Les hommes de Barack Obama
Deux jours après son élection, le président américain a déjà une idée de son équipe.
Justin Blaise Akono
Selon les spécificités américaines, le nouveau président a le droit de nommer 9.000 personnes pour constituer son administration. Une grosse ma chine qui doit démarrer le 20 janvier prochain, comme chaque fois, avec la prestation de serment du nouveau locataire de la Maison Blanche. Barack Obama, élu le 4 novembre dernier, ne veut pas attendre ce jour-là pour nommer ses hommes. Principalement ses hommes clés, comme Bill Clinton le fit, en son temps, quatre jours après. Quelques heures seulement après sa victoire, c’est-à-dire mercredi dernier, le tout premier président noir des Etats-unis a commencé à mettre en place une équipe composée de vétérans ayant fait leurs armes dans l’administration Clinton et disposant de bonnes connexions à Washington.
"Avec deux guerres à l’étranger et une crise financière internationale en cours, il ne peut pas y avoir de période pendant laquelle la nouvelle administration se contente de chercher ses marques ", tente d’expliquer William Galston, professeur à l’Université du Maryland et ancien conseiller de Bill Clinton pour les questions de politique intérieure. Il appuie sur le fait que " le besoin d’avoir une transition parfaite est plus fort qu’il n’a jamais été ces dernières décennies ". Ainsi, Barack Hussein Obama a proposé à Rahm Emanuel d’occuper le poste de secrétaire général de la Maison Blanche. Ce poste est l’un des plus importants de l’administration américaine. D’ailleurs, sur le plan géographique, c’est l’un des bureaux les plus proches du bureau Ovale où siège le chef de l’exécutif américain. Le secrétaire général est la personne la plus haut placée au sein de l’exécutif et a un rôle de haut conseiller auprès du président.
L’entourage de Barack Obama a indiqué qu’une équipe composée d’une trentaine de personnes et coordonnée par le trio John Podesta, secrétaire général de l’administration Clinton, Valerie Jarrett, conseillère pendant la campagne et Pete Rouse secrétaire général d’Obama au Sénat, a été désignée pour assurer la transition et qu’elle y travaille depuis plusieurs mois. Quant aux postes clés dont les occupants devraient être bientôt nommés, les spéculations vont dans tous les sens, ouvrant la porte à toutes sortes de pronostics. La presse américaine annonce au prestigieux poste de Secrétaire d’Etat les sénateurs Richard G. Lugar (Indiana), Chuck Hagel (Nebraska), le sénateur démocrate et ancien candidat à la présidence John F. Kerry, ou encore l’ancien diplomate Richard Holbrooke, l’un des principaux artisans des négociations de paix en Bosnie.
Le secrétariat d’Etat à la Défense pourrait accueillir le Républicain Robert M. Gates, actuel titulaire, John J. Hamre, ancien secrétaire adjoint à la défense, ou Richard J. Danzig, ancien secrétaire à la Marine. Même si la presse française pronostique sur le Républicain et Général noir Collin Powell, premier secrétaire d’Etat de l’administration Bush, qui a décidé de soutenir Barak Obama. La même presse française pense que le gouverneur de la Californie, l’acteur de cinéma Arnold Schwarzenegger pourrait occuper le secrétariat d’Etat à l’environnement. Le troisième poste, digne d’intérêt pour les Américain est le Trésor pour lequel plusieurs noms circulent. Notamment Lawrence Summers, 54 ans, qui occupa le poste durant les 18 derniers mois du second mandat Clinton, ou de Timothy Geithner, actuel président de la Réserve fédérale de New York. Le conseiller en communication d’Obama, Robert Gibbs, pourrait devenir porte-parole de la Maison blanche.

