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Hommage : Une dédicace à Daniel Pearl

Un concert a été organisé par l’ambassade des Etats-Unis en la mémoire de ce journaliste tué au Pakistan.
Jean-Bruno Tagne –

Entre l’argent et l’amour, Niels Marquardt, l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun choisirait l’amour. Cette question presque philosophique lui a été posée par l’artiste Koppo, vendredi dernier au cabaret le Petit tam-tam à Yaoundé. Le diplomate a choisi l’amour sans hésiter, là où plein de gens criaient " l’argent " ! C’était au cours d’un concert organisé par l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, en la mémoire du journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, égorgé au Pakistan en début d’année 2002. Bière servie à tout le monde sans condition d’achat et quelques friandises à grignoter sont des ingrédients qui ont donné à la soirée plus de convivialité.

Avec son flot et son humour, Koppo est resté égale à lui-même, deux ans après la sortie de son premier album. Le public s’est laissé entraîné par le rythme de ce jeune artiste et, c’est Isabelle de l’ambassade des Etats-Unis qui n’a pas fait de détaille. Elle s’est retrouvée sur la scène à se remuer frénétiquement le corps sur un bikutsi, style Koppo, très dansant.
Thierry Olemba que beaucoup découvraient aura été la grosse révélation de cette soirée. C’est une sorte d’homme-orchestre qui, rien que de sa voix produit l’orchestration des chansons de rythmes assez variés : makossa, dombolo, ragga, hip hop, etc. Des prouesses qui ont suscité des applaudissements nourris du nombreux public du Petit tam-tam. Il n’a pas été jusqu’à Benny Omer, l’ambassadeur d’Israël au Cameroun qui ne s’est laissé impressionner. Avant Thierry Olemba et Koppo, le public a également apprécié le passage de X Maléa, un trio qui est réputé surtout pour sa connaissance du répertoire d’Eboa Lotin.

C’est au groupe Macase, dont l’orchestre a animé la soirée de bout en bout, qu’est revenu l’honneur de clôturer le concert. Corry, avec son chant juste et la maîtrise qu’elle a de la scène a prouvé que le groupe Macase, malgré les dissensions de ces derniers temps a encore de beaux jours devant lui. Visiblement satisfait par le concert, l’ambassadeur des Etats-Unis a serré la main a chacun des artistes en guise de félicitation. La chargée des affaires culturelles de l’ambassade, Noëlle Wright Young, quant a elle, s’est dite heureuse de ce spectacle " réussi ". Idem pour le nombreux public venu au Petit tam-tam.

Le concert de vendredi dernier rentrait dans le cadre de ce qu’on appelle à l’ambassade des Etats-Unis, le First Fridays qui existe déjà au pays de Georges Bush. La première édition au Cameroun a eu lieu en juin dernier et nous en étions rendus, vendredi, à la 5e étape qui a permis de commémorer le décès de Daniel Pearl. La première édition du First Fridays était consacrée au chant, puis on est passé à la danse, au théâtre, etc. C’est l’espace Africréa qui a abrité les First Fridays jusqu’à la 5e édition.
Selon Noelle Wrigth Young, l’ambassade des Etats-Unis est partie d’un constat selon lequel le Cameroun regorge d’un nombre impressionnant de talents jeunes qui manquent cependant d’espace où se produire. "Notre objectif est de reconnaître, promouvoir et appuyer avec tous les moyens possibles les talents qui existent dans ce pays ", a-t-elle confié. Le prochain First Fridays est prévu le mois prochain et sera une fois encore consacré à la musique.

Mutations

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Ouest : Le secteur privé en difficulté

C’est ce que révèle une enquête du Paddl, un programme de la coopération allemande.
Michel Ferdinand


"Le secteur privé, malgré son potentiel et son dynamisme dans la région, n’est pas développé. Surtout avec un système de financement qui n’est pas adapté et difficilement accessible aux entreprises". Ce résultat ressort d’une descente sur le terrain effectuée dans les départements de la Menoua et du Noun, en décembre 2005, par le Programme d’appui à la décentralisation et au développement local (Paddl), un organisme de la coopération allemande. Une étude commandée par la délégation provinciale de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) à l’Ouest et dont la restitution a été faite les 1er et 3 août derniers, respectivement dans les villes de Dschang et Foumban. Afin, pense-t-on au Paddl, "de doter l’administration centrale d’un outil qui oriente ses actions vers un appui au développement des entreprises établies dans la zone".

Il en va de même pour les autorités départementales et communales qui auront plus de facilité, à partir des résultats obtenus, à développer des stratégies et plans d’action en faveur du secteur privé sur la sphère locale. Le choix des deux départements procède du fait que le programme de la coopération allemande y est établi depuis quelques années. Le "Business Climate Survey" (Bcs), nom donné à cette étude, a donc rendu sa copie, en présence des acteurs qui interviennent dans l’environnement des affaires. A Dschang, le Paddl a travaillé avec 155 entreprises, en tenant compte de la taille, du secteur d’activité et de la localité. Alors que sur les berges du Noun, 124 entreprises sur 130 ciblées, ont participé à l’enquête dans quatre arrondissements, Foumban, Foumbot, Kouoptamo et Magba.

D’un département à l’autre, les statistiques sont presque identiques, dans cette région essentiellement agricole. La pression fiscale, selon des promoteurs d’entreprises, constitue la principale entrave au développement du secteur privé. C’est ainsi que 24 à 26 % d’entrepreneurs plaident pour l’allègement des impôts locaux et étatiques : "D’ici peu, je vais fermer mes Petites et moyennes entreprises pour aller cultiver dans les champs, où on ne paie pas d’impôt. Puisqu’il est difficile d’être honnête devant les agents du fisc, qui vous harcèlent à tout moment", a témoigné M. Foupouagnigni, opérateur économique à Magba. Les autres problèmes soulevés régulièrement portent sur la mauvaise qualité des infrastructures routières et de communication. L’accès difficile des populations à l’eau potable et à l’électricité également.

A Foumban, par exemple, moins de 60 % des populations ont accès à l’eau. Parce que le réseau de la Snec, construit en 1957, est le plus vieux de la province de l’Ouest et ne répond plus aux normes de la modernité. L’étude du Paddl révèle que 70 % des entreprises sont financées sur capitaux propres des promoteurs. Ce qui fait transparaître une faible implication des banques classiques dans l’épanouissement du secteur privé. Sur 49 milliards de Fcfa d’épargne dans le département de la Menoua, entre 2001-2002, les banques ont octroyé quelque 12 milliards Fcf de crédits aux particuliers

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Ouest : Le secteur privé en difficulté

C’est ce que révèle une enquête du Paddl, un programme de la coopération allemande.
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"Le secteur privé, malgré son potentiel et son dynamisme dans la région, n’est pas développé. Surtout avec un système de financement qui n’est pas adapté et difficilement accessible aux entreprises". Ce résultat ressort d’une descente sur le terrain effectuée dans les départements de la Menoua et du Noun, en décembre 2005, par le Programme d’appui à la décentralisation et au développement local (Paddl), un organisme de la coopération allemande. Une étude commandée par la délégation provinciale de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) à l’Ouest et dont la restitution a été faite les 1er et 3 août derniers, respectivement dans les villes de Dschang et Foumban. Afin, pense-t-on au Paddl, "de doter l’administration centrale d’un outil qui oriente ses actions vers un appui au développement des entreprises établies dans la zone".

Il en va de même pour les autorités départementales et communales qui auront plus de facilité, à partir des résultats obtenus, à développer des stratégies et plans d’action en faveur du secteur privé sur la sphère locale. Le choix des deux départements procède du fait que le programme de la coopération allemande y est établi depuis quelques années. Le "Business Climate Survey" (Bcs), nom donné à cette étude, a donc rendu sa copie, en présence des acteurs qui interviennent dans l’environnement des affaires. A Dschang, le Paddl a travaillé avec 155 entreprises, en tenant compte de la taille, du secteur d’activité et de la localité. Alors que sur les berges du Noun, 124 entreprises sur 130 ciblées, ont participé à l’enquête dans quatre arrondissements, Foumban, Foumbot, Kouoptamo et Magba.

D’un département à l’autre, les statistiques sont presque identiques, dans cette région essentiellement agricole. La pression fiscale, selon des promoteurs d’entreprises, constitue la principale entrave au développement du secteur privé. C’est ainsi que 24 à 26 % d’entrepreneurs plaident pour l’allègement des impôts locaux et étatiques : "D’ici peu, je vais fermer mes Petites et moyennes entreprises pour aller cultiver dans les champs, où on ne paie pas d’impôt. Puisqu’il est difficile d’être honnête devant les agents du fisc, qui vous harcèlent à tout moment", a témoigné M. Foupouagnigni, opérateur économique à Magba. Les autres problèmes soulevés régulièrement portent sur la mauvaise qualité des infrastructures routières et de communication. L’accès difficile des populations à l’eau potable et à l’électricité également.

A Foumban, par exemple, moins de 60 % des populations ont accès à l’eau. Parce que le réseau de la Snec, construit en 1957, est le plus vieux de la province de l’Ouest et ne répond plus aux normes de la modernité. L’étude du Paddl révèle que 70 % des entreprises sont financées sur capitaux propres des promoteurs. Ce qui fait transparaître une faible implication des banques classiques dans l’épanouissement du secteur privé. Sur 49 milliards de Fcfa d’épargne dans le département de la Menoua, entre 2001-2002, les banques ont octroyé quelque 12 milliards Fcf de crédits aux particuliers

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Il en va de même pour les autorités départementales et communales qui auront plus de facilité, à partir des résultats obtenus, à développer des stratégies et plans d’action en faveur du secteur privé sur la sphère locale. Le choix des deux départements procède du fait que le programme de la coopération allemande y est établi depuis quelques années. Le "Business Climate Survey" (Bcs), nom donné à cette étude, a donc rendu sa copie, en présence des acteurs qui interviennent dans l’environnement des affaires. A Dschang, le Paddl a travaillé avec 155 entreprises, en tenant compte de la taille, du secteur d’activité et de la localité. Alors que sur les berges du Noun, 124 entreprises sur 130 ciblées, ont participé à l’enquête dans quatre arrondissements, Foumban, Foumbot, Kouoptamo et Magba.

D’un département à l’autre, les statistiques sont presque identiques, dans cette région essentiellement agricole. La pression fiscale, selon des promoteurs d’entreprises, constitue la principale entrave au développement du secteur privé. C’est ainsi que 24 à 26 % d’entrepreneurs plaident pour l’allègement des impôts locaux et étatiques : "D’ici peu, je vais fermer mes Petites et moyennes entreprises pour aller cultiver dans les champs, où on ne paie pas d’impôt. Puisqu’il est difficile d’être honnête devant les agents du fisc, qui vous harcèlent à tout moment", a témoigné M. Foupouagnigni, opérateur économique à Magba. Les autres problèmes soulevés régulièrement portent sur la mauvaise qualité des infrastructures routières et de communication. L’accès difficile des populations à l’eau potable et à l’électricité également.

A Foumban, par exemple, moins de 60 % des populations ont accès à l’eau. Parce que le réseau de la Snec, construit en 1957, est le plus vieux de la province de l’Ouest et ne répond plus aux normes de la modernité. L’étude du Paddl révèle que 70 % des entreprises sont financées sur capitaux propres des promoteurs. Ce qui fait transparaître une faible implication des banques classiques dans l’épanouissement du secteur privé. Sur 49 milliards de Fcfa d’épargne dans le département de la Menoua, entre 2001-2002, les banques ont octroyé quelque 12 milliards Fcf de crédits aux particuliers

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"Le secteur privé, malgré son potentiel et son dynamisme dans la région, n’est pas développé. Surtout avec un système de financement qui n’est pas adapté et difficilement accessible aux entreprises". Ce résultat ressort d’une descente sur le terrain effectuée dans les départements de la Menoua et du Noun, en décembre 2005, par le Programme d’appui à la décentralisation et au développement local (Paddl), un organisme de la coopération allemande. Une étude commandée par la délégation provinciale de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) à l’Ouest et dont la restitution a été faite les 1er et 3 août derniers, respectivement dans les villes de Dschang et Foumban. Afin, pense-t-on au Paddl, "de doter l’administration centrale d’un outil qui oriente ses actions vers un appui au développement des entreprises établies dans la zone".

Il en va de même pour les autorités départementales et communales qui auront plus de facilité, à partir des résultats obtenus, à développer des stratégies et plans d’action en faveur du secteur privé sur la sphère locale. Le choix des deux départements procède du fait que le programme de la coopération allemande y est établi depuis quelques années. Le "Business Climate Survey" (Bcs), nom donné à cette étude, a donc rendu sa copie, en présence des acteurs qui interviennent dans l’environnement des affaires. A Dschang, le Paddl a travaillé avec 155 entreprises, en tenant compte de la taille, du secteur d’activité et de la localité. Alors que sur les berges du Noun, 124 entreprises sur 130 ciblées, ont participé à l’enquête dans quatre arrondissements, Foumban, Foumbot, Kouoptamo et Magba.

D’un département à l’autre, les statistiques sont presque identiques, dans cette région essentiellement agricole. La pression fiscale, selon des promoteurs d’entreprises, constitue la principale entrave au développement du secteur privé. C’est ainsi que 24 à 26 % d’entrepreneurs plaident pour l’allègement des impôts locaux et étatiques : "D’ici peu, je vais fermer mes Petites et moyennes entreprises pour aller cultiver dans les champs, où on ne paie pas d’impôt. Puisqu’il est difficile d’être honnête devant les agents du fisc, qui vous harcèlent à tout moment", a témoigné M. Foupouagnigni, opérateur économique à Magba. Les autres problèmes soulevés régulièrement portent sur la mauvaise qualité des infrastructures routières et de communication. L’accès difficile des populations à l’eau potable et à l’électricité également.

A Foumban, par exemple, moins de 60 % des populations ont accès à l’eau. Parce que le réseau de la Snec, construit en 1957, est le plus vieux de la province de l’Ouest et ne répond plus aux normes de la modernité. L’étude du Paddl révèle que 70 % des entreprises sont financées sur capitaux propres des promoteurs. Ce qui fait transparaître une faible implication des banques classiques dans l’épanouissement du secteur privé. Sur 49 milliards de Fcfa d’épargne dans le département de la Menoua, entre 2001-2002, les banques ont octroyé quelque 12 milliards Fcf de crédits aux particuliers

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