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Ngoumou : Le préfet met un prêtre en garde à vue

La paternité d’une grotte mariale est au centre d’un conflit entre les fidèles de l’Eglise catholique romaine et ceux d’une Eglise dite catholique orthodoxe.

Serge Ndi est prêtre de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Depuis le 27 janvier 2009, il est incarcéré pour 15 jours renouvelables à la compagnie de gendarmerie de Ngoumou chef-lieu du département de la Mefou et Akono, région du Centre.

Son interpellation a été décidée par le préfet dudit département, Pierre Ndounda, qui s’est cependant abstenu de donner toute la moindre explication à sa décision. Le commandant de la compagnie de gendarmerie a d’abord permis à quelques fidèles de rendre visite à leur prélat. Désormais le gendarme intime a tout le monde de déguerpir, même aux membres de la famille de Serge Ndi arrivés à Ngoumou. Mais selon certaines sources, le gardé à vue est accusé de trouble à l’ordre public. Il est également reproché au prêtre d’avoir continué d’exercer malgré une décision du préfet, le 9 décembre 2008, interdisant dans son territoire de commandement les activités de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Elle n’a pas encore d’autorisation de la présidence de la République.

Jusqu’à 18h hier 28 janvier 2009, une dizaine de fidèles de cette Eglise poursuivait un sit-in près de la piste menant à la compagnie de gendarmerie où est gardé leur prêtre. Pourtant leurs résidences respectives se trouvent à Nkongmeyos I ou à Nkongmeyos II, deux villages situés à quelques 2 km de la ville de Ngoumou. Ces chrétiens se disaient prêts à passer la nuit sur place s’il le faut. Parmi eux se recrutaient des élèves arborant encore leur uniforme scolaire.

 

Polémique

L’origine de tout ce remue-ménage est la rivalité autour de la grotte mariale qui, depuis près de 50 ans,  accueille les  chrétiens de Nkongmeyos I et II. L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa est depuis environ six mois le curé de la paroisse St Martin de Porres de Nkum-Ekye, unique mission catholique romaine de Ngoumou et des localités environnantes. Selon lui: «La grotte mariale est l’œuvre de la révérende Bernadette Mama, une native de Nkongmeyos. Elle l’a léguée à l’Eglise catholique romaine du Cameroun. C’est en ce lieu que se célébraient les grandes cérémonies religieuses. Plus tard, à la suite d’un malentendu entre la sœur Bernadette et l’équipe presbytérale en place, la grotte a été momentanément désertée et non pas abandonnée. C’est alors qu’un soit disant prêtre, en réalité un usurpateur, a installé sur le site une pseudo Eglise présentée aujourd’hui comme propriétaire des lieux. J’ai plusieurs fois saisi par correspondance le nommé Serge Ndi pour lui signifier qu’il n’avait pas le droit d’être là. Mais il en a fait fi. Dans la dernière lettre datée du 8 janvier 2009, je demandais que la grotte soit débarrassée de ce qui a été construit. En effet, nous souhaitons y réaliser un aménagement afin d’accueillir Mgr l’archevêque de Yaoundé (Victor Tonye Bakot) qui sera en visite dans notre paroisse le 2 février prochain 

Cette version est contestée par une autorité traditionnelle ayant requis l’anonymat. «Le prêtre Serge Ndi débarque à Nkongmeyos en 2006 par le truchement  du chef de Nkongmeyos II, Fouda Nicolas, qui a même trouvé une maison à son hôte (Il a été impossible de rencontrer ce chef, Ndr). Le prêtre est informé de l’existence d’une grotte plongée dans la broussaille, abandonnée depuis des années.  Avec l’autorisation du chef Fouda, il construit un hangar pour ses cérémonies religieuses. Après l’arrivée  du nouveau prêtre de l’Eglise catholique, certains chefs traditionnels se sont joints à lui pour réclamer le départ de Serge Ndi auprès de madame le sous-préfet de Ngoumou (Antoinette Kongo, en tournée actuellement, Ndlr.) Constatant le climat de plus en plus tendu, cette dernière a suspendu le 10 novembre 2008 les activités des deux Eglises sur le site de la grotte. Mais l’abbé Ahanda Biloa n’en a pas tenu compte. Il s’est rendu à la grotte avec ses fidèles qui ont emporté la statut de Marie et démoli le hangar de l’Eglise orthodoxe. Aujourd’hui presque tous les villageois sont opposés à la reprise de la grotte par l’Eglise catholique romaine, car il s’agit d’un bien légué à la population par la sœur Bernadette Mama. La grotte n’a jamais été la propriété d’une Eglise quelconque. Cette affaire risque de faire tomber des têtes parmi les chefs traditionnels. Le chef du groupement Nkongmeyos, Amougou Fegue, est accusé de soutenir une Eglise clandestine. Il a déjà fait l’objet de trois convocations auprès du préfet»

L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa rejette tout en bloc : «J’ai fait garder la statut en lieu sûr, mais je n’ai jamais rien démoli sur le site de la grotte. J’y suis arrivé avec des fidèles afin de commencer les aménagements, mais l’autre prêtre et ses gens nous ont barré le chemin. Alors j’ai saisi les autorités car je me sens désormais menacé.» Il y a en effet une semaine, on a frôlé l’affrontement à la grotte mariale de Nkongmeyos. Hier encore, au lendemain de l’arrestation de Serge Ndi, une violente querelle a une nouvelle fois opposé catholiques orthodoxes et catholiques romains pourtant frères du village. D’où les espoirs placés en la visite que le préfet effectue ce matin à Nkongmeyos I et II. 

Assongmo Necdem

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La paternité d’une grotte mariale est au centre d’un conflit entre les fidèles de l’Eglise catholique romaine et ceux d’une Eglise dite catholique orthodoxe.

Serge Ndi est prêtre de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Depuis le 27 janvier 2009, il est incarcéré pour 15 jours renouvelables à la compagnie de gendarmerie de Ngoumou chef-lieu du département de la Mefou et Akono, région du Centre.

Son interpellation a été décidée par le préfet dudit département, Pierre Ndounda, qui s’est cependant abstenu de donner toute la moindre explication à sa décision. Le commandant de la compagnie de gendarmerie a d’abord permis à quelques fidèles de rendre visite à leur prélat. Désormais le gendarme intime a tout le monde de déguerpir, même aux membres de la famille de Serge Ndi arrivés à Ngoumou. Mais selon certaines sources, le gardé à vue est accusé de trouble à l’ordre public. Il est également reproché au prêtre d’avoir continué d’exercer malgré une décision du préfet, le 9 décembre 2008, interdisant dans son territoire de commandement les activités de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Elle n’a pas encore d’autorisation de la présidence de la République.

Jusqu’à 18h hier 28 janvier 2009, une dizaine de fidèles de cette Eglise poursuivait un sit-in près de la piste menant à la compagnie de gendarmerie où est gardé leur prêtre. Pourtant leurs résidences respectives se trouvent à Nkongmeyos I ou à Nkongmeyos II, deux villages situés à quelques 2 km de la ville de Ngoumou. Ces chrétiens se disaient prêts à passer la nuit sur place s’il le faut. Parmi eux se recrutaient des élèves arborant encore leur uniforme scolaire.

 

Polémique

L’origine de tout ce remue-ménage est la rivalité autour de la grotte mariale qui, depuis près de 50 ans,  accueille les  chrétiens de Nkongmeyos I et II. L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa est depuis environ six mois le curé de la paroisse St Martin de Porres de Nkum-Ekye, unique mission catholique romaine de Ngoumou et des localités environnantes. Selon lui: «La grotte mariale est l’œuvre de la révérende Bernadette Mama, une native de Nkongmeyos. Elle l’a léguée à l’Eglise catholique romaine du Cameroun. C’est en ce lieu que se célébraient les grandes cérémonies religieuses. Plus tard, à la suite d’un malentendu entre la sœur Bernadette et l’équipe presbytérale en place, la grotte a été momentanément désertée et non pas abandonnée. C’est alors qu’un soit disant prêtre, en réalité un usurpateur, a installé sur le site une pseudo Eglise présentée aujourd’hui comme propriétaire des lieux. J’ai plusieurs fois saisi par correspondance le nommé Serge Ndi pour lui signifier qu’il n’avait pas le droit d’être là. Mais il en a fait fi. Dans la dernière lettre datée du 8 janvier 2009, je demandais que la grotte soit débarrassée de ce qui a été construit. En effet, nous souhaitons y réaliser un aménagement afin d’accueillir Mgr l’archevêque de Yaoundé (Victor Tonye Bakot) qui sera en visite dans notre paroisse le 2 février prochain 

Cette version est contestée par une autorité traditionnelle ayant requis l’anonymat. «Le prêtre Serge Ndi débarque à Nkongmeyos en 2006 par le truchement  du chef de Nkongmeyos II, Fouda Nicolas, qui a même trouvé une maison à son hôte (Il a été impossible de rencontrer ce chef, Ndr). Le prêtre est informé de l’existence d’une grotte plongée dans la broussaille, abandonnée depuis des années.  Avec l’autorisation du chef Fouda, il construit un hangar pour ses cérémonies religieuses. Après l’arrivée  du nouveau prêtre de l’Eglise catholique, certains chefs traditionnels se sont joints à lui pour réclamer le départ de Serge Ndi auprès de madame le sous-préfet de Ngoumou (Antoinette Kongo, en tournée actuellement, Ndlr.) Constatant le climat de plus en plus tendu, cette dernière a suspendu le 10 novembre 2008 les activités des deux Eglises sur le site de la grotte. Mais l’abbé Ahanda Biloa n’en a pas tenu compte. Il s’est rendu à la grotte avec ses fidèles qui ont emporté la statut de Marie et démoli le hangar de l’Eglise orthodoxe. Aujourd’hui presque tous les villageois sont opposés à la reprise de la grotte par l’Eglise catholique romaine, car il s’agit d’un bien légué à la population par la sœur Bernadette Mama. La grotte n’a jamais été la propriété d’une Eglise quelconque. Cette affaire risque de faire tomber des têtes parmi les chefs traditionnels. Le chef du groupement Nkongmeyos, Amougou Fegue, est accusé de soutenir une Eglise clandestine. Il a déjà fait l’objet de trois convocations auprès du préfet»

L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa rejette tout en bloc : «J’ai fait garder la statut en lieu sûr, mais je n’ai jamais rien démoli sur le site de la grotte. J’y suis arrivé avec des fidèles afin de commencer les aménagements, mais l’autre prêtre et ses gens nous ont barré le chemin. Alors j’ai saisi les autorités car je me sens désormais menacé.» Il y a en effet une semaine, on a frôlé l’affrontement à la grotte mariale de Nkongmeyos. Hier encore, au lendemain de l’arrestation de Serge Ndi, une violente querelle a une nouvelle fois opposé catholiques orthodoxes et catholiques romains pourtant frères du village. D’où les espoirs placés en la visite que le préfet effectue ce matin à Nkongmeyos I et II. 

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La paternité d’une grotte mariale est au centre d’un conflit entre les fidèles de l’Eglise catholique romaine et ceux d’une Eglise dite catholique orthodoxe.

Serge Ndi est prêtre de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Depuis le 27 janvier 2009, il est incarcéré pour 15 jours renouvelables à la compagnie de gendarmerie de Ngoumou chef-lieu du département de la Mefou et Akono, région du Centre.

Son interpellation a été décidée par le préfet dudit département, Pierre Ndounda, qui s’est cependant abstenu de donner toute la moindre explication à sa décision. Le commandant de la compagnie de gendarmerie a d’abord permis à quelques fidèles de rendre visite à leur prélat. Désormais le gendarme intime a tout le monde de déguerpir, même aux membres de la famille de Serge Ndi arrivés à Ngoumou. Mais selon certaines sources, le gardé à vue est accusé de trouble à l’ordre public. Il est également reproché au prêtre d’avoir continué d’exercer malgré une décision du préfet, le 9 décembre 2008, interdisant dans son territoire de commandement les activités de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Elle n’a pas encore d’autorisation de la présidence de la République.

Jusqu’à 18h hier 28 janvier 2009, une dizaine de fidèles de cette Eglise poursuivait un sit-in près de la piste menant à la compagnie de gendarmerie où est gardé leur prêtre. Pourtant leurs résidences respectives se trouvent à Nkongmeyos I ou à Nkongmeyos II, deux villages situés à quelques 2 km de la ville de Ngoumou. Ces chrétiens se disaient prêts à passer la nuit sur place s’il le faut. Parmi eux se recrutaient des élèves arborant encore leur uniforme scolaire.

 

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L’origine de tout ce remue-ménage est la rivalité autour de la grotte mariale qui, depuis près de 50 ans,  accueille les  chrétiens de Nkongmeyos I et II. L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa est depuis environ six mois le curé de la paroisse St Martin de Porres de Nkum-Ekye, unique mission catholique romaine de Ngoumou et des localités environnantes. Selon lui: «La grotte mariale est l’œuvre de la révérende Bernadette Mama, une native de Nkongmeyos. Elle l’a léguée à l’Eglise catholique romaine du Cameroun. C’est en ce lieu que se célébraient les grandes cérémonies religieuses. Plus tard, à la suite d’un malentendu entre la sœur Bernadette et l’équipe presbytérale en place, la grotte a été momentanément désertée et non pas abandonnée. C’est alors qu’un soit disant prêtre, en réalité un usurpateur, a installé sur le site une pseudo Eglise présentée aujourd’hui comme propriétaire des lieux. J’ai plusieurs fois saisi par correspondance le nommé Serge Ndi pour lui signifier qu’il n’avait pas le droit d’être là. Mais il en a fait fi. Dans la dernière lettre datée du 8 janvier 2009, je demandais que la grotte soit débarrassée de ce qui a été construit. En effet, nous souhaitons y réaliser un aménagement afin d’accueillir Mgr l’archevêque de Yaoundé (Victor Tonye Bakot) qui sera en visite dans notre paroisse le 2 février prochain 

Cette version est contestée par une autorité traditionnelle ayant requis l’anonymat. «Le prêtre Serge Ndi débarque à Nkongmeyos en 2006 par le truchement  du chef de Nkongmeyos II, Fouda Nicolas, qui a même trouvé une maison à son hôte (Il a été impossible de rencontrer ce chef, Ndr). Le prêtre est informé de l’existence d’une grotte plongée dans la broussaille, abandonnée depuis des années.  Avec l’autorisation du chef Fouda, il construit un hangar pour ses cérémonies religieuses. Après l’arrivée  du nouveau prêtre de l’Eglise catholique, certains chefs traditionnels se sont joints à lui pour réclamer le départ de Serge Ndi auprès de madame le sous-préfet de Ngoumou (Antoinette Kongo, en tournée actuellement, Ndlr.) Constatant le climat de plus en plus tendu, cette dernière a suspendu le 10 novembre 2008 les activités des deux Eglises sur le site de la grotte. Mais l’abbé Ahanda Biloa n’en a pas tenu compte. Il s’est rendu à la grotte avec ses fidèles qui ont emporté la statut de Marie et démoli le hangar de l’Eglise orthodoxe. Aujourd’hui presque tous les villageois sont opposés à la reprise de la grotte par l’Eglise catholique romaine, car il s’agit d’un bien légué à la population par la sœur Bernadette Mama. La grotte n’a jamais été la propriété d’une Eglise quelconque. Cette affaire risque de faire tomber des têtes parmi les chefs traditionnels. Le chef du groupement Nkongmeyos, Amougou Fegue, est accusé de soutenir une Eglise clandestine. Il a déjà fait l’objet de trois convocations auprès du préfet»

L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa rejette tout en bloc : «J’ai fait garder la statut en lieu sûr, mais je n’ai jamais rien démoli sur le site de la grotte. J’y suis arrivé avec des fidèles afin de commencer les aménagements, mais l’autre prêtre et ses gens nous ont barré le chemin. Alors j’ai saisi les autorités car je me sens désormais menacé.» Il y a en effet une semaine, on a frôlé l’affrontement à la grotte mariale de Nkongmeyos. Hier encore, au lendemain de l’arrestation de Serge Ndi, une violente querelle a une nouvelle fois opposé catholiques orthodoxes et catholiques romains pourtant frères du village. D’où les espoirs placés en la visite que le préfet effectue ce matin à Nkongmeyos I et II. 

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La paternité d’une grotte mariale est au centre d’un conflit entre les fidèles de l’Eglise catholique romaine et ceux d’une Eglise dite catholique orthodoxe.

Serge Ndi est prêtre de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Depuis le 27 janvier 2009, il est incarcéré pour 15 jours renouvelables à la compagnie de gendarmerie de Ngoumou chef-lieu du département de la Mefou et Akono, région du Centre.

Son interpellation a été décidée par le préfet dudit département, Pierre Ndounda, qui s’est cependant abstenu de donner toute la moindre explication à sa décision. Le commandant de la compagnie de gendarmerie a d’abord permis à quelques fidèles de rendre visite à leur prélat. Désormais le gendarme intime a tout le monde de déguerpir, même aux membres de la famille de Serge Ndi arrivés à Ngoumou. Mais selon certaines sources, le gardé à vue est accusé de trouble à l’ordre public. Il est également reproché au prêtre d’avoir continué d’exercer malgré une décision du préfet, le 9 décembre 2008, interdisant dans son territoire de commandement les activités de l’Eglise catholique orthodoxe fraternité sainte famille de Nazareth. Elle n’a pas encore d’autorisation de la présidence de la République.

Jusqu’à 18h hier 28 janvier 2009, une dizaine de fidèles de cette Eglise poursuivait un sit-in près de la piste menant à la compagnie de gendarmerie où est gardé leur prêtre. Pourtant leurs résidences respectives se trouvent à Nkongmeyos I ou à Nkongmeyos II, deux villages situés à quelques 2 km de la ville de Ngoumou. Ces chrétiens se disaient prêts à passer la nuit sur place s’il le faut. Parmi eux se recrutaient des élèves arborant encore leur uniforme scolaire.

 

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L’origine de tout ce remue-ménage est la rivalité autour de la grotte mariale qui, depuis près de 50 ans,  accueille les  chrétiens de Nkongmeyos I et II. L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa est depuis environ six mois le curé de la paroisse St Martin de Porres de Nkum-Ekye, unique mission catholique romaine de Ngoumou et des localités environnantes. Selon lui: «La grotte mariale est l’œuvre de la révérende Bernadette Mama, une native de Nkongmeyos. Elle l’a léguée à l’Eglise catholique romaine du Cameroun. C’est en ce lieu que se célébraient les grandes cérémonies religieuses. Plus tard, à la suite d’un malentendu entre la sœur Bernadette et l’équipe presbytérale en place, la grotte a été momentanément désertée et non pas abandonnée. C’est alors qu’un soit disant prêtre, en réalité un usurpateur, a installé sur le site une pseudo Eglise présentée aujourd’hui comme propriétaire des lieux. J’ai plusieurs fois saisi par correspondance le nommé Serge Ndi pour lui signifier qu’il n’avait pas le droit d’être là. Mais il en a fait fi. Dans la dernière lettre datée du 8 janvier 2009, je demandais que la grotte soit débarrassée de ce qui a été construit. En effet, nous souhaitons y réaliser un aménagement afin d’accueillir Mgr l’archevêque de Yaoundé (Victor Tonye Bakot) qui sera en visite dans notre paroisse le 2 février prochain 

Cette version est contestée par une autorité traditionnelle ayant requis l’anonymat. «Le prêtre Serge Ndi débarque à Nkongmeyos en 2006 par le truchement  du chef de Nkongmeyos II, Fouda Nicolas, qui a même trouvé une maison à son hôte (Il a été impossible de rencontrer ce chef, Ndr). Le prêtre est informé de l’existence d’une grotte plongée dans la broussaille, abandonnée depuis des années.  Avec l’autorisation du chef Fouda, il construit un hangar pour ses cérémonies religieuses. Après l’arrivée  du nouveau prêtre de l’Eglise catholique, certains chefs traditionnels se sont joints à lui pour réclamer le départ de Serge Ndi auprès de madame le sous-préfet de Ngoumou (Antoinette Kongo, en tournée actuellement, Ndlr.) Constatant le climat de plus en plus tendu, cette dernière a suspendu le 10 novembre 2008 les activités des deux Eglises sur le site de la grotte. Mais l’abbé Ahanda Biloa n’en a pas tenu compte. Il s’est rendu à la grotte avec ses fidèles qui ont emporté la statut de Marie et démoli le hangar de l’Eglise orthodoxe. Aujourd’hui presque tous les villageois sont opposés à la reprise de la grotte par l’Eglise catholique romaine, car il s’agit d’un bien légué à la population par la sœur Bernadette Mama. La grotte n’a jamais été la propriété d’une Eglise quelconque. Cette affaire risque de faire tomber des têtes parmi les chefs traditionnels. Le chef du groupement Nkongmeyos, Amougou Fegue, est accusé de soutenir une Eglise clandestine. Il a déjà fait l’objet de trois convocations auprès du préfet»

L’abbé Michel Parfait Ahanda Biloa rejette tout en bloc : «J’ai fait garder la statut en lieu sûr, mais je n’ai jamais rien démoli sur le site de la grotte. J’y suis arrivé avec des fidèles afin de commencer les aménagements, mais l’autre prêtre et ses gens nous ont barré le chemin. Alors j’ai saisi les autorités car je me sens désormais menacé.» Il y a en effet une semaine, on a frôlé l’affrontement à la grotte mariale de Nkongmeyos. Hier encore, au lendemain de l’arrestation de Serge Ndi, une violente querelle a une nouvelle fois opposé catholiques orthodoxes et catholiques romains pourtant frères du village. D’où les espoirs placés en la visite que le préfet effectue ce matin à Nkongmeyos I et II. 

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Ecrans noirs : Les lauréats attendent toujours leurs enveloppes

Les organisateurs, sans être pessimistes, invoquent la lenteur administrative.
Justin Blaise Akono –




La douzième édition du festival du cinéma francophone, Ecrans noirs s’est achevée dans la nuit du 7 juin dernier au Palais des congrès de Yaoundé. Mais, jusqu’à ce jour, tous les lauréats n’ont pas encore reçu leurs enveloppes, en dépit des chèques symboliquement remis lors de la cérémonie de clôture. Le Congolais (Rdc) Balufu Bakupa-Kanyinda, réalisateur du film " Juju Factory ", qui a été désigné Ecran d’or 2008, offert par le chef de l’Etat, dit qu’il n’a pas encore reçu un seul Kopeck, selon un dernier message électronique qu’il a émis le 20 juillet dernier, à un certain nombre de personnes, à qui il a raconté ses "misères".

" Le 23 juin, ne voyant rien venir, nous demandons de nouvelles. Depuis cette date, Bassek Ba Khio et Patricia Moune ne répondent plus à nos e-mails. Que signifie ce comportement des organisateurs du festival Ecrans Noirs ? Serait-ce de l’abus de confiance et de l’escroquerie ? J’attends toujours des nouvelles de Bassek Ba Khio et Patricia Moune. Peut-être Madame le ministre de la Culture aura-t-elle la bienveillance nous ôter de tout doute, en nous rassurant sur cette situation ? " a écrit, la bile au bout de la plume, le réalisateur Balufu Bakupa-Kanyinda, qui avait par ailleurs reçu ce soir du 7 juin 2008, pour le compte de Dieudonné Kabongo, le trophée du meilleur acteur pour son interprétation dans le film " Juju Factory ".

Compte bancaire
Dans la même correspondance, il révèle des échanges épistolaires qu’il a eus avec Bassek ba Kobhio, nom écrit à sa manière " Bassek Ba Khio ". L’on apprend alors que, le 9 juin, en quittant le Cameroun, "Bassek Ba Khio", le patron des Ecrans Noirs, lui a certifié que le virement de la somme de 5 millions Fcfa, pour le Prix du meilleur film, vers son compte bancaire, allait être rapidement exécuté. " C’est une question de ¾ jours" me rassura-t-il, “suivi d’une ferme confirmation de Patricia Moune ", indique le Congolais. Au siège de l’association Ecrans noirs à Yaoundé, l’on semble plutôt serein, même si Patricia Moune Mbede, la coordinatrice, affiche une petite déception. "Nous leur avons expliqué que le prix du président de la République est remis par le ministre de la Culture. La décision a déjà été prise.

Mais, entre la décision du ministère et le déblocage des fonds par le trésor public, il faut un certain temps". Elle souligne que tous les lauréats n’ont pas encore reçu leurs enveloppes et que ce n’est pas une question de mauvaise foi de la part des Ecrans noirs. "Au Fespaco, les lauréats touchent leur argent trois mois plus tard, et Balufu Bakupa-Kanyinda avait été prévenu ", a-t-elle lancé, presque déçue par l’attitude du réalisateur congolais.
Comme pour soutenir la coordinatrice des Ecrans noirs et conseiller la patience au plaignant, Hélène Patricia Ebah, lauréate de l’Ecran de l’Espoir confie avoir perçu son enveloppe d’un sponsor de la place la semaine dernière seulement. "Cela a pris du temps. Je les ai même bousculés. C’est peut-être une question de lenteur administrative ", suppute Hélène Patricia Ebah.

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