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Education : L’institut Mgr Ndongmo attend toujours sa rentrée



Cet établissement d’un type particulier, court toujours après ses premiers étudiants.
François Temkeng Chekou


" On ne doit pas se préparer à aller au ciel comme si la terre n’existait pas ". Cette formule était le credo de feu Mgr Albert Ndongmo, l’évêque du tonnerre tel qu’on l’appelait. Formule de réalisme, qui amena l’évêque à créer dans son diocèse de Nkongsamba vers les années 1960, des structures génératrices de revenus, démentant ainsi la volonté des anciens colons qui voulaient confiner les africains au simple rôle de consommateurs de leurs produits.

C’est pour continuer dans le sens de cet idéal qui habitait l’homme de Dieu que les animateurs de la Fondation Mgr Albert Ndongmo ont décidé de créer à Dschang sa ville natale, une sorte d’école-entreprise, dénommée Institut Mgr Albert Ndongmo, en abrégé  »Iman ». Prévu pour démarrer au début de l’année scolaire en cours, cet établissement qui prétendait innover dans le domaine scolaire, recherche encore ses premiers élèves.
L’évènement avait pourtant été annoncé comme le fait le plus marquant de la rentrée scolaire 2008-2009 dans le département de la Menoua. Peut-être parce que associé au prestigieux nom de l’évêque, l’espoir de l’ouverture de l’Institut Mgr Ndongmo à Dschang était en effet très attendu. Tout était en fait prêt pour rendre cette rentrée effective. Les bâtiments prêtés par la coopérative des planteurs de la Menoua (Caplame) n’attendaient plus que leurs premiers élèves. Lesquels élèves jusqu’aujourd’hui tardent malheureusement à se pointer.

On ne sait pas si ce sont les frais de scolarité de 160 000frs, jugés quelque peu élevés par certains parents qui font problème. L’autre condition d’accès, être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle (Cap) a dû être aussi un facteur limitatif, ces "capistes " ne courant pas les rues. De nombreux lycées techniques récemment créés dans le département, absorbent déjà ces derniers qui se font ainsi rares.
On ne sait pas non plus si la Fondation Mgr Albert Ndongmo que dirige le journaliste Célestin Lingo et qui est à l’origine du projet, a mal fait ses études, n’ayant pas tenu compte de tous ces paramètres.

Maurice Tadadjeu, son principal artisan, déclarait pourtant en juillet 2008 au cours de la première réunion préparatoire, que tout avait été mis en œuvre pour un démarrage sans failles des activités de l’Institut.
Les partenaires intérieurs et extérieurs contactés avaient donné selon lui, leur aval et leur appui. Partenaires qui se situaient tant en Afrique qu’en Amérique, avec des pays comme le Canada où Mgr Ndongmo avait servi en tant que prêtre, après son exil du Cameroun dans les années 1970. Exil consécutif à un élargissement après sa condamnation à mort par le régime du président Ahmadou Ahidjo, pour une tentative imaginaire de coup d’Etat.

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Cet établissement d’un type particulier, court toujours après ses premiers étudiants.
François Temkeng Chekou


" On ne doit pas se préparer à aller au ciel comme si la terre n’existait pas ". Cette formule était le credo de feu Mgr Albert Ndongmo, l’évêque du tonnerre tel qu’on l’appelait. Formule de réalisme, qui amena l’évêque à créer dans son diocèse de Nkongsamba vers les années 1960, des structures génératrices de revenus, démentant ainsi la volonté des anciens colons qui voulaient confiner les africains au simple rôle de consommateurs de leurs produits.

C’est pour continuer dans le sens de cet idéal qui habitait l’homme de Dieu que les animateurs de la Fondation Mgr Albert Ndongmo ont décidé de créer à Dschang sa ville natale, une sorte d’école-entreprise, dénommée Institut Mgr Albert Ndongmo, en abrégé  »Iman ». Prévu pour démarrer au début de l’année scolaire en cours, cet établissement qui prétendait innover dans le domaine scolaire, recherche encore ses premiers élèves.
L’évènement avait pourtant été annoncé comme le fait le plus marquant de la rentrée scolaire 2008-2009 dans le département de la Menoua. Peut-être parce que associé au prestigieux nom de l’évêque, l’espoir de l’ouverture de l’Institut Mgr Ndongmo à Dschang était en effet très attendu. Tout était en fait prêt pour rendre cette rentrée effective. Les bâtiments prêtés par la coopérative des planteurs de la Menoua (Caplame) n’attendaient plus que leurs premiers élèves. Lesquels élèves jusqu’aujourd’hui tardent malheureusement à se pointer.

On ne sait pas si ce sont les frais de scolarité de 160 000frs, jugés quelque peu élevés par certains parents qui font problème. L’autre condition d’accès, être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle (Cap) a dû être aussi un facteur limitatif, ces "capistes " ne courant pas les rues. De nombreux lycées techniques récemment créés dans le département, absorbent déjà ces derniers qui se font ainsi rares.
On ne sait pas non plus si la Fondation Mgr Albert Ndongmo que dirige le journaliste Célestin Lingo et qui est à l’origine du projet, a mal fait ses études, n’ayant pas tenu compte de tous ces paramètres.

Maurice Tadadjeu, son principal artisan, déclarait pourtant en juillet 2008 au cours de la première réunion préparatoire, que tout avait été mis en œuvre pour un démarrage sans failles des activités de l’Institut.
Les partenaires intérieurs et extérieurs contactés avaient donné selon lui, leur aval et leur appui. Partenaires qui se situaient tant en Afrique qu’en Amérique, avec des pays comme le Canada où Mgr Ndongmo avait servi en tant que prêtre, après son exil du Cameroun dans les années 1970. Exil consécutif à un élargissement après sa condamnation à mort par le régime du président Ahmadou Ahidjo, pour une tentative imaginaire de coup d’Etat.

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Cet établissement d’un type particulier, court toujours après ses premiers étudiants.
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" On ne doit pas se préparer à aller au ciel comme si la terre n’existait pas ". Cette formule était le credo de feu Mgr Albert Ndongmo, l’évêque du tonnerre tel qu’on l’appelait. Formule de réalisme, qui amena l’évêque à créer dans son diocèse de Nkongsamba vers les années 1960, des structures génératrices de revenus, démentant ainsi la volonté des anciens colons qui voulaient confiner les africains au simple rôle de consommateurs de leurs produits.

C’est pour continuer dans le sens de cet idéal qui habitait l’homme de Dieu que les animateurs de la Fondation Mgr Albert Ndongmo ont décidé de créer à Dschang sa ville natale, une sorte d’école-entreprise, dénommée Institut Mgr Albert Ndongmo, en abrégé  »Iman ». Prévu pour démarrer au début de l’année scolaire en cours, cet établissement qui prétendait innover dans le domaine scolaire, recherche encore ses premiers élèves.
L’évènement avait pourtant été annoncé comme le fait le plus marquant de la rentrée scolaire 2008-2009 dans le département de la Menoua. Peut-être parce que associé au prestigieux nom de l’évêque, l’espoir de l’ouverture de l’Institut Mgr Ndongmo à Dschang était en effet très attendu. Tout était en fait prêt pour rendre cette rentrée effective. Les bâtiments prêtés par la coopérative des planteurs de la Menoua (Caplame) n’attendaient plus que leurs premiers élèves. Lesquels élèves jusqu’aujourd’hui tardent malheureusement à se pointer.

On ne sait pas si ce sont les frais de scolarité de 160 000frs, jugés quelque peu élevés par certains parents qui font problème. L’autre condition d’accès, être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle (Cap) a dû être aussi un facteur limitatif, ces "capistes " ne courant pas les rues. De nombreux lycées techniques récemment créés dans le département, absorbent déjà ces derniers qui se font ainsi rares.
On ne sait pas non plus si la Fondation Mgr Albert Ndongmo que dirige le journaliste Célestin Lingo et qui est à l’origine du projet, a mal fait ses études, n’ayant pas tenu compte de tous ces paramètres.

Maurice Tadadjeu, son principal artisan, déclarait pourtant en juillet 2008 au cours de la première réunion préparatoire, que tout avait été mis en œuvre pour un démarrage sans failles des activités de l’Institut.
Les partenaires intérieurs et extérieurs contactés avaient donné selon lui, leur aval et leur appui. Partenaires qui se situaient tant en Afrique qu’en Amérique, avec des pays comme le Canada où Mgr Ndongmo avait servi en tant que prêtre, après son exil du Cameroun dans les années 1970. Exil consécutif à un élargissement après sa condamnation à mort par le régime du président Ahmadou Ahidjo, pour une tentative imaginaire de coup d’Etat.

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C’est pour continuer dans le sens de cet idéal qui habitait l’homme de Dieu que les animateurs de la Fondation Mgr Albert Ndongmo ont décidé de créer à Dschang sa ville natale, une sorte d’école-entreprise, dénommée Institut Mgr Albert Ndongmo, en abrégé  »Iman ». Prévu pour démarrer au début de l’année scolaire en cours, cet établissement qui prétendait innover dans le domaine scolaire, recherche encore ses premiers élèves.
L’évènement avait pourtant été annoncé comme le fait le plus marquant de la rentrée scolaire 2008-2009 dans le département de la Menoua. Peut-être parce que associé au prestigieux nom de l’évêque, l’espoir de l’ouverture de l’Institut Mgr Ndongmo à Dschang était en effet très attendu. Tout était en fait prêt pour rendre cette rentrée effective. Les bâtiments prêtés par la coopérative des planteurs de la Menoua (Caplame) n’attendaient plus que leurs premiers élèves. Lesquels élèves jusqu’aujourd’hui tardent malheureusement à se pointer.

On ne sait pas si ce sont les frais de scolarité de 160 000frs, jugés quelque peu élevés par certains parents qui font problème. L’autre condition d’accès, être titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle (Cap) a dû être aussi un facteur limitatif, ces "capistes " ne courant pas les rues. De nombreux lycées techniques récemment créés dans le département, absorbent déjà ces derniers qui se font ainsi rares.
On ne sait pas non plus si la Fondation Mgr Albert Ndongmo que dirige le journaliste Célestin Lingo et qui est à l’origine du projet, a mal fait ses études, n’ayant pas tenu compte de tous ces paramètres.

Maurice Tadadjeu, son principal artisan, déclarait pourtant en juillet 2008 au cours de la première réunion préparatoire, que tout avait été mis en œuvre pour un démarrage sans failles des activités de l’Institut.
Les partenaires intérieurs et extérieurs contactés avaient donné selon lui, leur aval et leur appui. Partenaires qui se situaient tant en Afrique qu’en Amérique, avec des pays comme le Canada où Mgr Ndongmo avait servi en tant que prêtre, après son exil du Cameroun dans les années 1970. Exil consécutif à un élargissement après sa condamnation à mort par le régime du président Ahmadou Ahidjo, pour une tentative imaginaire de coup d’Etat.

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Le fardeau de l’homme noir

Ouvrez les oreilles, immigrés, Gaston-Paul Effa vous parle! Après son précédent et époustouflant roman A la Vitesse d’un baiser sur la peau, l’écrivain franco-camerounais s’en prend aux traditions qui rapetissent les existences et les transforment en châtiment absurde auquel il convient de s’opposer. –




Sous la plume alerte et toujours soyeuse de l’auteur, un homme, dévoré par ce passé qui ne passe jamais et que l’on nomme tradition, est précipité hors du foyer familial. "Je voulais payer des factures aujourd’hui et, une fois de plus, il ne reste rien sur notre compte." Ainsi commence l’histoire d’une double désunion. Celle d’un couple mixte, puis d’une émancipation vis-à-vis du passé.

La première rupture vient de la colère d’Hélène, irritée par la difficulté permanente à faire face aux charges du foyer alors qu’elle gagne bien sa vie et que son ingénieur de mari, Osele, n’a pas à se plaindre de ses revenus. D’où vient le malaise? De cette concubine aux doigts crochus, aux désirs incessants et dont il faut constamment remplir la mangeoire: la tradition africaine. Peut-on s’émanciper d’un serment pris lorsque l’on a été élu, à douze ans, l’aîné du clan et que l’on a sacrifié à un rite tutélaire dans l’Ewoé, la rivière des rires? Non, clamera le narrateur à son épouse qui ne supporte plus de voir ses revenus se perdre dans le "tonneau des Danaïdes" qu’est l’Afrique.

Dans le minable foyer Sonacotra où son mari a échoué, un immigré lui donne ce conseil en forme d’admonestation: "Le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme pas en crocodile." Cette invitation à rester un enfant de la tradition conduit Osele à résumer laconiquement les malentendus culturels qu’il observe: "Pour l’Europe, j’étais un enfant qui n’arrivait pas à grandir; pour l’Afrique, j’étais l’aîné qui porte la responsabilité de toute sa tribu." La deuxième partie de Nous, enfants de la tradition est plus méditative. Entre peur de trahir les siens au loin (en Afrique) et nécessité de vivre avec les siens tout près (en Europe), Gaston-Paul Effa poursuit l’interrogation sur le métissage culturel. Un Africain doit-il renoncer à son histoire pour vivre pleinement en Occident? Quelle concession, quelle kabbale ou dissimulation de soi lui faut-il réaliser pour déposer le fardeau de l’homme noir? L’écrivain a cette superbe conclusion: "N’hésite pas à perdre, si tu veux retrouver."

Eugène Ebodé in La tribune de Genève
Gaston-Paul Effa, Nous, enfants de la tradition; ÉD. Anne Carrière, 2008, 166 pp.

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