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Université de Dschang : On ne fera pas pharmacie, ni médecine



Quelque 2000 jeunes ayant pris part au concours de la filière des sciences biomédicales ont été désillusionnés.
François Temkeng Chekou


Que d’espoirs les habitants de la ville n’ont-ils placé dans l’ouverture à l’université de Dschang d’une faculté de médecine. En toutes circonstances et à toutes les occasions propices comme lors des meetings et anniversaires du parti au pouvoir, d’incessantes doléances sont allées dans ce sens, adressées au président de la République Paul Biya. On a cru ces doléances satisfaites quand le 18 juin 2008, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo venu à Dschang présider la cérémonie de sortie des élèves ingénieurs agronomes, a annoncé dans son discours que cette faculté tant attendue, allait être opérationnelle dès la rentrée académique 2008.

Il y a un mois, le même ministre a rendu publique la décision d’ouverture du concours d’entrée dans ladite faculté, avec 75 places en médecine et 30 en pharmacie. Une véritable ruée pour l’inscription à ce concours a eu lieu avec près de 3000 candidats enregistrés, qui ne rêvaient plus que de devenir médecin ou pharmacien en passant par ce qu’on appelait déjà le  »Cuss » de Dschang.
Mais surprise. Deux jours avant le concours, c’est-à-dire le 23 octobre, le recteur de l’université de Dschang commet un communiqué officiel qui désarçonne tout le monde. Le communiqué précise qu’à la suite de la publication de la décision n° du 29 septembre 2008 portant ouverture du concours d’entrée en première année des études de la filière professionnelle médecine, pharmacie et sciences biomédicales de la faculté des sciences de l’université de Dschang pour l’année académique 2008/2009, " il est apparu quelques malentendus, interprétations erronées et/ ou incompréhensions qu’il convenait de dissiper et de réajuster. "

Pour ce qui est de ce malentendu, le recteur explique dans la suite de son communiqué qu’il ne s’agissait pas pour l’instant de l’ouverture d’une faculté de médecine, de pharmacie ou d’odontostomatologie. La formation qui allait avoir lieu devait juste s’inscrire dans une filière professionnelle de la faculté des sciences et devant conduire à la délivrance d’une licence professionnelle en sciences biomédicales, ou un master professionnel dans les professions médico-sanitaires, biomédicales et génie médical, etc., selon le système Lmd (licence, master, doctorat).

Ce communiqué publié tardivement, n’a pas aussi été largement diffusé. Il a été simplement lu sur les antennes des deux petites radios locales. Les candidats disséminés sur les quatre coins du territoire n’ont pas ainsi été informés de cette rectification. Nombreux sont ainsi certains de ces candidats peu informés qui venus de très loin, ont pris part au concours et sont repartis de Dschang baignant dans l’illusion qu’ils seront médecins. D’autres, avisés par le recteur à l’entrée de la salle de composition, ont carrément renoncé. Pour eux, il n’était pas question de devenir des licenciés au lieu d’être des médecins. Encore que plusieurs parmi eux étaient déjà titulaires d’une licence.

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Que d’espoirs les habitants de la ville n’ont-ils placé dans l’ouverture à l’université de Dschang d’une faculté de médecine. En toutes circonstances et à toutes les occasions propices comme lors des meetings et anniversaires du parti au pouvoir, d’incessantes doléances sont allées dans ce sens, adressées au président de la République Paul Biya. On a cru ces doléances satisfaites quand le 18 juin 2008, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo venu à Dschang présider la cérémonie de sortie des élèves ingénieurs agronomes, a annoncé dans son discours que cette faculté tant attendue, allait être opérationnelle dès la rentrée académique 2008.

Il y a un mois, le même ministre a rendu publique la décision d’ouverture du concours d’entrée dans ladite faculté, avec 75 places en médecine et 30 en pharmacie. Une véritable ruée pour l’inscription à ce concours a eu lieu avec près de 3000 candidats enregistrés, qui ne rêvaient plus que de devenir médecin ou pharmacien en passant par ce qu’on appelait déjà le  »Cuss » de Dschang.
Mais surprise. Deux jours avant le concours, c’est-à-dire le 23 octobre, le recteur de l’université de Dschang commet un communiqué officiel qui désarçonne tout le monde. Le communiqué précise qu’à la suite de la publication de la décision n° du 29 septembre 2008 portant ouverture du concours d’entrée en première année des études de la filière professionnelle médecine, pharmacie et sciences biomédicales de la faculté des sciences de l’université de Dschang pour l’année académique 2008/2009, " il est apparu quelques malentendus, interprétations erronées et/ ou incompréhensions qu’il convenait de dissiper et de réajuster. "

Pour ce qui est de ce malentendu, le recteur explique dans la suite de son communiqué qu’il ne s’agissait pas pour l’instant de l’ouverture d’une faculté de médecine, de pharmacie ou d’odontostomatologie. La formation qui allait avoir lieu devait juste s’inscrire dans une filière professionnelle de la faculté des sciences et devant conduire à la délivrance d’une licence professionnelle en sciences biomédicales, ou un master professionnel dans les professions médico-sanitaires, biomédicales et génie médical, etc., selon le système Lmd (licence, master, doctorat).

Ce communiqué publié tardivement, n’a pas aussi été largement diffusé. Il a été simplement lu sur les antennes des deux petites radios locales. Les candidats disséminés sur les quatre coins du territoire n’ont pas ainsi été informés de cette rectification. Nombreux sont ainsi certains de ces candidats peu informés qui venus de très loin, ont pris part au concours et sont repartis de Dschang baignant dans l’illusion qu’ils seront médecins. D’autres, avisés par le recteur à l’entrée de la salle de composition, ont carrément renoncé. Pour eux, il n’était pas question de devenir des licenciés au lieu d’être des médecins. Encore que plusieurs parmi eux étaient déjà titulaires d’une licence.

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Il y a un mois, le même ministre a rendu publique la décision d’ouverture du concours d’entrée dans ladite faculté, avec 75 places en médecine et 30 en pharmacie. Une véritable ruée pour l’inscription à ce concours a eu lieu avec près de 3000 candidats enregistrés, qui ne rêvaient plus que de devenir médecin ou pharmacien en passant par ce qu’on appelait déjà le  »Cuss » de Dschang.
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Pour ce qui est de ce malentendu, le recteur explique dans la suite de son communiqué qu’il ne s’agissait pas pour l’instant de l’ouverture d’une faculté de médecine, de pharmacie ou d’odontostomatologie. La formation qui allait avoir lieu devait juste s’inscrire dans une filière professionnelle de la faculté des sciences et devant conduire à la délivrance d’une licence professionnelle en sciences biomédicales, ou un master professionnel dans les professions médico-sanitaires, biomédicales et génie médical, etc., selon le système Lmd (licence, master, doctorat).

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Aimé Césaire : L’hommage de Yaoundé I

C’était à l’occasion d’une cérémonie en son antre mercredi dernier.
Parfait Tabapsi (Stagiaire) –




L’observateur averti de la chose culturelle commençait déjà à désespérer quant à un éventuel hommage à l’homme de lettres Aimé Césaire. Et pour cause. Voilà presque un mois que l’ancien maire de Fort de France est décédé et les hommages tardaient à se faire jour.
Sauf que depuis quelques jours, les Camerounais ont commencé à rattraper un retard qui commençait à peser. Samedi dernier en effet, Ferdinand Nanan Payong conviait un panel relevé pour ce qui restera comme le premier hommage à Aimé Césaire en terre camerounaise. Dans un Kaba Ngondo des grands jours, la masse de ceux là qui auront été influencés par celui-là qui porta haut le cri nègre ont échangé pendant plus de 260 minutes sur l’œuvre tant intellectuelle que politique du disparu, avec des témoignages de ceux qui lui avaient rendu visite en son antre de Fort de France à la clé.

Dans la foulée, et dans le cadre de ce que l’on appelle à Ngoa-Ekelle "les mercredis des grandes conférences", l’Université de Yaoundé I en son amphi 700 a tenu à rendre une sorte d’hommage académique au disparu. Celui-là dont nombre d’étudiants du département de la Littérature négro-africaine ne connaissent que trop bien. Et comme pour donner plus d’épaisseur à ce moment pour le moins important, de " grands profs " ont répondu présent. En plus de Jean Tabi Manga le modérateur, il y avait là le stylisticien Gervais Mendo Zé, la spécialiste des littératures antillaise et caraïbéenne Marcelline Nommo, Mathieu-françois Minyono Nkodo et le philosophe Marcien Towa. Bien avant les communications, le doyen de la Faculté des arts, lettres et sciences humaines (Falsh), Richard Laurent Omgba aura planté le décor en indiquant que la cérémonie ainsi organisée n’était rien d’autre qu’une "veillée funèbre d’un style particulier pour célébrer la parole éruptive et volcanique" de celui-là qui aura contribué de son vivant "à la prise de conscience des Africains" de leur condition. Bien plus, il a annoncé qu’un colloque international sur la vie et l’œuvre de l’homme de culture aura lieu dans un an. Avant que Dorothy Njeuma, le recteur, ne précise que la dite cérémonie se présentait "sous la forme d’une soirée culturelle".

Contributions
Prenant la parole en premier, Mathieu Minyono a longuement évoqué l’écriture de Césaire comme étant " une écriture de sens " en indiquant combien l’œuvre est traversée part deux grandes préoccupations : la liberté et l’humanité. Une écriture qui " s’en prend à toutes les causes éthiques de la verticalité et qui s’illustre par le bestiaire de la virilité en recourant aux formes apocalyptiques ". Bref une écriture toute d’humanisme. A sa suite, Gervais Mendo Zé a relevé que " avec sa mort, s’éteint la flamme originelle de la négritude ", avant de dire que dorénavant " les chiens ne se tairont pas, ils ne laisseront pas paraître leur tristesse (car) Césaire nous a appris à dépasser les égoïsmes personnels ".
Si Marcien Towa était le plus attendu, du fait de son travail sur la négritude il y a trois décades, il n’aura pas déçu. Loin s’en faut. Lui qui saluera l’ "intelligence absolument exceptionnelle " du disparu. Lui qui a démonté l’asservissement qui durant des siècles à frappé le peuple noir et lui a refusé d’exprimer sa culture. Lui qui a situé la naissance de la francophonie dans cette négation du peuple noir et l’envie de ceux qui l’ont asservi à instaurer une langue commune pour mieux perpétuer ce qu’il a présenté comme étant " une déshumanisation exceptionnelle dans l’histoire ".

Lui qui a dit que le peuple noir devait se saisir de la mort du poète pour " reprendre l’initiative historique en exprimant ses aspirations haute voix ".
Marcelline Nommo, clôturant les hommages, n’a pas moins exalté et célébré le nègre fondamental en l’affublant du titre de "nouvel humaniste". Elle a aussi dit que "la question de la quête de la liberté est centrale à l’œuvre de Césaire". Pour elle, le défunt n’a "jamais accepté de compromissions qui vont à l’encontre de certains choix idéologiques".
Ce qui aura frappé le plus en cette veillée fut aussi ces déclamations et ces spectacles de circonstance, tous construits autour de l’œuvre du disparu. Un exercice qui eut le don de donner à voir combien l’œuvre de Césaire avait marqué cette jeune génération qui, ayant pris d’assaut l’amphi 700, accompagnait le jeu des acteurs en reprenant par pans entiers des passages de ses différentes œuvres. Le tout accompagné de séquences de la danse Essani réservée aux hommes illustres. Tout le monde est reparti au bout de 200 minutes en se donnant rendez-vous pour le colloque annoncé l’année prochaine.

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