Non classé

Mbouamassok Ma Batallong : Vos responsabilités devant l’histoire

4Monsieur le Président et cher cohéritier,

La vie d’un homme autant que d’un pays est intégrée dans un espace qui compte trois étapes majeures : le passé, le présent et l’avenir. C’est une vérité éternelle.

 

Si le passé, c’est-à-dire l’histoire, est très significatif ici, c’est parce que cette étape de la vie est fondamentalement incrustée dans les deux autres et les influence. Tel et si bien que sans bien comprendre et assumer ce passé, il devient très difficile pour ne pas dire plus, de maîtriser le présent et encore moins de se projeter de manière rassurante vers ce demain naturellement incertain.

Le passé de notre cher héritage commun à savoir le Cameroun est, à l’instar des passés de toutes les communautés humaines, fait de hauts et de bas. Il se trouve que dans une large mesure, les Peuples titubent au présent et s’effondrent à l’avenir, tâtonnent aujourd’hui et se perdent absolument demain, qui n’assument pas toute leur histoire, tout leur passé aussi bien dans ses moments d’honneur que dans ceux différents. Et ici, le rôle de l’Etat et de son principal animateur du moment est si prépondérant que c’est à eux que, le moment venu, l’histoire demande les comptes.

Il y a plus d’un fait qui invite le Peuple Camerounais à se réconcilier ici et maintenant, avec lui-même et avec son histoire pour être apte à construire sur du solide. Nous évoquons ici les plus significatifs à notre sens : 

            – Dans une certaine mesure, du 1er au 13 septembre 2008 l’histoire vient de célébrer le Cinquante-

naire de l’assassinat du principal leader de la lutte de libération nationale et de la réunification " des " Camerouns d’avant 1960, nous nommons le héros et martyr Um Nyobe de glorieuse mémoire ;

– Le 3 Novembre 2008, nous ne serons plus qu’à deux ans du Cinquantenaire de l’assassinat du héros et martyr Moumié Moumié Mekou et à 15 mois de celui de l’indépendance du Cameroun notre héritage commun ;

 – Le 30 novembre 2008, dix neuf ans se seront passés que le tout premier Président du Cameroun mort et enterré au Sénégal attend encore, avec d’autres Camerounais restés équilibrés, que soit mis un terme à son exil aujourd’hui devenu intolérable.

Monsieur le Président et cher cohéritier,

Avec force et patriotisme, nous affirmons ici que la gestion inconséquente de notre histoire partagée ne peut que continuer à être préjudiciable à toute notre communauté. Elle constitue un handicap réel à la cohésion et à une réelle unité nationales. C’est pour cela que le PSLD, ce mouvement de libération nationale du Cameroun de ce vicieux système néocolonial pense et soutient que l’échéance doit cesser d’être reculée, qui favorise la réconciliation de notre Peuple aussi bien avec lui-même qu’avec son histoire globale.

Pour le faciliter nous soulignons à doubles traits sous forme de recommandations politiques formelles :

1. Que c’est ici et c’est maintenant, ce dans le but de favoriser une bonne lecture de cette période encore floue de notre histoire, que l’Etat du Cameroun doit exiger et obtenir de la France et de l’Angleterre que soient ouvertes les archives en relation avec leur administration du Cameroun notre pays ;

2. Que l’Etat du Cameroun, en collaboration surtout avec cette France-des-gouvernants néocolonialiste rende claire l’histoire relative à la gestion de notre pays de 1960 à 1985 ;

3. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec les familles et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes des patriotes Moumié, Kingué et d’autres s’il y a lieu, en tant que leaders nationalistes tombés au champ de bataille pour un Cameroun libre, indépendant et prospère d’une part ; qu’il soit d’autre part à cette occasion, organisés pour tous les combattants de la lutte concernée, des obsèques à la dimension du sacrifice par eux consenti et qu’enfin l’Etat élève les plus méritants à l’échelle de héros et martyrs et édifie une place d’honneur et de dignité en leur mémoire ;

4. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec la famille et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes du citoyen Ahmadou Ahidjo en tant que premier Président du Cameroun, et que soit organisé à cette occasion un deuil national de trois jours.

Monsieur le Président de la République et cher cohéritier,

Le nationaliste Um Nyobe soutenait à juste titre que chacun de nous avait des responsabilités devant l’histoire. Il ne servira à rien d’autre ici qu’à retarder encore maladroitement l’échéance certainement à venir, que de ne pas prendre, ici et maintenant, la décision politique attendue. Et la fuite en avant ici n’est favorable ni au régime actuel, ni à votre gouvernement, ni à vous-mêmes. Nous vous suggérons donc d’avoir tout le courage et toute la volonté politiques nécessaires sans que ceci ne relève de telle pression que ce soit, neutralisant toutes les pesanteurs négatives, de faire réaliser patriotiquement les initiatives ci-dessus avant le Cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun en 2010. Ceci vous honore à coup sûr et ne le perdez pas de vue.

Car ce pouvoir que vous détenez encore et la force qu’il véhicule ne servent qu’à nuire s’ils ne favorisent pas à asseoir la paix dans les cœurs et les esprits du Peuple au service duquel ils doivent être mis. Ce pouvoir n’est que barbare, dont l’usage vise à déshonorer et à humilier qu’à établir  le Peuple dans sa dignité et son honneur.

Dans cette attente, croyez Monsieur le Président, à notre considération et à notre détermination patriotique à œuvrer pour que soient prises en compte les suggestions que véhicule la présente communication.

Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun

Très sincèrement,

Très patriotiquement.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Mbouamassok Ma Batallong : Vos responsabilités devant l’histoire

4Monsieur le Président et cher cohéritier,

La vie d’un homme autant que d’un pays est intégrée dans un espace qui compte trois étapes majeures : le passé, le présent et l’avenir. C’est une vérité éternelle.

 

Si le passé, c’est-à-dire l’histoire, est très significatif ici, c’est parce que cette étape de la vie est fondamentalement incrustée dans les deux autres et les influence. Tel et si bien que sans bien comprendre et assumer ce passé, il devient très difficile pour ne pas dire plus, de maîtriser le présent et encore moins de se projeter de manière rassurante vers ce demain naturellement incertain.

Le passé de notre cher héritage commun à savoir le Cameroun est, à l’instar des passés de toutes les communautés humaines, fait de hauts et de bas. Il se trouve que dans une large mesure, les Peuples titubent au présent et s’effondrent à l’avenir, tâtonnent aujourd’hui et se perdent absolument demain, qui n’assument pas toute leur histoire, tout leur passé aussi bien dans ses moments d’honneur que dans ceux différents. Et ici, le rôle de l’Etat et de son principal animateur du moment est si prépondérant que c’est à eux que, le moment venu, l’histoire demande les comptes.

Il y a plus d’un fait qui invite le Peuple Camerounais à se réconcilier ici et maintenant, avec lui-même et avec son histoire pour être apte à construire sur du solide. Nous évoquons ici les plus significatifs à notre sens : 

            – Dans une certaine mesure, du 1er au 13 septembre 2008 l’histoire vient de célébrer le Cinquante-

naire de l’assassinat du principal leader de la lutte de libération nationale et de la réunification " des " Camerouns d’avant 1960, nous nommons le héros et martyr Um Nyobe de glorieuse mémoire ;

– Le 3 Novembre 2008, nous ne serons plus qu’à deux ans du Cinquantenaire de l’assassinat du héros et martyr Moumié Moumié Mekou et à 15 mois de celui de l’indépendance du Cameroun notre héritage commun ;

 – Le 30 novembre 2008, dix neuf ans se seront passés que le tout premier Président du Cameroun mort et enterré au Sénégal attend encore, avec d’autres Camerounais restés équilibrés, que soit mis un terme à son exil aujourd’hui devenu intolérable.

Monsieur le Président et cher cohéritier,

Avec force et patriotisme, nous affirmons ici que la gestion inconséquente de notre histoire partagée ne peut que continuer à être préjudiciable à toute notre communauté. Elle constitue un handicap réel à la cohésion et à une réelle unité nationales. C’est pour cela que le PSLD, ce mouvement de libération nationale du Cameroun de ce vicieux système néocolonial pense et soutient que l’échéance doit cesser d’être reculée, qui favorise la réconciliation de notre Peuple aussi bien avec lui-même qu’avec son histoire globale.

Pour le faciliter nous soulignons à doubles traits sous forme de recommandations politiques formelles :

1. Que c’est ici et c’est maintenant, ce dans le but de favoriser une bonne lecture de cette période encore floue de notre histoire, que l’Etat du Cameroun doit exiger et obtenir de la France et de l’Angleterre que soient ouvertes les archives en relation avec leur administration du Cameroun notre pays ;

2. Que l’Etat du Cameroun, en collaboration surtout avec cette France-des-gouvernants néocolonialiste rende claire l’histoire relative à la gestion de notre pays de 1960 à 1985 ;

3. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec les familles et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes des patriotes Moumié, Kingué et d’autres s’il y a lieu, en tant que leaders nationalistes tombés au champ de bataille pour un Cameroun libre, indépendant et prospère d’une part ; qu’il soit d’autre part à cette occasion, organisés pour tous les combattants de la lutte concernée, des obsèques à la dimension du sacrifice par eux consenti et qu’enfin l’Etat élève les plus méritants à l’échelle de héros et martyrs et édifie une place d’honneur et de dignité en leur mémoire ;

4. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec la famille et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes du citoyen Ahmadou Ahidjo en tant que premier Président du Cameroun, et que soit organisé à cette occasion un deuil national de trois jours.

Monsieur le Président de la République et cher cohéritier,

Le nationaliste Um Nyobe soutenait à juste titre que chacun de nous avait des responsabilités devant l’histoire. Il ne servira à rien d’autre ici qu’à retarder encore maladroitement l’échéance certainement à venir, que de ne pas prendre, ici et maintenant, la décision politique attendue. Et la fuite en avant ici n’est favorable ni au régime actuel, ni à votre gouvernement, ni à vous-mêmes. Nous vous suggérons donc d’avoir tout le courage et toute la volonté politiques nécessaires sans que ceci ne relève de telle pression que ce soit, neutralisant toutes les pesanteurs négatives, de faire réaliser patriotiquement les initiatives ci-dessus avant le Cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun en 2010. Ceci vous honore à coup sûr et ne le perdez pas de vue.

Car ce pouvoir que vous détenez encore et la force qu’il véhicule ne servent qu’à nuire s’ils ne favorisent pas à asseoir la paix dans les cœurs et les esprits du Peuple au service duquel ils doivent être mis. Ce pouvoir n’est que barbare, dont l’usage vise à déshonorer et à humilier qu’à établir  le Peuple dans sa dignité et son honneur.

Dans cette attente, croyez Monsieur le Président, à notre considération et à notre détermination patriotique à œuvrer pour que soient prises en compte les suggestions que véhicule la présente communication.

Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun

Très sincèrement,

Très patriotiquement.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Mbouamassok Ma Batallong : Vos responsabilités devant l’histoire

4Monsieur le Président et cher cohéritier,

La vie d’un homme autant que d’un pays est intégrée dans un espace qui compte trois étapes majeures : le passé, le présent et l’avenir. C’est une vérité éternelle.

 

Si le passé, c’est-à-dire l’histoire, est très significatif ici, c’est parce que cette étape de la vie est fondamentalement incrustée dans les deux autres et les influence. Tel et si bien que sans bien comprendre et assumer ce passé, il devient très difficile pour ne pas dire plus, de maîtriser le présent et encore moins de se projeter de manière rassurante vers ce demain naturellement incertain.

Le passé de notre cher héritage commun à savoir le Cameroun est, à l’instar des passés de toutes les communautés humaines, fait de hauts et de bas. Il se trouve que dans une large mesure, les Peuples titubent au présent et s’effondrent à l’avenir, tâtonnent aujourd’hui et se perdent absolument demain, qui n’assument pas toute leur histoire, tout leur passé aussi bien dans ses moments d’honneur que dans ceux différents. Et ici, le rôle de l’Etat et de son principal animateur du moment est si prépondérant que c’est à eux que, le moment venu, l’histoire demande les comptes.

Il y a plus d’un fait qui invite le Peuple Camerounais à se réconcilier ici et maintenant, avec lui-même et avec son histoire pour être apte à construire sur du solide. Nous évoquons ici les plus significatifs à notre sens : 

            – Dans une certaine mesure, du 1er au 13 septembre 2008 l’histoire vient de célébrer le Cinquante-

naire de l’assassinat du principal leader de la lutte de libération nationale et de la réunification " des " Camerouns d’avant 1960, nous nommons le héros et martyr Um Nyobe de glorieuse mémoire ;

– Le 3 Novembre 2008, nous ne serons plus qu’à deux ans du Cinquantenaire de l’assassinat du héros et martyr Moumié Moumié Mekou et à 15 mois de celui de l’indépendance du Cameroun notre héritage commun ;

 – Le 30 novembre 2008, dix neuf ans se seront passés que le tout premier Président du Cameroun mort et enterré au Sénégal attend encore, avec d’autres Camerounais restés équilibrés, que soit mis un terme à son exil aujourd’hui devenu intolérable.

Monsieur le Président et cher cohéritier,

Avec force et patriotisme, nous affirmons ici que la gestion inconséquente de notre histoire partagée ne peut que continuer à être préjudiciable à toute notre communauté. Elle constitue un handicap réel à la cohésion et à une réelle unité nationales. C’est pour cela que le PSLD, ce mouvement de libération nationale du Cameroun de ce vicieux système néocolonial pense et soutient que l’échéance doit cesser d’être reculée, qui favorise la réconciliation de notre Peuple aussi bien avec lui-même qu’avec son histoire globale.

Pour le faciliter nous soulignons à doubles traits sous forme de recommandations politiques formelles :

1. Que c’est ici et c’est maintenant, ce dans le but de favoriser une bonne lecture de cette période encore floue de notre histoire, que l’Etat du Cameroun doit exiger et obtenir de la France et de l’Angleterre que soient ouvertes les archives en relation avec leur administration du Cameroun notre pays ;

2. Que l’Etat du Cameroun, en collaboration surtout avec cette France-des-gouvernants néocolonialiste rende claire l’histoire relative à la gestion de notre pays de 1960 à 1985 ;

3. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec les familles et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes des patriotes Moumié, Kingué et d’autres s’il y a lieu, en tant que leaders nationalistes tombés au champ de bataille pour un Cameroun libre, indépendant et prospère d’une part ; qu’il soit d’autre part à cette occasion, organisés pour tous les combattants de la lutte concernée, des obsèques à la dimension du sacrifice par eux consenti et qu’enfin l’Etat élève les plus méritants à l’échelle de héros et martyrs et édifie une place d’honneur et de dignité en leur mémoire ;

4. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec la famille et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes du citoyen Ahmadou Ahidjo en tant que premier Président du Cameroun, et que soit organisé à cette occasion un deuil national de trois jours.

Monsieur le Président de la République et cher cohéritier,

Le nationaliste Um Nyobe soutenait à juste titre que chacun de nous avait des responsabilités devant l’histoire. Il ne servira à rien d’autre ici qu’à retarder encore maladroitement l’échéance certainement à venir, que de ne pas prendre, ici et maintenant, la décision politique attendue. Et la fuite en avant ici n’est favorable ni au régime actuel, ni à votre gouvernement, ni à vous-mêmes. Nous vous suggérons donc d’avoir tout le courage et toute la volonté politiques nécessaires sans que ceci ne relève de telle pression que ce soit, neutralisant toutes les pesanteurs négatives, de faire réaliser patriotiquement les initiatives ci-dessus avant le Cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun en 2010. Ceci vous honore à coup sûr et ne le perdez pas de vue.

Car ce pouvoir que vous détenez encore et la force qu’il véhicule ne servent qu’à nuire s’ils ne favorisent pas à asseoir la paix dans les cœurs et les esprits du Peuple au service duquel ils doivent être mis. Ce pouvoir n’est que barbare, dont l’usage vise à déshonorer et à humilier qu’à établir  le Peuple dans sa dignité et son honneur.

Dans cette attente, croyez Monsieur le Président, à notre considération et à notre détermination patriotique à œuvrer pour que soient prises en compte les suggestions que véhicule la présente communication.

Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun

Très sincèrement,

Très patriotiquement.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Mbouamassok Ma Batallong : Vos responsabilités devant l’histoire

4Monsieur le Président et cher cohéritier,

La vie d’un homme autant que d’un pays est intégrée dans un espace qui compte trois étapes majeures : le passé, le présent et l’avenir. C’est une vérité éternelle.

 

Si le passé, c’est-à-dire l’histoire, est très significatif ici, c’est parce que cette étape de la vie est fondamentalement incrustée dans les deux autres et les influence. Tel et si bien que sans bien comprendre et assumer ce passé, il devient très difficile pour ne pas dire plus, de maîtriser le présent et encore moins de se projeter de manière rassurante vers ce demain naturellement incertain.

Le passé de notre cher héritage commun à savoir le Cameroun est, à l’instar des passés de toutes les communautés humaines, fait de hauts et de bas. Il se trouve que dans une large mesure, les Peuples titubent au présent et s’effondrent à l’avenir, tâtonnent aujourd’hui et se perdent absolument demain, qui n’assument pas toute leur histoire, tout leur passé aussi bien dans ses moments d’honneur que dans ceux différents. Et ici, le rôle de l’Etat et de son principal animateur du moment est si prépondérant que c’est à eux que, le moment venu, l’histoire demande les comptes.

Il y a plus d’un fait qui invite le Peuple Camerounais à se réconcilier ici et maintenant, avec lui-même et avec son histoire pour être apte à construire sur du solide. Nous évoquons ici les plus significatifs à notre sens : 

            – Dans une certaine mesure, du 1er au 13 septembre 2008 l’histoire vient de célébrer le Cinquante-

naire de l’assassinat du principal leader de la lutte de libération nationale et de la réunification " des " Camerouns d’avant 1960, nous nommons le héros et martyr Um Nyobe de glorieuse mémoire ;

– Le 3 Novembre 2008, nous ne serons plus qu’à deux ans du Cinquantenaire de l’assassinat du héros et martyr Moumié Moumié Mekou et à 15 mois de celui de l’indépendance du Cameroun notre héritage commun ;

 – Le 30 novembre 2008, dix neuf ans se seront passés que le tout premier Président du Cameroun mort et enterré au Sénégal attend encore, avec d’autres Camerounais restés équilibrés, que soit mis un terme à son exil aujourd’hui devenu intolérable.

Monsieur le Président et cher cohéritier,

Avec force et patriotisme, nous affirmons ici que la gestion inconséquente de notre histoire partagée ne peut que continuer à être préjudiciable à toute notre communauté. Elle constitue un handicap réel à la cohésion et à une réelle unité nationales. C’est pour cela que le PSLD, ce mouvement de libération nationale du Cameroun de ce vicieux système néocolonial pense et soutient que l’échéance doit cesser d’être reculée, qui favorise la réconciliation de notre Peuple aussi bien avec lui-même qu’avec son histoire globale.

Pour le faciliter nous soulignons à doubles traits sous forme de recommandations politiques formelles :

1. Que c’est ici et c’est maintenant, ce dans le but de favoriser une bonne lecture de cette période encore floue de notre histoire, que l’Etat du Cameroun doit exiger et obtenir de la France et de l’Angleterre que soient ouvertes les archives en relation avec leur administration du Cameroun notre pays ;

2. Que l’Etat du Cameroun, en collaboration surtout avec cette France-des-gouvernants néocolonialiste rende claire l’histoire relative à la gestion de notre pays de 1960 à 1985 ;

3. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec les familles et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes des patriotes Moumié, Kingué et d’autres s’il y a lieu, en tant que leaders nationalistes tombés au champ de bataille pour un Cameroun libre, indépendant et prospère d’une part ; qu’il soit d’autre part à cette occasion, organisés pour tous les combattants de la lutte concernée, des obsèques à la dimension du sacrifice par eux consenti et qu’enfin l’Etat élève les plus méritants à l’échelle de héros et martyrs et édifie une place d’honneur et de dignité en leur mémoire ;

4. Que l’Etat du Cameroun initie et organise, en collaboration avec la famille et pas l’inverse (voir loi n°91/022 du 16-12-1991), le rapatriement des restes du citoyen Ahmadou Ahidjo en tant que premier Président du Cameroun, et que soit organisé à cette occasion un deuil national de trois jours.

Monsieur le Président de la République et cher cohéritier,

Le nationaliste Um Nyobe soutenait à juste titre que chacun de nous avait des responsabilités devant l’histoire. Il ne servira à rien d’autre ici qu’à retarder encore maladroitement l’échéance certainement à venir, que de ne pas prendre, ici et maintenant, la décision politique attendue. Et la fuite en avant ici n’est favorable ni au régime actuel, ni à votre gouvernement, ni à vous-mêmes. Nous vous suggérons donc d’avoir tout le courage et toute la volonté politiques nécessaires sans que ceci ne relève de telle pression que ce soit, neutralisant toutes les pesanteurs négatives, de faire réaliser patriotiquement les initiatives ci-dessus avant le Cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun en 2010. Ceci vous honore à coup sûr et ne le perdez pas de vue.

Car ce pouvoir que vous détenez encore et la force qu’il véhicule ne servent qu’à nuire s’ils ne favorisent pas à asseoir la paix dans les cœurs et les esprits du Peuple au service duquel ils doivent être mis. Ce pouvoir n’est que barbare, dont l’usage vise à déshonorer et à humilier qu’à établir  le Peuple dans sa dignité et son honneur.

Dans cette attente, croyez Monsieur le Président, à notre considération et à notre détermination patriotique à œuvrer pour que soient prises en compte les suggestions que véhicule la présente communication.

Que la solidarité de tous soit la garantie de la sécurité de chacun

Très sincèrement,

Très patriotiquement.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

2 Souza : Voici le procureur des femmes

 » Demandez aux femmes  » du poulain de Nkotti François est un album promoteur et engagé.
Eric Roland Kongou –




Par quelque bout qu’on le prenne, le premier album de 2 Souza est foncièrement engagé. Un l’album de huit titres (plus une instrumentale) de makossa que l’auteur situe entre " la vieille et la nouvelle génération". Cette première œuvre de 2 Souza est en réalité une belle couronne d’épine que l’artiste tresse aux femmes. "Demandez aux femmes ", le troisième titre qui a d’ailleurs donné son nom à l’album en est la parfaite illustration. Extraits : " si tes poches sont trouées, il ne faut pas chercher la femme ". " Les femmes ont le sang à l’œil, elles font le ‘’tobassi’’ pour profiter de vous ". " La femme n’a jamais aimé.

En vérité, la femme la plus sérieuse a au moins trois maris. Le premier est bendskinner, le second est son sponsor, le troisième, et non le dernier, est son meilleur petit ". Rien que ça !
" Ho Schem Moukouaye ", le premier titre de l’album est un reproche à ces " jeunes qui opte pour la vie facile et adhère aux sectes ". Un pur makossa où on peut apprécier les doigtés de la guitare rythmique de Mouasso Elamé, celui-là même qui a fait le fond musical de " Djombos ", l’album à succès de Eriko qui fait rage en ce moment. C’est dans le même registre qu’il faut classer les titres "merci maman ", ou " Na dibena ". Par contre, " maboya ", qui est également agréable à l’écoute, est une diatribe au vitriol des prostitués.

Cerise sur le gâteau, dans ce premier album, 2 Souza, interprète deux titres à succès de Nkotti François, son illustre aîné : "Mito ni Tututu " et " Dina lam ". " Le grand Nkotti m’a tout donné dans cet album. Et si Nkotti est le n°1 à Souza, je suis le n°2, c’est pour cela que j’ai précédé mon nom du chiffre 2", clame l’artiste, fier comme un coq. Pour ne pas oublier d’où vient, l’artiste de son vrai nom Joseph Ekwatoh, chante " Na si dibena " (en deux versions : chantée et instrumentale), un joyeux ‘’Essewé’’ que les férus de ce rythme apprécieront certainement. Autant de titre-galettes qui ont sans doute attisé la convoitise des pirates qui ont déjà mis des versions frelatées sur l’album sur le marché avant sa sortie officielle le 9 juin dernier.
Cependant, " Demandez aux femmes " a un goût d’inachevé dont l’auteur aurait bien pu faire l’économie aux mélomanes.

A l’instar de ces dédicaces à l’infinie, des noms des amis, des proches que l’artiste cite en boucle. On peut également regretter le conditionnement de l’album qui laisse à désirer. L’affiche et le coffret de l’album sont loin d’être parfaits. Mais ces aléas n’altèrent nullement un premier album dont la qualité ne surprend pas lorsqu’on daigne jeter un coup d’œil sur la fiche technique. Tenez, Nono Flavie et Bill Muicha au chœur, Mouasso Elamé à la guitare rythmique, Arthur Manga Manga et Lady Bass à la guitare bass, Emmanuel Dou à l’arrangement, Talla Jeannot au piano et San Fan Thomas au mixage dans son studio Makassi. Une belle équipe qui ne pouvait que produire qu’un tel chef-d’œuvre que seules les féministes trouveront à redire.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.