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Dorothy Selamo Binla : Apôtre de la consommation des produits locaux



Elle est à l’origine d’une petite entreprise qui conditionne une boisson à base de tapioca et autres fruits naturels.
Prudence Abomo (Stagiaire)


32 ans et une maîtrise en business law (droit des affaires). Mais c’est derrière un présentoir commercial très personnalisé qu’on retrouve Dorothy Selamo Binla. Quand elle parle d’elle, c’est toujours le regard résolument tourné vers l’avenir qu’elle commence par évoquer son rêve le plus cher : "être femme chef d’entreprise au Cameroun". Cette mordue de la recherche est convaincue d’être "une adepte de la création d’emplois et non de la recherche d’emploi". Un emploi salarié à la fonction publique, Dorothy l’a pourtant cherché au départ. En 2003 et 2005, elle présente sans succès le concours de l’Enam, l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Mais elle voit dans son échec un signe des temps : "Je n’ai pas pris cela négativement. Je me suis dit que Dieu m’appelait à faire autre chose : l’entreprenariat", soutient-elle aujourd’hui.

Fille de gendarme, Dorothy Selamo dit avoir été éduquée à vivre à la sueur de son front. "Mes parents m’ont appris à être indépendante dès le bas âge, explique-t-elle, le Cameroun est un pays dit pauvre, mais paradoxalement riche en solutions". Elle est membre du Gic (Groupement d’initiative communautaire) dénommé "Sécurité alimentaire du Cameroun", qui existe depuis 2002. Sa contribution à cette association a aujourd’hui pris la forme de deux produits alimentaire faits à base de semoule de manioc (communément appelée tapioca) : "gari cosmetics (pour les soins de beauté) et gari light". Gari light est un nectar à base de semoule de manioc, et enrichi aux fruits et épices (goyave, ananas, orange, gingembre, persil). C’est en recherchant d’autres moyens de transformer le manioc, et en se disant que les occidentaux ont bien pu transformer leur blé en une boisson vendu très chère au Cameroun, par exemple, que cette chercheuse parvient à ce résultat.

L’objectif de Dorothy, "emmener les populations à consommer camerounais et ainsi valoriser nos productions agricoles. Qui plus est, nos produits riches en vitamines peuvent résorber le problème de mal nutrition présent en milieu scolaire et si souvent source de rendement scolaire approximatif". Les populations à faible pouvoir d’achat constituent son cœur de cible, ce qui justifie que son produit n’est vendu qu’à 200 Fcfa, dans une sorte de présentoir estampillé "Gary light" . Elle a pris ses quartiers au lieu dit nouvelle route brique à Yaoundé. L’industrie naissante de cette femme chef d’entreprise aspirante compte à ce jour sept travailleurs dont elle-même et son "conseiller technique d’époux".

Cette évolution de Dorothy vers son objectif reste cependant parsemé de nombreuses embûches. Elle évoque en premier l’incompréhension et le manque de support des familles qui ne voient pas toujours d’avenir dans ces entreprises jugées périlleuses. Elle est notamment l’épouse d’un agent de l’Etat qui a sollicité un départ volontaire de la fonction publique. Son mari a "abandonné un gros salaire pour se consacrer à la recherche". Autre entrave : les financements. L’absence de fonds de roulement est un frein à une production importante. "Je fonctionne sur des prêts", déclare-t-elle sur un ton plaintif. Avant d’ajouter : "Je souhaite établir une forme d’actionnariat avec des partenaires. Mais les investisseurs sont très réticents".

Et puis, il y a cette question de propriété intellectuelle. Dorothy Selamo s’insurge contre des "pratiques tortueuses" de responsables au ministère en charge de l’Industrie qui finissent par annuler la subvention dont sont supposés bénéficier les chercheurs, pour protéger leurs œuvres à l’Oapi (Organisation africaine de la propriété intellectuelle). Elle souligne tout aussi "la malhonnêteté des institutions qui vendent des brevets d’invention à des investisseurs qui disposent de moyens pour copier et vulgariser ces recherches". Mais Dorothy Selamo Binla garde confiance, par ce que son rêve, elle y croit dur comme fer.

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Dorothy Selamo Binla : Apôtre de la consommation des produits locaux



Elle est à l’origine d’une petite entreprise qui conditionne une boisson à base de tapioca et autres fruits naturels.
Prudence Abomo (Stagiaire)


32 ans et une maîtrise en business law (droit des affaires). Mais c’est derrière un présentoir commercial très personnalisé qu’on retrouve Dorothy Selamo Binla. Quand elle parle d’elle, c’est toujours le regard résolument tourné vers l’avenir qu’elle commence par évoquer son rêve le plus cher : "être femme chef d’entreprise au Cameroun". Cette mordue de la recherche est convaincue d’être "une adepte de la création d’emplois et non de la recherche d’emploi". Un emploi salarié à la fonction publique, Dorothy l’a pourtant cherché au départ. En 2003 et 2005, elle présente sans succès le concours de l’Enam, l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Mais elle voit dans son échec un signe des temps : "Je n’ai pas pris cela négativement. Je me suis dit que Dieu m’appelait à faire autre chose : l’entreprenariat", soutient-elle aujourd’hui.

Fille de gendarme, Dorothy Selamo dit avoir été éduquée à vivre à la sueur de son front. "Mes parents m’ont appris à être indépendante dès le bas âge, explique-t-elle, le Cameroun est un pays dit pauvre, mais paradoxalement riche en solutions". Elle est membre du Gic (Groupement d’initiative communautaire) dénommé "Sécurité alimentaire du Cameroun", qui existe depuis 2002. Sa contribution à cette association a aujourd’hui pris la forme de deux produits alimentaire faits à base de semoule de manioc (communément appelée tapioca) : "gari cosmetics (pour les soins de beauté) et gari light". Gari light est un nectar à base de semoule de manioc, et enrichi aux fruits et épices (goyave, ananas, orange, gingembre, persil). C’est en recherchant d’autres moyens de transformer le manioc, et en se disant que les occidentaux ont bien pu transformer leur blé en une boisson vendu très chère au Cameroun, par exemple, que cette chercheuse parvient à ce résultat.

L’objectif de Dorothy, "emmener les populations à consommer camerounais et ainsi valoriser nos productions agricoles. Qui plus est, nos produits riches en vitamines peuvent résorber le problème de mal nutrition présent en milieu scolaire et si souvent source de rendement scolaire approximatif". Les populations à faible pouvoir d’achat constituent son cœur de cible, ce qui justifie que son produit n’est vendu qu’à 200 Fcfa, dans une sorte de présentoir estampillé "Gary light" . Elle a pris ses quartiers au lieu dit nouvelle route brique à Yaoundé. L’industrie naissante de cette femme chef d’entreprise aspirante compte à ce jour sept travailleurs dont elle-même et son "conseiller technique d’époux".

Cette évolution de Dorothy vers son objectif reste cependant parsemé de nombreuses embûches. Elle évoque en premier l’incompréhension et le manque de support des familles qui ne voient pas toujours d’avenir dans ces entreprises jugées périlleuses. Elle est notamment l’épouse d’un agent de l’Etat qui a sollicité un départ volontaire de la fonction publique. Son mari a "abandonné un gros salaire pour se consacrer à la recherche". Autre entrave : les financements. L’absence de fonds de roulement est un frein à une production importante. "Je fonctionne sur des prêts", déclare-t-elle sur un ton plaintif. Avant d’ajouter : "Je souhaite établir une forme d’actionnariat avec des partenaires. Mais les investisseurs sont très réticents".

Et puis, il y a cette question de propriété intellectuelle. Dorothy Selamo s’insurge contre des "pratiques tortueuses" de responsables au ministère en charge de l’Industrie qui finissent par annuler la subvention dont sont supposés bénéficier les chercheurs, pour protéger leurs œuvres à l’Oapi (Organisation africaine de la propriété intellectuelle). Elle souligne tout aussi "la malhonnêteté des institutions qui vendent des brevets d’invention à des investisseurs qui disposent de moyens pour copier et vulgariser ces recherches". Mais Dorothy Selamo Binla garde confiance, par ce que son rêve, elle y croit dur comme fer.

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Elle est à l’origine d’une petite entreprise qui conditionne une boisson à base de tapioca et autres fruits naturels.
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32 ans et une maîtrise en business law (droit des affaires). Mais c’est derrière un présentoir commercial très personnalisé qu’on retrouve Dorothy Selamo Binla. Quand elle parle d’elle, c’est toujours le regard résolument tourné vers l’avenir qu’elle commence par évoquer son rêve le plus cher : "être femme chef d’entreprise au Cameroun". Cette mordue de la recherche est convaincue d’être "une adepte de la création d’emplois et non de la recherche d’emploi". Un emploi salarié à la fonction publique, Dorothy l’a pourtant cherché au départ. En 2003 et 2005, elle présente sans succès le concours de l’Enam, l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Mais elle voit dans son échec un signe des temps : "Je n’ai pas pris cela négativement. Je me suis dit que Dieu m’appelait à faire autre chose : l’entreprenariat", soutient-elle aujourd’hui.

Fille de gendarme, Dorothy Selamo dit avoir été éduquée à vivre à la sueur de son front. "Mes parents m’ont appris à être indépendante dès le bas âge, explique-t-elle, le Cameroun est un pays dit pauvre, mais paradoxalement riche en solutions". Elle est membre du Gic (Groupement d’initiative communautaire) dénommé "Sécurité alimentaire du Cameroun", qui existe depuis 2002. Sa contribution à cette association a aujourd’hui pris la forme de deux produits alimentaire faits à base de semoule de manioc (communément appelée tapioca) : "gari cosmetics (pour les soins de beauté) et gari light". Gari light est un nectar à base de semoule de manioc, et enrichi aux fruits et épices (goyave, ananas, orange, gingembre, persil). C’est en recherchant d’autres moyens de transformer le manioc, et en se disant que les occidentaux ont bien pu transformer leur blé en une boisson vendu très chère au Cameroun, par exemple, que cette chercheuse parvient à ce résultat.

L’objectif de Dorothy, "emmener les populations à consommer camerounais et ainsi valoriser nos productions agricoles. Qui plus est, nos produits riches en vitamines peuvent résorber le problème de mal nutrition présent en milieu scolaire et si souvent source de rendement scolaire approximatif". Les populations à faible pouvoir d’achat constituent son cœur de cible, ce qui justifie que son produit n’est vendu qu’à 200 Fcfa, dans une sorte de présentoir estampillé "Gary light" . Elle a pris ses quartiers au lieu dit nouvelle route brique à Yaoundé. L’industrie naissante de cette femme chef d’entreprise aspirante compte à ce jour sept travailleurs dont elle-même et son "conseiller technique d’époux".

Cette évolution de Dorothy vers son objectif reste cependant parsemé de nombreuses embûches. Elle évoque en premier l’incompréhension et le manque de support des familles qui ne voient pas toujours d’avenir dans ces entreprises jugées périlleuses. Elle est notamment l’épouse d’un agent de l’Etat qui a sollicité un départ volontaire de la fonction publique. Son mari a "abandonné un gros salaire pour se consacrer à la recherche". Autre entrave : les financements. L’absence de fonds de roulement est un frein à une production importante. "Je fonctionne sur des prêts", déclare-t-elle sur un ton plaintif. Avant d’ajouter : "Je souhaite établir une forme d’actionnariat avec des partenaires. Mais les investisseurs sont très réticents".

Et puis, il y a cette question de propriété intellectuelle. Dorothy Selamo s’insurge contre des "pratiques tortueuses" de responsables au ministère en charge de l’Industrie qui finissent par annuler la subvention dont sont supposés bénéficier les chercheurs, pour protéger leurs œuvres à l’Oapi (Organisation africaine de la propriété intellectuelle). Elle souligne tout aussi "la malhonnêteté des institutions qui vendent des brevets d’invention à des investisseurs qui disposent de moyens pour copier et vulgariser ces recherches". Mais Dorothy Selamo Binla garde confiance, par ce que son rêve, elle y croit dur comme fer.

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Elle est à l’origine d’une petite entreprise qui conditionne une boisson à base de tapioca et autres fruits naturels.
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32 ans et une maîtrise en business law (droit des affaires). Mais c’est derrière un présentoir commercial très personnalisé qu’on retrouve Dorothy Selamo Binla. Quand elle parle d’elle, c’est toujours le regard résolument tourné vers l’avenir qu’elle commence par évoquer son rêve le plus cher : "être femme chef d’entreprise au Cameroun". Cette mordue de la recherche est convaincue d’être "une adepte de la création d’emplois et non de la recherche d’emploi". Un emploi salarié à la fonction publique, Dorothy l’a pourtant cherché au départ. En 2003 et 2005, elle présente sans succès le concours de l’Enam, l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Mais elle voit dans son échec un signe des temps : "Je n’ai pas pris cela négativement. Je me suis dit que Dieu m’appelait à faire autre chose : l’entreprenariat", soutient-elle aujourd’hui.

Fille de gendarme, Dorothy Selamo dit avoir été éduquée à vivre à la sueur de son front. "Mes parents m’ont appris à être indépendante dès le bas âge, explique-t-elle, le Cameroun est un pays dit pauvre, mais paradoxalement riche en solutions". Elle est membre du Gic (Groupement d’initiative communautaire) dénommé "Sécurité alimentaire du Cameroun", qui existe depuis 2002. Sa contribution à cette association a aujourd’hui pris la forme de deux produits alimentaire faits à base de semoule de manioc (communément appelée tapioca) : "gari cosmetics (pour les soins de beauté) et gari light". Gari light est un nectar à base de semoule de manioc, et enrichi aux fruits et épices (goyave, ananas, orange, gingembre, persil). C’est en recherchant d’autres moyens de transformer le manioc, et en se disant que les occidentaux ont bien pu transformer leur blé en une boisson vendu très chère au Cameroun, par exemple, que cette chercheuse parvient à ce résultat.

L’objectif de Dorothy, "emmener les populations à consommer camerounais et ainsi valoriser nos productions agricoles. Qui plus est, nos produits riches en vitamines peuvent résorber le problème de mal nutrition présent en milieu scolaire et si souvent source de rendement scolaire approximatif". Les populations à faible pouvoir d’achat constituent son cœur de cible, ce qui justifie que son produit n’est vendu qu’à 200 Fcfa, dans une sorte de présentoir estampillé "Gary light" . Elle a pris ses quartiers au lieu dit nouvelle route brique à Yaoundé. L’industrie naissante de cette femme chef d’entreprise aspirante compte à ce jour sept travailleurs dont elle-même et son "conseiller technique d’époux".

Cette évolution de Dorothy vers son objectif reste cependant parsemé de nombreuses embûches. Elle évoque en premier l’incompréhension et le manque de support des familles qui ne voient pas toujours d’avenir dans ces entreprises jugées périlleuses. Elle est notamment l’épouse d’un agent de l’Etat qui a sollicité un départ volontaire de la fonction publique. Son mari a "abandonné un gros salaire pour se consacrer à la recherche". Autre entrave : les financements. L’absence de fonds de roulement est un frein à une production importante. "Je fonctionne sur des prêts", déclare-t-elle sur un ton plaintif. Avant d’ajouter : "Je souhaite établir une forme d’actionnariat avec des partenaires. Mais les investisseurs sont très réticents".

Et puis, il y a cette question de propriété intellectuelle. Dorothy Selamo s’insurge contre des "pratiques tortueuses" de responsables au ministère en charge de l’Industrie qui finissent par annuler la subvention dont sont supposés bénéficier les chercheurs, pour protéger leurs œuvres à l’Oapi (Organisation africaine de la propriété intellectuelle). Elle souligne tout aussi "la malhonnêteté des institutions qui vendent des brevets d’invention à des investisseurs qui disposent de moyens pour copier et vulgariser ces recherches". Mais Dorothy Selamo Binla garde confiance, par ce que son rêve, elle y croit dur comme fer.

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France : Un lycéen camerounais en rétention

Le jeune Hervé risque une expulsion du pays en raison de sa situation irrégulière.
Patricia Ngo Ngouem (Stagiaire) –




La nouvelle est relayée par l’Agence France presse (Afp). Hervé, jeune camerounais vivant en France depuis sa tendre enfance, a été placé depuis le 7 mai dernier au centre de rétention administrative de Palaiseau, dans le département de l’Essonne. Joint au téléphone par l’Afp, ce lycéen de18 ans a déclaré qu’il avait été interpellé le 5 mai dernier par la police après avoir été au préalable convoqué au commissariat de Vandoeuvre dans la Meurthe-et-Moselle.
Selon ses propos, il aurait été convoqué en sa qualité de témoin dans une histoire de vol de téléphone portable. Le jeune homme, sans papiers, aurait immédiatement été gardé à vue pendant 48 heures après son interpellation. Une garde à vue qui s’explique en raison de sa situation irrégulière sur le territoire français.

C’est après cette garde à vue de deux jours que le jeune Hervé a été placé au centre de rétention administrative. "Je n’ai plus de famille au Cameroun ", a-t-il avoué à l’Afp. Bien qu’adopté par un de ses cousins de nationalité française vivant à Vandoeuvre, marié et père de famille, apprend-on, le lycéen n’a pas pu obtenir ses papiers, sa régularisation lui ayant été refusée par les autorités françaises compétentes.
" S’ils m’envoient là-bas [au Cameroun], je ne sais pas ce que je vais faire. J’ai la chance de faire des études d’architecture ici", a-t-il expliqué à l’Afp, exprimant par là sa crainte d’être rapatrié. En classe de Terminale, Hervé suit actuellement un Baccalauréat professionnel. Et sa rétention depuis le 7 mai lui a fait rater un de ses examens. Il faisait d’ailleurs l’objet d’une obligation de quitter le sol français.
En 2005, un autre lycéen camerounais de 18 ans, résidant en France depuis cinq ans, avait également été placé en rétention pour une reconduite à la frontière. Guy Effeye, en classe de Terminale à ce moment là et père d’un jeune enfant, avait pu bénéficier d’une carte de séjour d’un an. Grâce au soutien de ses camarades et des enseignants du lycée qui avaient organisé une grève pour exiger sa libération du centre de rétention et avait exigé une carte de séjour pour lui.

"La place de Guy, comme celle de tous les scolarisés sans papiers, n’est ni en centre de rétention, ni dans un avion expulseur, mais dans son lycée", avait alors déclaré le Réseau éducation sans frontières (Resf), qui rassemble associations, syndicats d’enseignants, élèves et parents d’élèves pour défendre les sans-papiers scolarisés et leurs parents.
Ainsi, cette décision d’expulser Hervé intervient peu après celle de Ebenizer Folefack Sontsa en Belgique, cet autre Camerounais qui se serait suicidé de peur d’être rapatrié dans son pays. On ignore encore tout du sort qui sera réservé à Hervé dans les prochains jours. Mais, d’après le Resf, l’avocate du jeune Camerounais va déposer un référé afin qu’il ne soit pas expulsé.

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