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Douala : Le business de  » l’eau de forage  » est en plein essor

4Elle est pourtant recueillie dans de mauvaises conditions d’hygiène.

Carrefour Mobil Bonakouamouang à Douala, lundi 24 novembre. Il est 12h. Un groupe d’individus entourent un marchand ambulant d’eau de forage fraîche. Une eau particulièrement prisée, pas seulement parce qu’elle est fraîche, mais aussi parce que selon ses consommateurs, elle est potable.

Derrière son porte-tout, Mp3, de son vrai nom Ghislain Wandji, 24 ans, se débrouille comme il peut, pour satisfaire cette clientèle nombreuse.  Il ne s’est pas seulement contenté de s’installer à ce carrefour. Il a choisi le lieu où se stationnent les conducteurs de mototaxi, entre deux courses, pour papoter en attendant des clients. Et, comme il fait particulièrement chaud ce midi, les affaires de Ghislain Wandji se portent plutôt bien. La bouteille d’un litre et demie coûte 50 Fcfa et la moitié, 25 Fcfa. Ici, on ne s’embarrasse pas de gobelets ou de verres. Chaque client reçoit une bouteille d’eau, qu’il vide au goulot. Celle-ci est ensuite trempée dans un seau d’eau et rapidement nettoyé par le vendeur, pour servir le prochain client.

Ghislain Wandji a débuté la vente de l’eau de forage "glacée", il y a trois ans.  Après s’être essayé sans succès à la vente du matériel de construction et des noix de coco. " Comme je n’avais plus de capital pour débuter une nouvelle affaire. Il a été plus facile pour moi de vendre de l’eau glacée ", confie-t-il. Se lancer dans la vente de l’eau de forage ne nécessite pas en effet de gros moyens.

Pour le cas de Ghislain, il avait déjà un porte-tout. Il ne lui restait donc plus qu’à fabriquer une caisse en bois, recouverte à l’intérieur d’une toile en polyéthylène. De manière à pouvoir conserver le froid. Coût total : 7.500 Fcfa. Il a ensuite acheté 200 bouteilles vides d’eau minérale. Il existe un compartiment au marché central de Douala, où ces bouteilles sont vendues à 25 où 40 Fcfa, l’unité, selon la disponibilité. Il ne restait plus qu’à trouver de l’eau. Ce qui n’a pas été très difficile. Plusieurs entreprises installées à Douala, offrent gratuitement de l’eau captée par forage aux riverains. Ghislain s’approvisionne en eau, à la société Ice Industry à Mboppi. N’étant pas en possession d’un congélateur, il conserve ses bouteilles dans le congélateur d’un particulier, à raison de 800 Fcfa par jour, pour 100 bouteilles.

La journée de Ghislain Wandji débute à 5h du matin. Il traîne son porte-tout de Makepe Missokè, où il réside, à Mboppi où il recueille de l’eau. Ensuite, il se rend  à  New Bell pour récupérer les bouteilles mises à congeler la veille qui sont remplacées par celles du jour. Congelées l’eau restera fraîche ou "glacée", comme on dit couramment, toute la journée. Comme lui, de nombreux jeunes gens se livrent à la vente de l’eau dite de forage. Ce commerce en plein essor se fait au mépris des règles d’hygiène. La même bouteille sert à la consommation de plusieurs personnes. Les marchands eux-mêmes ne payent pas de mine. La provenance des bouteilles est douteuse. De nombreuses personnes écument les poubelles à la recherche des bouteilles vides d’eau minérale, qu’ils revendent aux marchands ambulants d’eau.

Pascal FOTSO 

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Douala : Le business de  » l’eau de forage  » est en plein essor

4Elle est pourtant recueillie dans de mauvaises conditions d’hygiène.

Carrefour Mobil Bonakouamouang à Douala, lundi 24 novembre. Il est 12h. Un groupe d’individus entourent un marchand ambulant d’eau de forage fraîche. Une eau particulièrement prisée, pas seulement parce qu’elle est fraîche, mais aussi parce que selon ses consommateurs, elle est potable.

Derrière son porte-tout, Mp3, de son vrai nom Ghislain Wandji, 24 ans, se débrouille comme il peut, pour satisfaire cette clientèle nombreuse.  Il ne s’est pas seulement contenté de s’installer à ce carrefour. Il a choisi le lieu où se stationnent les conducteurs de mototaxi, entre deux courses, pour papoter en attendant des clients. Et, comme il fait particulièrement chaud ce midi, les affaires de Ghislain Wandji se portent plutôt bien. La bouteille d’un litre et demie coûte 50 Fcfa et la moitié, 25 Fcfa. Ici, on ne s’embarrasse pas de gobelets ou de verres. Chaque client reçoit une bouteille d’eau, qu’il vide au goulot. Celle-ci est ensuite trempée dans un seau d’eau et rapidement nettoyé par le vendeur, pour servir le prochain client.

Ghislain Wandji a débuté la vente de l’eau de forage "glacée", il y a trois ans.  Après s’être essayé sans succès à la vente du matériel de construction et des noix de coco. " Comme je n’avais plus de capital pour débuter une nouvelle affaire. Il a été plus facile pour moi de vendre de l’eau glacée ", confie-t-il. Se lancer dans la vente de l’eau de forage ne nécessite pas en effet de gros moyens.

Pour le cas de Ghislain, il avait déjà un porte-tout. Il ne lui restait donc plus qu’à fabriquer une caisse en bois, recouverte à l’intérieur d’une toile en polyéthylène. De manière à pouvoir conserver le froid. Coût total : 7.500 Fcfa. Il a ensuite acheté 200 bouteilles vides d’eau minérale. Il existe un compartiment au marché central de Douala, où ces bouteilles sont vendues à 25 où 40 Fcfa, l’unité, selon la disponibilité. Il ne restait plus qu’à trouver de l’eau. Ce qui n’a pas été très difficile. Plusieurs entreprises installées à Douala, offrent gratuitement de l’eau captée par forage aux riverains. Ghislain s’approvisionne en eau, à la société Ice Industry à Mboppi. N’étant pas en possession d’un congélateur, il conserve ses bouteilles dans le congélateur d’un particulier, à raison de 800 Fcfa par jour, pour 100 bouteilles.

La journée de Ghislain Wandji débute à 5h du matin. Il traîne son porte-tout de Makepe Missokè, où il réside, à Mboppi où il recueille de l’eau. Ensuite, il se rend  à  New Bell pour récupérer les bouteilles mises à congeler la veille qui sont remplacées par celles du jour. Congelées l’eau restera fraîche ou "glacée", comme on dit couramment, toute la journée. Comme lui, de nombreux jeunes gens se livrent à la vente de l’eau dite de forage. Ce commerce en plein essor se fait au mépris des règles d’hygiène. La même bouteille sert à la consommation de plusieurs personnes. Les marchands eux-mêmes ne payent pas de mine. La provenance des bouteilles est douteuse. De nombreuses personnes écument les poubelles à la recherche des bouteilles vides d’eau minérale, qu’ils revendent aux marchands ambulants d’eau.

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Carrefour Mobil Bonakouamouang à Douala, lundi 24 novembre. Il est 12h. Un groupe d’individus entourent un marchand ambulant d’eau de forage fraîche. Une eau particulièrement prisée, pas seulement parce qu’elle est fraîche, mais aussi parce que selon ses consommateurs, elle est potable.

Derrière son porte-tout, Mp3, de son vrai nom Ghislain Wandji, 24 ans, se débrouille comme il peut, pour satisfaire cette clientèle nombreuse.  Il ne s’est pas seulement contenté de s’installer à ce carrefour. Il a choisi le lieu où se stationnent les conducteurs de mototaxi, entre deux courses, pour papoter en attendant des clients. Et, comme il fait particulièrement chaud ce midi, les affaires de Ghislain Wandji se portent plutôt bien. La bouteille d’un litre et demie coûte 50 Fcfa et la moitié, 25 Fcfa. Ici, on ne s’embarrasse pas de gobelets ou de verres. Chaque client reçoit une bouteille d’eau, qu’il vide au goulot. Celle-ci est ensuite trempée dans un seau d’eau et rapidement nettoyé par le vendeur, pour servir le prochain client.

Ghislain Wandji a débuté la vente de l’eau de forage "glacée", il y a trois ans.  Après s’être essayé sans succès à la vente du matériel de construction et des noix de coco. " Comme je n’avais plus de capital pour débuter une nouvelle affaire. Il a été plus facile pour moi de vendre de l’eau glacée ", confie-t-il. Se lancer dans la vente de l’eau de forage ne nécessite pas en effet de gros moyens.

Pour le cas de Ghislain, il avait déjà un porte-tout. Il ne lui restait donc plus qu’à fabriquer une caisse en bois, recouverte à l’intérieur d’une toile en polyéthylène. De manière à pouvoir conserver le froid. Coût total : 7.500 Fcfa. Il a ensuite acheté 200 bouteilles vides d’eau minérale. Il existe un compartiment au marché central de Douala, où ces bouteilles sont vendues à 25 où 40 Fcfa, l’unité, selon la disponibilité. Il ne restait plus qu’à trouver de l’eau. Ce qui n’a pas été très difficile. Plusieurs entreprises installées à Douala, offrent gratuitement de l’eau captée par forage aux riverains. Ghislain s’approvisionne en eau, à la société Ice Industry à Mboppi. N’étant pas en possession d’un congélateur, il conserve ses bouteilles dans le congélateur d’un particulier, à raison de 800 Fcfa par jour, pour 100 bouteilles.

La journée de Ghislain Wandji débute à 5h du matin. Il traîne son porte-tout de Makepe Missokè, où il réside, à Mboppi où il recueille de l’eau. Ensuite, il se rend  à  New Bell pour récupérer les bouteilles mises à congeler la veille qui sont remplacées par celles du jour. Congelées l’eau restera fraîche ou "glacée", comme on dit couramment, toute la journée. Comme lui, de nombreux jeunes gens se livrent à la vente de l’eau dite de forage. Ce commerce en plein essor se fait au mépris des règles d’hygiène. La même bouteille sert à la consommation de plusieurs personnes. Les marchands eux-mêmes ne payent pas de mine. La provenance des bouteilles est douteuse. De nombreuses personnes écument les poubelles à la recherche des bouteilles vides d’eau minérale, qu’ils revendent aux marchands ambulants d’eau.

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Derrière son porte-tout, Mp3, de son vrai nom Ghislain Wandji, 24 ans, se débrouille comme il peut, pour satisfaire cette clientèle nombreuse.  Il ne s’est pas seulement contenté de s’installer à ce carrefour. Il a choisi le lieu où se stationnent les conducteurs de mototaxi, entre deux courses, pour papoter en attendant des clients. Et, comme il fait particulièrement chaud ce midi, les affaires de Ghislain Wandji se portent plutôt bien. La bouteille d’un litre et demie coûte 50 Fcfa et la moitié, 25 Fcfa. Ici, on ne s’embarrasse pas de gobelets ou de verres. Chaque client reçoit une bouteille d’eau, qu’il vide au goulot. Celle-ci est ensuite trempée dans un seau d’eau et rapidement nettoyé par le vendeur, pour servir le prochain client.

Ghislain Wandji a débuté la vente de l’eau de forage "glacée", il y a trois ans.  Après s’être essayé sans succès à la vente du matériel de construction et des noix de coco. " Comme je n’avais plus de capital pour débuter une nouvelle affaire. Il a été plus facile pour moi de vendre de l’eau glacée ", confie-t-il. Se lancer dans la vente de l’eau de forage ne nécessite pas en effet de gros moyens.

Pour le cas de Ghislain, il avait déjà un porte-tout. Il ne lui restait donc plus qu’à fabriquer une caisse en bois, recouverte à l’intérieur d’une toile en polyéthylène. De manière à pouvoir conserver le froid. Coût total : 7.500 Fcfa. Il a ensuite acheté 200 bouteilles vides d’eau minérale. Il existe un compartiment au marché central de Douala, où ces bouteilles sont vendues à 25 où 40 Fcfa, l’unité, selon la disponibilité. Il ne restait plus qu’à trouver de l’eau. Ce qui n’a pas été très difficile. Plusieurs entreprises installées à Douala, offrent gratuitement de l’eau captée par forage aux riverains. Ghislain s’approvisionne en eau, à la société Ice Industry à Mboppi. N’étant pas en possession d’un congélateur, il conserve ses bouteilles dans le congélateur d’un particulier, à raison de 800 Fcfa par jour, pour 100 bouteilles.

La journée de Ghislain Wandji débute à 5h du matin. Il traîne son porte-tout de Makepe Missokè, où il réside, à Mboppi où il recueille de l’eau. Ensuite, il se rend  à  New Bell pour récupérer les bouteilles mises à congeler la veille qui sont remplacées par celles du jour. Congelées l’eau restera fraîche ou "glacée", comme on dit couramment, toute la journée. Comme lui, de nombreux jeunes gens se livrent à la vente de l’eau dite de forage. Ce commerce en plein essor se fait au mépris des règles d’hygiène. La même bouteille sert à la consommation de plusieurs personnes. Les marchands eux-mêmes ne payent pas de mine. La provenance des bouteilles est douteuse. De nombreuses personnes écument les poubelles à la recherche des bouteilles vides d’eau minérale, qu’ils revendent aux marchands ambulants d’eau.

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Pauline Etet : Meilleure scénariste d’Afrique centrale

La grande gagnante aux Ecrans noirs parle de son adaptation de L’enfant de la révolte muette.
Patricia Ngo Ngouem (Stagiaire) –




Votre scénario a été primé meilleur scénario d’Afrique centrale aux derniers Ecrans noirs. Que représente cette récompense à vos yeux ?
Je peux dire que ce prix est la reconnaissance de tout ce que j’ai pu engranger comme expérience, comme formation par rapport au cinéma et au scénario dont je fais l’une de mes spécialités.

A quoi faites-vous allusion quand vous parlez de formation ?
J’ai passé plusieurs années à être formée. J’ai été d’abord formée à travers les classes de cinéma dans le cadre du festival Ecrans noirs. Ensuite, j’ai suivi plusieurs stages à travers le monde. En réalité, les ateliers servent de catalyseurs. C’est une initiation et une prise de contact avec un métier. Ils sont importants dans la mesure où on les utilise après. J’ai suivi des ateliers de formations, fais des stages, c’est vrai. Mais j’ai continué en lisant des bouquins, en cherchant sur Internet quelles sont les théories qui existent sur le scénario et la production. C’est la combinaison de tout ceci qui, à mon avis, m’a hissée au niveau où je suis.

Votre scénario, Révolte muette, est une adaptation du roman L’enfant de la révolte muette du Général Camille Nkoa Atenga. Pourquoi avoir choisi cette œuvre?
C’est un livre qui a été au programme des enseignements secondaires pendant longtemps. Pendant les années lycée, on découvre beaucoup de choses et on est plus ou moins impressionné. C’est une histoire qui m’avait particulièrement touchée parce qu’elle décrivait une réalité que j’étais très loin d’imaginer. Quand je dis réalité, c’est par rapport à mon imagination, à mon expérience de jeune fille et à la vie que je voyais mener autour de moi. La rencontre avec cette histoire a donc été un choc pour moi. Cela m’a touchée au point où, le jour où j’ai justement vu le concours d’Etonnant scénario, un concours qui concerne l’adaptation de romans pour le cinéma, ma proposition a été tout de suite L’enfant de la révolte muette.

Est-ce votre premier scénario ?
En réalité, j’ai déjà écrit une mini série de treize épisodes sur laquelle je suis en train de faire la production exécutive. Révolte muette sera mon premier long métrage. Je ne peux rien dire pour le moment concernant ce long métrage. Mais sans rien dévoiler, je peux dire que les fans du livre seront servis.

Que prévoyez-vous pour la suite de votre carrière ?
La carrière d’un cinéaste, c’est de faire des films. Depuis 2006, Le réalisateur du film, Théophile Ngwé II et moi avons commencé l’adaptation du roman. Nous avons passé trois semaines à Bamako dans le cadre d’Etonnant scénario. Trois semaines pendant lesquelles nous avons travaillé sur cette adaptation. Il y a une résidence d’écriture qui va nous permettre, le réalisateur et moi, de parfaire le scénario. Révolte muette a été primé aux Ecrans noirs comme meilleur scénario d’Afrique centrale. Maintenant, je vais le mettre en production et Théophile Ngwé II va le réaliser. Nous espérons que nous y arriverons. La suite, c’est de faire d’autres films.

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