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Centres culturels : Le secteur privé aux visages gris clair gris foncé

Les différents espaces de culture disent manquer de la subvention de l’Etat et d’autres organismes.
Justin Blaise Akono –

 Le week-end arrivé, où peuvent se rendre les férus de culture de Yaoundé ou de Douala pour se distraire en regardant une représentation théâtrale, par exemple ? Naturellement au centre culturel français ou à l’institut Goethe. Les lieux les plus connus comme accueillant la plupart des activités culturelles au Cameroun. Le centre culturel camerounais qu’on devrait citer parmi ces espaces,.au regard son financement public. A côté d’eux, des centres culturels aux dénominations particulières sont nés, sur fonds privés. Le centre de création contemporain La Fabrik Laa’Kam, le centre culturel le Petit Tam-tam, le centre culturel Afri Kolor ou le centre d’art contemporain Africréa, tous à Yaoundé, avec quelques espaces ouverets à Douala tels Afric’Avenir, la Maison des jeunes et des cultures et la Galerie Mam. Des espaces aux mêmes ambitions créés par des professionnels. Cependant, leurs capacités et leurs trajectoires ne sont pas toujours les mêmes.

Le centre de création contemporain La Fabrik Laa’Kam, situé à Essos, un quartier populaire de Yaoundé, est créé en 2004 par le peintre plasticien Boudjeka Kamto. C’est une maison d’habitation dont la cour a été transformée en lieu de spectacle. Ici, le centre, qui fonctionne sur fonds propres de son propriétaire, offre de la peinture, la musique, le théâtre ainsi que l’édition des livres. " Nous organisons des ateliers de formation et de perfectionnement dans les différents domaines. Nous accueillons aussi des résidences de création comme celle des marionnettes ", confie Fon Larry Lante, le directeur artistique du centre. Pour pouvoir supporter les différentes charges inhérentes à son fonctionnement, les responsables du centre Laa’Kam ont ouvert un café. Les fréquentations, jadis limitées aux expatriés, se sont progressivement variées avec la participation des populations du quartier.

Ombres
Au quartier Nlongkak, le cabaret " Terre battue ", créé au début des années 1990 par Steve Ndzana, est devenu " Le Petit tam-tam ", puis centre culturel du même nom depuis 2002. Ce centre possède une salle de plus de 200 places. Outre la musique, " Le Petit tam-tam " a initié des programmes mensuels depuis le mois de juin dernier. Programmes intégrant théâtre, danse, et cinéma sont en sus. " Nous projetons ici essentiellement des films africains. Notre support est le vidéo projecteur ", précise André Majors Akoa, le directeur du centre. Les caractéristiques se rapprochent de celles du Laa’Kam. A la seule différence qu’au Petit tam-tam, l’on compte ouvrir bientôt une petite bibliothèque.

Le centre culturel Ibrahimas Afri Kolor semble le moins loti des trois centres privés répertoriés dans la capitale. Un petit bâtiment en matériau provisoire situé à côté de la délégation provinciale de la police du Centre (" Premier arrondissement "), un cadre à l’image de l’atelier de peinture que tient son promoteur David Ibrahim Meyopo. Néanmoins, Afri Kolor accueille des spectacles de danse, théâtre, mode, peinture et expositions. La plupart des visiteurs sont les expatriés et les touristes. Les autres y viennent d’abord par curiosité, selon le promoteur, qui dit avoir ouvert ce centre pour pallier l’absence d’espaces de spectacles, car selon lui, " c’est quand le centre culturel français a un espace vide qu’il le libère sa salle aux Africains ".

Tous les propriétaires ou gérants des centres culturels à capitaux privés ont les mêmes plaintes, ou presque. " Ce centre ne fonctionne pas normalement, car nous n’avons pas de moyens pour pouvoir payer les cachets aux artistes. Nous n’avons pas le matériel de qualité. Ceci, parce que nous ne sommes pas subventionnés ", se plaint Fon Larry Lante, du centre contemporain Laa’Kam, qui ajoute que: " au Burkina Faso, par exemple, chaque mairie a son centre culturel. Ce qui permet de faire concurrence au centre culturel français ". André Majors Akoa, le directeur du centre Le Petit tam-tam, reconnaît que " quelques entreprises nous viennent souvent en aide ". Mais, " chaque fois que nous avons entamé des démarches pour bénéficier des subventions auprès du ministère de la Culture, à la coopération française et allemande ainsi qu’auprès de certains organismes internationaux, l’on nous a toujours demandé comment allons-nous réaliser les recettes ", poursuit-il.

Lumières
Pendant que la plupart des centres font grise mine, le centre d’art contemporain Africréa a fière allure. En y arrivant, un bâtiment presque anodin au quartier Bastos. Ce centre est le Palais des Congrès de Yaoundé en miniature. Son promoteur, Mal Njam, dit avoir investi 200 millions Fcfa depuis l’ouverture en 1996. " J’ai voulu combler un vide constaté dès mon retour au Cameroun. Car, contrairement à certaines allégations, les Camerounais sont de très grands consommateurs de la culture. Ils ont beau acheter les disques piratés, mais, ils sortent l’argent de leur poche. L’offre artistique est mauvaise et ce n’est pas leur faute ", estime le directeur de Africréa (encore en chantier), qui compte investir pendant dix et faire un retour de cet investissement dès 2008.

Africréa, c’est une galerie d’art de plus de 500 m2, une salle de spectacle de plus de 500 places, une dizaine de studios disponibles, des boutiques, un centre documentaire, des salles de réunion et ateliers pour les créations. Le centre a reçu une subvention de 25 millions Fcfa du fonds d’action culturelle français en 1998. Pour vivre, il vend son expertise en matière d’ingénierie culturelle, diffusion et formation, selon Mal Njam. Ses autres sources de revenus sont notamment l’allocation de ses infrastructures, la vente des produits, l’édition des catalogues, les résidences (regroupements d’artistes) internationales ainsi que le design. Mal Njam dit ne rien à envier aux centres culturels à capitaux publics. " Rien n’est impossible. Il suffit d’essayer ", déclare celui pour qui " c’est une aberration de parler de centre culturel camerounais au Cameroun. Nous attendons de l’Etat qu’il crée des musées, conservatoires, opéras, des bibliothèques, des maisons de la culture, etc. " Des structures qui devraient davantage enrichir l’espace culturel. Cependant, le secteur privé devra encore trouver la meilleure méthode pour une offre culturelle loin des complaintes.

Mutations

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PORTRAIT


Kristo Numpuby

Ce qu’il y a de fantastique dans la musique de Kristo Numpuby, c’est que l’on y retrouve plusieurs musiques : on peut l’entendre traditionnelle, blues, jazz, brésilienne ou méditerranéenne. C’est une musique africaine qui évoque d’autres sons. Au coeur de la musique de Kristo, l’Assiko, un rythme traditionnel de la forêt du sud du Cameroun qui est exécuté à l’aide d’une guitare, de couverts et d’une  bouteille vide pour la percussion. A l’instar du blues, l’Assiko est une manière de vivre le rythme.

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Ce qu’il y a de fantastique dans la musique de Kristo Numpuby, c’est que l’on y retrouve plusieurs musiques : on peut l’entendre traditionnelle, blues, jazz, brésilienne ou méditerranéenne. C’est une musique africaine qui évoque d’autres sons. Au coeur de la musique de Kristo, l’Assiko, un rythme traditionnel de la forêt du sud du Cameroun qui est exécuté à l’aide d’une guitare, de couverts et d’une  bouteille vide pour la percussion. A l’instar du blues, l’Assiko est une manière de vivre le rythme.

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