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Exfiltration de L’officier équato-guinéen : Le gouvernement panique!

Cipriano Nguema Mba est en prison à Malabo, selon un parti politique guinéen. Révélations sur son enlèvement au Cameroun.

Où se trouve Cipriano Nguema Mba, l’officier équato-guinéen enlevé au Cameroun le 8 octobre dernier ? Il est détenu à “ Black Beach ”, selon un communiqué de l’Union pour la démocratie et le développement social (Udds), un parti politique équato-guinéen. Il s’agit d’une prison située sur l’île de Bioko à Malabo, la capitale de la Guinée-Equatoriale. La prison en question tient une lugubre réputation, malgré les démentis du président Teodoro Obiang Nguema. “ Nous venons même de réhabiliter et moderniser la prison de Black Beach. C’est désormais un hôtel cinq étoiles ! ”, affirmait-il à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 2007. Le communiqué signé du secrétaire général du Udds, le 10 octobre 2008 et l’agence Europa Press, révèle des détails de l’enlèvement.
Ces détails indiquent que l’exilé équato-guinéen vivait au quartier Etoudi à Yaoundé. Dans la matinée du mercredi 8 octobre 2008, il aurait été approché par des “ clients ” qui souhaitaient acheter un véhicule. Ne se doutant de rien, il les reçoit et les négociations s’ouvrent. Les clients invitent Cipriano Nguema Mba à tester le véhicule à une dizaine de kilomètres de la capitale camerounaise. D’autres véhicules les suivent durant le parcours. Le lieutenant-colonel se retrouve alors cerné par des hommes armés. Ces derniers lui lient les poignets, les pieds et lui injectent un somnifère. Une fois la besogne exécutée, le “ colis ” est acheminé par route jusqu’à la frontière entre le Cameroun et la Guinée-Equatoriale à Kye-Ossi après une escale à l’ambassade à Yaoundé. Selon le “ communiqué de dénonciation très urgent ” de l’Udss, Cipriano Nguema Mba est récupéré par un “ véhicule officiel ” venu de la ville de Ebibeyin en Guinée-Equatoriale.

Incarcéré …
L’officier se trouverait “ actuellement à la tristement célèbre prison de Black Beach ”, révèle le secrétaire général de ce parti d’opposition. Il en profite pour appeler le gouvernement camerounais et l’Ong Amnisty international à “ intervenir urgemment pour éviter l’exécution de Cipriano Nguema Mba par le dictateur Teodoro Obiang Nguema (…) ”. Le porte-parole de la présidence de la Guinée-Equatoriale dit ignorer le rapt d’un de ses compatriotes. Relevant le 9 octobre dernier qu’il s’agit d’un supposé enlèvement d’un individu que personne ne connaîtrait. Mais deux policiers camerounais ont été interpellés dans le cadre de cette affaire le même jour. Les sieurs Ndam Ibrahim (inspecteurs de police de 1er grade) et Ndam Amadou (gardien de la paix de 2e grade) sont en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé depuis le 16 octobre dernier.
En attendant d’être jugés et de passer devant le conseil de discipline de la Sûreté nationale, ils font l’objet d’une mesure de suspension d’une durée de trois mois à compter du 17 octobre 2008. Ces deux policiers auraient exécuté l’enlèvement pour 15 millions de Fcfa. S’ils sont officiellement accusés d’“ arrestation irrégulière de réfugié ”, le crime d’intelligence avec les services de renseignement étrangers plane également sur leurs têtes. L’opération aurait été menée avec l’appui de l’ambassade de la Guinée-Equatoriale à Yaoundé. Approchée hier par Le messager, cette représentation diplomatique a souhaité être saisie par écrit. Et a préféré garder silence.

Contradictions
Cipriano Nguema Mba occupait les fonctions de payeur général de l’armée de son pays, jusqu’en 2003. Année à laquelle son oncle, le général Agustin Ndong Ona, est rentré dans la liste noire de Teodoro Obiang Nguema. L’officier prend donc la fuite en direction du Cameroun, avec une mallette contenant la rondelette somme de 762 000 euros, soit environ 500 millions de Fcfa. Depuis lors, il jouit du statut de réfugié auprès du Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) au Cameroun. Tandis que la justice de son pays l’a condamné par contumace en 2005 à 30 ans de prison pour tentative de coup d’Etat. Pourtant le même gouvernement affirmait en 2004 que “ la détention ou fuite de certaines personnes n’obéit pas à des motivations politiques ou des menaces contre la sûreté et la stabilité de l’Etat. Il s’agit simplement d’une question de détournement d’argent de l’Etat destiné aux salaires du personnel des forces armées ”. Affaire à suivre… 

Par Edouard TAMBA

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Cipriano Nguema Mba est en prison à Malabo, selon un parti politique guinéen. Révélations sur son enlèvement au Cameroun.

Où se trouve Cipriano Nguema Mba, l’officier équato-guinéen enlevé au Cameroun le 8 octobre dernier ? Il est détenu à “ Black Beach ”, selon un communiqué de l’Union pour la démocratie et le développement social (Udds), un parti politique équato-guinéen. Il s’agit d’une prison située sur l’île de Bioko à Malabo, la capitale de la Guinée-Equatoriale. La prison en question tient une lugubre réputation, malgré les démentis du président Teodoro Obiang Nguema. “ Nous venons même de réhabiliter et moderniser la prison de Black Beach. C’est désormais un hôtel cinq étoiles ! ”, affirmait-il à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 2007. Le communiqué signé du secrétaire général du Udds, le 10 octobre 2008 et l’agence Europa Press, révèle des détails de l’enlèvement.
Ces détails indiquent que l’exilé équato-guinéen vivait au quartier Etoudi à Yaoundé. Dans la matinée du mercredi 8 octobre 2008, il aurait été approché par des “ clients ” qui souhaitaient acheter un véhicule. Ne se doutant de rien, il les reçoit et les négociations s’ouvrent. Les clients invitent Cipriano Nguema Mba à tester le véhicule à une dizaine de kilomètres de la capitale camerounaise. D’autres véhicules les suivent durant le parcours. Le lieutenant-colonel se retrouve alors cerné par des hommes armés. Ces derniers lui lient les poignets, les pieds et lui injectent un somnifère. Une fois la besogne exécutée, le “ colis ” est acheminé par route jusqu’à la frontière entre le Cameroun et la Guinée-Equatoriale à Kye-Ossi après une escale à l’ambassade à Yaoundé. Selon le “ communiqué de dénonciation très urgent ” de l’Udss, Cipriano Nguema Mba est récupéré par un “ véhicule officiel ” venu de la ville de Ebibeyin en Guinée-Equatoriale.

Incarcéré …
L’officier se trouverait “ actuellement à la tristement célèbre prison de Black Beach ”, révèle le secrétaire général de ce parti d’opposition. Il en profite pour appeler le gouvernement camerounais et l’Ong Amnisty international à “ intervenir urgemment pour éviter l’exécution de Cipriano Nguema Mba par le dictateur Teodoro Obiang Nguema (…) ”. Le porte-parole de la présidence de la Guinée-Equatoriale dit ignorer le rapt d’un de ses compatriotes. Relevant le 9 octobre dernier qu’il s’agit d’un supposé enlèvement d’un individu que personne ne connaîtrait. Mais deux policiers camerounais ont été interpellés dans le cadre de cette affaire le même jour. Les sieurs Ndam Ibrahim (inspecteurs de police de 1er grade) et Ndam Amadou (gardien de la paix de 2e grade) sont en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé depuis le 16 octobre dernier.
En attendant d’être jugés et de passer devant le conseil de discipline de la Sûreté nationale, ils font l’objet d’une mesure de suspension d’une durée de trois mois à compter du 17 octobre 2008. Ces deux policiers auraient exécuté l’enlèvement pour 15 millions de Fcfa. S’ils sont officiellement accusés d’“ arrestation irrégulière de réfugié ”, le crime d’intelligence avec les services de renseignement étrangers plane également sur leurs têtes. L’opération aurait été menée avec l’appui de l’ambassade de la Guinée-Equatoriale à Yaoundé. Approchée hier par Le messager, cette représentation diplomatique a souhaité être saisie par écrit. Et a préféré garder silence.

Contradictions
Cipriano Nguema Mba occupait les fonctions de payeur général de l’armée de son pays, jusqu’en 2003. Année à laquelle son oncle, le général Agustin Ndong Ona, est rentré dans la liste noire de Teodoro Obiang Nguema. L’officier prend donc la fuite en direction du Cameroun, avec une mallette contenant la rondelette somme de 762 000 euros, soit environ 500 millions de Fcfa. Depuis lors, il jouit du statut de réfugié auprès du Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) au Cameroun. Tandis que la justice de son pays l’a condamné par contumace en 2005 à 30 ans de prison pour tentative de coup d’Etat. Pourtant le même gouvernement affirmait en 2004 que “ la détention ou fuite de certaines personnes n’obéit pas à des motivations politiques ou des menaces contre la sûreté et la stabilité de l’Etat. Il s’agit simplement d’une question de détournement d’argent de l’Etat destiné aux salaires du personnel des forces armées ”. Affaire à suivre… 

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Cipriano Nguema Mba est en prison à Malabo, selon un parti politique guinéen. Révélations sur son enlèvement au Cameroun.

Où se trouve Cipriano Nguema Mba, l’officier équato-guinéen enlevé au Cameroun le 8 octobre dernier ? Il est détenu à “ Black Beach ”, selon un communiqué de l’Union pour la démocratie et le développement social (Udds), un parti politique équato-guinéen. Il s’agit d’une prison située sur l’île de Bioko à Malabo, la capitale de la Guinée-Equatoriale. La prison en question tient une lugubre réputation, malgré les démentis du président Teodoro Obiang Nguema. “ Nous venons même de réhabiliter et moderniser la prison de Black Beach. C’est désormais un hôtel cinq étoiles ! ”, affirmait-il à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 2007. Le communiqué signé du secrétaire général du Udds, le 10 octobre 2008 et l’agence Europa Press, révèle des détails de l’enlèvement.
Ces détails indiquent que l’exilé équato-guinéen vivait au quartier Etoudi à Yaoundé. Dans la matinée du mercredi 8 octobre 2008, il aurait été approché par des “ clients ” qui souhaitaient acheter un véhicule. Ne se doutant de rien, il les reçoit et les négociations s’ouvrent. Les clients invitent Cipriano Nguema Mba à tester le véhicule à une dizaine de kilomètres de la capitale camerounaise. D’autres véhicules les suivent durant le parcours. Le lieutenant-colonel se retrouve alors cerné par des hommes armés. Ces derniers lui lient les poignets, les pieds et lui injectent un somnifère. Une fois la besogne exécutée, le “ colis ” est acheminé par route jusqu’à la frontière entre le Cameroun et la Guinée-Equatoriale à Kye-Ossi après une escale à l’ambassade à Yaoundé. Selon le “ communiqué de dénonciation très urgent ” de l’Udss, Cipriano Nguema Mba est récupéré par un “ véhicule officiel ” venu de la ville de Ebibeyin en Guinée-Equatoriale.

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L’officier se trouverait “ actuellement à la tristement célèbre prison de Black Beach ”, révèle le secrétaire général de ce parti d’opposition. Il en profite pour appeler le gouvernement camerounais et l’Ong Amnisty international à “ intervenir urgemment pour éviter l’exécution de Cipriano Nguema Mba par le dictateur Teodoro Obiang Nguema (…) ”. Le porte-parole de la présidence de la Guinée-Equatoriale dit ignorer le rapt d’un de ses compatriotes. Relevant le 9 octobre dernier qu’il s’agit d’un supposé enlèvement d’un individu que personne ne connaîtrait. Mais deux policiers camerounais ont été interpellés dans le cadre de cette affaire le même jour. Les sieurs Ndam Ibrahim (inspecteurs de police de 1er grade) et Ndam Amadou (gardien de la paix de 2e grade) sont en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé depuis le 16 octobre dernier.
En attendant d’être jugés et de passer devant le conseil de discipline de la Sûreté nationale, ils font l’objet d’une mesure de suspension d’une durée de trois mois à compter du 17 octobre 2008. Ces deux policiers auraient exécuté l’enlèvement pour 15 millions de Fcfa. S’ils sont officiellement accusés d’“ arrestation irrégulière de réfugié ”, le crime d’intelligence avec les services de renseignement étrangers plane également sur leurs têtes. L’opération aurait été menée avec l’appui de l’ambassade de la Guinée-Equatoriale à Yaoundé. Approchée hier par Le messager, cette représentation diplomatique a souhaité être saisie par écrit. Et a préféré garder silence.

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Cipriano Nguema Mba occupait les fonctions de payeur général de l’armée de son pays, jusqu’en 2003. Année à laquelle son oncle, le général Agustin Ndong Ona, est rentré dans la liste noire de Teodoro Obiang Nguema. L’officier prend donc la fuite en direction du Cameroun, avec une mallette contenant la rondelette somme de 762 000 euros, soit environ 500 millions de Fcfa. Depuis lors, il jouit du statut de réfugié auprès du Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) au Cameroun. Tandis que la justice de son pays l’a condamné par contumace en 2005 à 30 ans de prison pour tentative de coup d’Etat. Pourtant le même gouvernement affirmait en 2004 que “ la détention ou fuite de certaines personnes n’obéit pas à des motivations politiques ou des menaces contre la sûreté et la stabilité de l’Etat. Il s’agit simplement d’une question de détournement d’argent de l’Etat destiné aux salaires du personnel des forces armées ”. Affaire à suivre… 

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Cipriano Nguema Mba est en prison à Malabo, selon un parti politique guinéen. Révélations sur son enlèvement au Cameroun.

Où se trouve Cipriano Nguema Mba, l’officier équato-guinéen enlevé au Cameroun le 8 octobre dernier ? Il est détenu à “ Black Beach ”, selon un communiqué de l’Union pour la démocratie et le développement social (Udds), un parti politique équato-guinéen. Il s’agit d’une prison située sur l’île de Bioko à Malabo, la capitale de la Guinée-Equatoriale. La prison en question tient une lugubre réputation, malgré les démentis du président Teodoro Obiang Nguema. “ Nous venons même de réhabiliter et moderniser la prison de Black Beach. C’est désormais un hôtel cinq étoiles ! ”, affirmait-il à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 2007. Le communiqué signé du secrétaire général du Udds, le 10 octobre 2008 et l’agence Europa Press, révèle des détails de l’enlèvement.
Ces détails indiquent que l’exilé équato-guinéen vivait au quartier Etoudi à Yaoundé. Dans la matinée du mercredi 8 octobre 2008, il aurait été approché par des “ clients ” qui souhaitaient acheter un véhicule. Ne se doutant de rien, il les reçoit et les négociations s’ouvrent. Les clients invitent Cipriano Nguema Mba à tester le véhicule à une dizaine de kilomètres de la capitale camerounaise. D’autres véhicules les suivent durant le parcours. Le lieutenant-colonel se retrouve alors cerné par des hommes armés. Ces derniers lui lient les poignets, les pieds et lui injectent un somnifère. Une fois la besogne exécutée, le “ colis ” est acheminé par route jusqu’à la frontière entre le Cameroun et la Guinée-Equatoriale à Kye-Ossi après une escale à l’ambassade à Yaoundé. Selon le “ communiqué de dénonciation très urgent ” de l’Udss, Cipriano Nguema Mba est récupéré par un “ véhicule officiel ” venu de la ville de Ebibeyin en Guinée-Equatoriale.

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L’officier se trouverait “ actuellement à la tristement célèbre prison de Black Beach ”, révèle le secrétaire général de ce parti d’opposition. Il en profite pour appeler le gouvernement camerounais et l’Ong Amnisty international à “ intervenir urgemment pour éviter l’exécution de Cipriano Nguema Mba par le dictateur Teodoro Obiang Nguema (…) ”. Le porte-parole de la présidence de la Guinée-Equatoriale dit ignorer le rapt d’un de ses compatriotes. Relevant le 9 octobre dernier qu’il s’agit d’un supposé enlèvement d’un individu que personne ne connaîtrait. Mais deux policiers camerounais ont été interpellés dans le cadre de cette affaire le même jour. Les sieurs Ndam Ibrahim (inspecteurs de police de 1er grade) et Ndam Amadou (gardien de la paix de 2e grade) sont en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé depuis le 16 octobre dernier.
En attendant d’être jugés et de passer devant le conseil de discipline de la Sûreté nationale, ils font l’objet d’une mesure de suspension d’une durée de trois mois à compter du 17 octobre 2008. Ces deux policiers auraient exécuté l’enlèvement pour 15 millions de Fcfa. S’ils sont officiellement accusés d’“ arrestation irrégulière de réfugié ”, le crime d’intelligence avec les services de renseignement étrangers plane également sur leurs têtes. L’opération aurait été menée avec l’appui de l’ambassade de la Guinée-Equatoriale à Yaoundé. Approchée hier par Le messager, cette représentation diplomatique a souhaité être saisie par écrit. Et a préféré garder silence.

Contradictions
Cipriano Nguema Mba occupait les fonctions de payeur général de l’armée de son pays, jusqu’en 2003. Année à laquelle son oncle, le général Agustin Ndong Ona, est rentré dans la liste noire de Teodoro Obiang Nguema. L’officier prend donc la fuite en direction du Cameroun, avec une mallette contenant la rondelette somme de 762 000 euros, soit environ 500 millions de Fcfa. Depuis lors, il jouit du statut de réfugié auprès du Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) au Cameroun. Tandis que la justice de son pays l’a condamné par contumace en 2005 à 30 ans de prison pour tentative de coup d’Etat. Pourtant le même gouvernement affirmait en 2004 que “ la détention ou fuite de certaines personnes n’obéit pas à des motivations politiques ou des menaces contre la sûreté et la stabilité de l’Etat. Il s’agit simplement d’une question de détournement d’argent de l’Etat destiné aux salaires du personnel des forces armées ”. Affaire à suivre… 

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Can/Mondial 2010 : Les Lions sont à la recherche d’un site d’entraînement

Yaoundé étant d’office écarté, ils seront soit à Libreville, soit à Brazzaville.
Bertille Missi Bikoun –




La sélection nationale de football seniors "débute un stage le 23 mai prochain en vue de préparer les quatre premières rencontres" des éliminatoires Coupe d’Afrique des nations (Can)/Mondial 2010. Le communiqué de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ainsi libellé sur son site Internet, n’indique cependant pas le lieu dudit stage. "On prendra une décision finale cette fin de semaine", déclare le chef de département des compétitions de la Fécafoot. Que se passe-t-il donc pour qu’à quelques jours du regroupement, rien ne soit finalisé ?
"Initialement, le stage aurait dû se dérouler en Tunisie. La fédération a même envoyé une mission de prospection là-bas. Mais les joueurs ont estimé que, puisque la plupart d’entre-eux sera déjà au Cameroun, cela allait être pénible de partir en Tunisie puis revenir jouer au Cameroun", poursuit Martin Etonge. Il ajoute: "C’est de là qu’est partie la réflexion d’effectuer le regroupement à côté, non loin du Cameroun. Et les villes de Brazzaville et Libreville ont été sélectionnées. Mais rien de définitif encore." Des propos que corrobore un responsable de la direction administrative des équipes nationales du ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep).

Dans ses plans initiaux, le sélectionneur des Lions indomptables, Otto Pfister, avait prévu de faire un stage en Afrique du nord ou en Europe centrale pour des raisons que nous n’avons pas pu lui arracher. Mais, aussi bien à la Fécafoot qu’au ministère des Sports, les principaux responsables invoquent l’absence de sérénité qui a toujours entouré les regroupements des Lions indomptables au Cameroun. Seraient-ce alors ces derniers qui ont suggéré à l’entraîneur sélectionneur de s’éloigner de Yaoundé ?
Toujours est-il que son adjoint, Fils Gweha Ikouam, ne pense pas différemment. Joint hier au téléphone, ce dernier affirme : "une partie du stage aura lieu à Brazzaville et l’autre à Yaoundé, notamment les derniers jours, puisque nous allons jouer ici". Qu’est-ce qui justifie d’abord que le stage s’effectué à l’étranger ? "Nous avons besoin de concentration, un peu comme ce que nous avons eu lorsque nous sommes allés à Ouagadougou pour la préparation de la Can. Si nous étions sûrs d’avoir un coin tranquille ici (au Cameroun) où travailler, nous serions restés au pays. Mais là, nous avons besoin de sérénité", ajoute Gweha Ikouam.

Infrastructures
En effet, pour Martin Etonge, l’une des conditions minimales pour le bon déroulement d’un regroupement est "la tranquillité du lieu du stage. Ce qu’il n’y a pas à Yaoundé, où il n’y a qu’un seul stade, le stade Omnisports Ahmadou Ahidjo, qui est tout le temps envahi. D’autre part, il a plusieurs entrées. Ce qui rend souvent difficile la tâche aux forces de l’ordre. Il en est de même à l’hôtel Mont Fébé", qui accueille généralement l’équipe nationale de football seniors. Les joueurs n’y sont pas tranquilles, dit-il, car "il n’y a pas de sécurité autour de l’hôtel qui est bien grand". Pour sa part, le cadre de la direction administrative du ministère des Sports sus évoqué indexe, simplement, l’entourage immédiat des joueurs : "Les familles, journalistes, forces de maintien de l’ordre et encadreurs qui jouent plutôt le rôle de passeur, impressionnés qu’ils sont parfois d’être avec des vedettes.

" Et celui-ci ajoute que la ferveur observée autour des Lions quand ils sont à Yaoundé "ne provient pas que du grand public, mais aussi des membres du gouvernement, qui tiennent absolument à rencontrer les joueurs". Au-delà de ce que l’on pourrait qualifier de fausses accusations (puisque l’on sait qui fait quoi au sein de cette sélection-là), il ne fait aucun doute que les problèmes que posent le déplacement du stage des Lions indomptables sont l’indiscipline des joueurs et l’absence d’infrastructures adéquates au Cameroun. Si la Fécafoot avait terminé les travaux de construction de son Centre technique (en partenariat avec la Fédération internationale de football association), rien ne dit qu’on serait en train de chercher, chez les voisins, où caser l’équipe nationale. Et même que le terrain sur lequel les Lions indomptables ont effectué leur mise au vert pour la Can ghanéenne appartenait à un privé, et était loin du standing de la pelouse du complexe Beac. N’empêche que des voies s’élèvent, au sein des 26 joueurs sélectionnés, pour décrier le fait qu’"il y a trop de filles à Brazzaville". Un paramètre que l’encadrement administratif des Lions indomptables "tient à ne pas négliger", au moment du choix du site d’hébergement…

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