Un élan de cœur pour les Bawock de Yaoundé
Une quête a été organisée à Yaoundé par les fils de ce village.
“ Mettons nous ensemble et reconstruisons notre Bawock chéri ”. Tel est le refrain de la plupart des chansons entonnées par la chorale de la jeunesse Bawock samedi 25 octobre 2008. C’était à l’occasion d’une quête publique pour la réalisation du projet de reconstruction du village Bawock, organisée au Palais des Congrès de Yaoundé. On a pu voir à travers les fortes délégations présentes, celles de Bangou, Balinyonga, Bangangté… Mais aussi des artistes musiciens originaires des provinces de l’Ouest et du Sud-Ouest.
Cette quête publique a été aussi marquée par le parterre de chefs traditionnels qui ont fait le déplacement pour Yaoundé. L’un des hôtes de marque, le chef traditionnel représentant ses pairs de la province du Sud, sa majesté Effa, s’est dit satisfait de prendre part à cette cérémonie et a invité l’assistance à un sens élevé de générosité car “ n’oublions pas que ce qui leur arrive aujourd’hui peut se reproduire chez nous demain. C’est l’amitié, la solidarité et les bonnes relations qui ont toujours existé entre nos villages qui nous obligent à apporter notre soutient à la communauté Bawock aujourd’hui éplorée ” a t-il souligné dans son propos liminaire. Le parrain de l’événement, Dr Emmanuel Moundi a pour sa part invité les fils et les filles Bawock à “ passer l’éponge ” sur la barbarie dont ils ont été victimes et de regarder plutôt l’avenir. Ceci parce que “ Dieu seul peut juger les hommes. Sachons pardonner et confions désormais notre village à Dieu. Unissons nous et reconstruisons notre cher village ” a-t-il souhaité. La quête s’est ouverte après la séquence des discours. Aucune information n’a filtré sur le montant collecté au total.
Au sortir de la cérémonie, le chef Kouomon Wandja III, chef supérieur Bawock s’est réjoui de la solidarité culturelle observée au cours de l’événement avant de remercier les âmes de bonne volonté qui se sont joints au projet de reconstruction de son village.
Pour mémoire, le village Bawock a été complètement dévasté du 3 au 6 mars 2007 par des assaillants originaires de Balinyonga. Le village a connu des destructions de domiciles, des bêtes et des plantations. Ces pertes sont estimées à 2 milliards 200 milles Fcfa. Dix-huit mois après, le peuple Bawock souhaite “ revivre à nouveau ”
Par Christian Tchapmi (Stagiaire)


Quelques minutes après l’agression dont il a été victime vendredi dernier, 30 mai 2008, au Hilton Hotel, le téléphone de Philippe Boney , journaliste à la Radio Tiemeni Siantou n’a pas cessé de sonner. Chaque interlocuteur voulait savoir ce qui s’était exactement passé. Comme le refrain d’un disque rayé, il répétait toujours ce qui venait de lui arriver. Sans être à mesure de comprendre pourquoi Samuel Eto’o et ses bodyguards s’étaient acharnés sur lui avec autant de brutalité.