Non classé

Les clips n’ont plus la cote

Sur les chaînes internationales, les clips vidéo camerounais ont du mal à passer pour faute d’agencement.

Le débat avait été rude entre des journalistes basés à Douala et le Président directeur général du groupe Trace Tv Olivier Laouchez, qui a séjourné au Cameroun du 10 au 15 novembre dernier, sur le pourquoi de l’absence des clips camerounais sur cette chaîne internationale. Olivier Laouchez avait d’abord commencé à se défendre : " On diffuse régulièrement des clips d’artistes camerounais comme Krotal, Pit Baccardi, Yannick Noah ". Puis, comme habité par un désir de précision et de la vision du professionnel qu’il est, il a avoué autre chose. " C’est clair que nous militons pour que la qualité des clips continue à progresser. Nous avons des exigences qualitatives qui sont importantes et qui prennent en compte la qualité de la musique, la production, le potentiel du titre, la partie visuelle, les formats de captation de l’image", explique t-il. Discours qui a éteint les velléités patriotiques des journalistes et poussé à reconnaître qu’aujourd’hui, rares sont les clips vidéos camerounais qui répondent à ces standards.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder les plages musicales à Canal 2 international, Crtv, Stv, Equinoxe télé, Ltm ou Arianne Tv. Il y a des images choquantes qui montrent et démontrent que l’originalité du clip réside dans le trémoussement du popotin des danseuses. D’autres donnent à voir un artiste qui dégouline de sueur, sans maquillage, ventre proéminent et qui a réuni amis et cousins autour de lui pour un clip bigarré et sans texture. Il y a enfin une dernière catégorie de clips où les artistes ne savent pas chanter et le rendu images est dégoûtant. La seule option en ce moment est de zapper.
On a de la peine à croire que c’est la même scène artistique qui a proposé dans le milieu des années 80 des clips attrayants comme ceux de M. Fragile, Govinal Dzinga Essomba, Elvis Kemayo, Star System avec le "Djé dance" et le mémorable Konkaï Makossa de Charlotte Mbango.

Dans ce dernier clip sur le déroulé de la musique, on voyait l’histoire de Chouchou qui voulait tromper la vigilance de ses parents, en rembourrant son lit avec des coussins, pour aller faire la fête. Sur Tv5, France 2 et 3 on retrouvait les clips d’Henri Dikongué, Sally Nyolo, Donny Elwood, les Nubians, etc. Puis le règne de la facilité est arrivé. "Vers la fin des années 90, les cadreurs ont pensé qu’ils pouvaient faire de la réalisation. Le clip ou ce qui s’est appelé ainsi est devenu une affaire facile qu’on tournait avec une caméra, deux lumières et 100.000Fcfa", explique Thomas Hankson, producteur artistique. La prolifération des petits studios de production, avec du matériel amateur et le besoin de se faire un nom en bradant le travail des professionnels, n’a pas amélioré la situation.

Affaissement
Du côté des artistes, on rejette la faute sur les producteurs. Pour Narc6 Prize : "le contrat de production prévoit que c’est le producteur qui s’occupe de la promotion de l’album de l’artiste. Ce qui inclut les clips et les passages dans les médias et autres espaces pour assurer la visibilité de l’artiste. Mais très peu respectent ces engagements et nous sommes souvent contraints de le faire".
Cependant, cela ne dédouane ni les artistes, ni les chaînes de télévision qui ne font pas la différence entre une chanson filmée et un clip où on assiste vraiment à une mise en scène qui raconte une histoire. Pour Antoine Junior Ekwalla de Ouatch Production " la faiblesse des clips camerounais réside dans la production d’un album qui doit créer un univers à l’artiste. La production doit donner un brief qui va avec le produit au graphiste pour la pochette, au photographe pour la photo et au réalisateur il remettra la charte de l’artiste.

Ce dernier ne pourra pas s’écarter de cette charte qui installe l’image de l’artiste dans la tête du public depuis que le producteur s’en occupe ".
Une démarche qui permet d’avoir une cohérence permanente entre l’univers, les codes et les attentes du public. Cela est un positionnement que l’on ne retrouve pas chez les artistes camerounais qui font du Bikutsi, le Makossa ou le folklore. Il faut cependant relever que dans cette navigation à vue, les artistes de la scène hip hop ont compris l’intérêt d’avoir un positionnement clair, militant, violent ou de rêve. Depuis trois éditions des Canal d’or ce sont eux qui remportent toujours le prix du meilleur vidéogramme. Notamment Xlm Squad, Rap conteurs, Sultan Oshimin, etc. Quand un clip est de qualité au Cameroun actuellement, comme c’est le cas avec celui de One Face qui passe en boucle sur Trace Tv, c’est qu’il vient de la scène hip hop. Pourtant, les artistes camerounais ont une richesse intéressante qui peut être mondialement reconnue, si elle rapproche du professionnalisme et des standards.

Marion Obam

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Le débat avait été rude entre des journalistes basés à Douala et le Président directeur général du groupe Trace Tv Olivier Laouchez, qui a séjourné au Cameroun du 10 au 15 novembre dernier, sur le pourquoi de l’absence des clips camerounais sur cette chaîne internationale. Olivier Laouchez avait d’abord commencé à se défendre : " On diffuse régulièrement des clips d’artistes camerounais comme Krotal, Pit Baccardi, Yannick Noah ". Puis, comme habité par un désir de précision et de la vision du professionnel qu’il est, il a avoué autre chose. " C’est clair que nous militons pour que la qualité des clips continue à progresser. Nous avons des exigences qualitatives qui sont importantes et qui prennent en compte la qualité de la musique, la production, le potentiel du titre, la partie visuelle, les formats de captation de l’image", explique t-il. Discours qui a éteint les velléités patriotiques des journalistes et poussé à reconnaître qu’aujourd’hui, rares sont les clips vidéos camerounais qui répondent à ces standards.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder les plages musicales à Canal 2 international, Crtv, Stv, Equinoxe télé, Ltm ou Arianne Tv. Il y a des images choquantes qui montrent et démontrent que l’originalité du clip réside dans le trémoussement du popotin des danseuses. D’autres donnent à voir un artiste qui dégouline de sueur, sans maquillage, ventre proéminent et qui a réuni amis et cousins autour de lui pour un clip bigarré et sans texture. Il y a enfin une dernière catégorie de clips où les artistes ne savent pas chanter et le rendu images est dégoûtant. La seule option en ce moment est de zapper.
On a de la peine à croire que c’est la même scène artistique qui a proposé dans le milieu des années 80 des clips attrayants comme ceux de M. Fragile, Govinal Dzinga Essomba, Elvis Kemayo, Star System avec le "Djé dance" et le mémorable Konkaï Makossa de Charlotte Mbango.

Dans ce dernier clip sur le déroulé de la musique, on voyait l’histoire de Chouchou qui voulait tromper la vigilance de ses parents, en rembourrant son lit avec des coussins, pour aller faire la fête. Sur Tv5, France 2 et 3 on retrouvait les clips d’Henri Dikongué, Sally Nyolo, Donny Elwood, les Nubians, etc. Puis le règne de la facilité est arrivé. "Vers la fin des années 90, les cadreurs ont pensé qu’ils pouvaient faire de la réalisation. Le clip ou ce qui s’est appelé ainsi est devenu une affaire facile qu’on tournait avec une caméra, deux lumières et 100.000Fcfa", explique Thomas Hankson, producteur artistique. La prolifération des petits studios de production, avec du matériel amateur et le besoin de se faire un nom en bradant le travail des professionnels, n’a pas amélioré la situation.

Affaissement
Du côté des artistes, on rejette la faute sur les producteurs. Pour Narc6 Prize : "le contrat de production prévoit que c’est le producteur qui s’occupe de la promotion de l’album de l’artiste. Ce qui inclut les clips et les passages dans les médias et autres espaces pour assurer la visibilité de l’artiste. Mais très peu respectent ces engagements et nous sommes souvent contraints de le faire".
Cependant, cela ne dédouane ni les artistes, ni les chaînes de télévision qui ne font pas la différence entre une chanson filmée et un clip où on assiste vraiment à une mise en scène qui raconte une histoire. Pour Antoine Junior Ekwalla de Ouatch Production " la faiblesse des clips camerounais réside dans la production d’un album qui doit créer un univers à l’artiste. La production doit donner un brief qui va avec le produit au graphiste pour la pochette, au photographe pour la photo et au réalisateur il remettra la charte de l’artiste.

Ce dernier ne pourra pas s’écarter de cette charte qui installe l’image de l’artiste dans la tête du public depuis que le producteur s’en occupe ".
Une démarche qui permet d’avoir une cohérence permanente entre l’univers, les codes et les attentes du public. Cela est un positionnement que l’on ne retrouve pas chez les artistes camerounais qui font du Bikutsi, le Makossa ou le folklore. Il faut cependant relever que dans cette navigation à vue, les artistes de la scène hip hop ont compris l’intérêt d’avoir un positionnement clair, militant, violent ou de rêve. Depuis trois éditions des Canal d’or ce sont eux qui remportent toujours le prix du meilleur vidéogramme. Notamment Xlm Squad, Rap conteurs, Sultan Oshimin, etc. Quand un clip est de qualité au Cameroun actuellement, comme c’est le cas avec celui de One Face qui passe en boucle sur Trace Tv, c’est qu’il vient de la scène hip hop. Pourtant, les artistes camerounais ont une richesse intéressante qui peut être mondialement reconnue, si elle rapproche du professionnalisme et des standards.

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Le débat avait été rude entre des journalistes basés à Douala et le Président directeur général du groupe Trace Tv Olivier Laouchez, qui a séjourné au Cameroun du 10 au 15 novembre dernier, sur le pourquoi de l’absence des clips camerounais sur cette chaîne internationale. Olivier Laouchez avait d’abord commencé à se défendre : " On diffuse régulièrement des clips d’artistes camerounais comme Krotal, Pit Baccardi, Yannick Noah ". Puis, comme habité par un désir de précision et de la vision du professionnel qu’il est, il a avoué autre chose. " C’est clair que nous militons pour que la qualité des clips continue à progresser. Nous avons des exigences qualitatives qui sont importantes et qui prennent en compte la qualité de la musique, la production, le potentiel du titre, la partie visuelle, les formats de captation de l’image", explique t-il. Discours qui a éteint les velléités patriotiques des journalistes et poussé à reconnaître qu’aujourd’hui, rares sont les clips vidéos camerounais qui répondent à ces standards.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder les plages musicales à Canal 2 international, Crtv, Stv, Equinoxe télé, Ltm ou Arianne Tv. Il y a des images choquantes qui montrent et démontrent que l’originalité du clip réside dans le trémoussement du popotin des danseuses. D’autres donnent à voir un artiste qui dégouline de sueur, sans maquillage, ventre proéminent et qui a réuni amis et cousins autour de lui pour un clip bigarré et sans texture. Il y a enfin une dernière catégorie de clips où les artistes ne savent pas chanter et le rendu images est dégoûtant. La seule option en ce moment est de zapper.
On a de la peine à croire que c’est la même scène artistique qui a proposé dans le milieu des années 80 des clips attrayants comme ceux de M. Fragile, Govinal Dzinga Essomba, Elvis Kemayo, Star System avec le "Djé dance" et le mémorable Konkaï Makossa de Charlotte Mbango.

Dans ce dernier clip sur le déroulé de la musique, on voyait l’histoire de Chouchou qui voulait tromper la vigilance de ses parents, en rembourrant son lit avec des coussins, pour aller faire la fête. Sur Tv5, France 2 et 3 on retrouvait les clips d’Henri Dikongué, Sally Nyolo, Donny Elwood, les Nubians, etc. Puis le règne de la facilité est arrivé. "Vers la fin des années 90, les cadreurs ont pensé qu’ils pouvaient faire de la réalisation. Le clip ou ce qui s’est appelé ainsi est devenu une affaire facile qu’on tournait avec une caméra, deux lumières et 100.000Fcfa", explique Thomas Hankson, producteur artistique. La prolifération des petits studios de production, avec du matériel amateur et le besoin de se faire un nom en bradant le travail des professionnels, n’a pas amélioré la situation.

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Du côté des artistes, on rejette la faute sur les producteurs. Pour Narc6 Prize : "le contrat de production prévoit que c’est le producteur qui s’occupe de la promotion de l’album de l’artiste. Ce qui inclut les clips et les passages dans les médias et autres espaces pour assurer la visibilité de l’artiste. Mais très peu respectent ces engagements et nous sommes souvent contraints de le faire".
Cependant, cela ne dédouane ni les artistes, ni les chaînes de télévision qui ne font pas la différence entre une chanson filmée et un clip où on assiste vraiment à une mise en scène qui raconte une histoire. Pour Antoine Junior Ekwalla de Ouatch Production " la faiblesse des clips camerounais réside dans la production d’un album qui doit créer un univers à l’artiste. La production doit donner un brief qui va avec le produit au graphiste pour la pochette, au photographe pour la photo et au réalisateur il remettra la charte de l’artiste.

Ce dernier ne pourra pas s’écarter de cette charte qui installe l’image de l’artiste dans la tête du public depuis que le producteur s’en occupe ".
Une démarche qui permet d’avoir une cohérence permanente entre l’univers, les codes et les attentes du public. Cela est un positionnement que l’on ne retrouve pas chez les artistes camerounais qui font du Bikutsi, le Makossa ou le folklore. Il faut cependant relever que dans cette navigation à vue, les artistes de la scène hip hop ont compris l’intérêt d’avoir un positionnement clair, militant, violent ou de rêve. Depuis trois éditions des Canal d’or ce sont eux qui remportent toujours le prix du meilleur vidéogramme. Notamment Xlm Squad, Rap conteurs, Sultan Oshimin, etc. Quand un clip est de qualité au Cameroun actuellement, comme c’est le cas avec celui de One Face qui passe en boucle sur Trace Tv, c’est qu’il vient de la scène hip hop. Pourtant, les artistes camerounais ont une richesse intéressante qui peut être mondialement reconnue, si elle rapproche du professionnalisme et des standards.

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Le débat avait été rude entre des journalistes basés à Douala et le Président directeur général du groupe Trace Tv Olivier Laouchez, qui a séjourné au Cameroun du 10 au 15 novembre dernier, sur le pourquoi de l’absence des clips camerounais sur cette chaîne internationale. Olivier Laouchez avait d’abord commencé à se défendre : " On diffuse régulièrement des clips d’artistes camerounais comme Krotal, Pit Baccardi, Yannick Noah ". Puis, comme habité par un désir de précision et de la vision du professionnel qu’il est, il a avoué autre chose. " C’est clair que nous militons pour que la qualité des clips continue à progresser. Nous avons des exigences qualitatives qui sont importantes et qui prennent en compte la qualité de la musique, la production, le potentiel du titre, la partie visuelle, les formats de captation de l’image", explique t-il. Discours qui a éteint les velléités patriotiques des journalistes et poussé à reconnaître qu’aujourd’hui, rares sont les clips vidéos camerounais qui répondent à ces standards.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder les plages musicales à Canal 2 international, Crtv, Stv, Equinoxe télé, Ltm ou Arianne Tv. Il y a des images choquantes qui montrent et démontrent que l’originalité du clip réside dans le trémoussement du popotin des danseuses. D’autres donnent à voir un artiste qui dégouline de sueur, sans maquillage, ventre proéminent et qui a réuni amis et cousins autour de lui pour un clip bigarré et sans texture. Il y a enfin une dernière catégorie de clips où les artistes ne savent pas chanter et le rendu images est dégoûtant. La seule option en ce moment est de zapper.
On a de la peine à croire que c’est la même scène artistique qui a proposé dans le milieu des années 80 des clips attrayants comme ceux de M. Fragile, Govinal Dzinga Essomba, Elvis Kemayo, Star System avec le "Djé dance" et le mémorable Konkaï Makossa de Charlotte Mbango.

Dans ce dernier clip sur le déroulé de la musique, on voyait l’histoire de Chouchou qui voulait tromper la vigilance de ses parents, en rembourrant son lit avec des coussins, pour aller faire la fête. Sur Tv5, France 2 et 3 on retrouvait les clips d’Henri Dikongué, Sally Nyolo, Donny Elwood, les Nubians, etc. Puis le règne de la facilité est arrivé. "Vers la fin des années 90, les cadreurs ont pensé qu’ils pouvaient faire de la réalisation. Le clip ou ce qui s’est appelé ainsi est devenu une affaire facile qu’on tournait avec une caméra, deux lumières et 100.000Fcfa", explique Thomas Hankson, producteur artistique. La prolifération des petits studios de production, avec du matériel amateur et le besoin de se faire un nom en bradant le travail des professionnels, n’a pas amélioré la situation.

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Du côté des artistes, on rejette la faute sur les producteurs. Pour Narc6 Prize : "le contrat de production prévoit que c’est le producteur qui s’occupe de la promotion de l’album de l’artiste. Ce qui inclut les clips et les passages dans les médias et autres espaces pour assurer la visibilité de l’artiste. Mais très peu respectent ces engagements et nous sommes souvent contraints de le faire".
Cependant, cela ne dédouane ni les artistes, ni les chaînes de télévision qui ne font pas la différence entre une chanson filmée et un clip où on assiste vraiment à une mise en scène qui raconte une histoire. Pour Antoine Junior Ekwalla de Ouatch Production " la faiblesse des clips camerounais réside dans la production d’un album qui doit créer un univers à l’artiste. La production doit donner un brief qui va avec le produit au graphiste pour la pochette, au photographe pour la photo et au réalisateur il remettra la charte de l’artiste.

Ce dernier ne pourra pas s’écarter de cette charte qui installe l’image de l’artiste dans la tête du public depuis que le producteur s’en occupe ".
Une démarche qui permet d’avoir une cohérence permanente entre l’univers, les codes et les attentes du public. Cela est un positionnement que l’on ne retrouve pas chez les artistes camerounais qui font du Bikutsi, le Makossa ou le folklore. Il faut cependant relever que dans cette navigation à vue, les artistes de la scène hip hop ont compris l’intérêt d’avoir un positionnement clair, militant, violent ou de rêve. Depuis trois éditions des Canal d’or ce sont eux qui remportent toujours le prix du meilleur vidéogramme. Notamment Xlm Squad, Rap conteurs, Sultan Oshimin, etc. Quand un clip est de qualité au Cameroun actuellement, comme c’est le cas avec celui de One Face qui passe en boucle sur Trace Tv, c’est qu’il vient de la scène hip hop. Pourtant, les artistes camerounais ont une richesse intéressante qui peut être mondialement reconnue, si elle rapproche du professionnalisme et des standards.

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Basket-ball : Le Cameroun manque son rebond à Athènes

La préparation bâclée et le désordre administratif ont eu raison des qualités des joueurs qui ne se sont pas qualifiés pour les jeux Olympiques 2008.
Bertille Missi Bikoun –




Le tournoi préolympique de basket-ball messieurs qui s‘est ouvert lundi, 14 juillet 2008 à Athènes (Grèce) rentre, ce vendredi, 18 juillet 2008, dans sa seconde phase. Celle des quarts de finale. Les deux représentants du continent n’y prennent pas part. En effet, le Cameroun et le Cap Vert qui n’ont enregistré aucune victoire à l’issue de leurs deux matches de poule, lundi et mardi derniers, sont restés sur le plancher au terme du premier tour. Alors que le Cap Vert s’est battu sans convaincre, le Cameroun, lui, "a une fois de plus prouver à tout le monde entier qu’avec un peu de sérieux, nous sommes capable de competir contre les meilleurs dans le monde". Confiait Lazare Adingono, entraîneur principal de l’équipe nationale de basket-ball, au lendemain de l’élimination de ses poulains.

A Athènes, le Cameroun a tutoyé la Croatie et fait frémir Porto Rico 24 heures plus tard. Une sélection qui a la réputation de souvent contester l’hégémonie américaine dans cette discipline. Menés par 13 points d’écart à l’issue du troisième quart temps, Nana Harding, Parfait Bitée, Ruben Boumtjé Boumtjé… se sont transcendés pour revenir à hauteur de leur adversaire qui ne les dépassait plus de cinq points à 3’47’’ de la fin du match. Et c’est in-extremis que le Porto Rico l’a finalement emporté. Deux facteurs y ont contribué : la compétitivité des joueurs sud-américains qui sortaient de plusieurs semaines de préparation sanctionnées par de nombreux matches amicaux. Préparation pendant laquelle ils ont travaillé la cohésion et l’adresse devant le filet dans toutes les positions du terrain. Un travail qui s’est traduit sur le terrain par une réussite des grands jours.

Lourdeurs
Que dire donc des Lions ? L’on ne cessera jamais de déplorer (les joueurs et leur staff technique avec) la légèreté avec laquelle le Cameroun a préparé le tournoi préolympique d’Athènes. Alors que pour le Championnat d’Afrique, en août 2007 à Luanda, l’équipe nationale du Cameroun, repêchée, a pu être constituée au compte-goutte, pour le tournoi préolympique, les joueurs ont eu onze jours de stage au lieu d’un mois comme initialement prévu par la Fédération camerounaise de basket-ball. Sans véritable sparring partners. Mais avec un lot de problèmes d’intendance et financier. A Lyon, la logistique n’a pas toujours suivie. Les joueurs ont été obligés de changer de site d’hébergement parce qu’ils étaient plus grands de taille que les couchettes des premiers jours.

Quant à la grève de fin de stage, elle aurait pu être évitée si les joueurs avaient été mis dans de meilleures conditions de travail. Et qu’en face d’eux, qu’il y ait un interlocuteur qui sache leur parler. Puisqu’il est avéré que les joueurs n’ont effectivement pas reçu le reliquat de la prime de Luanda qu’il réclamaient. Bien plus, comment comprendre que c’est alors que les basketteurs sont en train de se battre pour arracher une qualification pour le second tour, mardi dernier, que les responsables du ministère des Sports et de l’Education (Minsep) fassent des pieds et des mains pour que l’argent revendiqué par les joueurs soit, enfin, débloqué du ministère des Finances !

Ceci est d’autant plus surprenant que c’est depuis la fin de l’Afrobasket 2007 que l’on savait que le Cameroun allait participer au tournoi préolympique d’Athènes. La tenue de cette compétition n’a donc surprit personne ! Même si au Minsep, les cadres arguent, pour leur défense, les nombreuses sollicitations auxquelles ils font face depuis le début de l’année en termes d’engagements des sélections en compétitions internationales. Pis encore, malgré les promesses "politiques" faites aux basketteurs, la plupart des responsables du Minsep ne vendaient pas chère la peau des basketteurs, promis à une déculottée à Athènes. Les résultats enregistrés par les Lions leur ont fait réviser leur jugement.

Il n’en demeure pas moins qu’au final, il y a deux défaites. Et, donc, une élimination. Ce qui donne plus d’un prétexte aux pourfendeurs de cette équipe, l’opportunité de continuer d’affirmer que les joueurs de la sélection nationale ne sont en fait que des "mercenaires". Leur tort (ou raison) : avoir fait grève pour réclamer l’amélioration de leur traitement et conditions de travail. Un procédé qui rappelle bien celui utilisé par les footballeurs à la veille de leur participation à plusieurs Coupe du monde dont la toute dernière, en 2002 en Corée et au Japon. Le boxeur Issa Hamza n’a pas eu besoin de faire grève, encore moins du "chantage". Lui a qui on a servi sur un plateau en argent quelque 52 millions de Fcfa à la veille de son dernier combat, qui s‘est achevé par un… K.O. technique du Camerounais.

Avenir
Toutefois, le Minsep ne saurait endosser tout seul la responsabilité de l’échec des basketteurs à Athènes. Qu’ont fait les dirigeants de la fédération pour ajuster le lancer-franc après Alger et Luanda en 2007 ? Pas grand chose. Si non, rien. Normal, ils sont englués dans des querelles de leadership et autres intrigues à la fin de leur mandat marqué, malheureusement, par une non-participation aux jeux Olympiques. Pour preuve, ils n’ont pas pu saisir le rebond que leur a offert la sélection nationale en se qualifiant pour le tournoi préolympique, le premier de leur histoire.
Le mal est fait. Il faut maintenant regarder vers l’avant, tout en pansant les blessures (il y a un grand besoin de restructurer la Fécabasket). La compétition immédiate qui s’annonce est l’Afrobasket, qui aura lieu l’année prochaine au Nigeria. En l’espace d’une année, les basketteurs ont une fois de plus prouvé qu’on pouvait également compter sur eux. Par leur prestation à Athènes, Nana Harding (la révélation du tournoi côté camerounais. Il est le meilleur marqueur avec 46 points et meilleur rebondeur :15), Parfait Bitee (deuxième meilleur marqueur -31 points- et qui ploie sous les offres des clubs), Brice Vounang (avec son jeu solide) ont suscité un capital de sympathie de la communauté internationale qui a découvert d’autres Lions indomptables.

Il en est de même de Alfred Aboya, Christian Bayang, Patrick Bouli, Ruben Boumtje Boumtje, Joachim Ekanga Ehawa, Jean Pierre Ellong Ebongue, Cyrille Makanda, Franck Ndongo, Alexis Wangmene et le staff technique, emmené par Lazare Adingono. Ce dernier a démontré sa capacité à pouvoir inspirer et motiver ses joueurs. Avec des jeunes qui montent en puissance comme Luc Richard Mbah à Mouté et les autres perles disséminées à travers le monde, les basketteurs camerounais peuvent faire des merveilles, pour peu qu’on les prenne au sérieux et qu’on leur en donne les moyens.

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