garantis par quelque hypothèque comme cela ce fait dans les affaires.
Pareillement, au sujet de l’achat de l’avion présidentiel, M. Fotso a souligné que la portion de l’affaire Albatros qui le concerne porte sur l’acquisition d’un Boeing business jet neuf. Après avoir déboursé 31 millions de dollars d’acompte, a-t-il dit, le Cameroun a renoncé à conclure l’achat du Boeing qui était déjà fabriqué ! C’est la Gia, une compagnie avec laquelle il traitait déjà dans le cadre des locations d’avions à la Camair, et dans laquelle des accusateurs le soupçonnaient d’avoir quelque intérêt, qui servait de couverture au Cameroun à qui les bailleurs de fonds interdisaient une telle acquisition. M. Fotso a indiqué que Boeing et d’autres sources auraient confirmé, par écrit, qu’il n’a jamais demandé de commissions dans cette transaction. C’est vers Apm, une société présidée par Ephraïm Inoni, l’actuel Premier ministre, qu’il conseille alors de se retourner. La société ayant géré le dossier après son éviction de la Camair.

Dès lors, l’Albatros, l’avion acheté plus tard qui connaîtra une panne en avril 2004 alors que Paul Biya se trouve à bord aurait été acquis par des pontes du régime qui ne voulaient pas de "l’avion de Fotso ". Et pourquoi donc ? Il n’est pas besoin de déchiffrer les propos de Yves Michel Fotso qui a assuré que Francis Nana, l’homme par qui nombre d’accusations sur sa mauvaise gestion supposée à la Camair, sa prise d’intérêts dans l’achat de l’avion présidentiel et le blanchiment subséquent des fonds tirés de ces managements frauduleux, etc. est un faussaire. " Faux expert comptable ", "faux commissaire aux comptes ", qui aurait indûment bénéficié de 300 millions de paiement de la Camair avant d’aller le dénoncer de manière mensongère aux autorités suisses et européennes qui ont dès lors ordonné les enquêtes dont la presse a parlé.

Arrestation
Le successeur de M. Fotso à la Camair, Thomas Dakayi Kamga, avait en effet commis M. Nana à la renégociation à la baisse des contrats conclus avec Gia notamment. C’est également parce qu’il a refusé de faire voler les avions de la Camair sans assurances, comme le commandait alors Jean Marie Atangana Mebara, secrétaire général de la présidence de la République, qu’il a été débarqué, a encore confié M. Fotso qui a salué l’opération Epervier. Tout en louant Paul Biya pour cette initiative, il a regretté que l’entourage du chef de l’Etat ne gère pas avec " loyauté " les missions qu’il leur confie.
Yves Michel Fotso qui a confirmé le retrait de son passeport et annoncé que son père aurait fait l’objet d’une tentative d’escroquerie – un éminence grise lui aurait fait miroiter la possibilité de récupérer ce passeport – a enfin démenti tout rapport conflictuel avec Amadou Ali, le ministre de la Justice et Edgard Alain Mebe Ngo’o, le délégué général à la Sûreté nationale. Ses interrogateurs ont en effet indiqué que ces personnalités ont demandé son arrestation afin de contenter l’opinion publique qui l’aurait d’ores et déjà condamné.

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Au cours d’un entretien télévisé hier, l’ex-patron de la Camair a nié avoir détourné le moindre denier public.
Jean Baptiste Ketchateng


L’émission s’achevait quand Yves Michel Fotso a lancé la phrase comme un défi. Le " capitaine d’industrie " comme on l’a présenté dans cette émission " spéciale " diffusée sur Canal 2 International, Stv et Equinoxe Tv, les chaînes majeures du paysage audiovisuel camerounais, animée par des journalistes des trois chaînes qui l’ont " invité " à une grande explication devant les téléspectateurs. Hier soir donc au terme d’une heure et quarante cinq minutes d’entretien, il a révélé qu’il a suggéré aux enquêteurs de signer une autorisation de perquisitionner dans tous ses comptes à travers le monde.
" Je n’ai rien pris ", a encore déclaré l’ancien administrateur général de la Camair au sujet de toutes les accusations portées contre lui et qui, de son point de vue, relevaient d’une simple cabale pour déstabiliser le groupe Fotso fondé par son père, l’homme d’affaires bien connu. Pour l’essentiel en effet, Yves Michel Fotso a réfuté toutes les accusations qui ont été portées contre lui dans la presse qu’il a qualifiée de presse " manipulée " pour servir des desseins funestes contre l’empire richissime des Fotso.

A la Camair par exemple l’ex-Adg Michel Fotso a soutenu que la Commercial Bank-Cameroon (Cbc) n’avait pris que des mauvais risques en faveur de la défunte compagnie aérienne. C’est par " patriotisme " que la banque qu’il dirige par ailleurs (à l’époque des faits entre 2000 et 2003 il était cependant vice-président de la Cbc) a déboursé de l’argent pour permettre à la Camair de faire face aux dépenses inévitables et vitales. Fermencam, Pilcam, Safca, d’autres sociétés du groupe Fotso, auraient également été mises à contribution pour payer les polices d’assurances de la Camair.
Selon M. Fotso, en fait, c’est parce le chef de l’Etat lui en avait fait la demande, exprimant son " attachement à sa (sic) compagnie [Camair] ", qu’il a mis les fonds de la Cbc dans le financement des activités de la Camair qui était alors incapable de faire face à ses charges.

Ephraïm Inoni
Suppléant les journalistes qui ne se sont pas étonnés du conflit d’intérêts qui aurait dû subséquemment être mis en évidence, Yves Michel Fotso a expliqué que c’est la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) qui avait tancé sa banque contre une telle prise de risque, les crédits consentis à la Camair n’étant pas garantis par quelque hypothèque comme cela ce fait dans les affaires.
Pareillement, au sujet de l’achat de l’avion présidentiel, M. Fotso a souligné que la portion de l’affaire Albatros qui le concerne porte sur l’acquisition d’un Boeing business jet neuf. Après avoir déboursé 31 millions de dollars d’acompte, a-t-il dit, le Cameroun a renoncé à conclure l’achat du Boeing qui était déjà fabriqué ! C’est la Gia, une compagnie avec laquelle il traitait déjà dans le cadre des locations d’avions à la Camair, et dans laquelle des accusateurs le soupçonnaient d’avoir quelque intérêt, qui servait de couverture au Cameroun à qui les bailleurs de fonds interdisaient une telle acquisition. M. Fotso a indiqué que Boeing et d’autres sources auraient confirmé, par écrit, qu’il n’a jamais demandé de commissions dans cette transaction. C’est vers Apm, une société présidée par Ephraïm Inoni, l’actuel Premier ministre, qu’il conseille alors de se retourner. La société ayant géré le dossier après son éviction de la Camair.

Dès lors, l’Albatros, l’avion acheté plus tard qui connaîtra une panne en avril 2004 alors que Paul Biya se trouve à bord aurait été acquis par des pontes du régime qui ne voulaient pas de "l’avion de Fotso ". Et pourquoi donc ? Il n’est pas besoin de déchiffrer les propos de Yves Michel Fotso qui a assuré que Francis Nana, l’homme par qui nombre d’accusations sur sa mauvaise gestion supposée à la Camair, sa prise d’intérêts dans l’achat de l’avion présidentiel et le blanchiment subséquent des fonds tirés de ces managements frauduleux, etc. est un faussaire. " Faux expert comptable ", "faux commissaire aux comptes ", qui aurait indûment bénéficié de 300 millions de paiement de la Camair avant d’aller le dénoncer de manière mensongère aux autorités suisses et européennes qui ont dès lors ordonné les enquêtes dont la presse a parlé.

Arrestation
Le successeur de M. Fotso à la Camair, Thomas Dakayi Kamga, avait en effet commis M. Nana à la renégociation à la baisse des contrats conclus avec Gia notamment. C’est également parce qu’il a refusé de faire voler les avions de la Camair sans assurances, comme le commandait alors Jean Marie Atangana Mebara, secrétaire général de la présidence de la République, qu’il a été débarqué, a encore confié M. Fotso qui a salué l’opération Epervier. Tout en louant Paul Biya pour cette initiative, il a regretté que l’entourage du chef de l’Etat ne gère pas avec " loyauté " les missions qu’il leur confie.
Yves Michel Fotso qui a confirmé le retrait de son passeport et annoncé que son père aurait fait l’objet d’une tentative d’escroquerie – un éminence grise lui aurait fait miroiter la possibilité de récupérer ce passeport – a enfin démenti tout rapport conflictuel avec Amadou Ali, le ministre de la Justice et Edgard Alain Mebe Ngo’o, le délégué général à la Sûreté nationale. Ses interrogateurs ont en effet indiqué que ces personnalités ont demandé son arrestation afin de contenter l’opinion publique qui l’aurait d’ores et déjà condamné.

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Rey-Bouba : Ama Tutu Muna dans la cour du Lamidoc

Le Mincult a été l’hôte de S.M. Abdoulaye Aboubakari samedi dernier. –

C’est par un détour à Rey-Bouba, chef-lieu du lamidat qui porte le même nom que le ministre de la Culture a bouclé son périple de dix jours dans le Septentrion. A la tête d’une délégation composée d’une dizaine de collaborateurs, Ama Tutu Muna a été reçue samedi dans ce mythique palais avec tous les honneurs que le protocole de ce royaume réserve aux hôtes de marque. Elle a été accueillie à l’entrée de lamidat de 36 000 km2 et de 120 000 habitants par les autorités administratives locales et la cavalerie de la faada (cour). Pendant ce temps, une dizaine de groupes de danses tient le nombreux public massé à l’esplanade du palais. A l’entrée du premier djaoulerou (salon), une vingtaine de dogaris (notables et gardes), armés jusqu’aux dents sont postés.

Le Mincult sera reçu au perron du palais par Sa Majesté Aboubakari Abdoulaye. Le premier acte de cette visite improvisée mais soigneusement organisée se déroulera à la deuxième case du palais où se déroulent habituellement les audiences du lamido. Pendant une trentaine de minutes, le Mincult se fera présenter ce royaume vieux de plusieurs siècles ainsi que son patrimoine culturel. « Baba » évoquera le délabrement de certains pans du palais mais surtout, déplorera la dilapidation d’une bonne partie du patrimoine culturel du lamidat par certains esprits véreux de la cour. De la centaine de boucliers en peau d’éléphant, utilisés pendant les première et seconde guerres mondiales, il ne reste plus qu’une dizaine. Une bonne partie a été bazardée aux étrangers. Il y a une semaine, une cloche a été rattrapée au Nigeria. Toutes choses qui expliquent les grands travaux engagés actuellement par le lamido dans le cadre du recensement et de la sauvegarde du patrimoine culturel du lamidat.

Ama Tutu Muna proposera les services de son département pour appuyer ces travaux. Elle insistera surtout sur l’organisation par le palais d’un festival culturel à insérer au calendrier national de son ministère. Dans le cadre du FENAC 2008 dont la tenue a été reconfirmée pour décembre 2008 à Maroua, le Mincult a sollicité la contribution culturelle de Rey-Bouba.

Point d’orgue de la visite, le show sur l’esplanade de la cour. Le Mincult et sa suite ont eu droit à un régal. La dizaine de groupes de danse ont livré un spectacle riche en sons et couleurs. Qu’il s’agisse du gourna toupouri ou de la danse initiatique pour le retour des circoncis, en passant par la danse yerwa et la danse ndom de Touboro, le Mincult a eu l’occasion d’apprécier. Elle a aussi suivi la danse guerrière où les acteurs jonglent avec lances, flèches et autres poignards, le tout dans un rythme que seuls maîtrisent les initiés. « Il y a matière », conclura-t-elle en se tournant vers le délégué provincial de la Culture du Nord à qui elle instruira de proposer des actions concrètes pour capitaliser tout ce trésor.

Grégoire DJARMAILA

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