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Biya limoge Njeuma et Kontchou

Un nouveau recteur à Yaoundé I, un nouveau président du conseil d’administration à Douala, les postes essentiels de l’Université de Maroua pourvus.

Fini le suspense ! L’Université de Maroua a enfin ses principaux responsables. Ils ont été nommés par des décrets du chef de l’Etat lus au journal de la Crtv-poste national hier, lundi 29 décembre. Parmi ces décrets, deux remplacent le président du conseil d’administration de l’Université de Douala et le recteur de l’Université de Yaoundé I. Des postes qui étaient respectivement occupés par deux dinosaures du Renouveau : Augustin Kontchou Kouomegni et Dorothy Njeuma. Les textes lus sont restés muets sur ce qu’ils deviendront.
Recteur de l’Université de Yaoundé I depuis le 10 septembre 2005, Dorothy Njeuma (née le 26 juin 1943 à Buea) qui a œuvré à la déstabilisation de l’Association de défense des droits des étudiants camerounais (Addec) au campus de Ngoa Ekellé, a toujours été présentée comme l’une des personnes indéboulonnables du système universitaire camerounais. Dame de fer, elle a fait mater plusieurs grèves d’étudiants à l’Université de Buea dont elle a été le premier Vice Chancellor (recteur), dès sa création en 1993. Professeur de biologie et de zoologie ayant occupé les fonctions de vice-ministre de l’Education nationale (gouvernement du 30 juin 1975 et du 4 février 1984) et de ministre délégué à l’Education nationale (gouvernement du 13 avril 1983 et du 18 juin 1983), elle est viré au moment où elle rentre d’une tournée au Mali, pour le compte du Nepad.

Le bon joueur et l’équipe
Augustin Kontchou Kouomegni (né en 1945 à Nkongsamba), quant à lui, a été nommé président du conseil d’administration de l’Université de Douala le 2 septembre 2005. Après un long passage à vide à sa sortie du gouvernement le 27 avril 2001. Ministre de l’Information et de la culture (gouvernement du 7 décembre 1990 et du 26 avril 1991), ministre de la Communication (gouvernement du 9 avril 1992), ministre d’Etat chargé de la communication (gouvernement du 27 novembre 1992, du 19 septembre 1996) et ministre d’Etat chargé des Relations extérieures (gouvernement du 7 décembre 1997), l’on avait cru que l’arrivée de cet agrégé de science politique à la tête du conseil d’administration de l’Université de Douala sonnait son retour dans l’establishment, pour un autre long bail.
D’aucuns disent que son limogeage est une preuve que le chef de l’Etat a choisi de donner raison au recteur Bruno Bekolo Ebe, dans les multiples conflits qui ont opposé les deux hommes concernant surtout la gestion des revendications estudiantines, l’ordonnancement du budget de l’institution, les crises entre le recteur et certains enseignants… Toutefois, Paul Biya étant imprévisible, nul ne saurait dire si c’est la fin pour “ zéro mort ”. Tout comme, l’on ne saurait pas s’aventurer sur l’avenir politique de Dorothy Njeuma

Revendications identitaires
Les nominations d’hier semblent confirmer la mise en route effective de l’Université de Maroua cette année. Elles mettent un point final aux batailles pour l’occupation des postes essentiels à l’Université de Maroua, relayées par Le Messager (n° 2711 du lundi 6 octobre 2008). Dans l’édition sus citée, le quotidien à l’écoute du peuple signalait que Saïbou Issa, nommé directeur de l’Ecole normale supérieure de Maroua, était en pôle position dans ces batailles.
Au-delà, l’on remarque une sorte de triomphe des revendications régionales. En scrutant l’origine régionale des personnes nommées, l’on constate que celles du Littoral et du nord, très actives ces derniers temps dans les revendications identitaires, ont la part belle. L’élite des régions du septentrion voulait, pour l’Université de Maroua, des dirigeants originaires de leurs régions. Leur vœu a été exaucée à 90% car, il n’y a que le recteur de l’Université de Maroua qui n’est pas du septentrion. Néanmoins, c’est un originaire du septentrion qui remplace Dorothy Njeuma à la tête de l’Université de Yaoundé I. A l’Université de Douala, c’est un originaire de la région du Littoral, Théophile Ngando Mpondo, qui est nommé à la place d’un originaire de la région de l’Ouest. Si une personnalité de la zone anglophone limogée a été remplacée par une autre – nommé à Maroua –, celle de l’Ouest virée dans le Littoral n’a pas été remplacée. Mais tout à l’honneur du septentrion dont quatre fils sur les six nommés ont été promus.
Le contenu de ce décret peut se lire comme un indicateur qui confirme que personne n’est intouchable dans le système universitaire, que l’Université de Maroua va effectivement démarrer cette année et que l’heure est à la satisfaction des revendications identitaires. Une manière pour Biya de rendre justice ?

Nomination dans les Universités d’Etat

Université de Douala
Pca : Ngando Mpondo Théophile
Université de Yaoundé I
Recteur : Oumarou Bouba
Université de Maroua
Pca : Youssoufa Daouda
Recteur : Ako Edward Oben
Secrétaire général : Haman Njallo, Chargé de cours
Ens Maroua
Directeur : Saïbou Issa, Maître de Conférence à l’Université de Ngaoundéré

Conseil d’administration de Camair co

Pca : Yang Philémon
Membres :
Représentant du Mintrans : Mindouka Paul Alain
Représentant du Minfi : Nguenang Joseph Désiré
Représentant du Mintour : Mme Ngomo Angeline Florence
 

Par Honoré FOIMOUKOM

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Biya limoge Njeuma et Kontchou

Un nouveau recteur à Yaoundé I, un nouveau président du conseil d’administration à Douala, les postes essentiels de l’Université de Maroua pourvus.

Fini le suspense ! L’Université de Maroua a enfin ses principaux responsables. Ils ont été nommés par des décrets du chef de l’Etat lus au journal de la Crtv-poste national hier, lundi 29 décembre. Parmi ces décrets, deux remplacent le président du conseil d’administration de l’Université de Douala et le recteur de l’Université de Yaoundé I. Des postes qui étaient respectivement occupés par deux dinosaures du Renouveau : Augustin Kontchou Kouomegni et Dorothy Njeuma. Les textes lus sont restés muets sur ce qu’ils deviendront.
Recteur de l’Université de Yaoundé I depuis le 10 septembre 2005, Dorothy Njeuma (née le 26 juin 1943 à Buea) qui a œuvré à la déstabilisation de l’Association de défense des droits des étudiants camerounais (Addec) au campus de Ngoa Ekellé, a toujours été présentée comme l’une des personnes indéboulonnables du système universitaire camerounais. Dame de fer, elle a fait mater plusieurs grèves d’étudiants à l’Université de Buea dont elle a été le premier Vice Chancellor (recteur), dès sa création en 1993. Professeur de biologie et de zoologie ayant occupé les fonctions de vice-ministre de l’Education nationale (gouvernement du 30 juin 1975 et du 4 février 1984) et de ministre délégué à l’Education nationale (gouvernement du 13 avril 1983 et du 18 juin 1983), elle est viré au moment où elle rentre d’une tournée au Mali, pour le compte du Nepad.

Le bon joueur et l’équipe
Augustin Kontchou Kouomegni (né en 1945 à Nkongsamba), quant à lui, a été nommé président du conseil d’administration de l’Université de Douala le 2 septembre 2005. Après un long passage à vide à sa sortie du gouvernement le 27 avril 2001. Ministre de l’Information et de la culture (gouvernement du 7 décembre 1990 et du 26 avril 1991), ministre de la Communication (gouvernement du 9 avril 1992), ministre d’Etat chargé de la communication (gouvernement du 27 novembre 1992, du 19 septembre 1996) et ministre d’Etat chargé des Relations extérieures (gouvernement du 7 décembre 1997), l’on avait cru que l’arrivée de cet agrégé de science politique à la tête du conseil d’administration de l’Université de Douala sonnait son retour dans l’establishment, pour un autre long bail.
D’aucuns disent que son limogeage est une preuve que le chef de l’Etat a choisi de donner raison au recteur Bruno Bekolo Ebe, dans les multiples conflits qui ont opposé les deux hommes concernant surtout la gestion des revendications estudiantines, l’ordonnancement du budget de l’institution, les crises entre le recteur et certains enseignants… Toutefois, Paul Biya étant imprévisible, nul ne saurait dire si c’est la fin pour “ zéro mort ”. Tout comme, l’on ne saurait pas s’aventurer sur l’avenir politique de Dorothy Njeuma

Revendications identitaires
Les nominations d’hier semblent confirmer la mise en route effective de l’Université de Maroua cette année. Elles mettent un point final aux batailles pour l’occupation des postes essentiels à l’Université de Maroua, relayées par Le Messager (n° 2711 du lundi 6 octobre 2008). Dans l’édition sus citée, le quotidien à l’écoute du peuple signalait que Saïbou Issa, nommé directeur de l’Ecole normale supérieure de Maroua, était en pôle position dans ces batailles.
Au-delà, l’on remarque une sorte de triomphe des revendications régionales. En scrutant l’origine régionale des personnes nommées, l’on constate que celles du Littoral et du nord, très actives ces derniers temps dans les revendications identitaires, ont la part belle. L’élite des régions du septentrion voulait, pour l’Université de Maroua, des dirigeants originaires de leurs régions. Leur vœu a été exaucée à 90% car, il n’y a que le recteur de l’Université de Maroua qui n’est pas du septentrion. Néanmoins, c’est un originaire du septentrion qui remplace Dorothy Njeuma à la tête de l’Université de Yaoundé I. A l’Université de Douala, c’est un originaire de la région du Littoral, Théophile Ngando Mpondo, qui est nommé à la place d’un originaire de la région de l’Ouest. Si une personnalité de la zone anglophone limogée a été remplacée par une autre – nommé à Maroua –, celle de l’Ouest virée dans le Littoral n’a pas été remplacée. Mais tout à l’honneur du septentrion dont quatre fils sur les six nommés ont été promus.
Le contenu de ce décret peut se lire comme un indicateur qui confirme que personne n’est intouchable dans le système universitaire, que l’Université de Maroua va effectivement démarrer cette année et que l’heure est à la satisfaction des revendications identitaires. Une manière pour Biya de rendre justice ?

Nomination dans les Universités d’Etat

Université de Douala
Pca : Ngando Mpondo Théophile
Université de Yaoundé I
Recteur : Oumarou Bouba
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Pca : Youssoufa Daouda
Recteur : Ako Edward Oben
Secrétaire général : Haman Njallo, Chargé de cours
Ens Maroua
Directeur : Saïbou Issa, Maître de Conférence à l’Université de Ngaoundéré

Conseil d’administration de Camair co

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Représentant du Minfi : Nguenang Joseph Désiré
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Recteur de l’Université de Yaoundé I depuis le 10 septembre 2005, Dorothy Njeuma (née le 26 juin 1943 à Buea) qui a œuvré à la déstabilisation de l’Association de défense des droits des étudiants camerounais (Addec) au campus de Ngoa Ekellé, a toujours été présentée comme l’une des personnes indéboulonnables du système universitaire camerounais. Dame de fer, elle a fait mater plusieurs grèves d’étudiants à l’Université de Buea dont elle a été le premier Vice Chancellor (recteur), dès sa création en 1993. Professeur de biologie et de zoologie ayant occupé les fonctions de vice-ministre de l’Education nationale (gouvernement du 30 juin 1975 et du 4 février 1984) et de ministre délégué à l’Education nationale (gouvernement du 13 avril 1983 et du 18 juin 1983), elle est viré au moment où elle rentre d’une tournée au Mali, pour le compte du Nepad.

Le bon joueur et l’équipe
Augustin Kontchou Kouomegni (né en 1945 à Nkongsamba), quant à lui, a été nommé président du conseil d’administration de l’Université de Douala le 2 septembre 2005. Après un long passage à vide à sa sortie du gouvernement le 27 avril 2001. Ministre de l’Information et de la culture (gouvernement du 7 décembre 1990 et du 26 avril 1991), ministre de la Communication (gouvernement du 9 avril 1992), ministre d’Etat chargé de la communication (gouvernement du 27 novembre 1992, du 19 septembre 1996) et ministre d’Etat chargé des Relations extérieures (gouvernement du 7 décembre 1997), l’on avait cru que l’arrivée de cet agrégé de science politique à la tête du conseil d’administration de l’Université de Douala sonnait son retour dans l’establishment, pour un autre long bail.
D’aucuns disent que son limogeage est une preuve que le chef de l’Etat a choisi de donner raison au recteur Bruno Bekolo Ebe, dans les multiples conflits qui ont opposé les deux hommes concernant surtout la gestion des revendications estudiantines, l’ordonnancement du budget de l’institution, les crises entre le recteur et certains enseignants… Toutefois, Paul Biya étant imprévisible, nul ne saurait dire si c’est la fin pour “ zéro mort ”. Tout comme, l’on ne saurait pas s’aventurer sur l’avenir politique de Dorothy Njeuma

Revendications identitaires
Les nominations d’hier semblent confirmer la mise en route effective de l’Université de Maroua cette année. Elles mettent un point final aux batailles pour l’occupation des postes essentiels à l’Université de Maroua, relayées par Le Messager (n° 2711 du lundi 6 octobre 2008). Dans l’édition sus citée, le quotidien à l’écoute du peuple signalait que Saïbou Issa, nommé directeur de l’Ecole normale supérieure de Maroua, était en pôle position dans ces batailles.
Au-delà, l’on remarque une sorte de triomphe des revendications régionales. En scrutant l’origine régionale des personnes nommées, l’on constate que celles du Littoral et du nord, très actives ces derniers temps dans les revendications identitaires, ont la part belle. L’élite des régions du septentrion voulait, pour l’Université de Maroua, des dirigeants originaires de leurs régions. Leur vœu a été exaucée à 90% car, il n’y a que le recteur de l’Université de Maroua qui n’est pas du septentrion. Néanmoins, c’est un originaire du septentrion qui remplace Dorothy Njeuma à la tête de l’Université de Yaoundé I. A l’Université de Douala, c’est un originaire de la région du Littoral, Théophile Ngando Mpondo, qui est nommé à la place d’un originaire de la région de l’Ouest. Si une personnalité de la zone anglophone limogée a été remplacée par une autre – nommé à Maroua –, celle de l’Ouest virée dans le Littoral n’a pas été remplacée. Mais tout à l’honneur du septentrion dont quatre fils sur les six nommés ont été promus.
Le contenu de ce décret peut se lire comme un indicateur qui confirme que personne n’est intouchable dans le système universitaire, que l’Université de Maroua va effectivement démarrer cette année et que l’heure est à la satisfaction des revendications identitaires. Une manière pour Biya de rendre justice ?

Nomination dans les Universités d’Etat

Université de Douala
Pca : Ngando Mpondo Théophile
Université de Yaoundé I
Recteur : Oumarou Bouba
Université de Maroua
Pca : Youssoufa Daouda
Recteur : Ako Edward Oben
Secrétaire général : Haman Njallo, Chargé de cours
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Directeur : Saïbou Issa, Maître de Conférence à l’Université de Ngaoundéré

Conseil d’administration de Camair co

Pca : Yang Philémon
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Un nouveau recteur à Yaoundé I, un nouveau président du conseil d’administration à Douala, les postes essentiels de l’Université de Maroua pourvus.

Fini le suspense ! L’Université de Maroua a enfin ses principaux responsables. Ils ont été nommés par des décrets du chef de l’Etat lus au journal de la Crtv-poste national hier, lundi 29 décembre. Parmi ces décrets, deux remplacent le président du conseil d’administration de l’Université de Douala et le recteur de l’Université de Yaoundé I. Des postes qui étaient respectivement occupés par deux dinosaures du Renouveau : Augustin Kontchou Kouomegni et Dorothy Njeuma. Les textes lus sont restés muets sur ce qu’ils deviendront.
Recteur de l’Université de Yaoundé I depuis le 10 septembre 2005, Dorothy Njeuma (née le 26 juin 1943 à Buea) qui a œuvré à la déstabilisation de l’Association de défense des droits des étudiants camerounais (Addec) au campus de Ngoa Ekellé, a toujours été présentée comme l’une des personnes indéboulonnables du système universitaire camerounais. Dame de fer, elle a fait mater plusieurs grèves d’étudiants à l’Université de Buea dont elle a été le premier Vice Chancellor (recteur), dès sa création en 1993. Professeur de biologie et de zoologie ayant occupé les fonctions de vice-ministre de l’Education nationale (gouvernement du 30 juin 1975 et du 4 février 1984) et de ministre délégué à l’Education nationale (gouvernement du 13 avril 1983 et du 18 juin 1983), elle est viré au moment où elle rentre d’une tournée au Mali, pour le compte du Nepad.

Le bon joueur et l’équipe
Augustin Kontchou Kouomegni (né en 1945 à Nkongsamba), quant à lui, a été nommé président du conseil d’administration de l’Université de Douala le 2 septembre 2005. Après un long passage à vide à sa sortie du gouvernement le 27 avril 2001. Ministre de l’Information et de la culture (gouvernement du 7 décembre 1990 et du 26 avril 1991), ministre de la Communication (gouvernement du 9 avril 1992), ministre d’Etat chargé de la communication (gouvernement du 27 novembre 1992, du 19 septembre 1996) et ministre d’Etat chargé des Relations extérieures (gouvernement du 7 décembre 1997), l’on avait cru que l’arrivée de cet agrégé de science politique à la tête du conseil d’administration de l’Université de Douala sonnait son retour dans l’establishment, pour un autre long bail.
D’aucuns disent que son limogeage est une preuve que le chef de l’Etat a choisi de donner raison au recteur Bruno Bekolo Ebe, dans les multiples conflits qui ont opposé les deux hommes concernant surtout la gestion des revendications estudiantines, l’ordonnancement du budget de l’institution, les crises entre le recteur et certains enseignants… Toutefois, Paul Biya étant imprévisible, nul ne saurait dire si c’est la fin pour “ zéro mort ”. Tout comme, l’on ne saurait pas s’aventurer sur l’avenir politique de Dorothy Njeuma

Revendications identitaires
Les nominations d’hier semblent confirmer la mise en route effective de l’Université de Maroua cette année. Elles mettent un point final aux batailles pour l’occupation des postes essentiels à l’Université de Maroua, relayées par Le Messager (n° 2711 du lundi 6 octobre 2008). Dans l’édition sus citée, le quotidien à l’écoute du peuple signalait que Saïbou Issa, nommé directeur de l’Ecole normale supérieure de Maroua, était en pôle position dans ces batailles.
Au-delà, l’on remarque une sorte de triomphe des revendications régionales. En scrutant l’origine régionale des personnes nommées, l’on constate que celles du Littoral et du nord, très actives ces derniers temps dans les revendications identitaires, ont la part belle. L’élite des régions du septentrion voulait, pour l’Université de Maroua, des dirigeants originaires de leurs régions. Leur vœu a été exaucée à 90% car, il n’y a que le recteur de l’Université de Maroua qui n’est pas du septentrion. Néanmoins, c’est un originaire du septentrion qui remplace Dorothy Njeuma à la tête de l’Université de Yaoundé I. A l’Université de Douala, c’est un originaire de la région du Littoral, Théophile Ngando Mpondo, qui est nommé à la place d’un originaire de la région de l’Ouest. Si une personnalité de la zone anglophone limogée a été remplacée par une autre – nommé à Maroua –, celle de l’Ouest virée dans le Littoral n’a pas été remplacée. Mais tout à l’honneur du septentrion dont quatre fils sur les six nommés ont été promus.
Le contenu de ce décret peut se lire comme un indicateur qui confirme que personne n’est intouchable dans le système universitaire, que l’Université de Maroua va effectivement démarrer cette année et que l’heure est à la satisfaction des revendications identitaires. Une manière pour Biya de rendre justice ?

Nomination dans les Universités d’Etat

Université de Douala
Pca : Ngando Mpondo Théophile
Université de Yaoundé I
Recteur : Oumarou Bouba
Université de Maroua
Pca : Youssoufa Daouda
Recteur : Ako Edward Oben
Secrétaire général : Haman Njallo, Chargé de cours
Ens Maroua
Directeur : Saïbou Issa, Maître de Conférence à l’Université de Ngaoundéré

Conseil d’administration de Camair co

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Les couleurs locales habillent la mode

Jusque-là réservés aux marginaux, les matériaux locaux inspirent de plus en plus de créateurs d’entreprises. –

Dans le hall d’un hôtel cinq étoiles du boulevard du 20 mai à Yaoundé, une boutique de mode affiche fière allure. Le plus frappant ici n’est pas le luxe extravagant auquel le visiteur se serait attendu à pareil endroit, mais l’originalité des produits. Un savant mélange de tissus synthétiques et de matériaux locaux. Inspirée par une mode qui a fait surface au cours des années 90, la couturière qui tient la boutique a fait de cette tendance un fonds de commerce qui, à première vue, porte. Dans tous les cas, Abdoulaye S., couturier au quartier Briqueterie, lui, ne s’y est pas trompé. Il s’est bâti une réputation sur ses chemises ornées de pièces de raphia et d’ « obom » : « Lorsque je me limitais à des modèles classiques, il fallait attendre les périodes de fête pour faire des recettes conséquentes. Aujourd’hui, grâce à la tendance « afritude », mon atelier a grandi. C’est même déjà une petite entreprise, qui emploie huit personnes… », commente le jeune homme, un sourire satisfait en coin. Bonhomie bien compréhensible, lorsque les affaires marchent bien.

Tellement bien que de nombreux autres opérateurs du secteur de la mode se sont engouffrés dans la brèche. Seul problème, l’approvisionnement en matériaux. Si les tissus synthétiques sont généralement disponibles dans les surfaces de la ville, il n’en va pas de même pour le raphia tissé en napperons, encore moins pour l’ « obom », qui est un dérivé d’écorces de bois. Il faut parfois attendre des semaines entières pour être livré par des paysans. Généralement, l’attente vaut la peine, au vu des résultats. Des chemises ornées de petites plaques de raphia, ou carrément à 40 ou 50% de ces matériaux d’ordinaire réservés aux marginaux. L’idée a visiblement pris. La clientèle afflue, les opérateurs de plus en plus nombreux ne se font pas prier pour investir dans cette nouvelle vague. Abdoulaye S. raconte par exemple que son entreprise est le résultat d’un investissement commun avec un ami. Dans leur démarche, les jeunes gens ont bénéficié de la sollicitude d’un oncle, qui y a investi environ deux millions de francs. Il ne regrette certainement pas son engagement.

Serges Olivier OKOLE

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