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Arts plastiques : Salifou Lindou, le maître de la tôle

A 41 ans, l’homme s’est fait un nom dans les milieux culturels. –

Des “ Dread locks ” au milieu de la tête. Une moustache en cerceau et un barbe peu développée. Ainsi se distingue Salifou Lindou, artiste plasticien de taille moyenne, un tantinet timide. Une timidité qu’il vainc aussitôt qu’il est devant un morceau de tôle dont il est devenu maître. “ Je change une tôle neuve pour dix vieilles tôles et les gens accourent pour me les donner ”, confie-t-il en toute jovialité. Tôle ou toile, gouache ou terre, corde ou agrafe, cet autodidacte touche à tout. Le plasticien est influencé par les tranches de vie au quotidien dans nos villes. Des tranches de vie qu’il explore et expose au grand jour, afin que nul n’ignore les misères de la population. Son travail est un hymne à la beauté du vieillissement des hommes et des matériaux.
Né en 1965 à Foumban, Salifou Lindou est un artiste attentif et attentionné, aimable et délicat, un peu poète et un peu bohème. L’artiste a fait sien depuis quelques années, la critique du mal vécu des citadins. L’une de ses grandes œuvres restent l’exposition “ Boulev’art/Artistes dans la rue ” en 2003. Il y a symbolisé la lutte contre la pollution par une motocyclette de récupération. Le vieil engin poncé jusqu’à son métal d’origine, avait été suspendu à un arbre. Son tuyau d’échappement laissait couler de l’essence d’une énorme bouteille de verre. A partir de la matière de récupération brute et pure, Salifou Lindou bâtit son art. Il a une écriture personnelle qui lui permet de passer d’une matière à une autre, selon des possibilités d’expression qu’offre les matières. C’est le cas du caoutchouc qui lui permet d’exprimer des scènes flexibles.
L’artiste plasticien n’a pas perdu le nord. “J’ai commencé à travailler de façon professionnelle, pour montrer ce que je fais avec discipline au public, il y a environ quinze ans. Mais, j’ai toujours été habité par cette envie permanente de dessiner, depuis mon enfance ”, rappelle Salifou Lindou dont les œuvres aujourd’hui sont le reflet d’une âme complexe, mélancolique qui explore le sens des choses, dans un monde chaotique qui, malgré tout, a une beauté à révéler. Salifou Lindou est un artiste pluriel qui n’oublie pas ses origines.
Cet artiste, plasticien, sculpteur expose ses œuvres à travers le monde. Allemagne, France, Sénégal, Centrafrique, Guadeloupe, Suisse. Pourtant c’est sur le tas qu’il a trouvé sa voie. Après avoir travaillé comme maquettiste dans une structure de communication, il décide de se consacrer à son premier amour, la peinture. L’artiste façonne, structure et déstructure les scènes de vie. Il utilise des matériaux familiers au public. Salifou Lindou est également un poète. Les toits de Cotonou, Ecrits (et cris), De tôles et pièces de métal de récupération et Cloués en silences intérieurs, sont quelques-uns de ses poèmes.
 

Par Vanessa NANA
Le 10-10-2006
Le Messager

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Produits pétroliers : Nouveau réajustement des pri

Le super se renchérit de 12 Fcfa, contre 7 Fcfa pour le pétrole lampant et le gasoil.
Brice R. Mbodiam


Les tarifaires des stations-service de la ville de Yaoundé affichaient encore les anciens prix jusqu’à hier après-midi. A savoir : 583 Fcfa pour le litre de super, 542 Fcfa pour la même quantité de gasoil et 371 Fcfa pour le pétrole lampant. Mais, selon un communiqué de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) parvenu à notre rédaction, ces prix seront revus à la hausse dès ce jour, 3 août 2006, en principe.
Ainsi, indique le même communiqué, tout au long du mois en cours, les usagers seront appelés à débourser 595 Fcfa pour le litre de super (soit une hausse de 12 Fcfa par rapport aux deux derniers mois), contre 549 Fcfa et 378 Fcfa respectivement pour le gasoil et le pétrole lampant (soit une augmentation de 7 Fcfa pour chacun de ces produits). A en croire la Csph, "cette hausse des prix intérieurs aurait été plus importante, soit en moyenne 65,21 Fcfa par litre tous produits confondus (…) n’eut été l’intervention de l’Etat".

Après la pause observée au cours des mois de juin et juillet derniers, cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe est, à en croire la Csph, le fait de facteurs aussi bien internes qu’externes. Comme facteurs externes, la Csph cite la "forte évolution à la hausse des paramètres" du marché pétrolier mondial, caractérisé, d’une part, par "des tensions persistantes dans la région du delta du Niger, qui ralentissent la production pétrolière brut au Nigeria; du conflit israélo-libanais et israélo-palestinien, qui ravive les tensions au Moyen-Orient alors que le dossier du nucléaire iranien n’est toujours pas bouclé; de l’accumulation des pannes dans les raffineries américaines; du lancement par la Corée du Nord de 7 missiles en guise de test ou de provocation, malgré les avertissements américains et japonais"; et d’autre part, par l’appréciation de la parité du dollar par rapport au Fcfa. Laquelle parité est passée de 515,82 à 518,19 Fcfa, soit une augmentation de 2,37 Fcfa.

Banque mondiale
Tous ces éléments conjugués ont provoqué, au cours de la période allant du 23 juin au 21 juillet 2006, un renchérissement du baril de pétrole brut, qui est passé de 67,96 dollars (environ 37.500 Fcfa) à 73,014 dollars (environ 40.000 Fcfa). Par effet d’entraînement, pendant la même période, le super, le gasoil et le pétrole lampant ont, sur le marché mondial, connu des hausses respectives de 56,81 dollars (environ 31.500 Fcfa); 13,99 dollars (environ 7.750 Fcfa) et 19,58 dollars (environ 11.000 Fcfa).

Les facteurs internes ayant provoqué ce nouveau renchérissement des prix des produits pétroliers, eux, sont de deux ordres. Il s’agit d’abord, apprend-on d’une source bien informée, de l’augmentation des droits de passage des produits à la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp). Ces taxes payées par les marqueteurs (Shell, Mobil, Texaco, etc.) pour le stockage de leurs produits à la Scdp sont passés de 6,61 Fcfa le litre à 8,41 Fcfa, "à cause des difficultés financières que connaît actuellement cette entreprise", indique notre source.

Ensuite, en effectuant un nouveau réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe, le gouvernement camerounais tient un engagement pris envers les bailleurs de fonds internationaux, dans la perspectives de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), intervenue le 28 avril dernier. Lequel engagement consiste à rattraper progressivement les écarts entre les prix pratiqués à la pompe et les prix réels prenant en compte les paramètres du marché mondial, mais que le gouvernement s’abstient de répercuter automatiquement à la pompe, grâce au système de péréquation appliqué par la Csph.

Illustration : en juin et juillet derniers, en tenant compte de la conjoncture internationale, le litre de super devait normalement être vendu à 650 Fcfa. Mais il était disponible au prix de 583 Fcfa. La Csph, par son mécanisme de péréquation, a supporté la différence, qui, dans le cas d’espèce, était de 67 Fcfa. En ce qui concerne le pétrole lampant et le gasoil, ces écarts étaient respectivement de 13 et 43 Fcfa. Selon les calculs de la Csph, les écarts entre les prix réels et les prix pratiqués à la pompe ce mois d’août se sont aggravés du fait de la conjoncture pétrolière mondiale. Ils sont respectivement de 104,22 Fcfa pour le super, 29,44 Fcfa pour le pétrole lampant et 61,97 Fcfa pour le gasoil. Ce qui augure une nouvelle hausse des prix dans les prochains mois, eu égard à l’obligation de rattrapage progressif conclut entre le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement (Banque mondiale et Fonds monétaire international).

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Les tarifaires des stations-service de la ville de Yaoundé affichaient encore les anciens prix jusqu’à hier après-midi. A savoir : 583 Fcfa pour le litre de super, 542 Fcfa pour la même quantité de gasoil et 371 Fcfa pour le pétrole lampant. Mais, selon un communiqué de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) parvenu à notre rédaction, ces prix seront revus à la hausse dès ce jour, 3 août 2006, en principe.
Ainsi, indique le même communiqué, tout au long du mois en cours, les usagers seront appelés à débourser 595 Fcfa pour le litre de super (soit une hausse de 12 Fcfa par rapport aux deux derniers mois), contre 549 Fcfa et 378 Fcfa respectivement pour le gasoil et le pétrole lampant (soit une augmentation de 7 Fcfa pour chacun de ces produits). A en croire la Csph, "cette hausse des prix intérieurs aurait été plus importante, soit en moyenne 65,21 Fcfa par litre tous produits confondus (…) n’eut été l’intervention de l’Etat".

Après la pause observée au cours des mois de juin et juillet derniers, cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe est, à en croire la Csph, le fait de facteurs aussi bien internes qu’externes. Comme facteurs externes, la Csph cite la "forte évolution à la hausse des paramètres" du marché pétrolier mondial, caractérisé, d’une part, par "des tensions persistantes dans la région du delta du Niger, qui ralentissent la production pétrolière brut au Nigeria; du conflit israélo-libanais et israélo-palestinien, qui ravive les tensions au Moyen-Orient alors que le dossier du nucléaire iranien n’est toujours pas bouclé; de l’accumulation des pannes dans les raffineries américaines; du lancement par la Corée du Nord de 7 missiles en guise de test ou de provocation, malgré les avertissements américains et japonais"; et d’autre part, par l’appréciation de la parité du dollar par rapport au Fcfa. Laquelle parité est passée de 515,82 à 518,19 Fcfa, soit une augmentation de 2,37 Fcfa.

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Tous ces éléments conjugués ont provoqué, au cours de la période allant du 23 juin au 21 juillet 2006, un renchérissement du baril de pétrole brut, qui est passé de 67,96 dollars (environ 37.500 Fcfa) à 73,014 dollars (environ 40.000 Fcfa). Par effet d’entraînement, pendant la même période, le super, le gasoil et le pétrole lampant ont, sur le marché mondial, connu des hausses respectives de 56,81 dollars (environ 31.500 Fcfa); 13,99 dollars (environ 7.750 Fcfa) et 19,58 dollars (environ 11.000 Fcfa).

Les facteurs internes ayant provoqué ce nouveau renchérissement des prix des produits pétroliers, eux, sont de deux ordres. Il s’agit d’abord, apprend-on d’une source bien informée, de l’augmentation des droits de passage des produits à la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp). Ces taxes payées par les marqueteurs (Shell, Mobil, Texaco, etc.) pour le stockage de leurs produits à la Scdp sont passés de 6,61 Fcfa le litre à 8,41 Fcfa, "à cause des difficultés financières que connaît actuellement cette entreprise", indique notre source.

Ensuite, en effectuant un nouveau réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe, le gouvernement camerounais tient un engagement pris envers les bailleurs de fonds internationaux, dans la perspectives de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), intervenue le 28 avril dernier. Lequel engagement consiste à rattraper progressivement les écarts entre les prix pratiqués à la pompe et les prix réels prenant en compte les paramètres du marché mondial, mais que le gouvernement s’abstient de répercuter automatiquement à la pompe, grâce au système de péréquation appliqué par la Csph.

Illustration : en juin et juillet derniers, en tenant compte de la conjoncture internationale, le litre de super devait normalement être vendu à 650 Fcfa. Mais il était disponible au prix de 583 Fcfa. La Csph, par son mécanisme de péréquation, a supporté la différence, qui, dans le cas d’espèce, était de 67 Fcfa. En ce qui concerne le pétrole lampant et le gasoil, ces écarts étaient respectivement de 13 et 43 Fcfa. Selon les calculs de la Csph, les écarts entre les prix réels et les prix pratiqués à la pompe ce mois d’août se sont aggravés du fait de la conjoncture pétrolière mondiale. Ils sont respectivement de 104,22 Fcfa pour le super, 29,44 Fcfa pour le pétrole lampant et 61,97 Fcfa pour le gasoil. Ce qui augure une nouvelle hausse des prix dans les prochains mois, eu égard à l’obligation de rattrapage progressif conclut entre le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement (Banque mondiale et Fonds monétaire international).

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Ainsi, indique le même communiqué, tout au long du mois en cours, les usagers seront appelés à débourser 595 Fcfa pour le litre de super (soit une hausse de 12 Fcfa par rapport aux deux derniers mois), contre 549 Fcfa et 378 Fcfa respectivement pour le gasoil et le pétrole lampant (soit une augmentation de 7 Fcfa pour chacun de ces produits). A en croire la Csph, "cette hausse des prix intérieurs aurait été plus importante, soit en moyenne 65,21 Fcfa par litre tous produits confondus (…) n’eut été l’intervention de l’Etat".

Après la pause observée au cours des mois de juin et juillet derniers, cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe est, à en croire la Csph, le fait de facteurs aussi bien internes qu’externes. Comme facteurs externes, la Csph cite la "forte évolution à la hausse des paramètres" du marché pétrolier mondial, caractérisé, d’une part, par "des tensions persistantes dans la région du delta du Niger, qui ralentissent la production pétrolière brut au Nigeria; du conflit israélo-libanais et israélo-palestinien, qui ravive les tensions au Moyen-Orient alors que le dossier du nucléaire iranien n’est toujours pas bouclé; de l’accumulation des pannes dans les raffineries américaines; du lancement par la Corée du Nord de 7 missiles en guise de test ou de provocation, malgré les avertissements américains et japonais"; et d’autre part, par l’appréciation de la parité du dollar par rapport au Fcfa. Laquelle parité est passée de 515,82 à 518,19 Fcfa, soit une augmentation de 2,37 Fcfa.

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Tous ces éléments conjugués ont provoqué, au cours de la période allant du 23 juin au 21 juillet 2006, un renchérissement du baril de pétrole brut, qui est passé de 67,96 dollars (environ 37.500 Fcfa) à 73,014 dollars (environ 40.000 Fcfa). Par effet d’entraînement, pendant la même période, le super, le gasoil et le pétrole lampant ont, sur le marché mondial, connu des hausses respectives de 56,81 dollars (environ 31.500 Fcfa); 13,99 dollars (environ 7.750 Fcfa) et 19,58 dollars (environ 11.000 Fcfa).

Les facteurs internes ayant provoqué ce nouveau renchérissement des prix des produits pétroliers, eux, sont de deux ordres. Il s’agit d’abord, apprend-on d’une source bien informée, de l’augmentation des droits de passage des produits à la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp). Ces taxes payées par les marqueteurs (Shell, Mobil, Texaco, etc.) pour le stockage de leurs produits à la Scdp sont passés de 6,61 Fcfa le litre à 8,41 Fcfa, "à cause des difficultés financières que connaît actuellement cette entreprise", indique notre source.

Ensuite, en effectuant un nouveau réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe, le gouvernement camerounais tient un engagement pris envers les bailleurs de fonds internationaux, dans la perspectives de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), intervenue le 28 avril dernier. Lequel engagement consiste à rattraper progressivement les écarts entre les prix pratiqués à la pompe et les prix réels prenant en compte les paramètres du marché mondial, mais que le gouvernement s’abstient de répercuter automatiquement à la pompe, grâce au système de péréquation appliqué par la Csph.

Illustration : en juin et juillet derniers, en tenant compte de la conjoncture internationale, le litre de super devait normalement être vendu à 650 Fcfa. Mais il était disponible au prix de 583 Fcfa. La Csph, par son mécanisme de péréquation, a supporté la différence, qui, dans le cas d’espèce, était de 67 Fcfa. En ce qui concerne le pétrole lampant et le gasoil, ces écarts étaient respectivement de 13 et 43 Fcfa. Selon les calculs de la Csph, les écarts entre les prix réels et les prix pratiqués à la pompe ce mois d’août se sont aggravés du fait de la conjoncture pétrolière mondiale. Ils sont respectivement de 104,22 Fcfa pour le super, 29,44 Fcfa pour le pétrole lampant et 61,97 Fcfa pour le gasoil. Ce qui augure une nouvelle hausse des prix dans les prochains mois, eu égard à l’obligation de rattrapage progressif conclut entre le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement (Banque mondiale et Fonds monétaire international).

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Ainsi, indique le même communiqué, tout au long du mois en cours, les usagers seront appelés à débourser 595 Fcfa pour le litre de super (soit une hausse de 12 Fcfa par rapport aux deux derniers mois), contre 549 Fcfa et 378 Fcfa respectivement pour le gasoil et le pétrole lampant (soit une augmentation de 7 Fcfa pour chacun de ces produits). A en croire la Csph, "cette hausse des prix intérieurs aurait été plus importante, soit en moyenne 65,21 Fcfa par litre tous produits confondus (…) n’eut été l’intervention de l’Etat".

Après la pause observée au cours des mois de juin et juillet derniers, cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe est, à en croire la Csph, le fait de facteurs aussi bien internes qu’externes. Comme facteurs externes, la Csph cite la "forte évolution à la hausse des paramètres" du marché pétrolier mondial, caractérisé, d’une part, par "des tensions persistantes dans la région du delta du Niger, qui ralentissent la production pétrolière brut au Nigeria; du conflit israélo-libanais et israélo-palestinien, qui ravive les tensions au Moyen-Orient alors que le dossier du nucléaire iranien n’est toujours pas bouclé; de l’accumulation des pannes dans les raffineries américaines; du lancement par la Corée du Nord de 7 missiles en guise de test ou de provocation, malgré les avertissements américains et japonais"; et d’autre part, par l’appréciation de la parité du dollar par rapport au Fcfa. Laquelle parité est passée de 515,82 à 518,19 Fcfa, soit une augmentation de 2,37 Fcfa.

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Tous ces éléments conjugués ont provoqué, au cours de la période allant du 23 juin au 21 juillet 2006, un renchérissement du baril de pétrole brut, qui est passé de 67,96 dollars (environ 37.500 Fcfa) à 73,014 dollars (environ 40.000 Fcfa). Par effet d’entraînement, pendant la même période, le super, le gasoil et le pétrole lampant ont, sur le marché mondial, connu des hausses respectives de 56,81 dollars (environ 31.500 Fcfa); 13,99 dollars (environ 7.750 Fcfa) et 19,58 dollars (environ 11.000 Fcfa).

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Ensuite, en effectuant un nouveau réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe, le gouvernement camerounais tient un engagement pris envers les bailleurs de fonds internationaux, dans la perspectives de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), intervenue le 28 avril dernier. Lequel engagement consiste à rattraper progressivement les écarts entre les prix pratiqués à la pompe et les prix réels prenant en compte les paramètres du marché mondial, mais que le gouvernement s’abstient de répercuter automatiquement à la pompe, grâce au système de péréquation appliqué par la Csph.

Illustration : en juin et juillet derniers, en tenant compte de la conjoncture internationale, le litre de super devait normalement être vendu à 650 Fcfa. Mais il était disponible au prix de 583 Fcfa. La Csph, par son mécanisme de péréquation, a supporté la différence, qui, dans le cas d’espèce, était de 67 Fcfa. En ce qui concerne le pétrole lampant et le gasoil, ces écarts étaient respectivement de 13 et 43 Fcfa. Selon les calculs de la Csph, les écarts entre les prix réels et les prix pratiqués à la pompe ce mois d’août se sont aggravés du fait de la conjoncture pétrolière mondiale. Ils sont respectivement de 104,22 Fcfa pour le super, 29,44 Fcfa pour le pétrole lampant et 61,97 Fcfa pour le gasoil. Ce qui augure une nouvelle hausse des prix dans les prochains mois, eu égard à l’obligation de rattrapage progressif conclut entre le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement (Banque mondiale et Fonds monétaire international).

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