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Enquête sur la société civile au Cameroun

Un concept récent et flou

On parle de plus en plus de société civile au Cameroun, pour désigner pourtant un ensemble pas toujours homogène. Ce matin s’ouvre au centre Jean XXIII de Mvolyé à Yaoundé un atelier sur le rôle des médias dans la construction d’une société civile forte au Cameroun. Un événement organisé par l’association Presse Jeune, avec l’appui du Projet d’appui à la structuration de la société civile au Cameroun (Pasoc) de l’Union européenne, mis en œuvre à travers le ministère de l’Economie, du Plan et de l’aménagement du territoire (Minepat) et qui montre bien qu’au Cameroun, la notion de société civile demeure au cœur du débat.

En fait, qu’entend-t-on chez nous par société civile ? L’expression est régulièrement employée, lorsqu’on évoque les activités d’acteurs faisant partie d’organisations non gouvernementales ou encore d’associations. D’ailleurs, un cadre juridique est prévu pour encadrer leur activité. Il y a quelques mois, le ministère de l’administration territoriale publiait une liste d’organisations non gouvernementales autorisées au Cameroun. Une sortie qui a suscité quelques réactions pas toujours positives, et qui a permis de se rendre compte que certaines organisations, qui emblaient avoir pignon sur rue, n’étaient pas en règle.

Au Cameroun, divers textes encadrent l’activité des groupes que l’on peut ranger sous l’expression "société civile". Il s’agit de la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association, la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune, la loi n° 99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales, le Code du Travail et la loi n° 68/LF/19 du 18 novembre 1968 régissant la liberté syndicale.

Ong

Le gros des éléments de la société civile est composé d’associations et d’organisations non gouvernementales, dont les conditions de création sont définies par certains des textes évoqués ci-dessus. Les associations sont régies par la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990. Elles doivent réunir au moins deux membres, personnes physiques ou morales, en Assemblée Générale Constitutive ; élaborer et adopter les statuts lors de cette Assemblée Générale Constitutive ; y désigner aussi les responsables en leur donnant des mandats nécessaires pour faire vivre l’association. Une telle réunion sera sanctionnée par un procès-verbal auquel s’adjoint une liste de présence émargée par chaque participant. Il s’agira ensuite de déposer une demande de reconnaissance (déclaration d’existence) timbrée à la Préfecture du Siège, et l’accompagner de deux exemplaires des statuts, du procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive, de la liste assortie des adresses des membres et celle des dirigeants. Généralement, la Préfecture donne rapidement une suite à cette demande. Cependant, au bout d’un mois après le dépôt de la demande à la Préfecture, en cas de non-réaction négative de cette Administration, l’Association est réputée reconnue, au regard de la loi.

Au cas où les activités de l’association requièrent des autorisations particulières, ou nécessitent l’emploi de personnel à titre permanent ou temporaire, il sera indispensable de se les procurer, et de déclarer ce personnel auprès des autorités compétentes.

Quant aux organisations non gouvernementales, régies par la Loi no 99/014 du 22 décembre 1999, elles sont tenues, non seulement d’être agréées par l’administration, mais aussi et surtout de "participer" à la réalisation des missions d’intérêt général "définies en fonction des priorités fixées par les pouvoirs publics" (article 3).

Jules Romuald Nkonlak

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On parle de plus en plus de société civile au Cameroun, pour désigner pourtant un ensemble pas toujours homogène. Ce matin s’ouvre au centre Jean XXIII de Mvolyé à Yaoundé un atelier sur le rôle des médias dans la construction d’une société civile forte au Cameroun. Un événement organisé par l’association Presse Jeune, avec l’appui du Projet d’appui à la structuration de la société civile au Cameroun (Pasoc) de l’Union européenne, mis en œuvre à travers le ministère de l’Economie, du Plan et de l’aménagement du territoire (Minepat) et qui montre bien qu’au Cameroun, la notion de société civile demeure au cœur du débat.

En fait, qu’entend-t-on chez nous par société civile ? L’expression est régulièrement employée, lorsqu’on évoque les activités d’acteurs faisant partie d’organisations non gouvernementales ou encore d’associations. D’ailleurs, un cadre juridique est prévu pour encadrer leur activité. Il y a quelques mois, le ministère de l’administration territoriale publiait une liste d’organisations non gouvernementales autorisées au Cameroun. Une sortie qui a suscité quelques réactions pas toujours positives, et qui a permis de se rendre compte que certaines organisations, qui emblaient avoir pignon sur rue, n’étaient pas en règle.

Au Cameroun, divers textes encadrent l’activité des groupes que l’on peut ranger sous l’expression "société civile". Il s’agit de la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association, la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune, la loi n° 99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales, le Code du Travail et la loi n° 68/LF/19 du 18 novembre 1968 régissant la liberté syndicale.

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Le gros des éléments de la société civile est composé d’associations et d’organisations non gouvernementales, dont les conditions de création sont définies par certains des textes évoqués ci-dessus. Les associations sont régies par la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990. Elles doivent réunir au moins deux membres, personnes physiques ou morales, en Assemblée Générale Constitutive ; élaborer et adopter les statuts lors de cette Assemblée Générale Constitutive ; y désigner aussi les responsables en leur donnant des mandats nécessaires pour faire vivre l’association. Une telle réunion sera sanctionnée par un procès-verbal auquel s’adjoint une liste de présence émargée par chaque participant. Il s’agira ensuite de déposer une demande de reconnaissance (déclaration d’existence) timbrée à la Préfecture du Siège, et l’accompagner de deux exemplaires des statuts, du procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive, de la liste assortie des adresses des membres et celle des dirigeants. Généralement, la Préfecture donne rapidement une suite à cette demande. Cependant, au bout d’un mois après le dépôt de la demande à la Préfecture, en cas de non-réaction négative de cette Administration, l’Association est réputée reconnue, au regard de la loi.

Au cas où les activités de l’association requièrent des autorisations particulières, ou nécessitent l’emploi de personnel à titre permanent ou temporaire, il sera indispensable de se les procurer, et de déclarer ce personnel auprès des autorités compétentes.

Quant aux organisations non gouvernementales, régies par la Loi no 99/014 du 22 décembre 1999, elles sont tenues, non seulement d’être agréées par l’administration, mais aussi et surtout de "participer" à la réalisation des missions d’intérêt général "définies en fonction des priorités fixées par les pouvoirs publics" (article 3).

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En fait, qu’entend-t-on chez nous par société civile ? L’expression est régulièrement employée, lorsqu’on évoque les activités d’acteurs faisant partie d’organisations non gouvernementales ou encore d’associations. D’ailleurs, un cadre juridique est prévu pour encadrer leur activité. Il y a quelques mois, le ministère de l’administration territoriale publiait une liste d’organisations non gouvernementales autorisées au Cameroun. Une sortie qui a suscité quelques réactions pas toujours positives, et qui a permis de se rendre compte que certaines organisations, qui emblaient avoir pignon sur rue, n’étaient pas en règle.

Au Cameroun, divers textes encadrent l’activité des groupes que l’on peut ranger sous l’expression "société civile". Il s’agit de la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association, la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune, la loi n° 99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales, le Code du Travail et la loi n° 68/LF/19 du 18 novembre 1968 régissant la liberté syndicale.

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Au cas où les activités de l’association requièrent des autorisations particulières, ou nécessitent l’emploi de personnel à titre permanent ou temporaire, il sera indispensable de se les procurer, et de déclarer ce personnel auprès des autorités compétentes.

Quant aux organisations non gouvernementales, régies par la Loi no 99/014 du 22 décembre 1999, elles sont tenues, non seulement d’être agréées par l’administration, mais aussi et surtout de "participer" à la réalisation des missions d’intérêt général "définies en fonction des priorités fixées par les pouvoirs publics" (article 3).

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En fait, qu’entend-t-on chez nous par société civile ? L’expression est régulièrement employée, lorsqu’on évoque les activités d’acteurs faisant partie d’organisations non gouvernementales ou encore d’associations. D’ailleurs, un cadre juridique est prévu pour encadrer leur activité. Il y a quelques mois, le ministère de l’administration territoriale publiait une liste d’organisations non gouvernementales autorisées au Cameroun. Une sortie qui a suscité quelques réactions pas toujours positives, et qui a permis de se rendre compte que certaines organisations, qui emblaient avoir pignon sur rue, n’étaient pas en règle.

Au Cameroun, divers textes encadrent l’activité des groupes que l’on peut ranger sous l’expression "société civile". Il s’agit de la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association, la loi n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune, la loi n° 99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales, le Code du Travail et la loi n° 68/LF/19 du 18 novembre 1968 régissant la liberté syndicale.

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Le gros des éléments de la société civile est composé d’associations et d’organisations non gouvernementales, dont les conditions de création sont définies par certains des textes évoqués ci-dessus. Les associations sont régies par la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990. Elles doivent réunir au moins deux membres, personnes physiques ou morales, en Assemblée Générale Constitutive ; élaborer et adopter les statuts lors de cette Assemblée Générale Constitutive ; y désigner aussi les responsables en leur donnant des mandats nécessaires pour faire vivre l’association. Une telle réunion sera sanctionnée par un procès-verbal auquel s’adjoint une liste de présence émargée par chaque participant. Il s’agira ensuite de déposer une demande de reconnaissance (déclaration d’existence) timbrée à la Préfecture du Siège, et l’accompagner de deux exemplaires des statuts, du procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive, de la liste assortie des adresses des membres et celle des dirigeants. Généralement, la Préfecture donne rapidement une suite à cette demande. Cependant, au bout d’un mois après le dépôt de la demande à la Préfecture, en cas de non-réaction négative de cette Administration, l’Association est réputée reconnue, au regard de la loi.

Au cas où les activités de l’association requièrent des autorisations particulières, ou nécessitent l’emploi de personnel à titre permanent ou temporaire, il sera indispensable de se les procurer, et de déclarer ce personnel auprès des autorités compétentes.

Quant aux organisations non gouvernementales, régies par la Loi no 99/014 du 22 décembre 1999, elles sont tenues, non seulement d’être agréées par l’administration, mais aussi et surtout de "participer" à la réalisation des missions d’intérêt général "définies en fonction des priorités fixées par les pouvoirs publics" (article 3).

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Presse et critique littéraire au Cameroun **

Il faut remonter à 1922, année de création de la Gazette du Cameroun, pour envisager une analyse diachronique exhaustive du rôle de la presse dans la construction de la critique littéraire au Cameroun.
Par Marcelin VOUNDA ETOA* –




Créée à l’initiative des services culturels du Commissariat de la République française au Cameroun et dirigée, bien sûr, par des administrateurs des colonies, La Gazette du Cameroun est un mensuel dont la ligne éditoriale est clairement exprimée : " Contribuer à la promotion culturelle des populations indigènes, permettre aux évolués d’échanger leurs idées et de faire l’apprentissage de la presse écrite”. La Gazette du Cameroun est non seulement un instrument d’expansion de la culture française, mais aussi un " banc d’essai " et un laboratoire d’écriture qui aide les " moniteurs "et les " écrivains-interprètes " de cette époque-là à parfaire leur maîtrise de la langue française et à s’en servir pour valoriser leur culture propre. Le journal accueille en effet, dans la rubrique " littérature et traditions orales ", épopées, contes, mythes, chantefables, etc. traduits des langues camerounaises au français. Plusieurs des contributeurs de ce journal deviendront plus tard de jeunes auteurs, c’est le cas notamment de Louis Marie POUKA ou de l’essayiste et fabuliste Isaac MOUME-ETIA.

Empruntant leurs sujets à un patrimoine que leurs lecteurs camerounais connaissent bien, les textes de ces "auteurs folkloristes ", publiés par la Gazette du Cameroun, suscitent de nombreuses réactions qui relèvent d’une critique impressionniste d’essence anthropologique. Mais le journal a le mérite d’offrir à notre critique littéraire naissante un corps de textes et le cadre de leur réception. A l’initiative de ce journal et " afin d’encourager les plumes talentueuses, des concours furent organisés. Des débats furent ouverts sur les questions brûlantes ".
La " tradition " littéraire inaugurée par la Gazette du Cameroun est poursuivie dans une veine nuancée par La Presse au Cameroun dont le propriétaire, Jean Garrigou, est un français. Une page de ce quotidien est réservée aux ouvrages " lus " A l’origine, ces recensions présentent essentiellement des ouvrages français. Mais la tendance est inversée dès l’installation à Douala en 1954 d’ Henry de Juilliot, un jeune prête français féru de littérature et ouvert à toutes ses formes d’expression. La critique pratiquée par Henry de Juilliot est cependant normative et d’inspiration occidentale. Mais si le père de Juilliot juge les jeunes auteurs camerounais selon les canons esthétiques occidentaux, il les aide néanmoins à éviter les satisfactions faciles et l’autoglorification.

A la veille de l’indépendance du Cameroun, l’activité journalistique est foisonnante. C’est une cinquantaine de titres qui paraissent, essentiellement à Yaoundé et à Douala. Politiquement très engagés dans la lutte d’émancipation de leur pays, plusieurs des contributeurs et des directeurs de publication de ces journaux-là, l’instar de René PHILOMBE qui crée La Voix du citoyen, et Louis Marie POUKA, qui collabore à L’Eveil des Camerounais -n’abdiquent pas leurs ambitions littéraires. Influencés par le marxisme, plusieurs d’entre eux s’en servent comme grille de lecture des œuvres. Peu avant et juste après l’indépendance du Cameroun, de nombreux textes poétiques paraissent dans les journaux, palliant l’absence, jusqu’en 1963, d’une véritable maison d’édition au Cameroun.

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