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Yaoundé : Un ministre dans un litige foncier



Badel Ndanga Ndinga a acquis, au pied du palais des Congrès, un terrain controversé dont les travaux de terrassement incommodent le voisinage.
Junior Binyam


Hier en mi-journée, autour de 14h30, les ouvriers qui s’activent à l’aide de pelles mécaniques et de niveleuses à opérer des fouilles sur un terrain situé en contrebas du palais des congrès de Yaoundé observent une pause. Même s’ils ne quittent pas les commandes de leurs engins. Quelques élèves de l’Ecole publique bilingue de Bastos qui regagnent leurs domiciles s’arrêtent sur le site, y allant de leurs commentaires ingénus sur le rôle de ces engins. Les effets de la terre retournée ici depuis le 14 octobre dernier sont d’ailleurs visibles sur la chaussée où on retrouve des aspérités générées par la boue engendrée par l’averse qui est tombée dans la soirée du dimanche 26 décembre.

Une pluie diluvienne, qui n’a pas eu des conséquences que pour cet axe usité par le président de la République, tant pour ses sorties officielles que privées. En face de l’imposante résidence du ministre de l’Economie, Louis Paul Motaze, un de ses collègues au gouvernement, Badel Ndanga Ndinga, ministre de l’Industrie, a entrepris d’édifier également une demeure. Certainement à la dimension de toutes celles qu’on a vu pousser de terre ces cinq dernières années dans le périmètre de l’ambassade des Etats-Unis et de la résidence du golf, nom de baptême d’une maison attribuée au chef de l’Etat et à sa famille.

En effet, c’est à une véritable coulée de boue qu’ont eu droit les voisins du terrain terrassés depuis la mi-octobre. "On avait la boue jusqu’à la hauteur des genoux à l’intérieur de la maison. Et c’est exténué que nous avons pu nous coucher tard dans la nuit de dimanche après qu’on a essayé, comme on pouvait, de remettre un peu de propreté", témoigne une jeune dame qui habite une maison située à l’arrière du terrain terrassé. C’est en effet ici que les désagréments sont plus perceptibles puisque les servitudes qui permettent d’accéder à la route ont été fermées. Les canalisations d’eau ont été endommagées, ainsi que les circuits électriques, privant ainsi d’eau et d’électricité des riverains.

Parmi ceux-ci, les ayant-droit de feue Jacqueline Effa Anaba, décédée le 29 juillet 2007, dont le domaine est exposé à un éboulement et au dessouchage des arbres situés sur ce terrain dont ils revendiquent la propriété. Le 17 octobre dernier, ils ont d’ailleurs servi par les soins de Me Tsoung née Eva-Marquis Koumedjale, huissier de justice à Yaoundé, une "sommation d’arrêt des travaux et de libérer" à madame Ndanga Ndinga née Momo Minlo. Une démarche qui n’a pas entraîné l’effet escompté. Bien au contraire, la sommation a semblé donner plus d’allant aux ouvriers.

Une procédure est pendante au tribunal du Centre administratif de Yaoundé entre les ayants droit de Jacqueline Effa Anaba et les frères de la défunte. Ceux-ci sont accusés d’avoir procédé à la vente illicite d’un terrain d’environ 500m2 à l’épouse du ministre de l’Industrie, des Mines et du développement technologique. Celle-ci s’est fait décerner, avec une célérité inhabituelle, un titre foncier sur ladite parcelle et a presque immédiatement entrepris sa mise en valeur.

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Yaoundé : Un ministre dans un litige foncier



Badel Ndanga Ndinga a acquis, au pied du palais des Congrès, un terrain controversé dont les travaux de terrassement incommodent le voisinage.
Junior Binyam


Hier en mi-journée, autour de 14h30, les ouvriers qui s’activent à l’aide de pelles mécaniques et de niveleuses à opérer des fouilles sur un terrain situé en contrebas du palais des congrès de Yaoundé observent une pause. Même s’ils ne quittent pas les commandes de leurs engins. Quelques élèves de l’Ecole publique bilingue de Bastos qui regagnent leurs domiciles s’arrêtent sur le site, y allant de leurs commentaires ingénus sur le rôle de ces engins. Les effets de la terre retournée ici depuis le 14 octobre dernier sont d’ailleurs visibles sur la chaussée où on retrouve des aspérités générées par la boue engendrée par l’averse qui est tombée dans la soirée du dimanche 26 décembre.

Une pluie diluvienne, qui n’a pas eu des conséquences que pour cet axe usité par le président de la République, tant pour ses sorties officielles que privées. En face de l’imposante résidence du ministre de l’Economie, Louis Paul Motaze, un de ses collègues au gouvernement, Badel Ndanga Ndinga, ministre de l’Industrie, a entrepris d’édifier également une demeure. Certainement à la dimension de toutes celles qu’on a vu pousser de terre ces cinq dernières années dans le périmètre de l’ambassade des Etats-Unis et de la résidence du golf, nom de baptême d’une maison attribuée au chef de l’Etat et à sa famille.

En effet, c’est à une véritable coulée de boue qu’ont eu droit les voisins du terrain terrassés depuis la mi-octobre. "On avait la boue jusqu’à la hauteur des genoux à l’intérieur de la maison. Et c’est exténué que nous avons pu nous coucher tard dans la nuit de dimanche après qu’on a essayé, comme on pouvait, de remettre un peu de propreté", témoigne une jeune dame qui habite une maison située à l’arrière du terrain terrassé. C’est en effet ici que les désagréments sont plus perceptibles puisque les servitudes qui permettent d’accéder à la route ont été fermées. Les canalisations d’eau ont été endommagées, ainsi que les circuits électriques, privant ainsi d’eau et d’électricité des riverains.

Parmi ceux-ci, les ayant-droit de feue Jacqueline Effa Anaba, décédée le 29 juillet 2007, dont le domaine est exposé à un éboulement et au dessouchage des arbres situés sur ce terrain dont ils revendiquent la propriété. Le 17 octobre dernier, ils ont d’ailleurs servi par les soins de Me Tsoung née Eva-Marquis Koumedjale, huissier de justice à Yaoundé, une "sommation d’arrêt des travaux et de libérer" à madame Ndanga Ndinga née Momo Minlo. Une démarche qui n’a pas entraîné l’effet escompté. Bien au contraire, la sommation a semblé donner plus d’allant aux ouvriers.

Une procédure est pendante au tribunal du Centre administratif de Yaoundé entre les ayants droit de Jacqueline Effa Anaba et les frères de la défunte. Ceux-ci sont accusés d’avoir procédé à la vente illicite d’un terrain d’environ 500m2 à l’épouse du ministre de l’Industrie, des Mines et du développement technologique. Celle-ci s’est fait décerner, avec une célérité inhabituelle, un titre foncier sur ladite parcelle et a presque immédiatement entrepris sa mise en valeur.

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Badel Ndanga Ndinga a acquis, au pied du palais des Congrès, un terrain controversé dont les travaux de terrassement incommodent le voisinage.
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Hier en mi-journée, autour de 14h30, les ouvriers qui s’activent à l’aide de pelles mécaniques et de niveleuses à opérer des fouilles sur un terrain situé en contrebas du palais des congrès de Yaoundé observent une pause. Même s’ils ne quittent pas les commandes de leurs engins. Quelques élèves de l’Ecole publique bilingue de Bastos qui regagnent leurs domiciles s’arrêtent sur le site, y allant de leurs commentaires ingénus sur le rôle de ces engins. Les effets de la terre retournée ici depuis le 14 octobre dernier sont d’ailleurs visibles sur la chaussée où on retrouve des aspérités générées par la boue engendrée par l’averse qui est tombée dans la soirée du dimanche 26 décembre.

Une pluie diluvienne, qui n’a pas eu des conséquences que pour cet axe usité par le président de la République, tant pour ses sorties officielles que privées. En face de l’imposante résidence du ministre de l’Economie, Louis Paul Motaze, un de ses collègues au gouvernement, Badel Ndanga Ndinga, ministre de l’Industrie, a entrepris d’édifier également une demeure. Certainement à la dimension de toutes celles qu’on a vu pousser de terre ces cinq dernières années dans le périmètre de l’ambassade des Etats-Unis et de la résidence du golf, nom de baptême d’une maison attribuée au chef de l’Etat et à sa famille.

En effet, c’est à une véritable coulée de boue qu’ont eu droit les voisins du terrain terrassés depuis la mi-octobre. "On avait la boue jusqu’à la hauteur des genoux à l’intérieur de la maison. Et c’est exténué que nous avons pu nous coucher tard dans la nuit de dimanche après qu’on a essayé, comme on pouvait, de remettre un peu de propreté", témoigne une jeune dame qui habite une maison située à l’arrière du terrain terrassé. C’est en effet ici que les désagréments sont plus perceptibles puisque les servitudes qui permettent d’accéder à la route ont été fermées. Les canalisations d’eau ont été endommagées, ainsi que les circuits électriques, privant ainsi d’eau et d’électricité des riverains.

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Une procédure est pendante au tribunal du Centre administratif de Yaoundé entre les ayants droit de Jacqueline Effa Anaba et les frères de la défunte. Ceux-ci sont accusés d’avoir procédé à la vente illicite d’un terrain d’environ 500m2 à l’épouse du ministre de l’Industrie, des Mines et du développement technologique. Celle-ci s’est fait décerner, avec une célérité inhabituelle, un titre foncier sur ladite parcelle et a presque immédiatement entrepris sa mise en valeur.

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Cmc : L’assemblée générale le 07 juin

Un comité ad hoc chargé de la gestion des affaires courantes de la société a été désigné hier.
Dorine Ekwè –




Après le retrait de l’agrément à la Cameroon music corporation (Cmc) le 12 mai et l’annulation de l’assemblée générale ordinaire du 10 mai au cours de laquelle le Pca sortant, Sam Mbendé a été reconduit à son poste par ses partisans, le ministre de la Culture, Ama Tutu Muna a signé une troisième décision hier, jeudi 15 mai 2008. Cette décision du ministre de la Culture a pour objet la "nomination des membres du comité ad hoc chargé de la gestion des affaires courantes de la Cmc".

Ainsi, Me Hélène Dissongo Otti, membre de la commission permanente de médiation et de gestion des organismes de gestion collective du droit d’auteur (Cpmc) en est la présidente. Messieurs Njock Jean Marie, Peter Essoka, Mbella Epoupa Emmanuel, Roméo Dika, Abbé Bodo Jean Marie, Mama Ohandja, Rachel Tchoungui, membre de la Cpmc et candidats à la dernière élection au poste de Pca de la société, entre autres, ont été désignés comme membres tandis que Me Abdoul Bagui et Blaise Nkené sont désignés comme rapporteurs. Le comité ainsi nommé aura pour missions de faire l’Etat des lieux de la Cmc et de gérer les affaires courantes de la société. Il est également appelé à préparer l’assemblée générale extraordinaire de cette société annoncée pour le 07 juin prochain sous la supervision de la Cpmc. Les candidats peuvent désormais déposer leurs dossiers auprès de la Cpmc d’après le communiqué signé hier soir par le ministre de la Culture.

On se souvient que samedi le 10 mai dernier, le Pca sortant de la Cmc, Sam Mbendé a été interpellé par les éléments de la police aux environs de 6h30. Cette interpellation fait suite à une plainte déposée à la délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) par le ministre de la culture, Ama Tutu Muna, le 08 mai 2008 et qui souhaite que Sam Mbendé s’explique sur la direction prise par les 100 millions Fcfa de redevance payés par les brasseries du Cameroun et dont les Pca de la Scaap et de la Socadap disent n’avoir rien reçu dans le cadre des répartitions inter-sociales. Par ailleurs, l’ancien Pca de la Cmc doit également s’expliquer sur des "malversations graves par les responsables de la Cmc et constatées en 2005 alors qu’il assurait les fonctions de directeur général", de cette société de gestion collective du droit d’auteur pour les musiciens.

C’est dans ce cadre qu’après la relaxe de Sam Mbendé samedi, l’ancien président de la Cpmc, Magloire Ondoua a été entendu lundi après-midi car également cité dans cette affaire. Une confrontation a également eu lieu dans les locaux de la délégation provinciale de la police judiciaire du Centre (Dppj-C) entre Magloire Ondoua, Daouda Mouchangou (Pca Scaap) et Ondigui Onana dit Othéo, Pca de la Socadap. Alors que des sources proches de Magloire Ondoua affirment que ce dernier, documents à l’appui a réussi à embarrasser ses deux "pourfendeurs" qui se seraient répandus en excuses auprès de lui, ces derniers campent sur leur position et continuent d’affirmer qu’ils n’ont rien perçu de ces 100 millions de francs Cfa venant des brasseries du Cameroun et ont plutôt reçu les arriérés qui leur étaient dû dans le cadre des répartitions inter sociales venant de la Cameroon radio and television (Crtv).

Le comité
Présidente
Me Dissongo Otti Hélène

Membres
Njock Jean Marie
Peter Essoka
Mbella Epoupa Emmanuel
Roméo Dika
Abbé Bodo Jean Marie
Mama Ohandja
Rachel Tchoungui

Rapporteurs
Me Abdoul Bagui
Blaise Nkené

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