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Assemblée nationale : Du sang neuf pour la justice



Amadou Ali annonce le recrutement sur trois ans de près de 3 000 personnels pour les services judiciaires et les prisons.
Jean Francis Belibi


La question de l’insuffisance de l’espace dans les prisons était sans doute celle dont le Vice Premier ministre en charge de la Justice savait ne pas pouvoir éviter hier lors de son passage devant la Commission des Finances et du budget de l’Assemblée nationale. Et même face aux hommes et femmes de médias ayant attendu la fin de cet exercice pour lequel il aura passé près de quatre heures d’horloge devant les députés. L’année 2008 aura été des plus agitée dans l’univers carcéral camerounais et principalement dans les deux principales métropoles que sont Douala et Yaoundé, avec des évasions enregistrées tout au long des mois écoulés dans la capitale économique. " Le budget 2009 a inscrit 800 millions de francs comme première tranche de la construction d’une prison de 5 000 places à Douala " a notamment tenu à faire savoir le Garde des Sceaux. Sur une enveloppe budgétaire pour laquelle les prévisions se chiffrent à plus de 24 milliards de francs.

La construction des prisons n’apparaît en fait que comme une partie des problèmes des infrastructures auxquels est confronté la justice camerounaise, comme n’a d’ailleurs pas manqué de l’indiquer Amadou Ali " Nous n’avons pas suffisamment de locaux… vous savez que les citoyens sont pressés de se faire rendre justice " a-t-il continué. Indiquant par la même occasion que dans les cas de Douala et Yaoundé, " la justice reçoit pour chacune de ces villes, environ 120 000 dossiers de contentieux pénal et civil… ". Ce qui ne manque pas de poser un autre problème, celui des ressources humaines chargées de rendre la justice. Le Vice Premier ministre en charge de la Justice indique à cet effet, qu’il faut multiplier par trois, le nombre actuel de magistrats dans les juridictions des deux principales métropoles camerounaises pour satisfaire les besoins des usagers.

Ressources humaines
Des besoins en personnel qui selon Amadou Ali trouveront un début de solution dans les trois années à venir " Comme vous le savez, on nous a donné des ouvertures pour recruter du personnel sur trois (03) ans. Environ 500 magistrats, 600 greffiers, 300 secrétaires, 1 500 personnels de l’administration pénitentiaire. Dont le problème sera résolu sur trois ans ", compte tenu selon lui de l’aspect formation.
Autre préoccupation des parlementaires, le budget du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd). Estimé à environ 30 milliards de francs (en baisse de plus d’un milliard), il devrait permettre à ce département ministériel, qui dès le 31 décembre prochain va perdre ses prérogatives en matière d’organisation des élections en faveur de Elections Cameroon (Elecam), de poursuivre dans " la sécurisation de nos frontières, notamment par la construction des bureaux et résidences des autorités administratives dans les unités frontalières, la poursuite du processus de décentralisation, le renforcement de la protection civile et de la gestion préventive des catastrophes… " tel qu’indiqué dans l’exposé liminaire présenté aux membres de la Commission des Finances par Emmanuel Edou, le ministre délégué auprès du Minatd en charge des collectivités territoriales décentralisées, parlant en lieu et place de Marafa Hamidou Yaya le chef du département ministériel.
Il préciser que le premier à avoir fait son passage hier devant la Commission des Finances est Henri Eyebe Ayissi. Le ministre des Relations extérieures qui défendait le budget de son ministère d’un montant de près de 26 milliards de francs a notamment indiqué qu’il s’agira de procéder à la mise en place des conditions de déploiement des chefs de missions diplomatiques dont plus d’une trentaine ont été désignés cette année, l’amélioration des conditions de résidence des diplomates camerounais.

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Amadou Ali annonce le recrutement sur trois ans de près de 3 000 personnels pour les services judiciaires et les prisons.
Jean Francis Belibi


La question de l’insuffisance de l’espace dans les prisons était sans doute celle dont le Vice Premier ministre en charge de la Justice savait ne pas pouvoir éviter hier lors de son passage devant la Commission des Finances et du budget de l’Assemblée nationale. Et même face aux hommes et femmes de médias ayant attendu la fin de cet exercice pour lequel il aura passé près de quatre heures d’horloge devant les députés. L’année 2008 aura été des plus agitée dans l’univers carcéral camerounais et principalement dans les deux principales métropoles que sont Douala et Yaoundé, avec des évasions enregistrées tout au long des mois écoulés dans la capitale économique. " Le budget 2009 a inscrit 800 millions de francs comme première tranche de la construction d’une prison de 5 000 places à Douala " a notamment tenu à faire savoir le Garde des Sceaux. Sur une enveloppe budgétaire pour laquelle les prévisions se chiffrent à plus de 24 milliards de francs.

La construction des prisons n’apparaît en fait que comme une partie des problèmes des infrastructures auxquels est confronté la justice camerounaise, comme n’a d’ailleurs pas manqué de l’indiquer Amadou Ali " Nous n’avons pas suffisamment de locaux… vous savez que les citoyens sont pressés de se faire rendre justice " a-t-il continué. Indiquant par la même occasion que dans les cas de Douala et Yaoundé, " la justice reçoit pour chacune de ces villes, environ 120 000 dossiers de contentieux pénal et civil… ". Ce qui ne manque pas de poser un autre problème, celui des ressources humaines chargées de rendre la justice. Le Vice Premier ministre en charge de la Justice indique à cet effet, qu’il faut multiplier par trois, le nombre actuel de magistrats dans les juridictions des deux principales métropoles camerounaises pour satisfaire les besoins des usagers.

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Des besoins en personnel qui selon Amadou Ali trouveront un début de solution dans les trois années à venir " Comme vous le savez, on nous a donné des ouvertures pour recruter du personnel sur trois (03) ans. Environ 500 magistrats, 600 greffiers, 300 secrétaires, 1 500 personnels de l’administration pénitentiaire. Dont le problème sera résolu sur trois ans ", compte tenu selon lui de l’aspect formation.
Autre préoccupation des parlementaires, le budget du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd). Estimé à environ 30 milliards de francs (en baisse de plus d’un milliard), il devrait permettre à ce département ministériel, qui dès le 31 décembre prochain va perdre ses prérogatives en matière d’organisation des élections en faveur de Elections Cameroon (Elecam), de poursuivre dans " la sécurisation de nos frontières, notamment par la construction des bureaux et résidences des autorités administratives dans les unités frontalières, la poursuite du processus de décentralisation, le renforcement de la protection civile et de la gestion préventive des catastrophes… " tel qu’indiqué dans l’exposé liminaire présenté aux membres de la Commission des Finances par Emmanuel Edou, le ministre délégué auprès du Minatd en charge des collectivités territoriales décentralisées, parlant en lieu et place de Marafa Hamidou Yaya le chef du département ministériel.
Il préciser que le premier à avoir fait son passage hier devant la Commission des Finances est Henri Eyebe Ayissi. Le ministre des Relations extérieures qui défendait le budget de son ministère d’un montant de près de 26 milliards de francs a notamment indiqué qu’il s’agira de procéder à la mise en place des conditions de déploiement des chefs de missions diplomatiques dont plus d’une trentaine ont été désignés cette année, l’amélioration des conditions de résidence des diplomates camerounais.

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La construction des prisons n’apparaît en fait que comme une partie des problèmes des infrastructures auxquels est confronté la justice camerounaise, comme n’a d’ailleurs pas manqué de l’indiquer Amadou Ali " Nous n’avons pas suffisamment de locaux… vous savez que les citoyens sont pressés de se faire rendre justice " a-t-il continué. Indiquant par la même occasion que dans les cas de Douala et Yaoundé, " la justice reçoit pour chacune de ces villes, environ 120 000 dossiers de contentieux pénal et civil… ". Ce qui ne manque pas de poser un autre problème, celui des ressources humaines chargées de rendre la justice. Le Vice Premier ministre en charge de la Justice indique à cet effet, qu’il faut multiplier par trois, le nombre actuel de magistrats dans les juridictions des deux principales métropoles camerounaises pour satisfaire les besoins des usagers.

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Des besoins en personnel qui selon Amadou Ali trouveront un début de solution dans les trois années à venir " Comme vous le savez, on nous a donné des ouvertures pour recruter du personnel sur trois (03) ans. Environ 500 magistrats, 600 greffiers, 300 secrétaires, 1 500 personnels de l’administration pénitentiaire. Dont le problème sera résolu sur trois ans ", compte tenu selon lui de l’aspect formation.
Autre préoccupation des parlementaires, le budget du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd). Estimé à environ 30 milliards de francs (en baisse de plus d’un milliard), il devrait permettre à ce département ministériel, qui dès le 31 décembre prochain va perdre ses prérogatives en matière d’organisation des élections en faveur de Elections Cameroon (Elecam), de poursuivre dans " la sécurisation de nos frontières, notamment par la construction des bureaux et résidences des autorités administratives dans les unités frontalières, la poursuite du processus de décentralisation, le renforcement de la protection civile et de la gestion préventive des catastrophes… " tel qu’indiqué dans l’exposé liminaire présenté aux membres de la Commission des Finances par Emmanuel Edou, le ministre délégué auprès du Minatd en charge des collectivités territoriales décentralisées, parlant en lieu et place de Marafa Hamidou Yaya le chef du département ministériel.
Il préciser que le premier à avoir fait son passage hier devant la Commission des Finances est Henri Eyebe Ayissi. Le ministre des Relations extérieures qui défendait le budget de son ministère d’un montant de près de 26 milliards de francs a notamment indiqué qu’il s’agira de procéder à la mise en place des conditions de déploiement des chefs de missions diplomatiques dont plus d’une trentaine ont été désignés cette année, l’amélioration des conditions de résidence des diplomates camerounais.

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La construction des prisons n’apparaît en fait que comme une partie des problèmes des infrastructures auxquels est confronté la justice camerounaise, comme n’a d’ailleurs pas manqué de l’indiquer Amadou Ali " Nous n’avons pas suffisamment de locaux… vous savez que les citoyens sont pressés de se faire rendre justice " a-t-il continué. Indiquant par la même occasion que dans les cas de Douala et Yaoundé, " la justice reçoit pour chacune de ces villes, environ 120 000 dossiers de contentieux pénal et civil… ". Ce qui ne manque pas de poser un autre problème, celui des ressources humaines chargées de rendre la justice. Le Vice Premier ministre en charge de la Justice indique à cet effet, qu’il faut multiplier par trois, le nombre actuel de magistrats dans les juridictions des deux principales métropoles camerounaises pour satisfaire les besoins des usagers.

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Autre préoccupation des parlementaires, le budget du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd). Estimé à environ 30 milliards de francs (en baisse de plus d’un milliard), il devrait permettre à ce département ministériel, qui dès le 31 décembre prochain va perdre ses prérogatives en matière d’organisation des élections en faveur de Elections Cameroon (Elecam), de poursuivre dans " la sécurisation de nos frontières, notamment par la construction des bureaux et résidences des autorités administratives dans les unités frontalières, la poursuite du processus de décentralisation, le renforcement de la protection civile et de la gestion préventive des catastrophes… " tel qu’indiqué dans l’exposé liminaire présenté aux membres de la Commission des Finances par Emmanuel Edou, le ministre délégué auprès du Minatd en charge des collectivités territoriales décentralisées, parlant en lieu et place de Marafa Hamidou Yaya le chef du département ministériel.
Il préciser que le premier à avoir fait son passage hier devant la Commission des Finances est Henri Eyebe Ayissi. Le ministre des Relations extérieures qui défendait le budget de son ministère d’un montant de près de 26 milliards de francs a notamment indiqué qu’il s’agira de procéder à la mise en place des conditions de déploiement des chefs de missions diplomatiques dont plus d’une trentaine ont été désignés cette année, l’amélioration des conditions de résidence des diplomates camerounais.

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La balle entre Eto’o et Boney

Saisir la justice ou arranger à l’amiable ? Les arguments se bousculent. Aux principaux acteurs de choisir. –

Une nouvelle affaire Samuel Eto’o ? Assurément, si on s’en tient à la récurrence du sujet dans les médias et dans les conversations ordinaires des Camerounais. Le coup est osé pour le goleador, la douleur forte pour le journaliste, l’incident barbare pour le public. Désormais une nouvelle “ escalade ” entre les footballeurs et la presse.
L’événement déclencheur a lieu vendredi 30 mai dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Les journalistes décident de boycotter la conférence de presse de l’équipe nationale de football. Motif : depuis leur arrivée au Cameroun où ils préparaient la rencontre contre le Cap Vert comptant pour les éliminatoires Can/Mondial 2010, l’accès aux Lions a été interdit à toute personne étrangère à l’équipe. Les journalistes souhaitaient pourtant avoir des nouvelles exclusives des internationaux camerounais. Mais l’encadrement technique et la Fécafoot ont estimé que les Lions devaient passer leur regroupement dans une sorte de bunker puisque, selon eux, tout contact avec les médias pouvait être préjudiciable pour la sérénité du groupe.
Les journalistes n’ont pas du tout apprécié cette attitude des dirigeants qui ont, pour ainsi dire, confisqué les Lions. Dans l’esprit des reporters, il ne s’agit que du mépris envers la presse camerounaise. Cette idée est confortée par la fin de non recevoir que les joueurs eux-mêmes opposent aux journalistes à l’issue d’une séance d’entraînement ouverte au public. Alors que ces mêmes stars du foot semblent généralement éprouver du plaisir à s’exprimer dans la presse “ étrangère ”. L’idée du boycott part, entre autres, de là. Une fois dans la salle de conférence, le porte-parole exprime les inquiétudes de la presse sportive face aux Lions désignés pour répondre – enfin – aux journalistes. La conférence avorte.

Préjudices esthétique et moral
M. Eto’o Fils Samuel fait partie du panel. Il ne supporte pas que ses coéquipiers et lui se déplacent spécialement pour venir parler aux journalistes et que ces derniers ne les écoutent pas. L’échange salé qui s’ensuit envenime la situation. Apparemment plus touché que ses collègues de l’équipe nationale, le pitchitchi s’excite, s’énerve, et, au bout du compte, sort de ses gongs. Philippe Boney, journaliste à Radio Tiémeni Siantou (Rts), a l’horreur de recevoir un coup de tête d’Eto’o au visage, suivi de coups de poings. Le résultat est impitoyable : Philippe a une lèvre turgescente, une fracture au bras, et bien d’autres malaises. Sur le lieu du “ sinistre ”, des caméras de chaînes de télévision dont Stv et New Tv sont arrachées. Des portables de journalistes sont ôtés et écrasés. Grabuge ! Les caméras sont remises après négociation. Mais celle de New Tv revient sans la bande ; “ l’élément le plus important avec des images inédites ”, affirme son rédacteur-en-chef. Le lendemain, Philippe sent que sa mâchoire lui fait mal ; ses dents ne sont pas en reste.
A l’heure du bilan, pas de doute pour les journalistes. Il s’agit non pas d’une bagarre mais de l’agression d’un journaliste dans l’exercice de ses fonctions par une star aidée de quelques affidés. Une bonne partie de l’opinion pense que Samuel Eto’o doit payer pour son forfait. L’argumentaire est simple : le célèbre attaquant du Barça a porté atteinte à l’intégrité physique du journaliste. Les sévices corporels subis par ce dernier sont honnis par la société moderne, interdits par la Déclaration universelle des droits de l’homme, et réprimés par la loi pénale. Au surplus, ces sévices causent aujourd’hui un préjudice esthétique à la victime. Avec un visage retouché, des membres déformés, Philippe perd en effet sa beauté naturelle. Ce préjudice esthétique entraîne un préjudice moral. Le journaliste a été battu officiellement, en public, … Les images sont diffusées à travers le monde entier. Son honneur et sa considération sont ternis. Eto’o fils devrait assumer tout cela.

Entre le compromis et la justice
L’issue de l’affaire peut être soit une confrontation devant la justice, soit un arrangement amiable. Des observateurs avertis pensent que la voie de la justice est meilleure, même si l’arrangement est possible dans certaines conditions. Les défenseurs de l’arrangement amiable insistent sur le fait qu’il n’aurait de sens que si l’initiative vient d’Eto’o Fils lui-même. L’action des zélateurs qui appellent le journaliste, parlant au nom d’Eto’o, serait probablement plus nuisible que l’on ne le pense. Eto’o Fils irait ainsi humblement voir lui-même Boney pour lui présenter ses excuses, expliquer pourquoi il a fait cela, et éventuellement convenir des modalités de réparation du préjudice. Mais cette voie présente le risque du “ compromis de paille ”. D’où l’hypothèse que la saisine de la justice serait une bonne option.
Pour ceux qui soutiennent cette hypothèse, l’idéologie de la paix est contre-productive dans ce genre de situation. Pour eux, l’arrangement amiable pourrait contribuer à perpétuer le comportement déshonorable. Le fait de savoir que Samuel Eto’o a porté impunément la main sur un journaliste peut en effet donner des idées à d’autres stars. Il serait fâcheux de chercher toujours à étouffer tous les “ casus belli ” sous le prétexte de l’apaisement nécessaire autour des Lions indomptables. Dans cette perspective, il est important de régler ce genre de problème de manière à sécuriser l’avenir pour tous. Pour les tenants de cette opinion, la justice doit donc trancher. Encore faut-il qu’une plainte en bonne et due forme soit déposée et qu’il y ait des juges véritablement indépendants pour dire le droit avec froideur.  

Par Alexandre T. DJIMELI

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