Mbandjock : Quatre coupeurs de route abattus
Les dépouilles ont été exposés hier dans la cour de la légion du centre à Yaoundé.
Jean Francis Belibi
"Adamou est revenu au Sed (Secrétariat d’Etat à la Défense ndlr) et de fort belle manière!" L’exclamation était d’un officier de gendarmerie hier après midi, mardi 11 novembre 2008, dans la cour d’honneur de la Légion de gendarmerie du Centre à la vue de l’un des quatre corps exposés. Adamou, l’une des victimes, qui aurait été appréhendée dans un braquage à Bokito dans le Mbam et Inoubou il y a quelques semaines, fait partie des autres coupeurs de route abattus il y a deux jours à Ndjoré près de Bastchenga dans la Haute Sanaga par des éléments de la gendarmerie nationale. On apprendra plus tard au cours de l’exposé qui sera fait à Jean Baptiste Bokam, le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie que le nommé Adamou "a été relâché au parquet lorsqu’il y a été présenté".
"Il est même venu récupérer ses pièces d’identité quelques jours après en compagnie de sa femme ", lancera l’officier surpris du retour en ces lieux du malfrat. Sur les circonstances de l’assassinat des quatre malfrats, l’on apprendra d’après les informations communiquées par le colonel Gabriel Dara, commandant de la légion de gendarmerie du Centre, qu’ils faisaient partie d’un groupe de coupeurs de route qui, le 7 novembre dernier, ont arraisonné 7 cars de transport public, 4 motos taxis et ont dépouillé une centaine de passagers de leurs biens (argent, téléphones portables…) dans la zone de Ndjoré. L’alerte donnée à la brigade de gendarmerie par l’une des victimes permettra à cette unité de mettre à contribution la légion du Centre.
Munitions
C’est ainsi que selon le colonel Dara, un premier accrochage avec les coupeurs de route a lieu dans la nuit du 7 novembre 2008. A son issue, les coupeurs de route vont abandonner une partie de leur arsenal, soit 2 fusils d’assaut kalachnikov et un pistolet automatique. La deuxième rencontre, il y a trois jours, va laisser quatre malfrats sur le carreau et un autre est fait prisonnier. Les gendarmes mettent à nouveau la main sur deux autres kalachnikovs, un pistolet automatique, un important stock de munitions de guerre et des armes blanches. D’autres malfrats ont pu s’enfuir, et sont actuellement recherchés par les éléments de la gendarmerie, selon le Sed.
Jean-Baptiste Bokam a profité de l’occasion pour féliciter les éléments de la gendarmerie ayant mené l’opération sur le terrain, parmi lesquels trois jeunes femmes. Les remerciements du patron de la gendarmerie sont également allés aux populations de la localité et surtout aux autorités traditionnelles locales. Par ailleurs, le secrétaire d’Etat à la Défense n’a pas manqué de faire le lien entre les malfrats tués à Ndjoré et ceux qui ont opéré il y a quelques semaines à Ahala. En effet, selon le Sed, les informations dont dispose la gendarmerie lui permettent en effet d’indiquer que l’une des victimes faisait partie de ceux qui ont pris en otages des passagers à l’entrée de Yaoundé, il y a quelques jours.


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