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Douala : Les ex-employés de la Camair perçoivent leurs droits



L’opération entamée hier dans quinze sites de la défunte compagnie aérienne va s’achever samedi prochain.
Sandrine Tonlio (Stagiaire)


Les ex-employées de la compagnie nationale aérienne Camair reçoivent depuis hier, mercredi 24 septembre 2008, leurs droits sociaux. Pour cette opération d’indemnisation, plus de 800 employés sont concernés. Le paiement de ces droits sociaux est évalué à plus de 21 milliards de francs Cfa. Cette liquidation est réalisée grâce aux moyens financiers mis en place par le gouvernement. Notamment la couverture de la partie des soldes de tout compte payable par émission de chèques de banque.

Cette solde est évaluée à environ 15 millions de francs Cfa par employé, soit un montant total de 9,4 milliards débloqués par le ministère des Finances. Par ailleurs, l’émission des titres pour les employés dont les droits sociaux s’élèvent à plus de 15 millions de francs Cfa est estimée à 12.2 milliards de francs cfa. La durée de la convention entre le ministère des Finances et le liquidateur de la Camair pour l’indemnisation des titres s’étend sur 8 ans. " Près de 12.214 titres seront distribués entre 2008 et 2013, selon les dettes de chacun ", confie Francis Ngondi coordonnateur de cette opération. Cette action est effectuée simultanément dans tous les sites de la Camair, soit quinze au total, au Cameroun et à l’étranger. Elle va prendre fin samedi prochain.

Pour cette première phase de paiement des droits sociaux, on constate une mobilisation du personnel désigné pour la réalisation de ce paiement. Dans le bureau désigné à la direction générale à Bonanjo, les conseillers en matière du droit du travail, les représentants des syndicats, les responsables du personnel, les représentants de la commission de suivi assurent le bon déroulement de cette opération. Les employés, peu nombreux hier matin, ont perçu des chèques élaborés par les banques. Avant la perception de ce droit, ils ont au préalable été identifiés. Ces derniers ont aussi reçu une lettre de rupture de contrat et un certificat de travail.

Les bénéficiaires rencontrés sur les lieux ont refusé tout contact avec la presse. " Ne nous filmez pas. Nous ne voulons rien vous dire. A cause de vous, cinq de nos collègues ont été victimes d’agression ", hurlent-t-ils aux journalistes. Ce traitement envers la presse a aussi prévalu à l’ancien aéroport. Malgré ce malheureux incident, les ex-employés saluent cette initiative de l’Etat et du liquidateur. " C’est un ouf de soulagement parce que nous avons eu peur de l’effectivité de cette solde. Nous rendons grâce à Dieu et remercions le président de la République ", dit Pierre Marie Essimi porte-parole du personnel.

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Douala : Les ex-employés de la Camair perçoivent leurs droits



L’opération entamée hier dans quinze sites de la défunte compagnie aérienne va s’achever samedi prochain.
Sandrine Tonlio (Stagiaire)


Les ex-employées de la compagnie nationale aérienne Camair reçoivent depuis hier, mercredi 24 septembre 2008, leurs droits sociaux. Pour cette opération d’indemnisation, plus de 800 employés sont concernés. Le paiement de ces droits sociaux est évalué à plus de 21 milliards de francs Cfa. Cette liquidation est réalisée grâce aux moyens financiers mis en place par le gouvernement. Notamment la couverture de la partie des soldes de tout compte payable par émission de chèques de banque.

Cette solde est évaluée à environ 15 millions de francs Cfa par employé, soit un montant total de 9,4 milliards débloqués par le ministère des Finances. Par ailleurs, l’émission des titres pour les employés dont les droits sociaux s’élèvent à plus de 15 millions de francs Cfa est estimée à 12.2 milliards de francs cfa. La durée de la convention entre le ministère des Finances et le liquidateur de la Camair pour l’indemnisation des titres s’étend sur 8 ans. " Près de 12.214 titres seront distribués entre 2008 et 2013, selon les dettes de chacun ", confie Francis Ngondi coordonnateur de cette opération. Cette action est effectuée simultanément dans tous les sites de la Camair, soit quinze au total, au Cameroun et à l’étranger. Elle va prendre fin samedi prochain.

Pour cette première phase de paiement des droits sociaux, on constate une mobilisation du personnel désigné pour la réalisation de ce paiement. Dans le bureau désigné à la direction générale à Bonanjo, les conseillers en matière du droit du travail, les représentants des syndicats, les responsables du personnel, les représentants de la commission de suivi assurent le bon déroulement de cette opération. Les employés, peu nombreux hier matin, ont perçu des chèques élaborés par les banques. Avant la perception de ce droit, ils ont au préalable été identifiés. Ces derniers ont aussi reçu une lettre de rupture de contrat et un certificat de travail.

Les bénéficiaires rencontrés sur les lieux ont refusé tout contact avec la presse. " Ne nous filmez pas. Nous ne voulons rien vous dire. A cause de vous, cinq de nos collègues ont été victimes d’agression ", hurlent-t-ils aux journalistes. Ce traitement envers la presse a aussi prévalu à l’ancien aéroport. Malgré ce malheureux incident, les ex-employés saluent cette initiative de l’Etat et du liquidateur. " C’est un ouf de soulagement parce que nous avons eu peur de l’effectivité de cette solde. Nous rendons grâce à Dieu et remercions le président de la République ", dit Pierre Marie Essimi porte-parole du personnel.

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Douala : Les ex-employés de la Camair perçoivent leurs droits



L’opération entamée hier dans quinze sites de la défunte compagnie aérienne va s’achever samedi prochain.
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Les ex-employées de la compagnie nationale aérienne Camair reçoivent depuis hier, mercredi 24 septembre 2008, leurs droits sociaux. Pour cette opération d’indemnisation, plus de 800 employés sont concernés. Le paiement de ces droits sociaux est évalué à plus de 21 milliards de francs Cfa. Cette liquidation est réalisée grâce aux moyens financiers mis en place par le gouvernement. Notamment la couverture de la partie des soldes de tout compte payable par émission de chèques de banque.

Cette solde est évaluée à environ 15 millions de francs Cfa par employé, soit un montant total de 9,4 milliards débloqués par le ministère des Finances. Par ailleurs, l’émission des titres pour les employés dont les droits sociaux s’élèvent à plus de 15 millions de francs Cfa est estimée à 12.2 milliards de francs cfa. La durée de la convention entre le ministère des Finances et le liquidateur de la Camair pour l’indemnisation des titres s’étend sur 8 ans. " Près de 12.214 titres seront distribués entre 2008 et 2013, selon les dettes de chacun ", confie Francis Ngondi coordonnateur de cette opération. Cette action est effectuée simultanément dans tous les sites de la Camair, soit quinze au total, au Cameroun et à l’étranger. Elle va prendre fin samedi prochain.

Pour cette première phase de paiement des droits sociaux, on constate une mobilisation du personnel désigné pour la réalisation de ce paiement. Dans le bureau désigné à la direction générale à Bonanjo, les conseillers en matière du droit du travail, les représentants des syndicats, les responsables du personnel, les représentants de la commission de suivi assurent le bon déroulement de cette opération. Les employés, peu nombreux hier matin, ont perçu des chèques élaborés par les banques. Avant la perception de ce droit, ils ont au préalable été identifiés. Ces derniers ont aussi reçu une lettre de rupture de contrat et un certificat de travail.

Les bénéficiaires rencontrés sur les lieux ont refusé tout contact avec la presse. " Ne nous filmez pas. Nous ne voulons rien vous dire. A cause de vous, cinq de nos collègues ont été victimes d’agression ", hurlent-t-ils aux journalistes. Ce traitement envers la presse a aussi prévalu à l’ancien aéroport. Malgré ce malheureux incident, les ex-employés saluent cette initiative de l’Etat et du liquidateur. " C’est un ouf de soulagement parce que nous avons eu peur de l’effectivité de cette solde. Nous rendons grâce à Dieu et remercions le président de la République ", dit Pierre Marie Essimi porte-parole du personnel.

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Cette solde est évaluée à environ 15 millions de francs Cfa par employé, soit un montant total de 9,4 milliards débloqués par le ministère des Finances. Par ailleurs, l’émission des titres pour les employés dont les droits sociaux s’élèvent à plus de 15 millions de francs Cfa est estimée à 12.2 milliards de francs cfa. La durée de la convention entre le ministère des Finances et le liquidateur de la Camair pour l’indemnisation des titres s’étend sur 8 ans. " Près de 12.214 titres seront distribués entre 2008 et 2013, selon les dettes de chacun ", confie Francis Ngondi coordonnateur de cette opération. Cette action est effectuée simultanément dans tous les sites de la Camair, soit quinze au total, au Cameroun et à l’étranger. Elle va prendre fin samedi prochain.

Pour cette première phase de paiement des droits sociaux, on constate une mobilisation du personnel désigné pour la réalisation de ce paiement. Dans le bureau désigné à la direction générale à Bonanjo, les conseillers en matière du droit du travail, les représentants des syndicats, les responsables du personnel, les représentants de la commission de suivi assurent le bon déroulement de cette opération. Les employés, peu nombreux hier matin, ont perçu des chèques élaborés par les banques. Avant la perception de ce droit, ils ont au préalable été identifiés. Ces derniers ont aussi reçu une lettre de rupture de contrat et un certificat de travail.

Les bénéficiaires rencontrés sur les lieux ont refusé tout contact avec la presse. " Ne nous filmez pas. Nous ne voulons rien vous dire. A cause de vous, cinq de nos collègues ont été victimes d’agression ", hurlent-t-ils aux journalistes. Ce traitement envers la presse a aussi prévalu à l’ancien aéroport. Malgré ce malheureux incident, les ex-employés saluent cette initiative de l’Etat et du liquidateur. " C’est un ouf de soulagement parce que nous avons eu peur de l’effectivité de cette solde. Nous rendons grâce à Dieu et remercions le président de la République ", dit Pierre Marie Essimi porte-parole du personnel.

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Le cri de détresse de l’artiste Joe La Conscience depuis la prison de Kondengui

A Messieurs et Mesdames les Chefs des Missions Diplomatiques Accréditées au Cameroun. –

A Messieurs et Mesdames les Chefs des Missions Diplomatiques Accréditées au Cameroun
C’est avec beaucoup d’émotions que je me décide ce jour, à prendre mon stylo, du fond de ma cellule, pour lancer cet appel de détresse, au sujet  de la misère de toute la jeunesse Camerounaise, victime depuis les derniers évènements sociaux dans notre pays, d’un embastillement en masse.

 En effet, Messieurs et Mesdames, eut égard au fait que ces jeunes gens pour la plupart âgés de moins de 20 ans avaient été appréhendés dans la confusion totale, beaucoup se retrouvent aujourd’hui dans les différentes prisons du Cameroun, avec des peines qui dans la plupart des cas constituent une hypothèse grave pour leur avenir. Si toutefois, le malaise social découlant de la surenchère des produits de premières nécessité, ainsi que le rejet par la jeunesse du projet annoncé de la modification de la constitution peuvent permettre de comprendre les derniers soulèvements, rien mais rien alors ne justifie la destruction du patrimoine national par certain camerounais : chose que nous condamnons avec la dernière énergie. Cependant le silence de vos différentes chancelleries inquiète ; même si je sais que certains d’entre vous sont très actifs dans l’ombre, pour obtenir l’affranchissement de tout le monde, je pense également qu’une action publique et collective serait la bienvenue car il s’agit de sauver l’avenir de mon pays.

 D’autre part, la situation de promiscuité avancée qui existe dans les prisons camerounaises  aujourd’hui n’étant plus à démontrer, il est tout simplement question de sauver cette jeunesse d’une mort certaine, puis que nos prisons ne sont rien d’autre que des mouroirs proches des camps de concentration NAZI de l’époque. L’État  camerounais même ne parviens plus  à nourrir et à rendre soins des prisonniers.

 Incarcéré à la prison Centrale de Yaoundé depuis le 06 mars 2008, je vis dans le local 70 du Quartier 8 de cet établissement pénitencier qui au départ a été conçu pour 800 personnes, mais qui en contient aujourd’hui plus de 5000

 Ici, un local est une chambre de 4m/5m qui contient 12 petits lits à étages dans lesquels peuvent dormir 24 personnes, auxquelles s’ajoutent ce qu’on appelle les dormataires (qui dorment à terre) et dont le nombre aborde la quarantaine, et même parfois plus. Les Hommes sont ainsi couchés, les uns collés aux autres sur le côté comme des esquisses, et ceci dans une atmosphère de tension ambiante où des jeunes enfants innocents sont obligés de côtoyer les criminels de haut niveau. Il arrive même qu’au levé du jour, les 70 habitants ou locataires d’un local ne se réveillent pas tous, suite à des décès provoqués par l’étouffement. Dans de telles circonstances où les véritables délinquants ont de la peine aujourd’hui à se frayer une place en prison à cause de ce surnombre qui a été volontairement créé, je vous invite à prendre vos responsabilités, afin d’éviter le génocide de la jeunesse de tout un pays.
Me concernant, Messieurs et Mesdames le crime que l’on m’accuse est d’avoir fait une marche à pied de Loum à Yaoundé et d’avoir amassé plus de 1000 signatures contre l’amendement de la constitution par le président Paul Biya, président de mon pays le Cameroun. On M’accuse aussi d’avoir fait un sit in pacifique devant l’ambassade des États-Unis à Yaoundé afin d’exposer cette situation au monde. Voilà mon crime. J’ai été ainsi condamné  à six mis de prison ferme pour « Réunion et
manifestation interdite “ dans un procès inique et  expéditif sans éléments probants contre ma charge.
Afin de sauver la fragile démocratie camerounaise et les jeunes qui aujourd’hui croupissent  dans les centres de détention et pour certains  dans les prisons sans jugements , je vous prie d’intercéder auprès du Président de la République dans le but de l’obtention au profit de la jeunesse une grâce Présidentielle à l’occasion de la fête nationale du 20 mai 2008.

Dans l’attente que ce cris de détresse trouvera en vous âmes sensibles, Veillez excellences agréer l’expression de ma très haute considération.

Fait le 11 Avril à la Prison Centrale de Yaoundé

Artiste-Homme de Culture, Détenu à la Prison Centrale de Yaoundé : KAMENI Joe de VINCI

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