Prison : Tentatives d’évasion à Kondengui
La longue pluie de mardi et mercredi derniers en était prémonitoire.
Justin Blaise Akono
La prison centrale de Yaoundé Kondengui a failli voir plusieurs de ses détenus s’évader mardi dernier et hier mercredi. Selon des gardiens de prison, qui évoquaient le sujet hier matin devant l’entrée principale de la prison, comme un exploit de guerre, la première tentative a eu lieu mardi soir, vers 19 h, au lieu dit " Montée Cornier ", entre Mvog-Ada et Emombo, à moins de deux kilomètres de la prison centrale. "De retour du tribunal militaire, sous la forte pluie qui s’abattait sur la ville, un détenu a sauté du camion et a tenté de prendre la fuite. Il a été vite rattrapé par les gardiens de prison ", a indiqué l’un des gardiens de prison, qui faisait partie de l’escorte. La deuxième tentative intervient après 2h du matin. Plusieurs détenus du quartier populaire baptisé Kosovo 9, selon nos informateurs, ont tenté d’escalader les murs de la prison, profitant de la longue pluie qui est tombée sur la ville. Pendant plusieurs minutes, l’officier de permanence et des gardiens se sont employés à les décourager.
Le plus perspicace des détenus a réussi à franchir un mur intérieur pour se réfugier au quartier 3 réservé aux détenus malades et dont la surveillance est moins accentuée. "Ceci pose le problème de la prison de Yaoundé dont un peloton de 28 éléments seulement au lieu d’une cinquantaine, doit contrôler 5.000 détenus, tout comme se pose également celui du matériel roulant ", s’est plaint l’un des gardiens de prison.
Lors de notre édition du 12 août dernier, nous évoquions la rafle effectuée par les gendarmes à la prison centrale de Kondengui et nous demandions dans une enquête du 10 septembre dernier ce qu’étaient devenus les objets confisqués lors de cette évasion. L’intendant de la prison centrale de Kondengui, qui avait identifié lesdits objets, estime que les chiffres avaient été grossis. Soit 12.000.000 Fcfa. Il dit avoir décompté 4.582.241 Fcfa. " Certains possédaient des pièces de 1 franc ", a-t-il précisé. Ajoutant au passage que la fouille avait révélé la présence des monnaies étrangères (dollar, euro, naira) ainsi que la fausse monnaie.
Luxe
" Les plus grosses sommes avaient été retrouvées entre les mains des détenus de droit commun, qui font du commerce à l’intérieur ", a révélé l’intendant Pierre Synclair Betchem Atchang. Il est formel : " chez les prisonniers dits de luxe, on n’a pas retrouvé plus de 40.000 Fcfa. Celui qui avait plus, détenait 20.000 Fcfa, somme autorisée par la loi". Sur le sort de cet argent, " il a été consigné dans un registre de la prison et les propriétaires ont déjà commencé à venir décharger le montant requis afin de résoudre leurs problèmes ", a confié l’intendant pour qui les autres objets prohibés en prison ont été emportés par " la chancellerie ". Lesquels objets, (lire notre édition du 10 septembre dernier), se trouvaient au secrétariat d’Etat à la Défense.


Depuis deux ans, les téléspectateurs de la chaîne de télévision Canal 2 international se sont habitués au visage de Jocelyne Nina, la co-présentatrice de l’émission "Canal matin", qui est diffusée tous les matins entre 6h et 9h. Née à Edéa dans la Sanaga maritime il y a 24 ans, Jocelyne Ateba, de son véritable nom, est la fille d’un ancien haut cadre de la société Aluminium du Cameroun (Alucam). Et c’est dans cette ville qu’elle effectue son parcours scolaire à l’école primaire d’Alucam. " Je vivais dans une cité baptisée Cité des palmes où nous avions tout à notre disposition. C’était un enseignement différent de celui proposé par le système camerounais", indique t-elle. C’est lorsqu’elle accède en classe de 6e qu’elle quitte sa cité pour intégrer le lycée bilingue de la "ville lumière". Après l’obtention de son Bepc, " Nina " intègre le lycée classique d’Edéa où elle obtient son baccalauréat. " C’est en Terminale que j’ai fait les premiers pas dans le monde de la communication. J’étais la présidente du club journal et membre de plusieurs associations départementales de la communication de la Sanaga maritime ", affirme t-elle.